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Déclaration du Comité Action Palestine du 31 Mai 2010

 La machine de guerre israélienne a commis un nouveau crime le 31 mai 2010 en s’attaquant à des humanitaires internationaux. Au moins 9 martyrs et des dizaines de blessés. Le CAP tient à saluer leur mémoire. Ils resteront dans l’histoire comme les combattants de la liberté, les résistants à l’ordre colonial qui chaque jour asservit et massacre un peuple entier. Ces militants de la cause du peuple palestinien voulaient dénoncer le blocus imposé à Gaza par Israël et toutes les puissances occidentales avec l’aide des régimes arabes corrompus, un blocus colonial qui voudrait réduire les Palestiniens à la famine et à la mort. Ces militants ont pour seul tort de vouloir alerter le monde entier sur cette extermination silencieuse de la population de Gaza. Mais l’attaque contre les bateaux de la part des terroristes israéliens n’est pas surprenante. La liste des massacres commis par cet Etat est déjà longue. Le massacre en décembre et janvier 2009 est encore dans toutes les mémoires avec 1400 morts et des milliers de blessés. Ces criminels n’avaient pas hésité à tirer sur les hommes, les femmes et les enfants ; sur les écoles et les hôpitaux. Le crime contre l’humanité est inscrit au cœur même du système colonial juif en Palestine.

Mais, comme on s’y attendait, Israël présente ce massacre comme un acte de légitime défense, les internationaux auraient brandi des haches et des couteaux, la flottille aurait acheminé des armes. Comme on s’y attendait également, les médias français répètent servilement les déclarations de la soldatesque israélienne en faisant porter la responsabilité sur ces internationaux. La manipulation médiatique est à la hauteur du crime. Comme on s’y attendait aussi, la réaction de l’Etat français ne dépasse pas le stade de la condamnation molle et verbale, en parlant d’un « usage disproportionné de la force ».

Soutenu par sa population juive et pris dans un engrenage infernal, l’Etat israélien poursuit la colonisation, notamment à Al-Quds, et continue à réprimer ou à assassiner tous ceux qui lui résistent. Mais cette violence coloniale exprime au fond le dépérissement et la fin certaine du projet sioniste. Après avoir été battu par la résistance libanaise en 2000 et 2006, puis mis en échec en 2009 par la glorieuse résistance palestinienne à Gaza, ce dernier massacre est un nouveau signe de faiblesse de l’Etat israélien qui, chaque jour, perd le peu de crédibilité qui lui restait auprès de l’opinion internationale.

Aujourd’hui la résistance est plus forte que jamais. A Gaza, le blocus n’a entamé en rien la détermination populaire contre l’occupant. En Cisjordanie, malgré la répression féroce de l’armée israélienne et de l’Autorité palestinienne, la colère gronde. En Palestine de 48 enfin, l’ensemble des partis politiques et des organisations palestiniennes défient ouvertement l’ordre colonial imposé depuis 60 ans. Ni les arrestations pour espionnage au compte de l’ennemi, ni les menaces de déportation ou de mort ne les font taire.

La résistance s’amplifie également avec la Syrie, le Liban, l’Iran et aujourd’hui la Turquie. Les peuples arabes et musulmans de la région rejettent massivement cet Etat criminel fondé sur l’épuration ethnique. Tôt ou tard ce système colonial disparaîtra sous les coups de la résistance.

Pour le Comité Action Palestine, croire que les Etats occidentaux (en particulier la France) peuvent infliger des sanctions à Israël pour le ramener à la raison est pure illusion ou tromperie. Produit de l’impérialisme, cet Etat colonial bénéficie depuis sa création du soutien inconditionnel de l’Europe et des Etats-Unis. C’est pourquoi il ne respecte aucune règle et continue à agir en toute impunité. Depuis sa création en 1948, il est fondé sur la violence dont le but ultime est d’anéantir le peuple palestinien et lui voler sa terre. Mais la résistance des peuples, et en premier celle du peuple palestinien, l’empêche de réaliser ce projet criminel.

A Bordeaux, résistons aussi en refusant la collaboration avec l’ordre colonial et exigeons l’arrêt immédiat du jumelage avec Ashdod. En effet Bordeaux est jumelé depuis plus de 20 ans avec la ville israélienne portuaire d’Ashdod, vers laquelle l’armée israélienne a détourné les bateaux humanitaires kidnappés en toute illégalité dans les eaux internationales. C’est aussi dans ce port que pourrit de longue date l’aide humanitaire destinée aux Palestiniens de Gaza parce que l’Etat sioniste empêche son acheminement. Ce jumelage est une honte pour la ville de Bordeaux car il est le symbole d’une collaboration avec la politique criminelle sioniste.

Vive la résistance du peuple palestinien et de tous les peuples du Moyen-Orient pour que se réalisent le droit au retour des 6 millions de réfugiés palestiniens et le droit à l’autodétermination pour une Palestine libre et arabe sur toute la Palestine.

COMITE ACTION PALESTINE

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