{"id":1345,"date":"2010-01-20T21:09:48","date_gmt":"2010-01-20T20:09:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/?p=1345"},"modified":"2014-04-19T21:17:52","modified_gmt":"2014-04-19T20:17:52","slug":"histoire-de-la-resistance-palestinienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/histoire-de-la-resistance-palestinienne\/","title":{"rendered":"Histoire de la r\u00e9sistance palestinienne"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div><p style=\"text-align: justify\">Article de Raghida Ousseiran<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00e9crit pour le Forum Palestine 2009 organis\u00e9 par le Comit\u00e9 Action Palestine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans cet expos\u00e9, nous aborderons quelques phases de la r\u00e9sistance palestinienne :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">1) R\u00e9sistance \u00e0 l\u2019occupation britannique et \u00e0 l\u2019invasion sioniste : articulation entre la r\u00e9sistance contre l\u2019occupation britannique et le danger grandissant de l\u2019invasion coloniale sioniste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">2) R\u00e9sistance \u00e0 la Nakba pour le retour des r\u00e9fugi\u00e9s : unifier le peuple palestinien en exil et strat\u00e9gie de la lutte arm\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">3) La r\u00e9sistance oubli\u00e9e : Les Palestiniens de 48 au c\u0153ur du pays colonis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">4) Apr\u00e8s 2000, une nouvelle strat\u00e9gie : r\u00e9sistance du camp de J\u00e9nine et de la bande de Gaza.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">1 &#8211; Traits de la r\u00e9sistance palestinienne avant 1948<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avant que la premi\u00e8re guerre mondiale ne s\u2019ach\u00e8ve par la victoire des Alli\u00e9s, le corps de l\u2019empire ottoman, dans lequel se trouvaient la majorit\u00e9 des pays arabes, y compris la Palestine, \u00e9tait d\u00e9pec\u00e9 entre les puissances victorieuses. L\u2019accord de Sykes-Picot entre la France et la Grande-Bretagne partage la r\u00e9gion du Moyen-Orient et la d\u00e9claration Balfour (ministre britannique qui promet au mouvement sioniste de l\u2019aider \u00e0 installer une \u00ab patrie \u00bb en Palestine) instaurent les nouvelles r\u00e8gles du jeu imp\u00e9rialiste dans la r\u00e9gion. Alors que les peuples arabes et leurs \u00e9lites esp\u00e9raient obtenir leur ind\u00e9pendance, avec la chute de l\u2019empire ottoman, c\u2019est leur division et leur soumission qui sont con\u00e7ues et appliqu\u00e9es par les grandes puissances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En septembre-octobre 1918, la Grande-Bretagne ach\u00e8ve l\u2019occupation de la Palestine et installe d\u00e8s juin 1920 son pouvoir militaire. Affaiblis par les grands bouleversements qui agitent leur r\u00e9gion, et auxquels ils ne s\u2019\u00e9taient pas pr\u00e9par\u00e9s, les peuples arabes s\u2019organisent sur les nouvelles bases et \u00e9laborent des programmes d\u2019action. Pour le peuple palestinien, le mouvement national naissant revendique : l\u2019abolition de la d\u00e9claration Balfour, l\u2019arr\u00eat imm\u00e9diat de l\u2019immigration juive vers la Palestine, la suspension des achats de terres palestiniennes par les Juifs et l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un gouvernement national palestinien apr\u00e8s des \u00e9lections l\u00e9gislatives libres. La premi\u00e8re conf\u00e9rence arabe palestinienne tenue \u00e0 al-Quds du 27 janvier au 10 f\u00e9vrier 1919 refuse le partage de la r\u00e9gion syrienne (Bil\u00e2d al-sham), dont la Palestine fait partie et r\u00e9clame l\u2019ind\u00e9pendance dans le cadre de l\u2019unit\u00e9 arabe. Entre 1918 et 1929, le mouvement national palestinien, qui regroupe l\u2019ensemble des forces et personnalit\u00e9s du pays, concentre son effort contre le projet sioniste tout en essayant de faire changer la position de l\u2019occupant britannique vis-\u00e0-vis de la d\u00e9claration Balfour et du projet sioniste dans son ensemble. Trois soul\u00e8vements importants se d\u00e9roulent au cours des premi\u00e8res ann\u00e9es : le premier est la r\u00e9volte \u00e0 l\u2019occasion du mawsim Nabi Musa \u00e0 al-Quds, du 4 au 10 avril 1920. Le second se d\u00e9roule \u00e0 Yafa et s\u2019\u00e9tend dans plusieurs villes et le troisi\u00e8me est celui d\u2019al-Bouraq, du 15 ao\u00fbt au 2 septembre 1922.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est la r\u00e9volte d\u2019al-Bouraq en 1929 qui initie un mouvement de lutte plus audacieux, dirig\u00e9 contre le mouvement sioniste et l\u2019occupation britannique \u00e0 la fois, le mouvement national ayant r\u00e9alis\u00e9 que cette derni\u00e8re fait intrins\u00e8quement partie du projet de division de la r\u00e9gion et de la colonisation sioniste en Palestine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au cours de cette d\u00e9cennie qui marque l\u2019apog\u00e9e de la r\u00e9volte palestinienne, des partis politiques nationalistes sont fond\u00e9s comme le parti de l\u2019ind\u00e9pendance (hizb al-Istiqlal), et le parti arabe palestinien (al-hizb al-arabi al-filistini), soutenu par le mufti Hajj Am\u00een al-Hussayn\u00ee. Mais c\u2019est \u00e9galement au cours de cette p\u00e9riode que naissent les mouvements de la r\u00e9sistance arm\u00e9e, comme Jihadiyya, dirig\u00e9 par sheikh Izzidine al-Qass\u00e2m, al-Jihad al-Muqaddas, dirig\u00e9 par \u2018Abdel Qadir al-Hussayn\u00ee et al-Kaff al-Akhdar, dirig\u00e9 par Ahmad Tafish, qui lancent leurs op\u00e9rations contre les troupes britanniques et les colons sionistes. L\u2019orientation anti-britannique des r\u00e9voltes est clairement affirm\u00e9e, surtout apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec des pourparlers \u00e0 Londres en 1931. De m\u00eame, s\u2019affirme la dimension arabo-islamique lors du congr\u00e8s d\u2019al-Quds, tenu le 17 d\u00e9cembre 1931 sous la pr\u00e9sidence de Hajj Amin al-Hussayn\u00ee, rassemblant de nombreuses personnalit\u00e9s du monde arabe et musulman (22 pays). En 1933, une r\u00e9volte g\u00e9n\u00e9rale touche le pays dans son ensemble, sous la direction du mouvement national et Muza Kadhim al-Hussayn\u00ee, le maire d\u2019al-Quds et personnalit\u00e9 dirigeante du mouvement, est gravement bless\u00e9 par la r\u00e9pression britannique qui s\u2019abat sur les manifestants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019organisation Jihadiyya est fond\u00e9e en 1925, par sheikh Izzidine al-Qassam, dans les quartiers populaires de Ha\u00effa. Sheikh Izzidine al-Qassam est d\u2019origine syrienne. Il est n\u00e9 \u00e0 Jabl\u00e9, au nord de la Syrie dans une famille religieuse, se rend en Egypte pour faire ses \u00e9tudes \u00e0 al-Azhar, y rencontre les leaders r\u00e9formateurs musulmans comme sheikh Abdo et participe \u00e0 leurs discussions et d\u00e9bats. Revenu en Syrie, il mobilise la population contre l\u2019invasion italienne de la Libye et ensuite, contre l\u2019occupation fran\u00e7aise de la Syrie. Il est condamn\u00e9 \u00e0 mort, s\u2019\u00e9vade et se rend en Palestine, \u00e0 Ha\u00effa o\u00f9 il fait ses pr\u00eaches dans la mosqu\u00e9e al-Istiqlal. Il organise des cours d\u2019alphab\u00e9tisation le soir, dans les quartiers pauvres de la ville. Il parvient, selon certaines sources, \u00e0 rassembler, de mani\u00e8re clandestine, 200 combattants, mais la popularit\u00e9 de sheikh Izzidine al-Qassam s\u2019\u00e9tend bien au-del\u00e0 de la r\u00e9gion de Ha\u00effa. Bien que les op\u00e9rations de r\u00e9sistance commence d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 30 dans la r\u00e9gion de Galil\u00e9e, ce n\u2019est qu\u2019en novembre 1935, lors du martyre du sheikh et deux de ses compagnons dans une confrontation avec les troupes britanniques \u00e0 Ya\u2019bud, pr\u00e8s de J\u00e9nine, que l\u2019organisation est connue. Il est remplac\u00e9 par sheikh Farhan as-Saadi, qui joue un r\u00f4le important dans le d\u00e9clenchement de la r\u00e9volte populaire de 1936-1939.