{"id":1411,"date":"2008-04-14T19:38:20","date_gmt":"2008-04-14T18:38:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/?p=1411"},"modified":"2014-04-20T19:40:53","modified_gmt":"2014-04-20T18:40:53","slug":"memoire-dun-enfant-palestinien-de-la-nakba-de-1948","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/memoire-dun-enfant-palestinien-de-la-nakba-de-1948\/","title":{"rendered":"M\u00e9moire d\u2019un enfant palestinien de la Nakba de 1948"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1411?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1411?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.comiteactionpalestine.org\/word\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div><p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Ce texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1988 dans la \u00ab\u00a0Revue d\u2019Etudes Palestinienne\u00a0\u00bb en hommage \u00e0 Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l\u2019un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, qui venait d\u2019\u00eatre assassin\u00e9 en avril 1988 par un commando isra\u00e9lien devant sa famille en Tunisie.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Ce t\u00e9moignage d\u2019Abou Jihad fut publi\u00e9 sous le titre \u00ab\u00a0Hommage \u00e0 Abou Jihad\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Or nous [<em>Info-Palestine<\/em>\u00a0] pouvons peut-\u00eatre l\u2019actualiser en le nommant \u00ab\u00a0M\u00e9moire d\u2019un enfant palestinien de la Nakba de 1948\u00a0\u00bb, et proposer que ce texte soit aussi \u00e9tudi\u00e9, pas uniquement en classe de CM2, mais aussi dans les cabinets du pr\u00e9sident de la r\u00e9publique et de ses ministres.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Peut-\u00eatre que nos dirigeants feront alors quelque chose pour arr\u00eater les horreurs du pr\u00e9sent avant de penser \u00e0 celles de l\u2019avenir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr style=\"color: #0d0d0d\" \/>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\"><strong>\u00ab Je ne peux oublier &#8230; \u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">\u00ab Je me souviens comme si c\u2019\u00e9tait hier du jour o\u00f9 les forces sionistes ont attaqu\u00e9 Jaffa. Les Arabes de cette ville envoy\u00e8rent quelques voitures et des camions chez nous \u00e0 Ramleh. \u00ab\u00a0De l\u2019aide pour Jaffa !, De l\u2019aide pour Jaffa !\u00a0\u00bb, criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L\u2019un d\u2019eux avait un tr\u00e8s vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que les juifs attaqueraient Ramleh et Lodd s\u2019ils arrivaient \u00e0 prendre Jaffa. C\u2019est exactement ce qui arriva. Une nuit ils encercl\u00e8rent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent ais\u00e9ment parce que les soldats jordaniens s\u2019\u00e9taient retir\u00e9s sans combattre. Nous \u00e9tions encercl\u00e9s et seuls.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Nos gens ne pouvaient se battre &#8211; avec quoi l\u2019auraient-ils fait, nous n\u2019avions pas d\u2019armes. Le maire et une d\u00e9l\u00e9gation municipale se rendirent aupr\u00e8s des commandants juifs. Le maire leur dit : \u00ab\u00a0D\u2019accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d\u2019y vivre normalement\u00a0\u00bb. Les juifs lui r\u00e9pondirent \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb. Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Apr\u00e8s notre d\u00e9cision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent soumis au tir de l\u2019artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa. Le toit de notre maison fut touch\u00e9. Nous \u00e9tions au rez-de-chauss\u00e9e. Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en \u00e9clats. Les obus tombaient partout sur la ville, et le maire demanda \u00e0 la population d\u2019aller se mettre \u00e0 l\u2019abri dans les mosqu\u00e9es et les \u00e9glises. Nous vivions dans la partie chr\u00e9tienne de Ramleh et nous nous h\u00e2t\u00e2mes vers l\u2019\u00e9glise des catholiques. C\u2019est \u00e0 ce moment que certains de nos voisins furent tu\u00e9s par les obus.