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Comité Action Palestine, 4 juin 2020

Depuis début 2020, au moins 22 Palestiniens sont tombés sous la violence raciste de l’occupant sioniste, dont cinq depuis début mai. Eyad al-Halaq (32 ans),  Fadi Adnan (37 ans), Baheaddin Mohammad al-Awawda (18 ans), Zeid Fadel Qaisiyya (15 ans) et Rafif Mohammed Karain (4 ans) sont morts en Martyrs dans l’indifférence générale.  En pleine crise sanitaire, les sionistes perpétuent leur action destructrice.  Assassinats, emprisonnements, destructions de maisons et de récolte, vols de terres, l’annexion d’une partie de la Cisjordanie par Israël se prépare dans l’indifférence générale mondiale. Mais l’inquiétude est grande chez l’occupant qui redoute une troisième Intifada. Le feu couve depuis plusieurs années. Depuis 2015, la mobilisation populaire à al-Quds, puis les Marches du Retour à Gaza montrent que les Palestiniens sont prêts à se battre jusqu’à la libération de leur terre.  La nouvelle étape de la politique coloniale sioniste et les difficultés économiques accrues en raison des mesures de confinement pourraient provoquer l’embrasement tant attendu et donner un nouveau souffle à la lutte palestinienne.

Aux USA, alors que le gouvernement est plus préoccupé par une escalade des sanctions envers ses ennemis que par la santé de ses habitants, le nouvel assassinat par la  police d’un Noir, George Floyd, vient d’embraser le pays.  Dans cet autre Etat fondé sur la violence, le racisme et l’épuration ethnique, les manifestants rejettent avec détermination la violence structurelle du « rêve américain » envers les minorités raciales, exploitées économiquement et marginalisées socialement.  Empreinte de son histoire coloniale, la France ne fait pas exception en matière de violence policière contre ses populations issues de l’immigration. Amine Bentoussi, Adama Traore, Zyed Benna et Bouma Traore ne sont que quelques noms sur la longue liste de Noirs et Arabes victimes en France de ces crimes.

Ce soulèvement salutaire outre-atlantique montre qu’en Palestine comme partout ailleurs, le sang des opprimés n’est jamais versé en vain.  En tentant d’étouffer les Damnés de la terre, les gouvernements ne font que leur insuffler l’énergie nécessaire à une nouvelle étape de libération des peuples.

Photo: fresque dessinée par l’artiste palestinien Walid Ayyoub sur le mur érigé par le régime colonial sioniste en Palestine occupée.

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