Journée de la terre en Palestine

Prise de paroles du Comité Action Palestine

Le 30 mars, les Palestiniens commémorent la Journée de la terre, jour pendant lequel en 1976, l’armée sioniste abattait six résistants palestiniens de l’intérieur (c’est-à-dire ceux qui ont pu rester en 1948 après la création par la force de l’Etat d’Israël). Quel a été leur crime ? Avoir manifesté contre la confiscation de 1700 hectares appartenant à des villages palestiniens pour en faire une zone militaire.

Cette journée est avant tout symbolique de l’oppression coloniale et la résistance du peuple qui n’a jamais cessé. Rappelons qu’en 1948, l’Etat juif avait expulsé près d’un million de Palestiniens et détruit plus de 400 villages. La majeure partie des terres palestiniennes avait été confisquée dans la perspective de fonder le “ Grand Israël ”. Depuis, cette politique de confiscation des terres en vue de judaïser la Palestine (c’est-à-dire voler des terres aux Palestiniens pour les donner aux juifs), se poursuit  sans relâche et s’intensifie, accumulant crimes de masses, assassinats et emprisonnements: la colonisation de toute la Palestine est bien inscrite au cœur du projet sioniste. Certains nous parlent d’apartheid, non il s’agit bien d’une colonisation !

Face à cette dépossession, le peuple palestinien a toujours résisté. Aujourd’hui la résistance palestinienne est plus forte et plus déterminée que jamais. Elle montre son unité, sa force et sa capacité à atteindre l’ennemi partout où il se trouve. Depuis 2009, Gaza a construit un système de défense remarquable en se dotant de missiles qui peuvent atteindre chaque ville occupée en 1948. Ces dernières années, la résistance s’est réorganisée aussi en Cisjordanie. Des bataillons apparaissent dans toutes les villes et mènent des opérations spectaculaires, semant la peur au cœur de la société coloniale. Même si le prix à payer est lourd (près de 100 Martyrs depuis le début 2023), toujours plus de résistants rejoignent le combat, avec un soutien populaire total. La Fosse aux Lions, le bataillon de Balata, les Brigades des Martyrs d’al-Aqsa, d’al-Quds, d’al-Qassam, les Loups solitaires, pour n’en citer que quelques-unes, se lèvent face aux soldats ennemis et à l’autorité palestinienne vendue aux sionistes. Ils rendent leur fierté aux Palestiniens et laissent entrevoir la fin de l’oppression.

En face le camp sioniste est en bien piteux état. Se déchirant autour d’une réforme visant à protéger les intérêts de leurs dirigeants corrompus, la société coloniale s’affronte violemment non pas pour défendre la démocratie, comme certains aimeraient nous le faire croire, mais pour savoir si ils vont continuer à déposséder les Palestiniens avec ou sans un faux-semblant de justice coloniale. Peu importe après tout, car nous assistons actuellement à la mise à jour de l’ensemble des contradictions et de la fragilité de cette société. Les reconfigurations géostratégiques actuelles au Moyen Orient avec le rétablissement des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran modifient également les rapports de force. Les menaces d’Israël d’attaquer l’Iran et les attaques répétées en Syrie pour tenter d’attirer l’Iran dans une guerre ne suffisent pas à cacher la perte d’influence totale des Américains, des puissances occidentales dans la région…et donc de finir de fragiliser leur avant-poste sioniste !

Aujourd’hui, nous commémorons la Journée de la terre. Le vol de la terre et de l’eau sont au cœur du projet colonial sioniste, et plus globalement de tous les impérialismes qui sont les émanations d’un seul et même système, le capitalisme. Oui le capitalisme est un projet d’accaparement de toutes les ressources au bénéfice d’un petit nombre et aux dépends du plus grand nombre. Mais partout la résistance s’organise comme ici en France au cours des dernières semaines contre la réforme des retraites ou plus encore samedi dernier à Sainte Soline contre le projet des méga-bassines. Lors de cette manifestation durement réprimée par un pouvoir qui n’a plus rien d’autre que la violence pour défendre sa politique, le message est le même que celui des résistants palestiniens « nous refusons ce système profondément injuste ». Alors que l’association organisatrice « les soulèvements de la terre » est soumise à un ordre de dissolution, comme l’a été l’an dernier le Comité Action Palestine, nous voulons apporter notre soutien total à leur action. Macron et sa clique répriment tout azimut et à ce rythme voudraient dissoudre toute la société. Comme les Palestiniens finiront par dissoudre le régime sioniste, la résistance des travailleurs finira ici par dissoudre le régime macroniste, et au-delà espérons le système capitaliste !

