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Selon des plans qui existaient depuis la création de l’Etat-colonie Israël, une nouvelle Nakba s’abattait sur le peuple palestinien le 6 juin 1967. L’entité sioniste occupa alors l’ensemble de la Palestine historique, y compris al-Quds, ainsi que les hauteurs du Golan syrien et le Sinaï égyptien. La mise en place d’un gouvernement militaire pour ces territoires avait été préparée dès 1963.
Comme en 1948, les forces militaires juives bombardèrent de nombreuses régions sans aucun intérêt stratégique militaire. Le seul objectif était de faire fuir la population palestinienne et de poursuivre l’épuration ethnique pour donner réalité au « rêve sioniste du Grand Israël ».
Selon des ordres du général Yitzhak Rabin, plusieurs villes et villages palestiniens furent entièrement détruits. La totalité du quartier marocain dans la vieille ville d’Al-Quds, jouxtant le Mur occidental du Haram esh Sharif, fut réduite à néant pour laisser place à l’Esplanade des Lamentations.
Dans un processus qui visait à terminer le travail d’épuration ethnique démarré 20 ans plus tôt, 400 à 450 000 Palestiniens furent expulsés par la force en juin 1967, la moitié d’entre eux étant déjà des réfugiés de 1948. Les camps de réfugiés de Ein as-Sultan, Aqbat Jabr, Nuweimeh et de al Ajajra près de Jéricho furent bombardés et le camp de Karameh sur la rive orientale du Jourdain totalement détruit en 1968.
Mais en 1967, contrairement à ce qui s’est passé au moment de la Nakba, la majorité de Palestiniens des nouveaux territoires occupés resta en place. Malgré tous les plans mis en œuvre pour finir le nettoyage ethnique, le cauchemar commençait alors pour l’entité sioniste car son projet colonial et raciste en Palestine n’irait pas plus loin. Depuis, le processus s’est même inversé puisque l’entreprise sioniste n’a cessé de reculer sous les coups de la résistance en 2000 au Liban, puis en 2005 à Gaza.
Pour pallier l’affaiblissement de son avant-poste au Moyen Orient, l’impérialisme occidental redouble d’efforts pour maintenir son hégémonie dans la région et mater toutes les résistances, qu’elles viennent des peuples ou des Etats. Dans ce contexte, la Syrie tient bon. Depuis plus d’un an, et malgré toutes les tentatives de déstabilisation orchestrées de l’étranger et la propagande, les puissances occidentales ont pour l’instant totalement échoué à détruire l’un des piliers de l’axe de la résistance ( Iran, Liban, Gaza, Syrie). Pourvu que tout ce qui fasse obstacle aux plans impérialistes et sionistes s’inscrive dans la durée car l’impérialisme ne recule devant aucune atrocité pour arriver à ses fins.
En ce 45ème anniversaire de la Naqsa, force est de constater que la détermination des peuples est toujours victorieuse face à l’injustice que représentent le colonialisme et l’impérialisme. Plus de 60 ans après la Nakba, force est de constater que la Palestine est toujours au centre des revendications des mouvements révolutionnaires dans les pays arabes et des choix stratégiques des Etats de la région. Ce constat est celui de l’échec du projet sioniste et annonce sa fin prochaine. Vive la résistance du peuple palestinien et des peuples arabes.
Comité Action Palestine
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