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Al-Jihad al-Muqaddas a plut\u00f4t concentr\u00e9 ses op\u00e9rations dans la r\u00e9gion d\u2019al-Quds et al-Khalil. Il est dirig\u00e9 par le jeune Abdel Kadir al-Hussayn\u00ee, fils de M\u00fbsa K\u00e2dhim al-Hussayn\u00ee. En 1935, l\u2019organisation militaire rassemblait 400 combattants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Abdel Qadir al-Hussayn\u00ee est n\u00e9 en 1908, \u00e0 Istanbul o\u00f9 sa famille vivait, puisque son p\u00e8re \u00e9tait un haut dignitaire de l\u2019Etat ottoman. Il commence ses \u00e9tudes dans les \u00e9coles d\u2019al-Quds. D\u00e8s son jeune \u00e2ge, il participe aux manifestations et agitations qui soul\u00e8vent al-Quds contre l\u2019occupant britannique et les colons sionistes. D\u00e8s l\u2019\u00e2ge de douze ans, il se met \u00e0 rassembler les armes et se pr\u00e9parer \u00e0 la lutte arm\u00e9e. Aux c\u00f4t\u00e9s de son p\u00e8re, il participe aux manifestations g\u00e9n\u00e9rales en 1933. Il prend la direction du parti arabe palestinien \u00e0 al-Quds et commence \u00e0 mettre sur pied, clandestinement, son organisation militaire, al-Jihad al-Muqaddas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il fait ensuite des sessions de formation militaire, \u00e0 Baghdad puis en Allemagne alors que l\u2019occupant britannique le recherchait. Mais avant son d\u00e9part de Palestine, il commence lui-m\u00eame la lutte arm\u00e9e, lan\u00e7ant des grenades sur les responsables militaires britanniques, bloquant les chemins de fer et coupant les lignes t\u00e9l\u00e9phoniques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En 1946, il commence \u00e0 entra\u00eener les combattants \u00e0 la guerre qu\u2019il sentait proche, contre les bandes militaires sionistes, tr\u00e8s bien \u00e9quip\u00e9es. Avec l\u2019aide des nationalistes \u00e9gyptiens et libyens, il met en place un camp d\u2019entra\u00eenement \u00e0 la fronti\u00e8re entre les deux pays pour entra\u00eener les combattants palestiniens. Il installe une usine de fabrication des munitions, fonde une radio \u00e0 Ramallah en Palestine pour annoncer les communiqu\u00e9s de la r\u00e9sistance, et organise le financement de tous ces pr\u00e9paratifs avec Hajj Amin al-Hussayn\u00ee.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s la d\u00e9cision de partage de la Palestine en novembre 1947 que les puissances imp\u00e9rialistes imposent \u00e0 l\u2019ONU, Abdel Qadir m\u00e8ne la lutte avec Jihad al-Muqaddas contre les colonies sionistes install\u00e9es dans la r\u00e9gion d\u2019al-Quds. Il s\u2019agissait surtout d\u2019emp\u00eacher la liaison entre la r\u00e9gion de Yafa, o\u00f9 les sionistes avaient de nombreuses colonies, avec la r\u00e9gion d\u2019al-Quds, o\u00f9 leurs colonies \u00e9taient relativement faibles. Il participe aux batailles de Sourif, Beit Sourik, Ramallah, al-Latroun, Bethlehem, Nabi Samou\u2019il et finalement al-Qastal, d\u00e8s le d\u00e9but de 1948, toutes des localit\u00e9s et villes entourant al-Quds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Fin mars 48, il se dirige \u00e0 Damas pour r\u00e9unir des armes et des munitions. Pendant son s\u00e9jour de quelques jours, il apprend le d\u00e9but de la bataille \u00e0 al-Qastal, localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 l\u2019ouest d\u2019al-Quds, surplombant la route de Yafa. Il s\u2019y dirige imm\u00e9diatement, sans avoir r\u00e9uni les armes et munitions n\u00e9cessaires. Le 7 avril, il r\u00e9organise les combattants qui parviennent \u00e0 attaquer les sionistes qui s\u2019\u00e9taient empar\u00e9s de la localit\u00e9, malgr\u00e9 les lourdes pertes humaines parmi les combattants. Les mujahidins sont encercl\u00e9s. A peine la nouvelle est connue que les secours arrivent de toutes parts et les attaquants sionistes sont chass\u00e9s. Les combattants avaient m\u00eame l\u2019intention de les poursuivre, avant qu\u2019ils ne d\u00e9couvrent le corps du martyr Abdel Qadir al-Hussayn\u00ee. Frapp\u00e9s par la douleur, ils s\u2019effondrent. Les bandes arm\u00e9es sionistes r\u00e9occupent \u00e0 nouveau al-Qastal et commettent le jour suivant, le massacre de Deir Yassine (9 avril 48).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La partie occidentale de la ville d\u2019al-Quds est alors occup\u00e9e, selon le plan con\u00e7u par le mouvement sioniste, consistant \u00e0 lancer une grande attaque, apr\u00e8s la proclamation par l\u2019ONU du partage de la Palestine, pour mener un nettoyage ethnico-religieux syst\u00e9matique dans la zone devant constituer l\u2019Etat juif et \u00e0 \u00e9largir cette zone, autant que possible, et occuper notamment la ville d\u2019al-Quds. Entre novembre 1947 et mai 1948, le mouvement sioniste commet massacres sur massacres, selon un plan \u00e9tabli \u00e0 l\u2019avance. Des dizaines de milliers de Palestiniens seront massacr\u00e9s et des centaines de milliers expuls\u00e9s, pour fonder leur Etat ethnico-religieux, \u00ab Isra\u00ebl \u00bb. C\u2019est la Nakba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Donc, au cours de cette p\u00e9riode historique, la r\u00e9sistance palestinienne s\u2019organise imm\u00e9diatement contre l\u2019occupation britannique et la colonisation sioniste, mais ne commence sa lutte arm\u00e9e contre la pr\u00e9sence britannique qu\u2019apr\u00e8s les ann\u00e9es 30. La biographie du mujahid martyr Abdel Qader al-Hussayn\u00ee souligne l\u2019arri\u00e8re-base constitu\u00e9e par les pays arabes, Syrie, Egypte, Libye, Irak, par exemple, dans la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance de la Palestine. Celle du mujahid martyr Izzidine al-Qassam souligne l\u2019unit\u00e9 dans le combat des peuples de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">2 \u2013 R\u00e9sistance du peuple palestinien en exil et dans les territoires occup\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s la Nakba, il faut attendre une dizaine d\u2019ann\u00e9es pour que les Palestiniens se r\u00e9organisent dans les camps. A l\u2019\u00e9coute de toute voix appelant \u00e0 la r\u00e9sistance, ils adh\u00e8rent aux divers mouvements nationalistes qui pr\u00f4nent la lutte arm\u00e9e et l\u2019unification du monde arabe face \u00e0 Isra\u00ebl et l\u2019imp\u00e9rialisme. Les Fr\u00e8res musulmans, qui avaient largement particip\u00e9 \u00e0 la guerre contre Isra\u00ebl en 1948, se retrouvent dans les prisons et poursuivis par les r\u00e9gimes nationalistes, notamment en Egypte. Les r\u00e9gimes et mouvements arabes sont divis\u00e9s, les puissances imp\u00e9rialistes interviennent encore plus massivement dans la r\u00e9gion. C\u2019est dans ce cadre que les Palestiniens retournent l\u2019\u00e9quation qui avait cours : \u00ab l\u2019unit\u00e9 arabe en vue de lib\u00e9rer la Palestine \u00bb pour dire : \u00ab Diriger les fusils pour lib\u00e9rer la Palestine pourra unifier la nation arabe \u00bb, ce qui signifie en clair recentrer la bataille pour lib\u00e9rer la Palestine, au niveau de la nation arabe. C\u2019est la naissance du mouvement Fateh, bient\u00f4t suivie par d\u2019autres organisations qui se d\u00e9finissent palestiniennes, des branches palestiniennes des mouvements nationalistes arabes (FPLP, FDLP, etc..)