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Comité Action Palestine, le 12 juin 2026

Depuis le faux cessez-le-feu d’octobre 2025 , 1 000 Palestiniens tués, 3 100 blessés à Gaza, au moins 7 000 corps encore ensevelis sous les décombres. Le blocus est toujours en vigueur. L’aide humanitaire passe au compte-goutte. Un faux cessez-le-feu, mais un vrai génocide se poursuit à Gaza. 3 696 Libanais tués, 11 413 blessés depuis le 2 mars 2026. Le sud du Liban est vidé de sa population par les bombardements incessants et la destruction des villes et des villages. « Israël » c’est ça. C’est le massacre perpétuel des peuples de la région. « Israël » a exterminé 160 écolières dès le premier jour de la guerre contre l’Iran. De gigantesques ressources économiques et moyens militaires sont mobilisés pour la mise à mort de tous ceux qui résistent à l’impitoyable loi sioniste. Cette loi est écrite avec le sang des milliers de victimes : la vie de tout individu qui n’est pas « israélien » ne compte pas face aux intérêts sionistes. Pourtant, « Israël » tue par milliers et crie à l’antisémitisme contre la moindre critique de sa politique criminelle. Il terrorise tout le Moyen-Orient en ressassant jusqu’à la nausée que l’armée « israélienne » est l’armée la plus morale du monde. Rarement, il y a eu un décalage aussi flagrant entre la réalité et le discours. Or les faits sont têtus. Ils contredisent chaque mot du délire propagandiste « israélien ».

« Israël » prétend vouloir libérer Gaza de l’emprise du Hamas, il détruit Gaza. Il prétend vouloir libérer le peuple iranien du soit-disant « régime des mollahs », il a dévasté les infrastructures de ce pays. Il prétend vouloir libérer le Liban de la domination du Hezbollah, il casse tout à Beyrouth et dans le sud. Un Hiroshima à Gaza. Ce sera un Hiroshima bientôt dans le sud Liban. Ce sont les effets d’une bombe atomique sans la bombe atomique. La prochaine victime sera la Syrie où les sionistes s’emploient déjà à en faire un nouveau Liban. Aujourd’hui, « Israël » est détesté dans le monde entier comme Donald Trump lui-même l’a affirmé à Benyamin Netanyahou. Le délire de la propagande sioniste n’est plus pris au sérieux, sinon comme délire. Mais « Israël » se moque de ce que pense le monde. Il a la force militaire avec lui. Il est assuré du soutien inconditionnel des Etats-Unis. Et il n’y a que ça qui compte. Ce qui compte c’est que les Etats-Unis lui livrent toutes les armes dont il a besoin pour poursuivre sa politique de terreur dans la région. Sans le soutien du parrain américain, « Israël » n’est pas plus solide qu’une toile d’araignée. Le soutien américain c’est sa force, mais aussi sa faiblesse. Les stratèges « israéliens » et américains n’avaient pas prévu la défaite contre l’Iran. Trop confiants en leur puissance, ils croyaient que ce serait l’affaire de quelques jours pour obliger les Iraniens à signer leur reddition. Faux calcul et mauvaise stratégie. « Israël » paiera le prix lourd de la défaite des Etats-Unis.

Les peuples libanais et palestinien n’ont pas pour ennemi les seuls « Israéliens » et Américains. Leurs pires ennemis ce sont leurs propres dirigeants auto-proclamés. Le gouvernement libanais ressemble à s’y méprendre à l’Autorité palestinienne. Alors que les « Israéliens » et les Américains bombardent sans relâche ces deux pays, les dirigeants libanais et ceux de l’Autorité palestinienne accusent les mouvements de résistance d’être les responsables de la guerre. Comme si les « Israéliens » n’avaient pas déjà envahi le Liban en 1978 et en 1982, infligé une guerre meurtrière en 2006 et colonisé presque toute la Palestine. Comme si les Américains étaient soucieux des intérêts des peuples alors que leur existence même est fondée depuis plus de 150 ans sur l’impérialisme le plus guerrier de l’Histoire. Le pire n’est pas l’ennemi étranger, c’est la trahison interne. Celle des dirigeants béni oui oui installés par l’impérialisme au profit de l’impérialisme. Ils ne représentent pas leurs peuples contre l’agression impérialiste, ils représentent l’impérialisme au sein de leurs peuples et contre leurs peuples. Le défi à relever est donc immense car l’équation est complexe. La lutte contre l’impérialisme est en même temps une lutte contre les dirigeants locaux soumis à l’ordre impérialiste mondial.

Qui interroge l’Histoire, s’entendra dire ceci : les guerres américaines ne sont pas un signe de puissance, mais de faiblesse. Les impérialistes ont les plus grandes difficultés à asseoir leur domination. La guerre impérialiste, c’est la répression contre les révoltes et les révolutions à l’échelle mondiale. Cela veut dire que les peuples n’acceptent plus leur esclavage. Ça craque de tous les côtés. Depuis la seconde guerre mondiale, partout les Etats-Unis font la guerre et partout ils sont défaits. Cuba, Vietnam, Irak, Afghanistan, Yémen, et aujourd’hui l’Iran, des noms de nations qui résonnent comme une gifle donnée à l’arrogance impérialiste. Leurs armes sophistiquées sont et seront impuissantes face aux révolutions. Les porte-avions et les bombardiers ne pourront pas résoudre les contradictions du capitalisme qui produit en masse de la pauvreté et de l’humiliation. L’effondrement de l’axe américano-sioniste n’est plus une hypothèse. C’est une certitude.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

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