« Ils sont les esclaves de leur maître israélien »
Comité Action Palestine, le 28 février 2026
Le 15 février, un enfant de 15 ans, Ali, est tué et sa sœur Ronza, âgée de 5 ans, perd un œil. Ils étaient dans le véhicule pris pour cible par des forces armées à la recherche de leur père, une figure de la résistance locale. Qui sont les auteurs de ce crime perpétré dans la ville de Tamoun en Cisjordanie ? Des soldats « israéliens » ? Non ! Des Palestiniens. Plus précisément, des tueurs des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, qui n’ont jamais hésité à faire couler le sang palestinien pour le compte de l’entité sioniste. Les milices de Mahmoud Abbas avaient l’intention d’arrêter le père de ces enfants à la demande des « Israéliens ». Depuis sa création, l’Autorité palestinienne fait un excellent travail aux yeux des « Israéliens ». Elle tue, emprisonne, torture les résistants palestiniens. L’ennemi n’est pas le sioniste, mais le résistant palestinien. Vous avez bien compris ! Qui mieux que les dirigeants de l’Autorité palestinienne peuvent porter le titre de traîtres à la nation ? Qui mieux que le grand-père de ces deux enfants pouvait qualifier avec justesse ces traîtres palestiniens en déclarant : « Ils sont les esclaves de leur maître « israélien » ». On peut ajouter : des esclaves volontaires ! Des esclaves zélés ! « Des esclaves de maison » aurait dit Malcolm X.
Gaza ravagée par les hordes sauvages sionistes ! La Cisjordanie dévorée par la colonisation ! Et que font les « esclaves de maison » de l’Autorité palestinienne ? Ils participent à l’effacement de la Palestine conformément aux souhaits de leur maître « israélien ». Depuis les accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne ne doit son existence qu’au bon vouloir de Washington et de Tel-Aviv. Elle devait remplir sa mission d’entité dévouée à l’ordre colonial. Les stratèges sionistes ont compris depuis longtemps que le meilleur moyen de gagner la bataille contre les Palestiniens est de les diviser. De créer en quelque sorte une guerre civile larvée entre les colonisés. Rien de nouveau en situation coloniale. Les colons appliquent le vieil adage : diviser pour mieux régner. Mais ce qui distingue la colonisation sioniste des autres colonisations, c’est l’habillage de cette trahison : la paix juste et durable entre « Israéliens » et Palestiniens. Avez-vous déjà vu dans l’histoire une paix juste entre colonisés et colonisateurs ? Une paix juste entre maîtres et esclaves ? Comme si deux forces égales se faisaient la guerre ! La situation en Palestine a un nom bien précis : la colonisation exterminatrice !
Alors qu’on essaie de berner les Palestiniens et le monde avec le discours mensonger de la paix, les « Israéliens » réalisent chaque objectif de leur feuille de route coloniale. Méthodiquement. Avec l’appui de l’Autorité palestinienne. Avec l’appui des régimes arabes. La trahison de l’Autorité palestinienne est une trahison arabe. Pour tenter de vaincre l’incroyable résistance du peuple palestinien, il faut la somme de toutes ces trahisons. L’impérialisme occidental n’est pas le seul responsable. Le traître est bien pire que l’ennemi. Il est les yeux et les oreilles de l’ennemi. Il est le plus féroce des ennemis : l’ennemi de l’intérieur. Toutes les situations coloniales produisent ce type d’esclaves de maison. En Algérie, il y avait les supplétifs musulmans de l’armée française. Les collaborateurs ont toujours existé en situation d’occupation. Mais nous connaissons le triste sort des collaborateurs zélés. Ils sont haïs par les colonisés et lâchés par les forces occupantes. L’Autorité palestinienne est au bord de l’effondrement. Sans pitié, les « Israéliens » l’écraseront si c’est nécessaire. Lorsqu’elle n’aura plus d’utilité.
La famille de ces deux enfants victimes dans la ville de Tamoun a hissé le drapeau rouge de la vengeance et de la justice. Le ressentiment contre les traîtres grandit chaque jour. Il grandit en Palestine, mais aussi dans toute la nation arabe. Une colère silencieuse monte contre tous les dirigeants arabes qui ont collaboré à la destruction de l’Irak, de la Libye, de la Syrie et de beaucoup d’autres pays. Qui collaborent pour garder leur trône. Alors que s’annonce la grande guerre contre l’Iran, la seule crainte des dirigeants arabes, c’est que l’impérialisme perde cette guerre. Le traître est toujours plus royaliste que le roi. Il ne peut s’imaginer que le roi puisse tomber de son trône. Et il imagine encore moins la colère populaire. Cette colère fera peut-être hisser un jour sur tous les toits des maisons, des millions de drapeaux rouges de la justice.
Palestine vivra ! Palestine vaincra !
Liban vivra ! Liban vaincra !
Yémen vivra ! Yémen vaincra !