Le temps béni de la défaite américaine

Comité Action Palestine, le 5 Septembre 2026

« L’Iran va être rayé de la carte », a encore répété Donald Trump. Et une fois encore, il a donné l’ordre de bombarder ce pays après une période d’accalmie relative. Une drôle de guerre s’installe, une guerre où le belliqueux américain n’a visiblement pas de stratégie. Ne sachant que faire, sinon de bombarder des civils comme les 160 écolières tuées à Minab, et comme récemment une salle de mariage où au moins 5 Iraniens ont été tués. Une drôle de guerre parce que l’Américain est aujourd’hui dans l’impasse jusqu’au cou. Alors, en même temps que le tir de missiles meurtriers mais inefficaces sur le plan stratégique, Donald Trump profère des menaces folles de détruire entièrement l’Iran, des menaces si excessives qu’elles sont insignifiantes. Le président américain remet au goût du jour la théorie du fou qui consiste à effrayer l’adversaire en lui faisant croire qu’il est capable de l’anéantir totalement. L’Iran ne semble pas être intimidé. Au contraire, il répond au coup par coup aux attaques américaines. Œil pour œil, dent pour dent, telle est la réponse de la République islamique d’Iran. L’Américain ne craint que la force. Il n’y a que la force qui le fait plier. Qui l’a fait plier partout où il a semé violence et terreur.

Un pays, qui a perdu toutes les guerres, miné par la crise économique et bientôt une crise politique profonde, sans solution de rechange durable pour faire face au développement prodigieux de la Chine, rongé par la pauvreté et la violence, est un pays sans cap stratégique et sans avenir. Un tel pays en voie de déstabilisation certaine ne pouvait que donner un dirigeant instable, agité et dépassé par les évènements. Les Américains n’avaient pas mieux sous la main que Donald Trump pour lui confier la destinée misérable et violente des Etats-Unis. Vouloir annexer le Groenland, le Canada, enlever ou tuer des dirigeants qui déplaisent, menacer, intimider, pratiquer le terrorisme à l’échelle mondiale, insulter et humilier, sont les signaux évidents et incontestables d’une Amérique qui s’écroule, sans emprise sur les grands changements en cours. Un empire en voie de pourrissement ne peut donner que des dirigeants pourris et dangereux. La façade du « monde libre » craque. Derrière la façade, un autre monde, le vrai, fait d’exploitation, de guerres de rapine et de racket. Le capitalisme américain empeste la mort.

Ce système à l’agonie produit forcément des dirigeants dangereux, furieux, impitoyables. Dangereux comme Benyamin Netanyahou aux ordres d’une société coloniale qui prospère sur la destruction des colonisés. Gaza presque entièrement détruite. Gaza encore sous le feu meurtrier de la soldatesque enragée au service des colons. Une soldatesque employée à détruire le sud Liban. Chaque jour des maisons et des villages libanais sont soufflés par les bombes « israéliennes ». Les dirigeants sionistes ont pris leçon des expériences de décolonisation passées. La meilleure défense c’est l’attaque. L’attaque de destruction massive. Vieillards, enfants, femmes, hommes, animaux, maisons, arbres, abris, hôpitaux, écoles, mosquées, églises, rien ne doit tenir debout ni en Palestine ni au Liban. Rien ne doit tenir debout pour que tienne debout « Israël ». Tout doit disparaitre. Faire table rase. C’est toute la gloire que peut en tirer une société coloniale « israélienne » qui ne trouve pas sa place dans la région, qui n’en trouvera jamais, malgré et en raison de son ultra-violence.

Mais « Israël » ne tiendra pas debout. Il sombrera avec l’empire américain tout entier. La solution au colonialisme « israélien » ne viendra pas seulement de la résistance héroïque des peuples de la région. Elle viendra aussi de l’intérieur. Du ventre du loup américain. Du capitalisme américain. C’est là que l’avenir des Palestiniens se joue. Il n’y a pas pire ennemi du capitalisme que le capitalisme lui-même en voie d’affaiblissement. Cela le mène à faire des guerres, à voler le pétrole des peuples, à faire main basse sur les ressources rares, à vouloir tendre des pièges aux grandes puissances en développement rapide comme la Chine ou la Russie. Il veut survivre et vivre au-dessus de ses moyens en rackettant partout où il le peut. Le résultat est là, tangible. L’Américain est piégé dans le détroit d’Hormuz. L’Iran lui a infligé une défaite stratégique en très peu de jours. Une défaite historique. Unique. Sans le parapluie économique et militaire américain, « Israël » ne serait plus, sinon pour les futurs historiens qui classeront cette entité meurtrière parmi les nombreuses colonisations qui ont échoué. Au rythme de la course folle des Américains pour assujettir les peuples par la force, Donald Trump prend le risque de voir un jour, non pas l’Iran, mais « Israël » rayé de la carte.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !