« Qui sème la misère récolte la colère »
Comité Action Palestine, le 24 Octobre 2026
Les sionistes sont amers. Amers de voir le drapeau palestinien brandi comme un étendard dans les nombreuses manifestations qui secouent en ce moment la société française. La solidarité affichée envers les Palestiniens est de tous les cortèges de la contestation. « Nous sommes tous des enfants de Gaza » est le slogan repris par tous, unanimement, dans les quatre coins de la France. Les sionistes ont de quoi être amers. Ils constatent qu’ils ont perdu la bataille culturelle. Ils n’ont pas réussi à formater la jeunesse. Il y a de quoi désespérer les sionistes les plus acharnés, alors que les médias du matin au soir, presque tous les médias dominants, soutiennent servilement, comme un seul homme, les pires atrocités « israéliennes » en Palestine. Les jeunes se sont détournés de ces médias sionistes, racistes et islamophobes, qui chantent les louanges d’ « Israël » à longueur de journée. L’échec des sionistes est retentissant ! Qui peut se ranger derrière leur discours monstrueux qui fait passer un génocide et la colonisation la plus brutale pour un bienfait universel ? Faut-il être dénué de toute humanité pour avaler ce mensonge sioniste grossier ! Et personne ne l’a avalé au sein de cette jeunesse nombreuse, revendicative, inventive et résolue dans sa lutte.
Toutes les tentatives pour introduire les germes de la guerre civile entre la minorité arabo-musulmane et le reste de la société française ont échoué. Tant mieux. De Benyamin Netanyahou à François Hollande en passant par Eric Zemmour et Marine Le Pen, aucun de ces sionistes fanatisés n’a pu avoir d’emprise sur cette jeunesse qui dit non à l’injustice, où qu’elle soit et de quelque nature qu’elle soit. Tant mieux. Cette jeunesse sait que la bataille menée ici ou en Palestine n’a qu’un seul ennemi : le capitalisme. Ce capitalisme qui engendre l’impérialisme comme mode de contrôle et d’asservissement des peuples du monde entier et, en particulier, des Palestiniens, des Yéménites, des Libanais. Ce capitalisme qui sème la guerre pour maintenir par le sang l’asservissement des peuples au profit des grands industriels et financiers occidentaux. Ce capitalisme qui organise en France le saccage des conquis sociaux et la baisse des salaires, qui appauvrit des secteurs entiers comme l’école ou l’hôpital. Que vaut la protection sociale des plus démunis à côté de la spéculation financière la plus éhontée ? Aux yeux du capitalisme pourrissant, rien !
La lutte des classes est bien vivante, intense. Les capitalistes vivent de la sueur et de l’exploitation à outrance des classes dominées. Et lorsque la révolte est là, l’Etat est là aussi pour réprimer la moindre demande, la moindre revendication. Le peuple doit accepter sa condition. Souffrir en silence. Rester sagement chez lui, à l’usine ou à l’école. Reconnaître que tout est fait pour son bien par les classes dominantes. Mais c’est le contraire qui se produit. En France et ailleurs dans le monde, la lutte prend différentes formes. Au Yémen, au Liban et en Palestine, les peuples ont résolument pris la voie de la résistance pour récupérer leur souveraineté contre l’ennemi impérialiste, qu’il soit saoudien, américain ou « israélien ». La bataille est gigantesque autour des ressources pétrolières et gazières que le capitalisme occidental veut maintenir sous sa domination. Assez d’injustice et de sang ! C’est le cri qui sera bientôt généralisé tant le capitalisme n’est plus en mesure de répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires. Hormis la guerre, l’exploitation et l’aliénation, qu’apporte aujourd’hui le capitalisme ?
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », aurait dit Bossuet. Dieu doit se rire de tous ces dirigeants occidentaux qui imposent la guerre et la misère, en déplorant en même temps les révoltes et les révolutions. Il se rit de Benyamin Netanyahou, d’Emmanuel Macron, de Donald Trump qui manigancent contre les révolutions et les insurrections, alors qu’ils sont à la tête d’un système qui broie les plus faibles. Qui sème la violence récolte la violence. « Qui sème la misère récolte la colère », disent certains panneaux lycéens. Même cause, même effet. La cause a un nom : le profit. Son effet : la paupérisation. L’enrichissement effréné de quelques-uns au détriment de la majorité engendre forcément la lutte. L’intellectuel palestinien Ghassan Kanafani disait que le mot « Palestinien » signifie « appartenir et souffrir ». Il signifie aussi « l’ivresse de la victoire » et « l’espoir » qui grandit en chacun de nous, en chacun de celui qui dit non à la barbarie capitaliste. L’espoir de la jeunesse qui, de Gaza à Paris, porte le drapeau palestinien comme l’étendard de la victoire promise à ceux qui n’ont rien à perdre, sinon leurs chaînes.
Palestine vivra ! Palestine vaincra !
Liban vivra ! Liban vaincra !
Yémen vivra ! Yémen vaincra !
Iran vivra ! Iran vaincra !
Photo : Comité Action Palestine