Le Titanic américano-sioniste Comité Action Palestine 20 mars 2026 A LA UNE, En Avant, Impérialisme & Résistances 88 vues Comité Action Palestine, le 21 mars 2026 Interrogé par un média français au sujet de l’aide demandée par Donald Trump pour sécuriser le détroit d’Ormuz, le général Michel Yakovleff a eu ces propos sans ambiguïté : « Sur le Titanic, paraît-il, le capitaine a voulu vendre des billets à pas cher pour le dîner dansant après avoir percuté l’iceberg. Ce n’est pas le moment d’acheter un billet en promo pour le Titanic ». Ce général français a bien compris que les Européens ont plus à perdre qu’à gagner en s’engageant dans une guerre à l’issue très incertaine. Ce Titanic, c’est l’axe américano-sioniste. Le Titanic en voie de sombrer dans les eaux glacées des faux calculs et de l’arrogance. « Israël » et son parrain américain ne se sont pas remis du 7 octobre 2023. Ce jour-là, le mythe d’un Etat « israélien » invincible et sécurisé pour les colons, s’est effondré. Depuis ce jour, les sionistes se sont acharnés à vouloir montrer le contraire. En commettant un génocide à Gaza, des massacres de masse au Liban et en lançant une deuxième guerre contre l’Iran. Le slogan non affiché des « Israéliens » est clair : « tuer les tous s’il le faut ! ». Mais la guerre contre l’Iran est la faute de trop, la faute fatale après une série de faux calculs. L’Iran est bien l’iceberg du Titanic américano-sioniste. La guerre de 2006 perdue contre le Liban a battu en brèche l’idée de l’invincibilité de l’entité sioniste. Le 7 octobre 2023 a confirmé que la sécurité des colons est bel et bien un mythe. Stratégiquement et pour longtemps, « Israël » a perdu. Et il a bien perdu, car pour la première fois de sa courte histoire, des missiles balistiques sèment l’effroi parmi la population « israélienne ». La meilleure technologie militaire au monde ne protège pas l’entité sioniste. N’importe quel endroit de la Palestine occupée est à portée de drone ou de missile. C’est une erreur de calcul supplémentaire. Le 7 octobre a mis en fureur les dirigeants « israéliens ». Ce n’est pas un hasard si la guerre actuelle menée contre l’Iran a pour nom « Fureur épique ». Et la fureur, tout comme la colère, fait perdre la tête. L’entité sioniste agit de manière irrationnelle au point d’avoir cru la résistance libanaise complètement défaite. La surprise est totale et le réveil brutal : la résistance libanaise envoie chaque jour des dizaines de missiles et de drones contre les forces « israéliennes ». La fureur et la stratégie militaire ne font pas bon ménage. Elles conduisent tout droit à la défaite. Le monde a changé et l’équation sécuritaire n’est plus la même. Les stratèges « israéliens » avaient parié sur une guerre éclair. Ils pensaient mettre à genoux l’Iran en tuant ses principaux dirigeants. Mais cela ne s’est pas produit. Encore une erreur de calcul des « Israéliens ». La situation est très complexe aujourd’hui pour « Israël » et les Etats-Unis. Incapables de réaliser leurs objectifs, ils constatent amèrement que le terrain de la guerre amène d’autres déconvenues. Intelligemment, les Iraniens ont déplacé la confrontation militaire sur le terrain de la confrontation économique. La fermeture du détroit d’Ormuz et le bombardement des raffineries pétrolières et gazières ont des effets directs sur le porte-monnaie des consommateurs américains et européens. L’augmentation du prix de l’essence et des coûts de production a des effets désastreux pour l’économie capitaliste déjà en très mauvais état. Que reste-il à l’axe américano-sioniste pour se sortir de ce bourbier gigantesque ? Signer rapidement des accords de cessez-le-feu ou prendre le chemin de la stratégie du chaos. « Israël » pousse son parrain américain à prendre la deuxième voie. Mais ce serait encore une faute de calcul. Car qui peut prédire quel sera le vainqueur quand la poussière sera retombée ? Les forces américano-sionistes se bercent d’illusions. Que peuvent-elles faire contre la révolution ? Aucune force n’est en mesure de contrer l’alliance de la révolution palestinienne et de la révolution iranienne, noyau dur de cette transformation globale de la région, incluant l’Irak, le Yémen et le Liban. On ne peut pas comprendre la guerre contre l’Iran, si on ne prend pas la mesure du chamboulement de l’ordre politique au Moyen-Orient. Le problème de la coalition américano-sioniste est bien là : tenter de stopper par tous les moyens cette révolution régionale aux conséquences politiques mondiales. La domination impérialiste est en grand péril. Tout le système capitaliste international, tel qu’il existe aujourd’hui, est menacé. Pour l’impérialisme, il n’y a que des problèmes et pas de solution. C’est soit la guerre totale et ses conséquences imprévisibles, soit des négociations qui resteront sans effet sur la révolution qui gagne du terrain. Le Titanic américano-sioniste sombrera quoiqu’il arrive. Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Liban vivra ! Liban vaincra ! Yémen vivra ! Yémen vaincra ! Iran vivra ! Iran vaincra ! Illustration : Comité Action Palestine (issue de l’IA) print