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Calendrier Palestine Libre 2017 : « Palestine, terre des martyrs »

Depuis 2005, l’Etat sioniste mène, tous les 2 ou 3 ans, une guerre sans merci aux Palestiniens à Gaza. A chaque guerre, le bilan humain et les destructions matérielles sont très lourds. Le prétexte est toujours le même, l’entité sioniste prétend riposter aux roquettes palestiniennes alors qu’elle bombarde et assassine sans cesse des résistants.

        Le 27 décembre 2008, plus de cinquante chasseurs F16  bombardent Gaza. L’attaque dure trois semaines et fait 1330 martyrs palestiniens. L’armée sioniste cible les écoles, les hôpitaux et même les convois humanitaires. La résistance fait face avec courage et détermination. Des membres importants du Hamas sont tués durant les opérations : les généraux Tawfik Jaber et Salah Abu Shrakhet, le ministre de l’Intérieur Saïd Seyam, le commandant Abou Zakaria Al Djamal et le cheik Nizar Rayyan dont les enfants périssent aussi. Le Jihad islamique perd Wajih Mushtahi, et plusieurs autres membres des brigades Al Quods, sa branche armée. Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa confirment la mort d’Ali Hijazi.

Le 14 novembre 2012, Ahmed Jaabari, important responsable militaire et  politique est tué dans sa voiture à Gaza par un missile israélien. C’est le début d’une nouvelle offensive militaire qui dure 7 jours. Elle fait 162 martyrs dont au moins 26 enfants.  Quatre-vingt onze combattants palestiniens sont tués, dont Khamer Hamri, commandant de l’unité de roquettes du Jihad islamique et plusieurs responsables du Hamas dont Ahmed Abu Jalal Sheir Khaled, Mohammed Kalav, Osama Kadi, Yahiya Abiya. Un accord de cessez- le-feu est signé le 21 novembre sans que les sionistes aient pu faire plier la résistance. En 2012 comme en 2009, les opérations terrestres sont stoppées rapidement et avec succès par les combattants palestiniens. Israël n’a atteint aucun de ses objectifs militaires stratégiques, en particulier le démantèlement de la résistance.

Le 1er juillet 2014, un enfant palestinien, Mohammad Abou Khdeir, est brulé vif par des colons. En réaction à ce crime, la résistance palestinienne procède à des tirs de roquettes sur des villes israéliennes. Le 8 juillet, les sionistes attaquent de nouveau Gaza. Les bombardements font 240 martyrs dès le premier jour, visant les quartiers les plus peuplés pour semer la terreur. Une fois de plus, dans cette guerre asymétrique, rien n’est épargné par les bombes de l’occupant sioniste : habitations, mosquées, hôpitaux, résidences pour handicapés, etc. En six semaines, il y a 2310 victimes palestiniennes dont 302 femmes et 530 enfants. Quatre jeunes garçons de 9 à 12 ans Ayed, Zakaria, Ramez et Mohammed, tous de la famille Baker, sont tués alors qu’ils jouaient au ballon sur une plage. Ils deviennent le symbole des victimes civiles palestiniennes de cette guerre.

La résistance mène alors des contre-attaques efficaces avec des centaines de tirs de roquettes sur les principales villes, semant la panique parmi les colons. Le 21 août, trois importants commandants des brigades Ezzeddine Al-Qassam sont tués à Raffah lors d’un raid israélien : Mohammed Abou Shamalla, « héros de l’intifada», Raed Al-Atar, commandant de brigade et Mohamed Barhoum.

Après 50 jours de combat, l’entité sioniste est acculée à réclamer un arrêt des hostilités. La résistance a infligé à l’occupant de lourdes pertes humaines et économiques, en semant le doute et la peur chez les colons. Gaza la déshéritée a mis à genoux l’ennemi sioniste et, avec lui, toute la puissance occidentale.

Comité Action Palestine (juillet 2017)

photo :  Gaza : Symbol of resistance by Joyce Chediac

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