Encore une fois le racisme a tué en France

Comité Action Palestine, le 27 Octobre 2026

Le vendredi 23 octobre un homme a tiré sur plusieurs personnes  dans un quartier populaire, à Trappes et la Verrière, non loin de mosquées et d’une aire de jeux, tuant un homme de 26 ans et blessant gravement 5 personnes dont une enfant de 12 ans, atteinte par 8 balles.

Le président E. Macron a qualifié ce crime d’un premier acte terroriste en France  en raison de la couleur de peau ou de la religion. Il a  oublié que le 25 avril 2025 à La Grand-Combe dans le Gard, Aboubakar Cissé a été poignardé dans une mosquée avec une revendication islamophobe. Le 31 mai 2025 dans le Var, Hichem Miraoui a été abattu  par un voisin proférant des insultes anti-maghrébines. Le 6 janvier 2026 en Loire sur Rhône, Ismaël Aali a été retrouvé noyé après des humiliations à caractère raciste filmées. La liste des crimes racistes en France est si longue que l’amnésie d Emmanuel Macron à ce sujet nous laisse sans voix.

S’ajoutent à cette longue liste macabre toutes les atteintes aux droits fondamentaux et à la liberté d’exercer son culte, dont font l’objet les musulmans dans la République, et ce depuis le funeste discours des Mureaux du 2 octobre 2020 d’Emmanuel Macron, qui consacre l’ancrage islamophobe de l’État vis-à-vis des musulmans. En effet, on ne compte plus depuis cette date, et surtout depuis l’adoption en août 2021 de la sclérate « loi sur le séparatisme islamiste », le nombre de fermetures de mosquées, d’écoles privées musulmanes, d’associations et d’expulsions d’imams ou de dirigeants de lieux de culte musulmans, ainsi que les assignations à résidence, les gels des avoirs, les fermetures des comptes bancaires qui frappent également ces derniers. 

Mais la cerise sur le gâteau revient à la violente répression que subissent les soutiens à la cause du peuple palestinien en France, réprimés à travers un acharnement judiciaire sans répit pour leur dénonciation de l’effroyable génocide que  vit le peuple palestinien depuis le 8 octobre 2023.

C’est cette atmosphère de chasse aux sorcières contre les musulmans, sous le sceau d’une islamophobie d’État totalement décomplexée, qui a fait le lit de tous ces attentats terroristes islamophobes.

Les médias et la plupart des politiques, toute honte bue, condamnent le crime de Trappes alors que chaque jour ils alimentent la haine raciste. Ces médias et hommes politiques remplissent leur mission en faisant diversion. Au lieu de débattre des vrais sujets et des enjeux liés au capitalisme et à la paupérisation massive de très larges catégories sociales, ils déversent leur venin raciste sur les immigrés et leurs descendants en faisant d’eux la cause de tous les maux qui affectent la société. La quasi totalité des grands médias sont complètement ouverts aux idées racistes et partagent, à ce titre, avec la classe politique la responsabilité de ce crime perpétré à Trappes. 

Certains journalistes ont même osé faire un lien avec les pillages de la journée du 17 octobre en sous entendant que c’était là de justes représailles. Et pour couronner le tout la garde à vue du tueur a été levée ce dimanche 25 octobre, pour raisons psychiatriques.  Selon l’avocat de la victime, ce genre de suspension est « très rare » , mais pas si rare lorsque les crimes visent des Arabes et des Noirs. C est comme si on tuait Pengo Bossio Wangi une deuxième fois.

Le terrorisme raciste ou islamophobe sera toujours justifié dans ce pays où le crime raciste est un fait qui existe avant et après la progression électorale du Rassemblement National . 

Nous exprimons tout notre soutien aux familles touchées par ce drame et nous dénonçons encore une fois les pousse-au-crime qui sévissent dans les médias et les partis politiques.