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est \u00e0 partir des camps de l\u2019exil que le mouvement national palestinien rena\u00eet apr\u00e8s la Nakba, avec des organisations palestiniennes auxquelles adh\u00e8rent les r\u00e9fugi\u00e9s et les Palestiniens dans les territoires sous administration jordanienne et \u00e9gyptienne. Des op\u00e9rations audacieuses sont men\u00e9es dans la Palestine occup\u00e9e en 48, \u00e0 partir des fronti\u00e8res au moment o\u00f9 des cellules de combattants dans l\u2019int\u00e9rieur occup\u00e9 m\u00e8nent plusieurs op\u00e9rations de sabotage, notamment apr\u00e8s la guerre d\u00e9faite de juin 1967.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les camps de l\u2019exil, le mouvement national palestinien s\u2019organise et organise tous les secteurs du peuple en vue de maintenir l\u2019identit\u00e9 nationale, malgr\u00e9 la dispersion et l\u2019\u00e9clatement, g\u00e9ographique et politique. C\u2019est la naissance de l\u2019OLP puis la mont\u00e9e en fl\u00e8che des organisations palestiniennes qui sont majoritairement \u00e9lues au comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l\u2019OLP, et notamment le Fateh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Puis, apr\u00e8s l\u2019occupation du reste de la Palestine et des territoires arabes (Syrie, Liban, Egypte et Jordanie) en juin 1967, l\u2019h\u00e9sitation \u00e0 entreprendre des op\u00e9rations arm\u00e9es par plusieurs organisations, de peur d\u2019engager ou de mouiller des r\u00e9gimes \u00ab progressistes \u00bb, est vite d\u00e9pass\u00e9e. Elles se lancent donc dans des op\u00e9rations audacieuses, comme celle d\u2019al-Karameh, en Jordanie, en 1968, avec une victoire retentissante, en comparaison avec la d\u00e9faite des r\u00e9gimes arabes en 1967. C\u2019est alors la p\u00e9riode des op\u00e9rations \u00ab frappe et retire-toi \u00bb avant de passer \u00e0 celles \u00ab frappe et maintiens-toi \u00bb, comme l\u2019op\u00e9ration du Fateh, \u00e0 partir du sud-Liban, dirig\u00e9e par la martyre Dalal al-Moghrabi, en mars 1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s la guerre d\u2019octobre 1973, les institutions politiques prennent le pas sur les formations militaires. Les centres de recherches, les institutions culturelles, \u00e9ducatives, les unions des masses foisonnent. Ce furent des outils n\u00e9cessaires pour la mobilisation populaire mais qui ont aussi entam\u00e9 l\u2019action militaire contre l\u2019occupant. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui peut expliquer, en partie, la nouvelle orientation de l\u2019OLP apr\u00e8s la guerre de 73, o\u00f9 le programme en dix points (instauration d\u2019un Etat palestinien sur toute parcelle de territoire lib\u00e9r\u00e9) essaie de prendre en compte l\u2019\u00e9quilibre r\u00e9gional et international pour d\u00e9finir une strat\u00e9gie de lutte, prendre en compte les v\u0153ux des amis, des financeurs et des protecteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans les territoires occup\u00e9s en 1967, avant la premi\u00e8re intifada de 1987, il y eut plusieurs r\u00e9voltes populaires, plusieurs actes de r\u00e9sistance arm\u00e9e ou civile. Rappelons le grand soul\u00e8vement de 1977-78, lorsque la population refuse cat\u00e9goriquement de voter pour les Ligues des villages que l\u2019occupant sioniste avait impos\u00e9s dans le cadre d\u2019un projet d\u2019autonomie, et \u00e9lisent des personnalit\u00e9s nationales aux mairies de Naplouse, de Bethlehem et d\u2019al-Khalil. Il faut \u00e9galement rappeler la journ\u00e9e de la terre, initi\u00e9e en Galil\u00e9e le 30 mars 1976 dans la Palestine occup\u00e9e en 48, qui sera \u00e9galement un moment de lutte intense en Cisjordanie et dans la bande de Gaza contre les confiscations des terres et la colonisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">A part quelques op\u00e9rations spectaculaires men\u00e9es par les organisations palestiniennes \u00e0 partir des camps de l\u2019exil au Liban, la r\u00e9sistance arm\u00e9e a laiss\u00e9 la place \u00e0 une activit\u00e9 intense diplomatique et politique et ce, d\u00e8s la guerre d\u2019octobre 1973, qui a prouv\u00e9 que les pays arabes pouvaient remporter une victoire, s\u2019ils le voulaient et s\u2019ils jouissaient d\u2019une volont\u00e9 ind\u00e9pendante et non soumise au jeu international. Cette victoire militaire contre Isra\u00ebl sera dilapid\u00e9e par les r\u00e9gimes arabes qui troquent leur capacit\u00e9 militaire contre des promesses toujours creuses, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La guerre isra\u00e9lienne contre le Liban, \u00e0 partir de 1978 avec l\u2019occupation et l\u2019installation de milices collaboratrices sur une partie du sud, et en 1982, entra\u00eenera la fin de la pr\u00e9sence militaire effective dans les camps palestiniens du Liban. Les combattants palestiniens se retirent avant que l\u2019horrible massacre de la population palestinienne dans les camps de Sabra et Chatila ne soit supervis\u00e9 en septembre 1982 par le g\u00e9n\u00e9ral Sharon et son arm\u00e9e qui occupe Beyrouth.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avec l\u2019occupation du Liban en 1982 et le d\u00e9part des combattants palestiniens de l\u2019OLP vers Tunis et Alger, c\u2019est une nouvelle phase de la r\u00e9sistance qui commence, o\u00f9 c\u2019est l\u2019int\u00e9rieur occup\u00e9 qui prend d\u00e9sormais la premi\u00e8re place dans la r\u00e9sistance palestinienne. Au Liban, c\u2019est une aube nouvelle qui commence \u00e0 poindre, avec le d\u00e9but de la r\u00e9sistance nationale et islamique et la formation du Hezbollah qui parviendra \u00e0 lib\u00e9rer, en mai 2000, la majeure partie du territoire libanais, en comptant sur ses propres forces et en menant les op\u00e9rations arm\u00e9es les plus audacieuses, malgr\u00e9 le rapport de forces d\u00e9favorable sur les plans local, r\u00e9gional et international.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En 1987, est d\u00e9clench\u00e9e, ce qui fut nomm\u00e9e la premi\u00e8re intifada, o\u00f9 la lutte \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la Palestine occup\u00e9e en 1967 (Cisjordanie et bande de Gaza) prend le devant de la sc\u00e8ne, et o\u00f9 l\u2019on voit \u00e9merger le mouvement islamiste dans la lutte. Notons que si les sionistes pensaient que la premi\u00e8re intifada susciterait une direction politique diff\u00e9rente et moins combative que l\u2019OLP, ils se sont tromp\u00e9s. Au contraire, m\u00eame, l\u2019OLP assume pleinement la direction de ce soul\u00e8vement populaire, et la mani\u00e8re dont elle a orient\u00e9 ses r\u00e9sultats. Quant au mouvement islamiste qui a \u00e9merg\u00e9, avec le Hamas et le Jihad islamique, il participe activement \u00e0 l\u2019intifada, et notamment le Hamas (puisque la direction du Jihad islamique est rapidement r\u00e9prim\u00e9e et devra attendre le d\u00e9but des ann\u00e9es 90 pour revenir en force sur la sc\u00e8ne, avec ses op\u00e9rations martyres spectaculaires au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019Etat sioniste), mais ne ma\u00eetrise pas les cons\u00e9quences politiques de ce soul\u00e8vement. La fin de la premi\u00e8re intifada et l\u2019instauration de l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne issue des accords d\u2019Oslo ouvrent une nouvelle phase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">3 \u2013 R\u00e9sistance populaire et institutionnelle dans les territoires occup\u00e9s en 1948 (Etat d\u2019Isra\u00ebl)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous appelons \u00ab Palestiniens de 48 \u00bb les Palestiniens qui sont rest\u00e9s dans leur pays apr\u00e8s la fondation de l\u2019Etat sioniste. Du fait de l\u2019expulsion (forc\u00e9e ou encourag\u00e9e) de pr\u00e8s d\u2019un million de Palestiniens, et la colonisation humaine sioniste, les Palestiniens de 48 sont devenus une minorit\u00e9 dans l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl. A peine 150.000 dans les fronti\u00e8res de cet Etat en 48, ils deviennent un million en 1976 et sont presque 1,5 million aujourd\u2019hui (sans compter la population de la partie orientale d\u2019al-Quds, ni les Syriens du Golan occup\u00e9). Ils sont r\u00e9partis surtout dans la r\u00e9gion nord (Galil\u00e9e), dans le centre (Triangle) et dans le sud du pays (Naqab), mais aussi dans les villes devenues mixtes du fait de l\u2019invasion coloniale comme Akka, Ha\u00effa, Yafa, Lod, Ramleh, et depuis peu, dans les colonies sionistes devenues mixtes comme (Nazareth-Ilit, plant\u00e9e au-dessus de la ville arabe de Nazareth).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Sans vouloir faire l\u2019historique de la lutte des Palestiniens de 48 qui est aussi longue que l\u2019occupation, nous exposerons la r\u00e9sistance qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e depuis 2000, avec l\u2019Intifada al-Aqsa, qui a pris le nom de Habbat (soul\u00e8vement) d\u2019al-Aqsa et\/ou d\u2019Octobre, date \u00e0 laquelle les Palestiniens de 48 ont manifest\u00e9 massivement contre la r\u00e9pression sanguinaire qui s\u2019est abattue sur leurs fr\u00e8res et s\u0153urs en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et pour la protection d\u2019al-Aqsa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais avant de souligner les principaux traits de la r\u00e9sistance en Palestine 48 (l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl), il est important de noter le contexte politique et social dans lequel les Palestiniens se sont soulev\u00e9s. Politiquement, les accords d\u2019Oslo ont \u00e9cart\u00e9 les Palestiniens de 48 du processus politique engag\u00e9 entre l\u2019Autorit\u00e9 nationale et l\u2019Etat sioniste. Ils ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab citoyens \u00bb isra\u00e9liens, devant lutter pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 de leurs droits dans le cadre de l\u2019Etat sioniste. Ce qui signifie que toute la probl\u00e9matique de la colonisation, de la fondation de l\u2019Etat sioniste sur les ruines de la Palestine, du retour des r\u00e9fugi\u00e9s, y compris vivant dans le pays, \u00e0 leurs terres et villages, a \u00e9t\u00e9 escamot\u00e9e par les accords d\u2019Oslo, avec la b\u00e9n\u00e9diction du monde arabe et de ce qui s\u2019appelle la communaut\u00e9 internationale. Aux lendemains de ces accords et de l\u2019instauration de l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne sur des miettes de territoires en Cisjordanie et Gaza, les Palestiniens de 48 devaient se contenter d\u2019orienter leurs luttes pour r\u00e9clamer leur citoyennet\u00e9 dans l\u2019Etat spoliateur et colonial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Entre les accords d\u2019Oslo et le soul\u00e8vement d\u2019octobre 2000, nous assistons \u00e0 une \u00ab isra\u00e9lisation \u00bb en surface de cette population : sans espoir de lutte, sans direction politique unifi\u00e9e sur le plan national et sans perspectives politiques nationales, les Palestiniens de 48 s\u2019organisent localement et r\u00e9gionalement, renforcent les structures des partis arabes dans le but de participer aux \u00e9lections de la Knesset isra\u00e9lienne, mais avec des programmes nationalistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Donc, entre 1994 et 2000, ou m\u00eame depuis la fin de la premi\u00e8re intifada (fin des ann\u00e9es 80), les Palestiniens \u00e9laborent de nouveaux outils de lutte, autonomes, parfois financ\u00e9s par des ONGs et des Etats soucieux de maintenir la \u00ab stabilit\u00e9 \u00bb au d\u00e9triment du droit. Mais c\u2019\u00e9tait sans compter sur plusieurs facteurs ou faits importants : 1 \u2013 la nature et l\u2019arrogance de l\u2019Etat sioniste qui profite du climat international qui lui est favorable pour d\u00e9velopper ses colonies et rejetter toute concession v\u00e9ritable ; 2 \u2013 la victoire de la r\u00e9sistance arm\u00e9e au Liban contre l\u2019occupation sioniste, donnant un \u00e9lan formidable \u00e0 tous ceux qui croient \u00e0 la r\u00e9sistance dans la r\u00e9gion. 3 \u2013 le pi\u00e9tinement des n\u00e9gociations jusqu\u2019au sommet de Camp David et la rupture, avec le d\u00e9clenchement de l\u2019intifada al-Aqsa, de ce processus fabriqu\u00e9 et irr\u00e9el, que ce soit dans le temps ou dans l\u2019espace.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En octobre 2000, les masses palestiniennes de la Palestine de 48 se soul\u00e8vent dans plusieurs villes et bourgs arabes, protestant contre la r\u00e9pression et les tueries commises par l\u2019arm\u00e9e sioniste en Cisjordanie et Gaza, et pour d\u00e9fendre la mosqu\u00e9e al-Aqsa, vis\u00e9e par la colonisation : une f\u00e9roce r\u00e9pression s\u2019abat sur eux, suivie d\u2019une campagne populaire raciste contre leur pr\u00e9sence dans leur pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Une guerre sourde et ouverte va \u00eatre men\u00e9e par l\u2019institution isra\u00e9lienne, officielle, officieuse et ses bras s\u00e9curitaires, m\u00e9diatiques et civils, contre la direction palestinienne de l\u2019int\u00e9rieur, pour l\u2019abattre avant que son impact sur la soci\u00e9t\u00e9 ne s\u2019\u00e9tende. Le climat ambiant depuis 2000 s\u2019envenime : massacre de Shefa \u2018Amr en 2005, campagnes racistes, r\u00e9pression, arrestations, menaces de mort, les masses palestiniennes de l\u2019int\u00e9rieur se retrouvent devant des d\u00e9fis quotidiens visant \u00e0 stopper le d\u00e9veloppement de leur r\u00e9sistance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De leur c\u00f4t\u00e9, les Palestiniens de 48 m\u00e8nent plusieurs luttes sur plusieurs fronts, avec divers outils :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; Accompagnement de l\u2019intifada al-Aqsa, en s\u2019organisant et apportant leur soutien et aide \u00e0 la Cisjordanie et Gaza : Sheikh Raed Salah sera arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu pendant trois ans, accus\u00e9 de \u00ab soutenir le terrorisme \u00bb, pour l\u2019aide humanitaire qu\u2019il a mise en place.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; la d\u00e9nonciation de la nature raciste et coloniale de l\u2019Etat \u00e0 la conf\u00e9rence internationale de Durban, en 2001. Les organisations palestiniennes de 48 furent les plus actives et les plus dynamiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; Les marches pour le retour des r\u00e9fugi\u00e9s. Tous les ans, une marche symbolique est organis\u00e9e pour r\u00e9clamer le retour des r\u00e9fugi\u00e9s, internes \u00e9galement, vers un village \u00ab disparu \u00bb de la carte. Cette marche se d\u00e9roule le jour de la proclamation de la naissance de l\u2019Etat sioniste. Il s\u2019agit d\u2019affirmer le droit au retour de tous les r\u00e9fugi\u00e9s, vers la Palestine occup\u00e9e en 1948.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; La r\u00e9sistance au d\u00e9mant\u00e8lement du peuple palestinien :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">a &#8211; liaison interne entre Palestiniens dans la Palestine occup\u00e9e en 48 d\u2019abord : liaison entre Palestiniens vivant dans les r\u00e9gions diff\u00e9rentes. Cette action fut notamment d\u00e9velopp\u00e9e par le mouvement islamique de Sheikh Raed Salah.