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PJC_HorreurGhaza14[1]Tract et première analyse du CAP sur les évènements de l’été 2006 en Palestine et au Liban.

Aujourd’hui comme depuis près de soixante ans, l’Etat-colonie, nommé « Israël », sème la mort en Palestine comme dans tous les pays voisins

Après l’arrestation de trois soldats ennemis par la résistance palestinienne et libanaise en vue de les échanger contre les 10 000 prisonniers enlevés par l’armée coloniale, la machine à tuer israélienne a laissé libre cours à ses instincts : bombarder les civils et détruire, tout en faisant passer les Israéliens pour des victimes. Ce que les grands médias français dans leur servilité habituelle tentent de relayer. Certes, « la réaction est disproportionnée » expliquent ces médias, mais « les hostilités ont été déclenchées par le Hamas et le Hezbollah ». Sauf que les faits sont têtus et montrent que les différents bandits sionistes qui ont dirigé « Israël » depuis 1948 n’ont jamais cessé de terroriser le peuple palestinien et tous les peuples de la région.

Ainsi l’histoire d’Israël est jalonnée de crimes contre l’Humanité en Palestine

Les massacres de Deir Yassin en 1948, de Qibya en 1954, la dévastation de Jénine en 2002 et celle de Rafah en 2004, les tueries quotidiennes, le vol des terres à Gaza ou en Cisjordanie dévoilent le vrai visage de cet État colonial : il s’agit bel et bien d’une volonté de purification ethnique inscrite dans le projet sioniste, purification ethnique commencée en 1948 lorsque l’armée terroriste expulse près de 800 000 Palestiniens. Il y a aujourd’hui 5 millions de réfugiés pour la plupart entassés dans des camps. Le projet colonial israélien est de vider la Palestine de ses habitants arabes pour les remplacer par des juifs. Tout le reste n’est que discours destiné à rendre légitime cette politique génocidaire qui ne dit pas son nom.

Cette entreprise criminelle a atteint un stade ultime depuis la victoire des candidats du Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006 : il s’agit d’obtenir la reddition du peuple palestinien en le soumettant à un blocus économique qui le prive de ses ressources financières et des biens de première nécessité. A cet étranglement économique s’est ajouté le kidnapping par l’armée d’occupation de représentants palestiniens démocratiquement élus. Affamer et décapiter la résistance, telle est la stratégie politique d’une dictature coloniale digne de ce nom.

Aujourd’hui, la stratégie de la terreur au Liban en rappelle d’autres

Après l’agression contre l’Egypte en 1956 et l’occupation de Gaza, Cisjordanie, Jérusalem –Est et du Golan syrien en 1967, « Israël » attaque pour la première fois le Liban en 1968. En 1978, il envahit le sud du Liban et quatre ans plus tard massacre plus de 20 000 civils libanais et 3000 réfugiés palestiniens à Sabra et Chatila.

Mais en 2000, l’Etat criminel d’ « Israël » est vaincu, humilié et éjecté hors du Liban grâce à la résistance conduite par le Hezbollah. C’est une défaite que l’entité sioniste n’a jamais digérée. Depuis cet Etat n’a eu de cesse de provoquer la guerre civile au Liban dans le but de soumettre ce pays à sa domination. Encore une fois c’est un échec et c’est ce qui explique la sauvagerie des bombardements israéliens actuels pour diviser et affaiblir le peuple libanais. Dans ce contexte de radicalisation, la plupart des dictatures arabes ont montré leur vrai visage : elles soutiennent la dictature coloniale israélienne contre les résistances populaires au Liban ou en Palestine qui pourraient s’étendre et les balayer un jour.

Les résistances libanaise et palestinienne sont sommées aujourd’hui par les Chirac, Olmert, Bush et consorts de déposer les armes, conformément à la Résolution 1559 votée à l’initiative de la France et des Etats-Unis. Parions que cette Résolution sera appliquée dès lors qu’Israël appliquera les dizaines de Résolutions de l’ONU, dont le droit de retour de tous les réfugiés et la fin de l’occupation en Palestine. Comment expliquer que les grandes puissances n’ont jamais poussé « Israël »à respecter ces Résolutions ? La réponse est simple : la dictature coloniale israélienne est leur gendarme dans le Moyen-Orient.

L’enjeu est le contrôle des réserves pétrolières de la région. Plus globalement, l’enjeu est de maintenir la domination économique occidentale sur le reste du monde, c’est-à-dire sur la 4/5ème de l’humanité qui vit dans la pauvreté. La domination coloniale et néo-coloniale prévaut toujours.

Mais nous faisons confiance aux peuples et à leur capacité de résistance.

L’Histoire est de leur côté. La défaite américaine au Vietnam n’a pas été obtenue par une résolution de l’ONU mais grâce à la résistance héroïque du peuple vietnamien. Cuba résiste toujours malgré une quarantaine d’années d’embargo; le peuple vénézuélien et le peuple bolivien sont entrés dans la résistance face à la domination américaine. C’est toute l’Amérique latine, celle des classes populaires, qui peu à peu tient tête aux visées impérialistes des Etats-Unis. En Irak comme en Afghanistan, la résistance ne faiblit pas, bien au contraire, elle inflige des pertes toujours plus grandes à l’ennemi américain et à ses alliés.

Aujourd’hui il y a deux voies possibles : il y a celle de la résignation et de la soumission à un ordre mondial injuste et meurtrier et il y a celle de la résistance et de la solidarité entre les peuples. En Palestine occupée, le peuple Palestinien est toujours debout, uni depuis près de soixante ans contre l’infernale machine de guerre coloniale israélienne. Il nous indique la voie à suivre.

Nous, membres du CAP, nous sommes à ses côtés sur ce chemin.

Plus que jamais nous devons soutenir la lutte du Peuple Palestinien jusqu’à la victoire de la résistance et la satisfaction des revendications légitimes :

La fin de l’occupation et le droit à l’autodétermination

Le droit au retour des réfugiés palestiniens chez eux

La libération de tous les prisonniers palestiniens

COMITE ACTION PALESTINE

 

 

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