Dans ce combat, la Palestine est notre boussole et sur le chemin de la lutte, les Palestiniens nous montrent la voie.  Par ce rassemblement, nous exprimons toute notre solidarité à son peuple et à résistance ! Nous n’oublions pas les prisonniers politiques qui dans les geôles sionistes sont au cœur de la lutte. Exprimons toute notre solidarité à Khader Adnan membre du Jihad islamique qui est en grève de la faim depuis plus de 50 jours, et à Georges Ibrahim Abdallah militant anti-sioniste libanais enfermé dans les geôles françaises depuis près de 40 ans !

Vive la Palestine ! Force et honneur au peuple palestinien !

https://www.facebook.com/cap.falestine/posts/pfbid0BoZE7dNZrMXAw8HKbDEWnJoWJhudhpEe6HASfihq6PNKZbV2mFvHvtaFDikXiiztl

Photo: Musa Zanoun




Violence politique

Deux manifestants contre les méga bassines (et non des retenues d’eau, euphémisme des médias), sont entre la vie et la mort. On parle de violences policières. Les termes de violences policières sont inappropriés. Il s’agit de violences politiques avant tout. Le système policier est violent par nature et sa fonction est de préserver l’ordre politique et réprimer les opposants politiques. Les violences policières ne sont pas un accident. Elles sont systématiques.

Comité Action Palestine


Communiqué au sujet de S., camarade au pronostic vital engagé à la suite de la manifestation de Sainte-Soline

Samedi 26 mars à Sainte Soline, notre camarade S. a été atteint à la tête par une grenade explosive lors de la manifestation contre les bassines. Malgré son état d’urgence absolue, la préfecture a sciemment empêché les secours d’intervenir dans un premier temps et d’engager son transport dans une unité de soins adaptée dans un second temps. Il est actuellement en réanimation neurochirurgicale. Son pronostic vital est toujours engagé.

Le déferlement de violences que les manifestants ont subi a fait des centaines de blessés, avec plusieurs atteintes graves à l’intégrité physique comme l’annoncent les différents bilans disponibles. Les 30 000 manifestants étaient venus dans l’objectif de bloquer le chantier de la méga-bassine de Sainte-Soline, un projet d’accaparement de l’eau par une minorité au profit d’un modèle capitaliste qui n’a plus rien à défendre sinon la mort. La violence du bras armé de l’Etat démocratique en est la traduction la plus saillante.

Dans la séquence ouverte par le mouvement contre la réforme des retraites, la police mutile et tente d’assassiner pour empêcher le soulèvement, pour défendre la bourgeoisie et son monde. Rien n’entamera notre détermination à mettre fin à leur règne. Mardi 28 mars et les jours suivants, renforçons les grèves et les blocages, prenons les rues, pour S. et tous les blessés et les enfermés de nos mouvements.

Vive la révolution.

Des camarades du S.

PS : Si vous disposez d’informations concernant les circonstances des blessures infligées à S., contactez-nous à : s.informations@proton.me

Nous souhaitons que ce communiqué soit diffusé le plus massivement possible.

‐———————–




Appel à rassemblement : Journée de la terre en Palestine

Soutien à la Résistance du peuple palestinien

Appel à rassemblement, le 1er avril 2023 à 15h, place de la Victoire à Bordeaux

La Palestine est à un tournant historique. Alors que les contradictions entre les Israéliens s’amplifient la résistance palestinienne, plus déterminée que jamais, montre son unité, sa force et sa capacité à atteindre l’ennemi partout où il se trouve. Même si le prix à payer est lourd (près de 100 Martyrs depuis le début 2023), toujours plus de résistants rejoignent le combat, avec un soutien populaire total.

Le 30 mars prochain, les Palestiniens commémoreront la Journée de la terre,jour pendant lequel,en 1976, l’armée sioniste abattait six résistants palestiniens de l’intérieur (c’est-à-dire ceux qui ont pu rester en 1948 après la création par la force de l’Etat d’Israël) pour avoir manifesté contre la confiscation de 1700 hectares appartenant à des villages palestiniens pour en faire une zone militaire. Cette journée est avant tout symbolique de l’oppression coloniale et la résistance du peuple qui n’a jamais cessé.