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">b &#8211; La liaison avec les autres secteurs du peuple palestinien, ceux qui vivent en exil et les camps de r\u00e9fugi\u00e9s et ceux qui vivent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour faire face, au morcellement go\u00e9graphique et politique du peuple palestinien. Il est important de noter le r\u00f4le primordial des Palestiniens de 48 et de leurs organisations et institutions diverses dans la pr\u00e9servation et le soutien \u00e0 la population d\u2019al-Quds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">c &#8211; la liaison avec les peuples arabes : La d\u00e9claration d\u2019Ittijah (union des associations civiles arabes) en 2002 \u00e0 l\u2019adresse des peuples arabes, \u00e0 la conf\u00e9rence du Caire, reste un document important pour mesurer le degr\u00e9 de conscience politique atteint par les responsables de l\u2019action civile en Palestine 48 : cet appel distingue entre la n\u00e9cessit\u00e9 pour les peuples arabes de maintenir le boycott et le refus de la normalisation avec l\u2019Etat sioniste, mais leur tend la main, d\u2019autre part, pour \u00e9tablir des relations directes contre le sionisme et la politique isra\u00e9lienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; d\u00e9veloppement des outils de lutte : Bien que les Palestiniens de l\u2019int\u00e9rieur poss\u00e8dent leurs propres partis, certains participant au jeu \u00e9lectoral isra\u00e9lien, d\u2019autres non, tout un arsenal d\u2019associations et d\u2019institutions est fond\u00e9 pour permettre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 arabe de se prot\u00e9ger et de se d\u00e9velopper.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; La d\u00e9fense de la terre, la lutte contre la juda\u00efsation, la pr\u00e9servation des lieux palestiniens, saints et profanes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">&#8211; Elaboration de charte et documents sur l\u2019avenir et la place des Palestiniens dans l\u2019Etat sioniste : Plusieurs documents ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s et discut\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 palestinienne de l\u2019int\u00e9rieur, allant de la demande des droits \u00e9gaux dans le cadre d\u2019un Etat sioniste \u00e0 ceux de la citoyennet\u00e9 enti\u00e8re dans le cadre d\u2019un Etat isra\u00e9lien, d\u00e9barrass\u00e9 de l\u2019id\u00e9ologie sioniste. Cependant, beaucoup \u00e9mettent des critiques vis-\u00e0-vis de ces documents, qui ne prennent pas en compte, de mani\u00e8re s\u00e9rieuse et profonde, la question du retour des r\u00e9fugi\u00e9s et la nature coloniale de l\u2019Etat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Suite \u00e0 la guerre isra\u00e9lienne contre le Liban en juillet-ao\u00fbt 2006 et la d\u00e9faite isra\u00e9lienne qui a suivi, nous assistons \u00e0 une exacerbation de la tension, entre, d\u2019une part, l\u2019institution isra\u00e9lienne repr\u00e9sent\u00e9e par tous ses organismes, politiques, s\u00e9curitaires et civils, et d\u2019autre part, les Palestiniens de l\u2019int\u00e9rieur, repr\u00e9sent\u00e9s par leurs partis et institutions. Au moment de la guerre, les Palestiniens de l\u2019int\u00e9rieur ont clairement affirm\u00e9 leur refus d\u2019\u00eatre embarqu\u00e9s dans le m\u00eame navire que la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne, tra\u00e7ant une ligne de d\u00e9marcation tr\u00e8s nette entre eux et les Isra\u00e9liens, m\u00eame si les fus\u00e9es du Hezbollah touchaient leurs quartiers ou leurs maisons. D\u2019ailleurs, ils ont accus\u00e9 l\u2019institution militaire sioniste de les utiliser comme boucliers humains, puisque les installations militaires isra\u00e9liennes se trouvent sciemment pr\u00e8s des villages arabes. Lors de la guerre isra\u00e9lienne contre Gaz (d\u00e9cembre 2008-janvier 2009), ils ont massivement affirm\u00e9 leur soutien total \u00e0 leur peuple, montrant leur dynamisme et l\u2019ind\u00e9pendance de leur volont\u00e9, loin des influences de l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne et des r\u00e9gimes arabes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019institution isra\u00e9lienne frappe un coup, en expulsant Azmi Bishara, pr\u00e9tendant vouloir le juger pour ses prises de position nationales et nationalistes en faveur de la r\u00e9sistance, en Palestine et au Liban. Les attaques des colons se multiplient contre leur pr\u00e9sence : \u00e0 Akka, en 2008, \u00e0 Umm al-Fahem, en 2009 mais les Palestiniens r\u00e9sistent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Alors que les accords d\u2019Oslo avaient consacr\u00e9 la division et le d\u00e9mant\u00e8lement du peuple palestinien, \u00e9cartant les palestiniens de l\u2019int\u00e9rieur et leur fixant pour ultime but celui de se battre pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 de leurs droits en tant que citoyens dans l\u2019Etat sioniste, nous assistons \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 une remise en cause, \u00e0 nouveau, de la nature coloniale de l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl : il ne s\u2019agit pas de r\u00e9clamer des droits \u00e9gaux ou de vivre \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec des colons sur les ruines de la Palestine et des Palestiniens. Si les Palestiniens de 48 sont consid\u00e9r\u00e9s comme une minorit\u00e9, c\u2019est bien parce que les autres Palestiniens ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s ; s\u2019ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme une population marginalis\u00e9e et effrit\u00e9e par les sionistes, c\u2019est parce qu\u2019ils ne sont pas reconnus en tant que peuple, faisant partie d\u2019un peuple, par un colonialisme et une colonisation de peuplement qui l\u2019ont ni\u00e9, intrins\u00e8quement. Il n\u2019y a donc pas seulement la question de l\u2019\u00e9galit\u00e9 dans une soci\u00e9t\u00e9 coloniale, ce que d\u2019ailleurs l\u2019Etat sioniste est incapable d\u2019appliquer, mais une colonisation de peuplement qui rend toute solution dans le cadre d\u2019un Etat colonial et colonialiste, une \u00ab solution \u00bb vici\u00e9e et de courte dur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est \u00e0 partir de l\u00e0 que nous pouvons comprendre les r\u00e9centes propositions de lois contre leur pr\u00e9sence et leur expression autonome. Les m\u00e9dias dans l\u2019ensemble s\u2019accordent pour dire que la demande isra\u00e9lienne de reconna\u00eetre Isra\u00ebl en tant qu\u2019Etat juif vise la pr\u00e9sence palestinienne de l\u2019int\u00e9rieur. Ce qui est vrai, mais tr\u00e8s peu de m\u00e9dias \u00e9clairent la mani\u00e8re dont les Palestiniens ripostent et r\u00e9sistent \u00e0 ce danger. Il est temps de leur donner la parole, de transmettre leurs luttes et exp\u00e9riences pour \u00e9viter de faire croire que l\u00e0 aussi, c\u2019est Isra\u00ebl qui d\u00e9cide et qui a tous les pouvoirs. Car m\u00eame en plein c\u0153ur de l\u2019Etat sioniste, les Palestiniens peuvent emp\u00eacher, par leurs luttes, les sionistes de triompher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">4 &#8211; Apr\u00e8s 2000 : une nouvelle strat\u00e9gie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il est ind\u00e9niable que la victoire de la r\u00e9sistance islamique et nationale au Liban en mai 2000 ayant lib\u00e9r\u00e9 les zones occup\u00e9es \u00e0 partir de 1978 a eu un impact important sur le d\u00e9clenchement de l\u2019intifada al-Aqsa. C\u2019est pourquoi nous pouvons dire que l\u2019an 2000 repr\u00e9sente une nouvelle aube pour la r\u00e9sistance contre l\u2019occupation sioniste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous nous arr\u00eaterons sur deux dates, depuis l\u2019intifada al-Aqsa, celle de la bataille du camp de J\u00e9nine suivie du massacre en avril 2002, puis la r\u00e9sistance dans la bande de