Abdul El-Sayed, Zohran Mamdani, enfin l’espérance ? Comité Action Palestine 6 novembre 2026 A LA UNE, En Avant, Impérialisme & Résistances Comité Action Palestine, le 7 Novembre 2026 La seule raison pour laquelle je n’en ai pas encore fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil… Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue », a récemment déclaré le président américain Donald Trump. Le coup de massue c’est lui qui l’a pris. Lui et la société américaine tout entière. Un double coup de massue dont les Etats-Unis et « Israël » ne se relèveront certainement pas. Ce double coup de massue, c’est en réalité une double défaite, à la fois politique et militaire contre l’Iran. Alors que Donald Trump s’est fait élire sur le slogan « plus jamais de guerres », il en a fait une très couteuse pour les Etats-Unis. Avec l’arrogance qu’on leur connait, les « Israéliens » et les Américains ont cru que c’était une guerre facile. En décapitant le pouvoir iranien, ils espéraient que l’affaire serait pliée en très peu de temps. Faux calculs et vraie arrogance. L’arrogance rend aveugle. Elle est méprisante et se paie en retour très cher. Tant mieux pour les peuples des pays du Sud. Tant mieux si l’ennemi américain sous-estime leur capacité de résistance comme au Yémen ou en Iran et comme ils l’ont sous-estimé au Vietnam. Les résultats sont là, tangibles. L’Iran est sorti renforcé de cette épreuve. Doublement renforcé avec l’échec électoral de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou. Le duo infernal, ce duo qui sème la dévastation partout, ce duo de l’industrie de la mort et du racisme est aujourd’hui affaibli en interne comme à l’international. Leurs guerres terribles leur reviennent comme un boomerang en plein visage. Non seulement les électeurs américains ont donné une gifle à l’arrogant Donald Trump, mais ils ont remué cruellement le couteau dans la plaie en élisant des musulmans à la chambre des représentants et au Sénat. Un vrai pied de nez de ceux qu’on désigne comme les « minorités ». Les dirigeants occidentaux n’ont pas mesuré que les temps ont changé. Ils n’ont pas encore mesuré qu’ils pèsent de moins en moins dans l’ordre international. Ils n’ont surtout pas mesuré que la période actuelle est à la souveraineté et à la liberté des peuples. Ils n’ont pas compris que leur capitalisme est en crise profonde. Ce capitalisme qui broie des vies humaines, les plonge dans la misère et les met entre les mains des plus vils exploiteurs. Que peuvent espérer les peuples du sud, sinon l’approfondissement des contradictions internes des pays occidentaux. Ils ne sont pas dupes. Sous le régime des démocrates ou celui des républicains, dans le fond rien ne change aux Etats-Unis. Entre la droite ou la gauche en Europe, il n’y a pas de grandes différences. Tant que les causes profondes perdureront, tant que ces sociétés demeureront sous l’emprise de l’égoïsme et des privilèges mal acquis, alors les peuples du sud ne pourront rien en attendre. Des privilèges mal acquis, parce que les pays du Nord exploitent les pays du Sud. Parce que la misère des pays du Sud fait la richesse des pays du Nord. Que peuvent faire des Abdul El-Sayed ou des Zohran Mamdani dans des sociétés profondément corrompues par l’argent Dieu ? Démocrates ou républicains, droite ou gauche, l’anéantissement des Palestiniens a toujours été à l’ordre du jour de ces partis. Lorsque Donald Trump sera parti, les dirigeants américains vont-ils cesser leurs guerres ravageuses ? Avec les démocrates ou les républicains, le capitalisme reste le capitalisme. Il reste monstrueux. Les dirigeants n’ont jamais été que les valets des grandes fortunes. Les peuples du Sud se battent farouchement. En Palestine, au Liban, au Yémen, les meilleurs de leurs enfants sont tombés en martyrs pour la liberté et l’indépendance. Malgré le crime insoutenable dans ces pays, la solidarité avec ces peuples n’a jamais été un réflexe naturel et massif en Occident. Les privilèges et l’esprit de supériorité raciale ont noyé toute valeur, toute empathie, tout altruisme « dans les eaux glacées du calcul égoïste ». Il y a toutefois un espoir. Il réside dans la contestation en France où la majorité du peuple a retiré la légitimité aux partis traditionnels. Les élections aux Etats-Unis secouent ce pays longtemps inféodé à la malbouffe et au divertissement vulgaire, à Mac Donald et à Hollywood. Le capitalisme fait de moins en moins illusion auprès de larges couches de la société et surtout auprès des classes populaires. Il reste à espérer que la désillusion ici en Occident converge avec la lucidité de ceux qui se battent dans les pays du Sud. Personne n’est condamné au malheur éternel. La révolution est l’avenir ! Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Liban vivra ! Liban vaincra ! Yémen vivra ! Yémen vaincra ! Iran vivra ! Iran vaincra ! print