Sur le chemin de la lutte, les Palestiniens nous montrent la voie.  Afin d’exprimer tout notre soutien à sa  résistance héroïque et marquer  la Journée de la terre en Palestine, nous vous donnons rendez-vous le 1er avril à 15h, place de la Victoire à Bordeaux ! A cette occasion, nous renouvellerons notre appel à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, résistant anti-sioniste, emprisonné en France depuis près de 40 ans.

Signataires : Comité Action Palestine, Association des étudiants algériens de Bordeaux, les Alliés de la Paix




« LA LIBERTÉ OU LE MARTYR »

Déclaration des leaders du mouvement national des prisonniers qui débuteront leur grève illimitée :

✅« Nous ferons la grève illimitée de la faim avec une volonté ferme et inflexible, portant nos âmes sur nos mains… si nécessaire, nous accueillerons la mort qui nous libèrera de notre captivité… La liberté est notre seule demande. »

✅« Un peu de temps et quelques pas, et notre bataille pour la liberté et la dignité commencera et notre armée se déplacera, armée de la seule foi en Dieu, celle d’une volonté ferme et inflexible. »

✅« Notre confiance en notre peuple, en notre résistance, en notre nation arabe et islamique, aux peuples libres du monde, nous permettront de dépasser les affres d’un estomac vide. »

✅« Notre message s’adresse aussi à vous, si nous ne revenons pas de cette épreuve, nous compterons uniquement sur Dieu, marchant sur le chemin de la résistance et du martyr. Tout cela pour votre bien et pour vous débarrasser de l’injustice. »

✅« Ô, enfants de notre peuple, la victoire nous appartiendra, car nous sommes plus forts, plus engagés et plus déterminés que ne le pense l’ennemi, et il ne pourra pas, avec toute sa faible force, nous retirer cela. »

✅« A toutes nos familles respectives, tout ce que vous avez à faire est de patienter devant l’épreuve qui nous arrive, la récompense sera grande pour les patients. »

✅« Oh mon Dieu, nous avons traversé cette vie et nos épreuves ne comptant que sur Toi, levant la bannière de la justice et de la dignité que ne nous délaisserons jamais, accepte nos belles œuvres et notre juste résistance, pardonne-nous et fais de nous des gens de sincérité et de droiture. »

Mars 2023

Source : Telegram – Nouvelles de Palestine




Le capitalisme : l’ennemi des peuples

Comité Action Palestine (mars 2023)

Partout sur cette Terre, les peuples sont confrontés au même système économique. Basé sur l’exploitation sans limites des ressources et des travailleurs, partout il détruit la nature et partout il appauvrit les masses. En France ou en Palestine, le capitalisme ruine des vies parce que là où il y a la vie, il voit des profits. Et là où il y a des profits à faire, il cherche à soumettre des hommes et des nations entières. En France, il défait systématiquement les conquêtes sociales. La réforme des retraites n’est qu’un moment de cette contre-offensive du grand capital qui a une seule logique : faire baisser les salaires et augmenter le taux d’exploitation des travailleurs pour générer le maximum de richesses chez les possédants des instruments de production.

En Palestine, l’impératif du grand capital occidental et des monarchies arabes est de maintenir coûte que coûte le peuple palestinien sous la botte et de pérenniser le contrôle des ressources naturelles de la région, et en particulier l’approvisionnement en hydrocarbures à bas prix. Ici ou là-bas, le capitalisme n’a qu’un mot d’ordre : le profit ! Rien ne doit prévaloir sinon le calcul froid du montant des prochains dividendes engrangés par les actionnaires sans foi ni loi. Ecraser les faibles, ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre et tenter de vivre dignement. Ecraser les peuples qui se révoltent, en soutenant les dictatures en Afrique, en Asie et surtout la dictature coloniale en Palestine.

 Et comme cela ne suffit pas, les dirigeants capitalistes fomentent des guerres, agitent le chiffon rouge du terrorisme pour terroriser leur population, soufflent sur les braises toujours chaudes du racisme et de la guerre des civilisations. Diviser pour mieux régner et vendre au passage ses armes à des régimes impopulaires pour conduire des guerres contre leur voisin et leur propre peuple. Leur but est de rendre insurmontables les barrières qu’ils dressent entre les peuples. Ils complotent, manigancent et manipulent pour que coule à flot l’argent vers ceux qui en ont déjà trop. Qu’ils soient Français, Saoudiens, Américains, Israéliens, Allemands ou Anglais, alors que bien des choses les séparent, les capitalistes sont tous d’accord et unis pour soumettre les peuples et le monde au règne de l’argent, l’argent Dieu.

