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Comité Action Palestine (mai 2015)

Zyed et Bouna ont été victimes deux fois de la violence d’Etat. Une première fois victimes de la police. La deuxième fois de la justice. La double peine de mort est inventée par l’Etat français. Cette violence d’Etat s’abat sans pitié sur cette population paupérisée et issue des anciennes colonies françaises. Depuis longtemps, le racisme d’Etat tue dans les quartiers populaires, tue des Arabes et des Noirs, tue sans espoir de justice pour les victimes et leurs familles. Violence policière, discriminations et racisme dans tous les domaines, paupérisation massive, tous ces paramètres ont bâti un apartheid à la française. Mais il n’y a rien d’étonnant. La société française et ses institutions sont marquées par une histoire particulière : des siècles d’esclavagisme et de colonialisme. Le racisme est l’âme de ces institutions. Rien d’étonnant donc à cette violence policière raciste, à cette justice raciste, à cette école raciste qui n’hésite pas à envoyer des enfants dans les commissariats de police. C’est une faillite de civilisation qu’Aimé Césaire résumait ainsi : « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ».
Le Comité Action Palestine dénonce le racisme d’Etat et condamne cette décision de justice ignoble. Il salue la mémoire de Zyed et Bouna. Face à cet apartheid à la française, il ne reste qu’une seule voie : la résistance.

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