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Comité Action Palestine, le 10 janvier 2026

Connaissez-vous cette petite fille de Gaza âgée de 12 ans prénommée Dana ? Elle est devenue sourde après un bombardement d’un immeuble situé en face de chez elle. 35 000 Palestiniens ont perdu leur capacité auditive pendant ces deux longues années d’attaques sauvages et destructrices. Les ravages causés par les sionistes sont innombrables. Ce ne sont pas seulement les milliers de morts et les dégâts matériels colossaux. La société palestinienne est touchée en profondeur, dans son âme. Le handicap est devenu un phénomène lourd qui va peser longtemps sur le devenir des Palestiniens. La violence sioniste est une volonté de saper les bases vitales de la société palestinienne. La réduire à néant sinon à l’affaiblir pour longtemps. L’acharnement à emprisonner des milliers de Palestiniens relève de la même logique sioniste. Détruire le prisonnier et sa famille. Soumettre les Palestiniens à une violence physique et psychologique extrême. « Israël » n’a pas inventé les camps de concentration, mais il en a renouvelé les formes. Gaza est soumise au blocus. Soumise aux bombardements. Soumise à des conditions de vie atroces, extrêmement violentes. Soumise à la famine. Le sionisme c’est ça. L’innovation dans le crime de masse.

Les Palestiniens paient le prix de leur insoumission à l’ordre sioniste et impérialiste. Ils sont parmi les rares peuples à dire non définitivement au monde imposé par les puissances qui dominent aujourd’hui. Et ils disent non par la résistance armée parce qu’ils n’ont pas d’autres choix alors que l’ennemi sioniste fait fi depuis 78 ans du fameux droit international. Cet ennemi qui n’a pas respecté des dizaines de résolutions de l’ONU ni les droits les plus élémentaires du peuple palestinien. Bien pire, la pratique historique montre parfaitement que les sionistes ont le projet d’anéantir la Palestine. Le génocide de plus de deux ans en est la preuve éclatante, s’il en fallait une. Pour le sionisme comme pour l’impérialisme, le droit international n’est qu’un ensemble de bonnes intentions. Rien de plus. Des phrases en l’air qui ne contraignent à rien. Le kidnapping du président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’a rien de surprenant. L’impérialisme, c’est le banditisme à l’échelle internationale. L’Irak, la Libye, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Yémen, l’Afghanistan et leurs millions de morts témoignent de la dangerosité des impérialistes quand il s’agit de faire main basse sur les ressources pétrolières et gazières.

Dans le fond rien n’a changé du côté de l’Occident collectif. C’est la politique de la canonnière depuis l’époque coloniale pour soumettre les peuples et leur imposer des changements de régime. Toujours au nom du bien. Civiliser, démocratiser. Civiliser et démocratiser en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. A coups de canons et de bombardements pour s’emparer en réalité des ressources et écouler les marchandises. Le capitalisme produit de la violence en permanence. « La violence est un agent économique » disait Karl Marx en analysant l’esclavage et le pillage des mines d’or et d’argent des pays du sud et surtout les massacres qui accompagnaient le pillage. Rien de nouveau. Le capitalisme n’a d’autre but que sa survie et les mirobolants profits pour les grands possédants et les multinationales. Du 16ème siècle à aujourd’hui et de la Palestine au Venezuela, c’est la même politique. Le droit international est une vaste supercherie qui vise à cacher le droit du plus fort. Le capitalisme occidental, et en particulier le capitalisme étasunien, est dans une course effrénée pour accaparer les richesses qui ne lui appartiennent pas. Il n’a pas de temps à perdre avec les conventions internationales. Tout prendre, tout voler. Tirer le tapis sous les pieds des nouveaux géants économiques comme la Chine, le Brésil ou l’Inde.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est plus que jamais à l’ordre du jour. Il n’appartient pas aux Occidentaux de juger les dirigeants des autres nations ou des leaders des mouvements de résistance. Il revient aux peuples de décider de leur avenir. Et leur avenir est une affaire interne. Le principe de l’indépendance des peuples est non négociable. Chaque intervention extérieure au nom du bien a fini en catastrophe pour les peuples. La guerre impérialiste crée forcément une situation bien pire que celle qui prévalait avant. Et c’est normal. L’impérialisme privilégie d’abord l’intérêt des grands groupes capitalistes. Chaque jour, l’impérialisme va plus loin dans le mépris des peuples, va plus loin dans la violence. Et chaque jour il dévoile sa vraie nature. Sa voracité l’empêche de voir loin. Voir le précipice qui l’attend. De la Palestine au Venezuela, un seul mot d’ordre : à bas l’impérialisme !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

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