Comité Action Palestine et les Alliés de la Paix




Au nom de Pengo, Ramatou et Hind

Comité Action Palestine, le 31 Octobre 2026

Alors que les « Israéliens » sont appelés à voter aux élections législatives, l’armée continue de massacrer des Palestiniens. Une sorte de routine meurtrière s’est installée traçant une séparation nette, définitive, irréversible, bâtie dans le sang, entre les Palestiniens et les « Israéliens ». Les « Israéliens » l’ont dit et répété. Ils l’ont fait et répété : les Palestiniens doivent disparaître de gré ou de force. Depuis 1948, la force a été utilisée à outrance. Mais l’incroyable résistance palestinienne n’a pas cédé. Et c’est tout l’enjeu des élections « israéliennes ». Les colons votent pour le meilleur candidat qui réussira à liquider définitivement la cause palestinienne. Le candidat qui leur promet de détruire l’Iran. C’est le spectacle « démocratique » « israélien ». C’est le consensus colonial, c’est-à-dire voter pour la stratégie la plus efficace d’effacement des Palestiniens, des Libanais et des Iraniens. Voter pour donner de la légitimité au génocide et à la violence coloniale. C’est une démocratie qui patauge dans le sang palestinien. Les électeurs sont effrayés de voir chaque matin à leur réveil que la résistance palestinienne existe encore, que l’Iran existe toujours, comme le Liban et comme tous les peuples arabes. Ces électeurs rêvent d’un monde sans arabes ou d’un monde arabe à genoux. L’électeur « israélien » est un électeur raciste d’une démocratie coloniale forcément raciste.

Si la théorie du grand remplacement a une réalité, elle s’observe dans la colonisation de la Palestine. Elle est mise en pratique, avec des missiles et des chars qui tuent par milliers des enfants, des femmes, des hommes de tout âge, de toute condition et de toute croyance. Ce ne sont pas seulement les partis d’extrême droite dits suprémacistes, mais la très grande majorité des « Israéliens » qui souhaitent coloniser toute la Palestine en éliminant tous les Palestiniens. Par nature une colonisation est suprémaciste. Par nature, la colonisation de la Palestine est la mise en œuvre du grand remplacement. Il est logique que les adeptes de cette pensée raciste en France soutiennent le sionisme et que les sionistes soutiennent les racistes de France et du monde entier. Ils ont une base idéologique et culturelle commune : le racisme anti-arabe et l’islamophobie. Il y a une volonté de maintenir la domination occidentale sur les peuples et en particulier les peuples arabes et africains. Ils rêvent d’un monde du passé qui n’existera jamais plus. Jamais plus, les peuples ne se soumettront à la domination impérialiste occidentale. Au Moyen-Orient, les Occidentaux ont mis des moyens financiers et militaires gigantesques pour battre la résistance. Pourtant, ils n’y parviennent pas ! Le monde rêvé des Occidentaux n’est plus et jamais plus ne sera.

En France aussi, il y a ce consensus islamophobe et raciste. Qui n’a pas tué seulement dans la ville de Trappes. Il tue depuis des décennies et aux quatre coins de la France. Le racisme est logé au plus profond de la mentalité. Il vit dans les pratiques politiques institutionnelles et militantes de droite comme de gauche. Dans les médias mainstream, il est complètement normalisé. Il est même de bon ton d’être raciste et islamophobe chez la plupart des journalistes, quasiment tous alignés sur le criminel Benyamin Netanyahou. Avez-vous vu comment le premier ministre français lui-même à l’Assemblée nationale a minimisé le crime de Trappes ? Ce crime raciste n’est pas un accident. Derrière, il y a toute la société faite de son passé colonial qui a armé et poussé le criminel à réaliser son acte. Il y en aura d’autres. Quasiment tous les responsables, à un degré ou un autre, condamnent hypocritement l’attentat terroriste de Trappes, mais il est certain que leurs vieux démons néo-colonialistes reprendront le dessus dans les jours à venir. Ils continueront à déverser leur venin raciste. Ils continueront à déverser leurs immondices sur le voile, les « islamistes », les « antisémites », les « casseurs des quartiers », les « terroristes » palestiniens et tout ce que leur cerveau étroit de racistes peut imaginer.