Gaza lors de la guerre en d\u00e9cembre 2008-janvier 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La bataille du camp de J\u00e9nine<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019intifada al-Aqsa, le camp de J\u00e9nine (entre 10 et 13 mille habitants) participe activement au soul\u00e8vement, et \u00e0 cause de la pr\u00e9sence massive et organis\u00e9e de la r\u00e9sistance arm\u00e9e, les dirigeants isra\u00e9liens l\u2019appellent \u00abnid de gu\u00eapes \u00bb, mais aussi \u00ab citadelle des \u00ab terroristes \u00bb \u00bb, parce que plusieurs combattants, ayant men\u00e9 des op\u00e9rations martyres en Palestine occup\u00e9e en 48 (Isra\u00ebl) sont originaires de la r\u00e9gion de J\u00e9nine, camp et villages autour. Dans le camp, les organisations de la r\u00e9sistance se partagent les membres des m\u00eames familles parfois : Fateh, Hamas, Jihad islamique, FPLP, FDLP, pour ne parler que des organisations ayant des branches arm\u00e9es, mais il faut noter une pr\u00e9sence importante du Jihad islamique et de sa branche arm\u00e9e, Saraya al-Quds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La r\u00e9sistance du camp de J\u00e9nine a dur\u00e9 du 2 au 12 avril 2002, soit dix jours. Les forces isra\u00e9liennes pensaient pouvoir d\u00e9truire la r\u00e9sistance en deux jours, au d\u00e9but, puis en six jours. Mais la bataille ne s\u2019est arr\u00eat\u00e9e que lorsque les combattants ont \u00e9puis\u00e9 toutes leurs munitions. Pr\u00e8s de 300 combattants ont d\u00e9fendu un km2 (superficie du camp) contre l\u2019arm\u00e9e la plus puissante de la r\u00e9gion, qui a fait participer ses chars, ses h\u00e9licopt\u00e8res, ses compagnies d\u2019\u00e9lite, ses bulldozers et ses snipers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">G\u00e9ographiquement parlant, le camp \u00e9tait difficile \u00e0 d\u00e9fendre . Malgr\u00e9 cela, la r\u00e9sistance a tenu. Les deux premiers jours, les combattants ont repouss\u00e9 six tentatives d\u2019invasion. Sur tous les axes, les chars isra\u00e9liens ne pouvaient pas avancer. Les dirigeants militaires de la r\u00e9sistance demandent \u00e0 la population de quitter le camp, pour se prot\u00e9ger, mais celle-ci refuse, dans sa majeure partie. Les combats se d\u00e9roulaient de maison en maison et les combattants ont perc\u00e9 les murs entre les maisons pour pouvoir se d\u00e9placer, alors que les chars isra\u00e9liens, eux, avan\u00e7aient vers les maisons, les \u00e9crasant les unes apr\u00e8s les autres. Les r\u00e9sistants avaient, avant le d\u00e9but de la bataille, mis des charges explosives partout : le camp entier \u00e9tait pi\u00e9g\u00e9, \u00e0 commencer par l\u2019entr\u00e9e de ses ruelles. La pr\u00e9paration de la bataille n\u2019avait pris qu\u2019une dizaine de jours, entre la derni\u00e8re tentative d\u2019invasion et le 2 avril. Les responsables des branches arm\u00e9es se sont r\u00e9unis, ont coordonn\u00e9 les t\u00e2ches et se sont partag\u00e9s les axes. Les armes et les charges explosives ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es. Les t\u00e2ches ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9parties, dans les quartiers, pour assurer les vivres, soigner les bless\u00e9s ou les transporter vers l\u2019h\u00f4pital o\u00f9 des m\u00e9decins et infirmiers ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s pour les permanences.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la description de la bataille du camp de J\u00e9nine, il est n\u00e9cessaire d\u2019insister sur l\u2019esprit d\u2019unit\u00e9 : unit\u00e9 entre les diverses branches arm\u00e9es et des organisations, unit\u00e9 entre combattants et population, unit\u00e9 entre le camp et son environnement, et notamment les villages. Le symbole de cette unit\u00e9 est le martyr Abu Jandal, membre de la s\u00e9curit\u00e9 nationale de l\u2019Autorit\u00e9, de son vrai nom Youssef Kubbaha Frayhat, qui a jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel dans la d\u00e9fense du camp. Militaire de formation, connaisseur dans l\u2019art de la guerre, il a apport\u00e9 une contribution remarquable dans la pr\u00e9paration et le d\u00e9roulement de la bataille. Tout le camp et toutes les organisations de la r\u00e9sistance honorent sa m\u00e9moire en tant que membre du Fateh et r\u00e9sistant. Il a su d\u00e9sob\u00e9ir aux ordres de sa direction politique et militaire et rejoindre la r\u00e9sistance. Il avait \u00e9galement sous ses ordres directs plusieurs membres de la s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il faut \u00e9galement insister sur l\u2019\u00e2ge de ces combattants : jeunes pour la plupart, ils avaient \u00e0 peine 25 ans. La biographie du dirigeant des saraya al-Quds, branche arm\u00e9e du jihad, le martyr g\u00e9n\u00e9ral Mahmoud Tawalbeh, peut aider \u00e0 mieux comprendre qui \u00e9taient ces jeunes ayant d\u00e9cid\u00e9 de se battre jusqu\u2019au bout. N\u00e9 le 19\/3\/1979 dans le camp de J\u00e9nine (il n\u2019a connu que l\u2019occupation d\u00e8s sa naissance), il \u00e9tudie dans les \u00e9coles de l\u2019UNRWA avant de commencer \u00e0 travailler, pour aider son p\u00e8re \u00e0 nourrir la famille. Il est arr\u00eat\u00e9 au cours de la premi\u00e8re intifada, \u00e2g\u00e9 entre dix et douze ans, pour quelques jours. Apr\u00e8s les accords d\u2019Oslo, il va travailler en Palestine occup\u00e9e, \u00e0 Ha\u00effa et \u00e0 Nazareth. D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019intifada, il arr\u00eate son travail et se consacre enti\u00e8rement \u00e0 la r\u00e9sistance, rejoignant le Jihad islamique, puis Saraya al-Quds. Dirigeant des Saraya, il est responsable de plusieurs op\u00e9rations martyres en Palestine occup\u00e9e. Un an apr\u00e8s la bataille et le massacre, les enfants du camp de J\u00e9nine continuent \u00e0 chanter ses exploits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au cours de la bataille, 23 soldats et officiers isra\u00e9liens ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, selon les sources officielles sionistes, plus d\u2019une dizaine avaient \u00e9t\u00e9 pi\u00e9g\u00e9s par la r\u00e9sistance : ils furent entra\u00een\u00e9s puis encercl\u00e9s par les r\u00e9sistants avant qu\u2019ils ne s\u2019abattent sur eux. Du c\u00f4t\u00e9 des combattants palestiniens, 25 ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s et 27 faits prisonniers. Du c\u00f4t\u00e9 des civils palestiniens, le massacre a fait p\u00e9rir plus d\u2019une soixantaine, des familles enti\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 ensevelies sous les d\u00e9combres par les bulldozers qui, par rage, d\u00e9truisaient les maisons sur leurs occupants. Les familles d\u00e9plac\u00e9es se comptent par centaines, vers les villages voisins ou la ville de J\u00e9nine. Les Palestiniens arr\u00eat\u00e9s, de tout \u00e2ge, s\u2019\u00e9levaient \u00e0 environ 1500. La barbarie isra\u00e9lienne a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e dans toute son horreur au cours de cette bataille qui a dur\u00e9 dix jours. Il a fallu des mois pour d\u00e9blayer et reconstruire les quartiers d\u00e9truits, pour que les familles d\u00e9plac\u00e9es r\u00e9int\u00e8grent le camp.