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Aujourd’hui les Palestiniens sont à la croisée des chemins. Ou la lutte s’accélère, s’intensifie et continue jusqu’au terme de la libération ou ils disparaissent sous le gigantesque rouleau-compresseur de la colonisation sioniste. Après les massacres de Gaza l’été dernier et la menace qui pèse sur la mosquée Al-Aqsa, les Palestiniens ont compris que l’épreuve de force est obligatoire pour s’imposer et stopper l’extension de la judaïsation à Al-Quds. Depuis un siècle, et surtout depuis 1948 et la Nakba, la colonisation juive de la Palestine est bien une œuvre de judaïsation de la Palestine. Une œuvre de crimes de masse et de purification ethnique.

En 1949 déjà, Ben Gourion parlait d’une « Jérusalem juive », et aujourd’hui il s’agit d’instituer le « grand Jérusalem », c’est-à-dire d’imposer « une identité juive » à cette ville. Cette politique raciste n’est rien d’autre que l’effacement de la Palestine et des Palestiniens, d’une nation et d’un peuple, d’un patrimoine culturel et civilisationnel multi-séculaire.

Depuis le mois d’août, les profanations répétées de la mosquée Al-Aqsa, les assassinats et les arrestations de Palestiniens à Al-Quds n’ont pas laissé d’autres choix aux Palestiniens que la résistance et la confrontation directe avec les sionistes et leurs appareils sécuritaires. Cette fameuse « communauté internationale » reste silencieuse comme à son habitude face aux exactions sionistes. Il ne faut rien en attendre. Les pays arabo-musulmans, minés par des guerres intestines, condamnent par les mots. Une passivité qui traduit une collaboration de fait avec l’ennemi sioniste. Il ne faut rien en attendre non plus. Et depuis longtemps, plus personne n’attend rien de l’ « Autorité palestinienne » qui n’a d’autorité que pour réprimer les Palestiniens qui se soulèvent pour sauver Al-Aqsa.

Les Palestiniens se retrouvent encore une fois seuls pour résister à la colonisation juive et faire exister la Palestine comme elle a toujours existé. La libération de la Palestine sera l’œuvre des Palestiniens eux-mêmes, mais tous ceux qui sont épris de justice ne doivent pas se dérober à leur devoir.

Car au-delà des croyances, des doctrines et des pratiques, le mouvement de solidarité avec la Palestine devrait s’unir autour de la justice et la liberté comme horizon indépassable. Pas de justice sans liberté et pas de liberté sans justice. Les Palestiniens ne veulent pas de nos larmes ni de notre compassion pleurnicharde. Encore moins du discours formel sur la « paix ». Ils souhaitent tout simplement que nous exprimions ici, dans l’espace occidental, leur volonté politique : la libération de la Palestine. Si le mouvement de solidarité doit avoir une mission à remplir, c’est celle d’être l’écho de la société palestinienne qui résiste à l’ennemi sioniste. Cet ennemi impitoyable, déterminé, dominé par la seule volonté d’effacer la Palestine et de broyer les Palestiniens. Assuré du soutien sans faille du monde occidental et de la trahison des Etats arabes, il poursuit son entreprise depuis l’institution d’ « Israël » sur la terre arabe de Palestine. La forme de la violence coloniale conditionne la réponse libératrice. Face à une telle barbarie, la résistance ne peut être qu’armée. Vaincre ou périr, le peuple palestinien n’a pas le choix. Au lieu de nos larmes, la Palestine a besoin de nos armes. Et l’une de nos armes est de mobiliser un soutien inconditionnel. Et avec pour seul mot d’ordre : libération d’Al-Quds et de toute la Palestine. A cette condition seulement le mouvement de solidarité aura réalisé sa mission : servir le peuple palestinien et non s’en servir. Nous n’avons ni conseil ni leçon à lui donner. Nous n’avons pas à parler pour lui ou à sa place.

Nous avons seulement à dire sa vérité qui est la vérité de l’histoire. Elle doit être notre boussole. Comme Al-Aqsa est la boussole des Palestiniens et de tous les musulmans.

Comité Action Palestine

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