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Nous v\u00e9c\u00fbmes deux jours dans l\u2019\u00e9glise avant que les juifs n\u2019entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous dormions coll\u00e9s les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le pied entre les corps tant ils \u00e9taient serr\u00e9s. Quand les juifs entr\u00e8rent dans la ville, je montai au cinqui\u00e8me \u00e9tage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des femmes et des enfants qui \u00e9taient encore dans la rue. Je ne peux l\u2019oublier. Puis je regardai les soldats juifs entrant dans nos maisons, d\u00e9fon\u00e7ant ou cassant les portes et faisant feu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Parfois, ils en faisaient sortir des gens qu\u2019ils abattaient dans la rue.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Dans l\u2019\u00e9glise les gens pleuraient. Certains criaient \u00ab\u00a0Deir Yassine, Deir Yassine\u00a0\u00bb. Nous \u00e9tions convaincus que nous allions \u00eatre \u00e0 notre tour massacr\u00e9s. Le pr\u00eatre confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirig\u00e8rent vers l\u2019\u00e9glise, il sortit \u00e0 leur rencontre. Puis il y revint avec eux. Ils nous dirent : \u00ab\u00a0Les mains en l\u2019air\u00a0\u00bb. Tout le monde s\u2019ex\u00e9cuta. Alors ils commenc\u00e8rent \u00e0 nous trier. Ils nous dirent qu\u2019ils voulaient tous les jeunes et les hommes \u00e2g\u00e9s de quatorze \u00e0 quarante cinq ans. Puis ils les emmen\u00e8rent vers les prisons et les camps de d\u00e9tention. Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Le lendemain, les juifs nous autoris\u00e8rent \u00e0 regagner nos maisons, et je n\u2019oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats juifs firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils for\u00e7aient leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu\u2019ils cherchaient des armes. En r\u00e9alit\u00e9, ils visaient &#8211; c\u2019\u00e9tait partie de leur politique &#8211; \u00e0 nous donner un sentiment permanent de panique et d\u2019ins\u00e9curit\u00e9. C\u2019\u00e9tait leur tactique pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie. Ma grand-m\u00e8re \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque tr\u00e8s vieille et tr\u00e8s malade. A chaque fois que les juifs d\u00e9bouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement les couvertures de son lit. Quand ils r\u00e9alis\u00e8rent n\u00e9anmoins que malgr\u00e9 tout nous n\u2019avions pas l\u2019intention de bouger, ils devinrent de plus en plus agressifs.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous ordonn\u00e8rent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains points de la route. Ils dirent qu\u2019ils pr\u00e9paraient des autobus pour nous emmener \u00e0 Ramallah. Nous pass\u00e2mes ainsi trois jours au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos t\u00eates. Le deuxi\u00e8me jour, comme les autobus n\u2019arrivaient pas, ils donn\u00e8rent l\u2019ordre aux vieux de marcher vers Ramallah. Je restai seul avec trois de mes fr\u00e8res &#8211; l\u2019un d\u2019eux \u00e9tait encore un nourrisson -, mes trois soeurs, ma m\u00e8re, ma grand-m\u00e8re et ma tante.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Le troisi\u00e8me jour, les autobus arriv\u00e8rent. Nous avions quelques sacs avec nous. Dans l\u2019un d\u2019eux du pain, du fromage et un pyjama neuf dont j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s fier. Lorsque les juifs nous dirent que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d\u2019en sortir le pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant, je m\u2019adressai au chauffeur. Je lui dis en h\u00e9breu : \u00a0\u00bb Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture \u00ab\u00a0, et je d\u00e9signai l\u2019un de nos sacs. Il me dit \u00ab\u00a0d\u2019accord, d\u2019accord\u00a0\u00bb. Lorsque j\u2019y glissai ma main il y eut des cris d\u2019\u00e9nervement en h\u00e9breu. A cet instant, ma m\u00e8re me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J\u2019aurais \u00e9t\u00e9 probablement abattu si ma m\u00e8re n\u2019avait pas vu ce qui se passait. Les balles me manqu\u00e8rent, mais touch\u00e8rent l\u2019un de nos voisins de la famille al-Marsala \u00e0 la jambe. Il vit aujourd\u2019hui \u00e0 Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui l\u2019ont touch\u00e9 sont le sacrifice qu\u2019il fit pour la vie de Khalil al-Wazir !