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous pouvons dire que la bataille et r\u00e9sistance du camp de J\u00e9nine ont pr\u00e9par\u00e9 celles de Beit Hanoun, en 2006 et celles de Gaza, en 2008-2009, dans des aspects d\u00e9cisifs : d\u00e9cider de r\u00e9sister malgr\u00e9 tous les moyens de l\u2019ennemi et se pr\u00e9parer \u00e0 la bataille (ce qui fut remarquablement organis\u00e9 \u00e0 Gaza, avant la guerre meutri\u00e8re lanc\u00e9e par l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne en d\u00e9cembre 2008). Comme elle inaugure une nouvelle \u00e9tape, caract\u00e9ris\u00e9e d\u2019une part par la sauvagerie de plus en plus marqu\u00e9e de l\u2019occupant et d\u2019autre part, la d\u00e9cision de tenir le plus longtemps possible, malgr\u00e9 les pertes humaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La bataille du camp de J\u00e9nine a \u00e9t\u00e9 une \u00e9pop\u00e9e, et le massacre qui a suivi une trag\u00e9die insoutenable. Comme pour les guerres isra\u00e9liennes qui suivront (Beit Hanoun, Liban, Gaza), elle va d\u00e9voiler le camp des \u00ab mod\u00e9r\u00e9s \u00bb arabes et palestiniens, ceux qui mettent en avant les pertes humaines et mat\u00e9rielles pour justifier leur d\u00e9nonciation de la r\u00e9sistance et railler les armes de la r\u00e9sistance, vivant toujours dans la crainte d\u2019Isra\u00ebl et de ses protecteurs et n\u2019ayant pas tir\u00e9 les vraies le\u00e7ons de la lib\u00e9ration du sud-Liban.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Guerre g\u00e9nocidaire et r\u00e9sistance \u00e0 Gaza (2008-2009)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les sionistes ont pr\u00e9par\u00e9 leur guerre contre Gaza, la r\u00e9sistance et la population, pendant plusieurs ann\u00e9es, soit depuis leur retrait unilat\u00e9ral qu\u2019ils ont con\u00e7u comme une d\u00e9faite de la r\u00e9sistance. Mais apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la tentative du coup d\u2019Etat des services de s\u00e9curit\u00e9 li\u00e9s \u00e0 l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne et au g\u00e9n\u00e9ral am\u00e9ricain Dayton, la date de la guerre contre la r\u00e9sistance n\u2019attendait que le moment propice, lorsque la tr\u00eave (jamais appliqu\u00e9e par les sionistes, d\u2019ailleurs) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e par la r\u00e9sistance \u00e0 Gaza.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au cours de cette guerre meurtri\u00e8re, o\u00f9 l\u2019arm\u00e9e sioniste a utilis\u00e9 toutes sortes d\u2019armes, prohib\u00e9es ou non, par mer, air et sol, o\u00f9 elle s\u2019est acharn\u00e9e sur une population emprisonn\u00e9e depuis plusieurs ann\u00e9es sur quelques kilom\u00e8tres carr\u00e9s, o\u00f9 elle a commis les pires atrocit\u00e9s envers les civils, surtout, au cours de cette guerre, la r\u00e9sistance a tenu, enregistrant une fois de plus une victoire fracassante. Les sionistes pensaient pouvoir effacer Gaza de la carte en quelques jours. Ils avaient re\u00e7u l\u2019aval des puissances internationales, Etats-Unis en t\u00eate, et des r\u00e9gimes arabes qui leur sont inf\u00e9od\u00e9s. Mais la t\u00e9nacit\u00e9 de la population et de sa r\u00e9sistance \u00e0 Gaza ont oblig\u00e9 l\u2019ennemi \u00e0 poursuivre la guerre pendant 22 jours. Comme au Liban en 2006, l\u2019arm\u00e9e sioniste a subitement commenc\u00e9 par commettre ses massacres en utilisant son aviation terrible qui ont d\u00e9vers\u00e9 leurs munitions les plus meurtri\u00e8res indistinctivement sur les quartiers, les h\u00f4pitaux, les \u00e9coles, les mosqu\u00e9es, voulant faire un effet de surprise et d\u00e9stabiliser la r\u00e9sistance. Elle \u00e9choue, car la r\u00e9sistance et la population reprennent vite leurs esprits et se pr\u00e9parent, dans les d\u00e9combres, \u00e0 la d\u00e9fense. Lorsque l\u2019arm\u00e9e sioniste d\u00e9couvre que son aviation ne parviendra pas \u00e0 d\u00e9truire la r\u00e9sistance, qui poursuit ses attaques des fus\u00e9es, sur des cibles de plus en plus \u00e9loign\u00e9es dans l\u2019Etat sioniste, elle d\u00e9cide d\u2019entreprendre une attaque terrestre. Mais apr\u00e8s deux semaines de bombardements a\u00e9riens et terrestres, les sionistes ne peuvent entrer dans Gaza, \u00e0 l\u2019exclusion de quelques m\u00e8tres, l\u00e0 o\u00f9 le terrain est enti\u00e8rement \u00e0 d\u00e9couvert et ras\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Tout au long de ces 22 jours de r\u00e9sistance, les combattants de toutes les formations politiques, mais essentiellement du Hamas, bien arm\u00e9s et entra\u00een\u00e9s, gr\u00e2ce \u00e0 la solidarit\u00e9 effective de l\u2019Iran et du Hezbollah, entre autres, parviendront \u00e0 repousser toutes les attaques terrestres, essayeront de kidnapper des soldats sionistes, tous \u00e9quip\u00e9s d\u2019appareils de d\u00e9tection pour parer \u00e0 cette \u00e9ventualit\u00e9 et continueront \u00e0 lancer les fus\u00e9es sur les villages et villes colonies de l\u2019Etat sioniste. Les instances internationales, l\u2019ONU et le conseil de s\u00e9curit\u00e9 en premier, sont de plus en plus inquiets, car elles avaient accept\u00e9 de donner un d\u00e9lai \u00e0 l\u2019Etat sioniste pour commettre ce crime, mais ce d\u00e9lai s\u2019allonge au-del\u00e0 de toutes les attentes. Sous la pression des peuples libres du monde, Isra\u00ebl est oblig\u00e9 de mettre fin \u00e0 sa guerre, sans avoir r\u00e9ussi ni \u00e0 d\u00e9manteler la r\u00e9sistance, ni \u00e0 d\u00e9truire le moral et l\u2019id\u00e9e de r\u00e9sistance contre sa pr\u00e9sence dans la r\u00e9gion, malgr\u00e9 les massacres, les destructions et les crimes contre le genre humain que l\u2019Etat sioniste a commis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans cette guerre, Isra\u00ebl a massacr\u00e9 pr\u00e8s de 1500 Palestiniens, d\u00e9cim\u00e9 des familles enti\u00e8res qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 soumises \u00e0 un blocus meurtrier (en deux ans, 300 personnes tombent martyres faute de pouvoir se faire soigner) et bless\u00e9 plus de 5500 personnes. Plus de 22.000 b\u00e2timents ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement ou partiellement d\u00e9truits, dont 67 \u00e9coles. Au cours de cette guerre g\u00e9nocidaire, aucun frein, ni moral, ni politique, ni diplomatique, ni religieux, ni humain, n\u2019a fait h\u00e9siter les soldats sionistes \u00e0 tuer, tuer, et encore tuer. Ils ont montr\u00e9 jusqu\u2019o\u00f9 pouvait aller leur bestialit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Malgr\u00e9 ces massacres et ces destructions, nous pouvons, sans aucune h\u00e9sitation, affirmer que la r\u00e9sistance a triomph\u00e9, parce qu\u2019apr\u00e8s le 22\u00e8me jour, lorsque les armes se sont tues, elle est toujours l\u00e0, pouvant \u00e0 nouveau frapper le c\u0153ur de l\u2019entit\u00e9 sioniste quand elle le jugera n\u00e9cessaire, parce que la population meurtrie de Gaza r\u00e9clame justice, supporte dans la dignit\u00e9 tous les malheurs qui l\u2019ont frapp\u00e9e et reste confiante dans sa r\u00e9sistance, parce que les sionistes ont subi une d\u00e9faite morale, politique et diplomatique incomparable depuis la naissance de cet Etat spoliateur, parce que le mal qui ronge la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne depuis sa naissance inique a fini par la pourrir et elle ne peut plus d\u00e9sormais se regarder en face, lanc\u00e9e qu\u2019elle est dans la course vers sa destruction. La r\u00e9sistance \u00e0 Gaza est sortie victorieuse car les peuples libres du monde portent d\u00e9sormais le sort de la bande de Gaza et au-del\u00e0, de la Palestine, gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9sistance de ses combattants et de son peuple, comme une question essentielle devant la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au cours de cette guerre g\u00e9nocidaire, les camps se sont encore plus d\u00e9marqu\u00e9s dans le monde arabo-musulman : il y a d\u2019une part, ceux qui utilisent les massacres et les destructions pour baisser encore plus les bras et faire porter \u00e0 la r\u00e9sistance et au choix de la r\u00e9sistance la responsabilit\u00e9 des crimes isra\u00e9liens, et de l\u2019autre, ceux, majoritaires, qui portent et sont pr\u00eats \u00e0 assumer le choix de la r\u00e9sistance, seule capable de nous lib\u00e9rer \u00e0 tout jamais de cette entit\u00e9 spoliatrice et contre-nature qui s\u2019appelle Isra\u00ebl.