La pertinence politique des gilets jaunes a popularisé l’idée que la première violence est la violence économique, celle du frigo vide, des salaires bas et des pensions de retraites misérables. La violence populaire n’est qu’une réaction des classes populaires rejetant les conditions sociales indignes que les gouvernants à la solde des capitalistes leur imposent. Leur dignité devait passer par une explosion de colère dans la rue. Protester contre la réforme des retraites est de la même veine. Les travailleurs refusent un avenir plus sombre encore que le présent et cherchent à protéger les générations futures de la sauvagerie capitaliste. En Palestine, la résistance armée contre la colonisation israélienne veut aussi donner un avenir meilleur aux enfants palestiniens. La violence première est coloniale, les Palestiniens se défendent légitimement et continueront à se défendre jusqu’à la libération de leur terre. Partout, le capitalisme crée un même destin révolutionnaire aux peuples : ils doivent se libérer du joug capitaliste et de ses prolongements impérialistes. L’avenir de l’humanité doit en passer par là.




Résistance révolutionnaire en Palestine: seule réponse face à la violence coloniale.

Comité Action Palestine – le 5 février 2023

Dans le silence assourdissant des soi-disant « défenseurs des droits de l’Homme », l’entité sioniste poursuit son projet de colonisation, d’épuration ethnique et d’assassinats, initié depuis plus de 100 ans. En 2022, plus de 230 Palestiniens sont tombés en martyrs. En Cisjordanie, c’est l’année la plus meurtrière depuis des décennies. Depuis le début de l’année 2023, au moins 35 Palestiniens ont été assassinés par l’entité sioniste.

Le 26 janvier 2023, dix palestiniens sont tombés en martyrs durant l’attaque du camp de Jénine par l’armée coloniale. Cette dernière a rasé des maisons habitées et utilisé des missiles antichars sur les Palestiniens. Elle n’a pas hésité non plus à tirer sur les ambulances et à lancer des grenades lacrymogènes dans l’hôpital de Jénine.

L’entité sioniste intensifie sa brutalité militaire face à une résistance qui ne baisse pas les bras et ne les baissera jamais. En témoigne la réponse palestinienne au massacre de Jénine, avec les attaques d’al Quds (Jerusalem) du 27 et 28 janvier et la multiplication des opérations dans toute la Cisjordanie. La résistance armée durera le temps que cette barbarie coloniale durera.

Avec une résistance palestinienne chaque jour plus forte et unifiée, l’histoire rappelle à l’entité sioniste que ses bases politiques sont fragiles car elles sont fondées sur la spoliation et le sang. Elle lui rappelle surtout qu’elle est vouée à disparaitre un jour ou l’autre sous les coups de la résistance. Dans toute la Palestine historique, les affrontements armés sont quotidiens entre les forces armées coloniales et les Palestiniens. Parce qu’elle se sait menacée et illégitime, l’entité sioniste intensifie sa barbarie qui révèle en réalité sa faiblesse. Effrayée par la perspective d’un embrasement général qui pourrait sceller son sort, l’entité sioniste a mené ces derniers jours une dure répression contre les résistants emprisonnés, notamment les femmes, afin de leur rendre la vie infernale. Encore une fois, la résistance palestinienne a répondu promptement depuis Gaza en lançant le 1er février des missiles sur la colonie de Sderot.

Le 2 février B. Netanyahou est reçu à l’Elysée par E. Macron, qui une fois de plus, affiche un alignement total et sans scrupules sur la politique belliqueuse et terroriste de l’entité sioniste. La colonie israélienne en terre arabe cherche à s’assurer des soutiens indéfectibles en Europe pour pouvoir poursuivre sa guerre permanente contre les Palestiniens et les pays jugés comme ennemis, la Syrie et l’Iran en tête. La France s’accroche aux branches pourries du sionisme alors que partout, et notamment en Afrique, elle perd son influence héritée de l’époque coloniale. L’entité sioniste et la France, et l’Occident dans son ensemble, savent que leurs destins sont liés. Ils doivent perdre ou gagner ensemble. Ils perdront ensemble, en entraînant avec eux les régimes arabes vassaux, car partout les peuples se battent pour leur souveraineté.