<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">A quelque 16 kilom\u00e8tres de Ramallah, les juifs firent stopper les autobus et nous ordonn\u00e8rent de descendre et de continuer \u00e0 pied. \u00ab\u00a0Ramallah est par l\u00e0, vous devez couper \u00e0 travers ces vall\u00e9es et ces collines. \u00ab\u00a0Nous nous m\u00eemes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes \u00e9taient vieilles et malades, et il fallait qu\u2019elles s\u2019arr\u00eatent toutes les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D\u2019autres qui \u00e9taient en meilleure forme \u00e9taient quand m\u00eame \u00e9puis\u00e9es car elles portaient leurs enfants.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">La deuxi\u00e8me nuit, les juifs nous bombard\u00e8rent au canon et au mortier. Nous commen\u00e7\u00e2mes par nous mettre \u00e0 l\u2019abri derri\u00e8re les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde commen\u00e7a \u00e0 pleurer et \u00e0 paniquer&#8230; et nous nous m\u00eemes \u00e0 courir, courir, courir jusqu\u2019\u00e0 Ramallah.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Je n\u2019oublierai jamais. Des m\u00e8res abandonn\u00e8rent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. M\u00eame ma tante conseilla \u00e0 ma m\u00e8re de laisser quelques-uns de mes fr\u00e8res et s\u0153urs. Ma m\u00e8re portait trois enfants. Ma tante lui dit \u00ab\u00a0Tu ne eux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons des secours les reprendre d\u00e8s que nous atteindrons Ramallah\u00a0\u00bb. Ma m\u00e8re refusa. Elle me dit : \u00ab\u00a0Khalil, tu n\u2019as que douze ans et tu n\u2019es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l\u2019une de tes s\u0153urs et courir ?\u00a0\u00bb Je r\u00e9pondis \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb et c\u2019est ce que je fis. Des enfants furent abandonn\u00e9s car il n\u2019y avait personne pour les porter ; d\u2019autres parce que leur m\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e. Comment l\u2019oublier ?<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Il n\u2019y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats r\u00e9guliers, ni volontaires, aucun contingent arabe d\u2019aucune sorte. Les juifs savaient qui nous \u00e9tions et o\u00f9 nous nous trouvions. L\u2019attaque \u00e9tait d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et calcul\u00e9e et avait un seul objectif. Ils voulaient \u00eatre s\u00fbrs que nous arriverions \u00e0 Ramallah dans un grand \u00e9tat de panique et de d\u00e9tresse. Ils esp\u00e9raient que notre \u00e9tat, ce que nous raconterions, inciterait d\u2019autres pris de panique \u00e0 quitter leurs foyers. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une partie de la strat\u00e9gie intelligente et r\u00e9ussie des sionistes pour nous forcer \u00e0 abandonner notre patrie sous l\u2019effet de la peur.<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Je sais que cela peut vous sembler difficile \u00e0 croire, mais c\u2019est ce qui est arriv\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\"><em>Quarante ans plus tard, l\u2019enfant qui avait r\u00e9ussi \u00e0 atteindre Ramallah fut rejoint par ses tueurs et assassin\u00e9 \u00e0 son domicile de Sidi-Bou-Sa\u00efd, dans la banlieue de Tunis \u00e0 l\u2019aube du 15 avril 1988. Auparavant Khalil al-Wazir \u00e9tait devenu Abou Jihad, et il n\u2019avait \u00ab\u00a0jamais oubli\u00e9\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"right\"><strong>Ce t\u00e9moignage est extrait de l\u2019ouvrage d\u2019Aran Hart, \u00ab Arafat, Terrorist or Peacemaker ? \u00bb Londres, 1984, p. 91 et s. &#8211; Transmis par Iyad<\/strong><\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\"><em><span style=\"text-decoration: underline\">source<\/span>\u00a0<\/em>:\u00a0<a style=\"font-weight: bold;color: #004080\" href=\"http:\/\/www.info-palestine.net\/article.php3?id_article=4132\" target=\"_blank\">Info-Palestine.net<\/a><\/p>\n<p style=\"color: #0d0d0d\" align=\"justify\">Photo : enfants palestiniens (UNRWA)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1988 dans la \u00ab\u00a0Revue d\u2019Etudes Palestinienne\u00a0\u00bb en hommage \u00e0 Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l\u2019un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, qui venait d\u2019\u00eatre assassin\u00e9 en avril 1988 par un commando isra\u00e9lien devant sa famille en Tunisie. 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