La matraque contre l’école Comité Action Palestine 6 octobre 2026 A LA UNE, Actualités, Communiqués 18 vues Comité Action Palestine, le 6 Octobre 2026 Depuis deux semaines, des lycéens français ont lancé un mouvement de protestation pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils doivent étudier : manque d’enseignants, de matériel, bâtiments délabrés et insalubres, classes surchargées et emploi du temps épuisant, discriminations, failles de parcours-sup, etc. Inquiets pour leur avenir face à une situation économique, géopolitique et environnementale particulièrement anxiogène, ils ont souhaité faire entendre leur voix. Qu’ont-ils obtenu en retour ? Matraque et mépris ! Des bataillons de policiers, des gaz lacrymogènes, des tirs de LBD ! L’Etat n’a pas hésité à utiliser une violence inouïe contre des enfants. Mâchoire fracassée, oeil crevé, main arrachée, voilà la réponse de l’Etat aux lycéens revendiquant juste le droit d’étudier dans des conditions dignes et décentes. Aujourd’hui en France, quand l’esprit critique se matérialise dans la rue par des manifestations, le gouvernement envoie les CRS pour ramener les jeunes gens dans leurs lycées insalubres. Quand le budget alloué à la défense est supérieur à celui de l’éducation nationale, les choix faits par le gouvernement sont clairs. Le fait que le mouvement ait commencé dans les quartiers populaires gérés de manière coloniale et où les discriminations, les inégalités et le racisme font loi, même au sein des établissements scolaires, explique sans doute la violente répression dont il est l’objet dès les premiers jours. A travers ce mouvement, s’exprime une jeunesse déterminée et politisée bien plus qu’on ne l’imaginait. Elle a compris que c’est le capitalisme qui l’étrangle et obscurcit son avenir. Quand ces jeunes scandent « free Palestine » et arborent des drapeaux palestiniens dans leurs défilés, ils traduisent cette continuité dans les luttes contre toutes les formes d’oppression que ce système économique engendre. Nous, Comité Action Palestine, apportons notre soutien à cette jeunesse en révolte et nous condamnons la violence dont elle est victime. print