La situation actuelle dans le monde traduit le déclin de la puissance de l’impérialisme occidental, tout particulièrement en Palestine. Et le regain de vitalité de la résistance armée dans toute la Palestine est aujourd’hui une réalité porteuse d’espoir. La lutte de libération nationale entre dans une nouvelle phase, où le peuple palestinien rejette tout compromis avec l’occupation et s’unit derrière la résistance armée, toutes tendances confondues. Les jours du colonialisme sioniste en Palestine sont comptés et la victoire de la révolution palestinienne est proche.

Force et honneur au peuple palestinien !




Dix Palestiniens sont tombés en martyrs de la résistance ce matin à Jénine.  

Communiqué du Comité Action Palestine (26/01/2023)

Tôt ce matin, l’armée coloniale a attaqué le camp de Jénine. Elle a rasé des maisons habitées et utilisé des missiles antichars sur les Palestiniens. Comme d’habitude, elle n’a pas hésité à tirer sur les ambulances et à lancer des grenades lacrymogènes dans l’hôpital de Jénine. Depuis le début de l’année 2023, au moins 29 Palestiniens ont été assassinés par l’entité sioniste. L’entité sioniste intensifie sa brutalité militaire face à une résistance qui ne baisse pas les bras et ne les baissera jamais.

Un appel à la mobilisation générale a été lancé dans toute la Cisjordanie, en soutien au camp de Jénine.  

Le secrétaire général du Mouvement du Jihad islamique, Ziyad al-Nakhala, chef du Jihad islamique a déclaré ce 26 janvier 2023 :  

« Cette agression, à Jénine ce matin, contre le peuple palestinien et dans la vaillante Cisjordanie n’arrêtera pas la résistance, et les braves combattants de notre peuple resteront sur le terrain, et ils resteront dans un état d’affrontement continu avec l’ennemi. » 

La résistance armée durera le temps que cette barbarie coloniale durera.

Le Comité Action Palestine apporte son soutien total à la résistance des Palestiniens. 

Hommage et honneur à ces héros de la résistance.  




Soutien aux combattants de la liberté et à la résistance

Comité Action Palestine (13/01/2023)

Tout Palestinien est potentiellement le prisonnier d’Israël du seul fait qu’il soit Palestinien. Car la prison coloniale est l’instrument du plan sioniste de destruction de l’identité palestinienne. Mais si la prison est l’éventualité certaine du résistant, la résistance est aussi l’horizon du prisonnier.

Enfermés dans les geôles sionistes, les prisonniers sont érigés au statut de symbole de la résistance du peuple palestinien. Ils sont actuellement 5 000 dont 150 enfants et 34 femmes qui continuent, depuis leurs prisons, à porter haut et fort leurs revendications : celle de leur libération comme celle de leur terre. Plus de 800 sont en détention administrative, c’est-à-dire retenus sans qu’aucune charge ne soit officiellement retenue contre eux.

Tous ces prisonniers, arrêtés arbitrairement, souvent sans autres motifs que leur supposée appartenance à des organisations politiques ou d’être une menace potentielle pour l’entité sioniste, sont considérés comme des criminels. L’univers carcéral sioniste est sans pitié. Les prisonniers, y compris les enfants, subissent la torture des interrogatoires, les négligences médicales, un accès réduit à l’eau et à la nourriture, des contacts réduits ou inexistants avec leurs familles et leurs avocats, la suppression d’accès à des moyens d’information indépendants, etc.

Depuis 1967, près d’un million de Palestiniens ont été emprisonnés et chaque famille palestinienne compte parmi ses membres un détenu ou un ex-détenu. L’objectif sioniste est de détruire la société palestinienne en ciblant la structure familiale. Dans le silence assourdissant des grandes organisations internationales des droits de l’Homme et avec le soutien inconditionnel de l’Occident, l’occupant sioniste emploie ainsi tous les moyens pour briser toute volonté de résistance.

