« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. » Comité Action Palestine 4 avril 2026 Non classé 18 vues Au Vietnam, les Etats-Unis avaient misé sur la stratégie du fou : l’idée était de persuader les Vietnamiens que les Américains étaient imprévisibles, capables du pire, capables de tout détruire et de tout raser. Les Américains ont quand même perdu cette guerre. Humiliés comme jamais ! Les Etats-Unis ont aujourd’hui à leur tête un fou sans stratégie qui mène une guerre dans le flou stratégique. Non pas un flou stratégique calculé, voulu pour aveugler les Iraniens, mais parce que Donald Trump est incapable de définir des objectifs de guerre. La confrontation militaire avec l’Iran devait être une « petite excursion ». On en est au deuxième mois. A entendre le déséquilibré président des Etats-Unis, l’Etat iranien n’existe plus, la marine iranienne est au fond de l’eau et les rampes de lancement de missiles sont entièrement détruits. Mythomanie ! Rien de cela ne s’est produit. Le résultat est bien pire pour la coalition américano-sioniste. Au désastre économique s’ajoute une forme de guérilla internationale menée par les stratèges iraniens. Le mensonge industriel de Donald Trump ne pourra pas cacher la défaite annoncée des impérialistes. L’humiliation des Etats-Unis sera bien pire qu’au Vietnam, en Afghanistan ou en Somalie. C’est le président américain qu’il fallait. Le président bulldozer, qui détruit tout sur son passage. Il a quasiment détruit l’alliance historique avec les Européens. Il est la peste que tout le monde fuit au point qu’il n’a pas eu le soutien demandé à l’OTAN pour mener la bataille d’Ormuz. Il a détruit involontairement ses alliés du Golfe persique. Ces micro-Etats pétroliers sans armées ou presque ne pouvaient compter que sur les Etats-Unis pour assurer leur protection militaire. Le mythe de la super puissance américaine est tombé pour toujours. Le missile balistique pour tous a convaincu le monde entier que les Etats-Unis ne sont même pas capables d’assurer leur propre protection. Ces micro-Etats vassalisés ont perdu à jamais leurs attraits économiques et touristiques. Ils ne se relèveront pas de leur alliance avec le diable. Quand la guerre sera terminée, les Américains partiront, l’Iran restera leur voisin immédiat. Ils devront composer avec Téhéran s’ils souhaitent encore exister, mais à un coût politique élevé. Ils ne pourront plus financer les guerres fratricides en Syrie, en Irak ou en Libye pour le compte de l’Occident. Donald Trump est bien le président qu’il fallait : il sape les bases déjà très fragiles de la domination du capitalisme américain dans le monde. Pur produit d’un empire en déclin rapide, Donald Trump ne peut pas faire autrement qu’entrer en guerre pour sauver les intérêts économiques des Etats-Unis au Moyen-Orient en sauvant « Israël ». Les « Israéliens » ont eu l’accord de Donald Trump pour lancer la guerre contre l’Iran, cette guerre qu’ils ont tant voulue et espérée. Ils sont en train de payer cette erreur. Ils subissent les dégâts stratégiques faits par les Américains dans les pays du Golfe. Leur plan de destruction de l’Iran ne fonctionne pas. La résistance iranienne est intelligente, farouche, déterminée. L’arrogance « israélienne » a empêché les dirigeants de Tel-Aviv d’évaluer correctement les forces politiques et militaires iraniennes. Benyamin Netanyahou est aussi l’homme qu’il fallait. Aveuglé par sa haine féroce du monde arabo-musulman et la conquête territoriale, il multiplie les erreurs. Donald Trump et Benyamin Netanyahou, ces deux associés du crime, ivres de vengeance et de fureur, titubent dans l’obscurité de l’impasse stratégique. Ils sont convaincus que l’ultra violence est le seul moyen de relever le défi face à leurs ennemis et d’assurer leur rêve de domination éternelle. Mais cette violence tous azimuts et criminelle se retournent contre eux. Le feu, qu’ils ont allumé, finit par les dévorer. Benyamin Netanyahou ne sera pas le tyran du Moyen-Orient. Il y a le feu dans la maison « Israël ». Dans le sud du Liban, l’armée sioniste est embourbée. La résistance libanaise déploie des trésors d’ingéniosité militaire pour contrer l’avancée des « Israéliens ». 134 chars détruits en 12 jours de combat seulement. Missiles et drones tombent quotidiennement sur « Israël ». La leçon est cruelle pour les tueurs de Tel-Aviv. La miraculeuse résistance libanaise montre de quoi elle est capable. On croyait « Israël » tout puissant, intouchable, capable de donner la mort à qui il veut. Mais il n’en est rien. En Palestine, au Liban, en Iran, en Irak, au Yémen et en Syrie, des hommes et des femmes sont debout pour affronter le péril sioniste. L’espoir est dans ces mots justes du poète Hölderlin : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». Des jours meilleurs attendent les opprimés. Comité Action Palestine 4 avril 2026 print