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Conclusion :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">A partir de cet \u00e9clairage partiel, o\u00f9 nous avons insist\u00e9 sur la r\u00e9sistance arm\u00e9e, nous pouvons esquisser quelques conclusions et remarques :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">1 \u2013 la r\u00e9sistance arm\u00e9e a toujours \u00e9t\u00e9 un choix prioritaire dans la lutte palestinienne et le fait d\u2019armer la r\u00e9sistance une attitude strat\u00e9gique de la part des peuples et\/ou des r\u00e9gimes arabes. Apr\u00e8s la proclamation du plan de partage de la Palestine, en 47, Hajj Amin al-Hussayn\u00ee se rend dans les pays arabes pour collecter des armes. Au Liban, avant 48, c\u2019est le d\u00e9put\u00e9 et martyr, Maarouf Saad, qui se charge de rassembler les armes pour la r\u00e9sistance en Palestine. A Gaza, s\u2019il n\u2019y avait pas eu d\u2019armes, suffisantes pass\u00e9es par diff\u00e9rentes mani\u00e8res, dans les tunnels ou autres, la r\u00e9sistance n\u2019aurait pas pu se d\u00e9fendre contre l\u2019invasion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">2- Depuis le d\u00e9but de l\u2019invasion sioniste et l\u2019occupation britannique, l\u2019\u00e9quilibre des forces militaires a toujours \u00e9t\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 des agresseurs. Avant de quitter la Palestine, l\u2019arm\u00e9e britannique livre son armement aux forces sionistes et l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl, super-arm\u00e9 par les puissances occidentales, devient rapidement la premi\u00e8re puissance militaire dans la r\u00e9gion, au c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Iran du shah. Cette puissance militaire va susciter, notamment apr\u00e8s 1967, un sentiment d\u2019impuissance parmi les peuples et les r\u00e9gimes arabes, qui n\u2019oseront plus affronter Isra\u00ebl. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019il cherche. Ses guerres prennent les traits suivants : &#8211; guerres \u00e9clair, comme en juin 1967, o\u00f9 des puissants coups sont men\u00e9s au d\u00e9but, pour paralyser l\u2019adversaire, incluant massacres de populations civiles. \u2013 guerres dans le territoire des adversaires, avec une s\u00e9curit\u00e9 presque absolue pour ses colons. C\u2019est pourquoi la r\u00e9sistance, pour pallier \u00e0 sa faiblesse arm\u00e9e, axera son action dans deux directions : allonger le temps de la confrontation, autant que possible, et frapper le front interne isra\u00e9lien, pour instaurer ce qui s\u2019appelle \u00ab l\u2019\u00e9quilibre de la terreur \u00bb. Lors des actions de la r\u00e9sistance, avant 1982, \u00e0 partir des camps du Liban, il s\u2019agissait de frapper le front interne, les colonies situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re, et m\u00eame lors de l\u2019op\u00e9ration de Dalal al-Moghrabi, r\u00e9sister le plus longtemps possible \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la Palestine occup\u00e9e. Mais c\u2019est \u00e0 partir de la r\u00e9sistance islamique au Liban, dans les ann\u00e9es 90, que les choses vont changer lorsque la r\u00e9sistance fait pleuvoir ses fus\u00e9es sur les colonies situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re et instaurer l\u2019\u00e9quation : colonies contre population civile au sud-Liban. Les colonies seront vis\u00e9es par les fus\u00e9es si la population civile au sud-Liban est touch\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Avec l\u2019Intifada al-Aqsa et les op\u00e9rations \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de l\u2019Etat sioniste, c\u2019est une nouvelle phase qui commence, o\u00f9 l\u2019int\u00e9rieur sioniste n\u2019est plus en s\u00e9curit\u00e9. C\u2019est d\u2019ailleurs le but de la r\u00e9sistance : susciter une instabilit\u00e9 permanente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les guerres de juillet-aout 2006 contre la r\u00e9sistance au Liban et en d\u00e9cembre-janvier 2009 contre la r\u00e9sistance \u00e0 Gaza marqueront plus nettement le d\u00e9roulement du conflit : d\u2019une part, ce furent des guerres tr\u00e8s longues pour l\u2019arm\u00e9e sioniste, ensuite, le front int\u00e9rieur a \u00e9t\u00e9 fortement \u00e9branl\u00e9 par les fus\u00e9es qui ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es en plein c\u0153ur de l\u2019entit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour la premi\u00e8re fois depuis sa cr\u00e9ation, l\u2019Etat colonial craint pour son propre front, pour ses colons et leur s\u00e9curit\u00e9. Ce ne sont pas des arm\u00e9es \u00e9tatiques qui ont boulevers\u00e9 la situation, mais des organisations qui m\u00e8nent une guerilla, dont l\u2019armement est loin d\u2019\u00e9galer celui de l\u2019occupant, mais qui comptent surtout, apr\u00e8s leur confiance en Dieu, sur l\u2019\u00e9l\u00e9ment humain : son moral, la justesse de sa cause, sa d\u00e9termination \u00e0 vaincre, et qui comptent aussi sur leur aptitude, leur armement, les masses qui les soutiennent dans le monde arabe et musulman, mais aussi des Etats qui croient en la justesse de leur cause.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Une telle r\u00e9sistance, parce qu\u2019elle n\u2019est pas d\u00e9pendante du jeu de l\u2019\u00e9quilibre des forces (bien qu\u2019elle en soit consciente et sait le mesurer) dans le monde, et n\u2019est d\u00e9pendante ni d\u2019un Etat, ni d\u2019un pouvoir, parce qu\u2019elle accomplit le r\u00eave de millions d\u2019Arabes et de musulmans, parce qu\u2019elle se sent poursuivre ce que d\u2019autres ont commenc\u00e9, parce que son but est de lib\u00e9rer la Palestine, du fleuve (Jourdain) \u00e0 la mer (M\u00e9diterran\u00e9e) et non pas juste de modifier la situation sur le terrain pour s\u2019engager dans des n\u00e9gociations, une telle r\u00e9sistance ne peut que creuser le foss\u00e9 entre deux camps : d\u2019une part, celui de la capitulation, qui refuse de changer l\u2019\u00e9tat de fait, qui se soumet \u00e0 l\u2019injustice et \u00e0 l\u2019humiliation, arguant son incapacit\u00e9 \u00e0 pouvoir modifier les choses, et qui s\u2019appuie de plus en plus sur les puissances imp\u00e9riales et coloniales pour le maintenir en vie et en place, et d\u2019autre part, celui de la libert\u00e9 et de la fiert\u00e9 retrouv\u00e9es et surtout de l\u2019espoir avec en perspectives, beaucoup de sacrifices encore, jusqu\u2019\u00e0 la lib\u00e9ration de la Palestine et des peuples arabes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Raghida Ousseiran<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article de Raghida Ousseiran \u00e9crit pour le Forum Palestine 2009 organis\u00e9 par le Comit\u00e9 Action Palestine. Dans cet expos\u00e9, nous aborderons quelques phases de la r\u00e9sistance palestinienne : 1) R\u00e9sistance \u00e0 l\u2019occupation britannique et \u00e0 l\u2019invasion sioniste : articulation entre la r\u00e9sistance contre l\u2019occupation britannique et le danger grandissant de l\u2019invasion coloniale sioniste. 2) R\u00e9sistance [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-1345","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire-et-colonisation-de-la-palestine"],"views":2440,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1345"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1347,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1345\/revisions\/1347"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}