Mais les barreaux, les privations et les maltraitances n’arrêtent pas la lutte. Entre les murs des prisons, le combat est quotidien pour que leurs droits de prisonniers politiques soient respectés et la grève de la faim est une forme majeure de résistance et de protestation. Leur lutte va cependant bien au-delà de l’amélioration de leurs conditions de détention.  Les prisonniers sont des acteurs majeurs de la résistance palestinienne et leur libération est au cœur des revendications nationales. En témoigne le statut de héros des six prisonniers qui, en 2021, ont réussi à s’évader de l’une des prisons considérées comme les plus sécurisées. Cette évasion symbolise à elle seule la détermination palestinienne à lutter pour la liberté.

Relayer la lutte des milliers de prisonniers palestiniens et exiger leur libération inconditionnelle, c’est dénoncer le sionisme partout où il sévit, et soutenir le combat de la résistance jusqu’à la victoire de la liberté en Palestine et partout dans le monde. Nous, Comité Action Palestine, soutenons les prisonniers palestiniens et leurs revendications. Nous exigeons également la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant antisioniste libanais, emprisonné en France depuis près de 40 ans. Nous nous tenons aux côtés de ceux qui combattent le sionisme, le racisme et toute forme de colonialisme, tous produits d’un seul et même système le capitalisme.

Vive la Palestine !




Honneur aux martyrs de la Résistance

Vive la Résistance palestinienne !

Dans le silence assourdissant des soi-disant « défenseurs des droits de l’Homme », l’entité sioniste poursuit son projet de colonisation, d’épuration ethnique et d’assassinats, initié depuis plus de 100 ans. En 2022, plus de 230 Palestiniens sont tombés en martyrs. En Cisjordanie, c’est l’année la plus meurtrière depuis des décennies.

Mais au delà de l’expression de la violence sioniste toujours renouvelée, cette situation traduit d’abord la renaissance de la résistance armée dans cette partie de la Palestine. Ainsi la lutte de libération entre dans une nouvelle phase, où le peuple palestinien rejette tout compromis avec l’occupation et s’unit derrière sa Résistance, quelle que soit son affiliation politique.

Les jours du colonialisme sioniste en Palestine sont comptés et la victoire de la Résistance est proche. Mieux que les voeux de nouvelle année, ce sont les faits sur le terrain qui en témoignent.

Force et honneur au peuple palestinien !

Comité Action Palestine (5 janvier 2023)




La Grande Révolte de 1936-1939

L’insurrection palestinienne des années 1936-1939 est le prolongement violent, radicalisé d’un mouvement de protestation populaire contre l’occupation et la poursuite de la colonisation juive qui, dans les voies pacifiques qu’il avait empruntées, s’est soldé par un échec. A l’initiative de l’organisation secrète du Cheikh Izz el-Din El Qassam, une grève générale est lancée qui durera d’avril à octobre 1936 et réclamant l’arrêt de l’immigration juive, la cessation de la vente des terres et la formation d’un gouvernement national.
Les occupants anglais se montrent inflexibles et les fonctionnaires arabes ont peur de perdre leurs emplois. Le Haut Comité Arabe, organe dominé par les élites palestiniennes citadines, appelle, lui à la fin de la grève selon une logique de compromis et de négociations avec l’occupant anglais. Le conflit bascule dans une guérilla et la lutte est organisée par les comités de résistance. La lutte armée se concentre essentiellement en Galilée, autour de Jérusalem et dans le Triangle entre Tulkarem, Naplouse et Jénine. L’intensité des combats est telle que l’armée anglaise est obligée de faire appel à des renforts et aux milices juives. Au bout de 3 ans de lutte acharnée, la direction du mouvement nationaliste est décapitée et la résistance dans son ensemble démantelée.
Mais du point de vue politique, la grande révolte constitue un demi-succès puisque le Livre blanc publié par les autorités anglaises va dans le sens des revendications des résistants palestiniens : indépendance palestinienne après une période de transition de 10 ans, intégration de hauts fonctionnaires arabes dans l’administration locale, limitation et réglementation de la vente des terres et l’immigration juive. Mais le contexte de la seconde guerre mondiale et la mobilisation armée des organisations sionistes vont empêcher l’application des propositions formulées dans le Livre blanc.
La grande révolte arabe restera néanmoins une période de résistance héroïque et structurera profondément l’imaginaire populaire palestinien en posant les ferments d’une conscience nationale.

Calendrier Palestine Libre 2010
#alquds #gaza
https://www.instagram.com/p/CnE3qVroo1g/?igshid=MDJmNzVkMjY=