La défaite de la trahison à Gaza

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le 3/7/2007 23:01:19 (543 lectures)

 

Tract du CAP résumant notre position sur le conflit de juin 2007 entre Fatah et Hamas.
Voir pour une analyse plus approfondie notre article « La défaite d’Israël et des collaboateurs du Fatah « .


images_news_2010_12_29_puppets-0_300_0Après la déroute soudaine du FATAH et celle des forces armées liées à M. Abbas et M. Dahlan, il fallait s’attendre à la réaction de l’Occident : « chaos dans la bande de Gaza », « guerre fratricide », « ordre islamique », l’ « Iran aux portes d’Israël », « Al Qaeda à Gaza », etc. Rien d’inhabituel. Toujours les mêmes mensonges, la même hypocrisie, le même racisme dès lors que les plans sionistes et occidentaux sont contrecarrés . Toujours la même histoire racontée à des enfants : il y a d’un côté le méchant, le Hamas, et de l’autre, le bon, le FATAH.

Mais les faits sont têtus et ils nous disent une autre Histoire .

Depuis les Accords d’Oslo, le Président Y. Arafat puis le Président M. Abbas ont été baladés de « rencontre de paix » en « rencontre de paix » sans jamais rien obtenir. Pas la moindre concession n’a été acquise par la négociation . La promesse de la création d’un Etat palestinien sur les territoires de 1967 tant de fois agitée par les Américains, plus personne n’y croit. Depuis 14 ans, l’Etat-colonie d’Israël et ses alliés européens et américains parlent de « processus de paix » mais les Palestiniens vivent au quotidien l’enfer de la violence coloniale la plus barbare .

Le nombre de colons a doublé en Cisjordanie (400 000), un mur a été érigé pour spolier les paysans palestiniens (considéré pourtant comme illégal par la Cour Internationale de Justice), l’épuration ethnique poursuit son cours à Jérusalem et ailleurs dans d’autres villes palestiniennes . Si Gaza est depuis longtemps une prison à ciel ouvert, la Cisjordanie compte aujourd’hui près de 500 barrages routiers installés par l’occupant sioniste. Les assassinats et les kidnappings de dirigeants palestiniens se poursuivent.

Et pourtant Israël est présenté comme une démocratie. Les Palestiniens se font massacrer et humilier en toute démocratie. Et pourtant, ils doivent réagir de manière « modérée » .

Lorsque les puissances occidentales exigent d’eux d’élire leurs députés en Janvier 2006, et que la majorité est donnée aux candidats du Hamas, ces mêmes puissances organisent un blocus économique contre le peuple palestinien, puni parce qu’il a mal voté. Puni parce que le gouvernement nouvellement élu ne reconnaît pas Israël.

Au nom de quoi l’occupé devrait-il reconnaître son occupant et son bourreau ? Pourquoi les Palestiniens reconnaîtraient-ils un Etat qui nie leur existence ? De Gaulle aurait-il dû accepter l’occupation allemande ? Encore une fois les Occidentaux piétinent les idéaux démocratiques qu’ils affichent.

Mais dans ce jeu de confiscation du pouvoir au peuple palestinien, le clan corrompu du FATAH a joué son rôle. Systématiquement, les deux leaders de ce clan, M. Dahlan et M. Abbas, ont empêché le bon fonctionnement du gouvernement issu des urnes en Janvier 2006. En accord avec le plan sioniste, ils ont voulu museler le Peuple palestinien, le mettre à genou pour qu’il renonce à ses revendications.

Ils ont organisé la terreur contre les militants du HAMAS : assassinats, emprisonnement et torture sans que ça n’émeuve les bonnes consciences et les « humanistes » qui foisonnent en Europe, et en France en particulier. Maintes fois les dirigeants du HAMAS ont appelé les dirigeants du FATAH à former un gouvernement d’union nationale. Mais la réponse fut toujours la même : le sabotage de tout projet politique d’entente entre les différentes organisations de la résistance palestinienne.

En fait, M. Dahlan et M. Abbas n’ont jamais voulu renoncer à leurs positions de pouvoir dont ils tirent pour eux et pour leurs clans des bénéfices en monnaie sonnante et trébuchante. Ils seront plus que jamais satisfaits de l’une des dernières décisions israéliennes : le déblocage au nouveau « gouvernement d’urgence » de 600 millions de dollars de taxes douanières qu’Israël a détournés en toute illégalité depuis la victoire électorale du HAMAS en janvier 2006.

Ils pourront dorénavant mettre en place leur politique d’éradication contre les militants du HAMAS puisque les Américains leur livrent des armes. Pourtant, M. Dahlan et M. Abbas sont considérés par les puissances occidentales comme les « modérés » dans le rapport de force qui se joue en Palestine. Pétain était-il un modéré pour avoir reconnu l’occupation allemande et combattu la résistance française ?

Ce sont ces raisons qui expliquent la défaite-éclair des milices sous le contrôle de M. Dahlan et M. Abbas. Elles n’ont eu aucun soutien populaire tant il était évident qu’elles collaboraient avec l’ennemi sioniste contre le peuple palestinien .

Le dialogue et la négociation n’ont été que supercherie pour le peuple palestinien ; que des subterfuges pour que l’Etat colonial d’Israël continue la colonisation des territoires conquis en 1967.

Rien n’arrête cette machine de guerre. Et les Palestiniens n’ont d’autres alternatives que la poursuite de la résistance armée . La « communauté internationale » peut leur montrer qu’ils ont tort en leur concédant le minimum : l’application des résolutions internationales. Mais ne rêvons pas, les puissances occidentales colonisatrices n’ont jamais reculé que face à des peuples déterminés .

L’Histoire nous le prouve.

Comité Action Palestine

 

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