226 vues
image_pdfimage_print

Ahmad Manasra avait 13 ans lorsqu’il a été emprisonné par les sionistes. Il en a 20 aujourd’hui. Suite aux tortures qu’il a subies, son état de santé est très dégradé et il est en isolement depuis plusieurs mois. L’audience pour sa libération anticipée en raison de son état de santé a eu lieu en juin, mais aucune décision n’a encore été prononcée. La situation de Ahmad Manasra incarne la barbarie sioniste. Il doit être libéré comme tous les enfants palestiniens en prison et tous les autres résistants palestiniens !

En son honneur, le Comité Action Palestine publie ce texte adapté du Calendrier Palestine Libre 2011 « les Combattants de la Liberté »

Ils sont l’Intifada, le symbole de la Résistance palestinienne, ils sont ceux qui affrontent les chars avec des pierres, ils sont le courage et l’avenir de la Palestine.

Pour briser toute volonté de résistance, l’occupant sioniste ne fait aucun cas de l’âge du résistant palestinien et s’attaque aussi aux enfants avec la brutalité habituelle du colonisateur.

Depuis 2000, l’armée israélienne a kidnappé plus de 12000 enfants, filles et garçons, dont certains n’avaient pas 12 ans. En juin 2022, il y 170 enfants prisonniers dans les geôles sionistes.

Les enfants palestiniens sont arrêtés dans la rue, sur le chemin de l’école, d’autres enlevés en pleine nuit dans la maison familiale, sortis de leurs lits par les soldats d’occupation et emmenés yeux bandés et pieds et poings liés le plus souvent  loin de leur domicile. Les familles doivent les chercher pendant des jours et des semaines avant de savoir où ils ont été amenés. Certains sont poursuivis devant les tribunaux militaires, d’autres restent en détention administrative. Les enfants sont enfermés dans les mêmes prisons que les adultes, la plupart à Ofer, Magiddo et Hasharron-Telmond.  Il est régulièrement fait état d’agressions ou de menaces d’agressions sexuelles au cours des interrogatoires à l’encontre des enfants palestiniens de la part de soldats ou de policiers israéliens. Les enfants témoignent aussi de tortures à l’électricité et des mêmes autres types de tortures auxquelles sont soumis les adultes.  Ils sont interrogés en l’absence totale d’avocats, ni même de membres de leur famille. Il s’agit la plupart de temps de leur faire avouer avoir jeté des pierres sur les véhicules des colons, le jet de pierre peut être puni de 20 ans de prison (ordre militaire 378).

S’il y avait encore le moindre doute, la question des enfants palestiniens enfermés dans les geôles sionistes est une preuve irréfutable que le le soi disant droit international n’est que le droit des dominants.

A travers l’emprisonnement de l’enfant, l’objectif du colonisateur est de s’attaquer aux forces vives de la société palestinienne.

Mais l’objectif sioniste est très loin d’être atteint. Né au cœur d’un système d’oppression, l’enfant palestinien fait l’apprentissage de la Résistance. En prison,  il côtoie  ses ainés qui lui transmettront leur expérience pour défendre la cause d’une Palestine arabe.

Photo: Palestine online

print