S’essuyer les pieds sur les Arabes et les Noirs permet de ne pas soulever la seule question importante. Celle de la crise profonde de la société capitaliste qui ne parvient pas à subvenir aux besoins des exploités et des plus faibles. Il est plus commode de détourner l’attention sur ceux que l’on désigne comme l’ennemi de l’intérieur, ces travailleurs et enfants de travailleurs d’immigrés suspectés de tous les maux. A Trappes, ils ont pris la vie de Pengo Bossio Wangi et blessé plusieurs autres dont cette petite fille qui a pris 8 balles dans le corps. Cette petite fille du nom de Ramatou rappelle le destin de Hind, cette enfant palestinienne de 5 ans, criblée de balles par des militaires « israéliens ». Résistance est le seul mot d’ordre qui vaille pour que le crime raciste cesse en Palestine comme en France.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




« Qui sème la misère récolte la colère »

Comité Action Palestine, le 24 Octobre 2026

Les sionistes sont amers. Amers de voir le drapeau palestinien brandi comme un étendard dans les nombreuses manifestations qui secouent en ce moment la société française. La solidarité affichée envers les Palestiniens est de tous les cortèges de la contestation. « Nous sommes tous des enfants de Gaza » est le slogan repris par tous, unanimement, dans les quatre coins de la France. Les sionistes ont de quoi être amers. Ils constatent qu’ils ont perdu la bataille culturelle. Ils n’ont pas réussi à formater la jeunesse. Il y a de quoi désespérer les sionistes les plus acharnés, alors que les médias du matin au soir, presque tous les médias dominants, soutiennent servilement, comme un seul homme, les pires atrocités « israéliennes » en Palestine. Les jeunes se sont détournés de ces médias sionistes, racistes et islamophobes, qui chantent les louanges d’ « Israël » à longueur de journée. L’échec des sionistes est retentissant ! Qui peut se ranger derrière leur discours monstrueux qui fait passer un génocide et la colonisation la plus brutale pour un bienfait universel ? Faut-il être dénué de toute humanité pour avaler ce mensonge sioniste grossier ! Et personne ne l’a avalé au sein de cette jeunesse nombreuse, revendicative, inventive et résolue dans sa lutte.

Toutes les tentatives pour introduire les germes de la guerre civile entre la minorité arabo-musulmane et le reste de la société française ont échoué. Tant mieux. De Benyamin Netanyahou à François Hollande en passant par Eric Zemmour et Marine Le Pen, aucun de ces sionistes fanatisés n’a pu avoir d’emprise sur cette jeunesse qui dit non à l’injustice, où qu’elle soit et de quelque nature qu’elle soit. Tant mieux. Cette jeunesse sait que la bataille menée ici ou en Palestine n’a qu’un seul ennemi : le capitalisme. Ce capitalisme qui engendre l’impérialisme comme mode de contrôle et d’asservissement des peuples du monde entier et, en particulier, des Palestiniens, des Yéménites, des Libanais. Ce capitalisme qui sème la guerre pour maintenir par le sang l’asservissement des peuples au profit des grands industriels et financiers occidentaux. Ce capitalisme qui organise en France le saccage des conquis sociaux et la baisse des salaires, qui appauvrit des secteurs entiers comme l’école ou l’hôpital. Que vaut la protection sociale des plus démunis à côté de la spéculation financière la plus éhontée ? Aux yeux du capitalisme pourrissant, rien !

La lutte des classes est bien vivante, intense. Les capitalistes vivent de la sueur et de l’exploitation à outrance des classes dominées. Et lorsque la révolte est là, l’Etat est là aussi pour réprimer la moindre demande, la moindre revendication. Le peuple doit accepter sa condition. Souffrir en silence. Rester sagement chez lui, à l’usine ou à l’école. Reconnaître que tout est fait pour son bien par les classes dominantes. Mais c’est le contraire qui se produit. En France et ailleurs dans le monde, la lutte prend différentes formes. Au Yémen, au Liban et en Palestine, les peuples ont résolument pris la voie de la résistance pour récupérer leur souveraineté contre l’ennemi impérialiste, qu’il soit saoudien, américain ou « israélien ». La bataille est gigantesque autour des ressources pétrolières et gazières que le capitalisme occidental veut maintenir sous sa domination. Assez d’injustice et de sang ! C’est le cri qui sera bientôt généralisé tant le capitalisme n’est plus en mesure de répondre aux besoins sociaux les plus élémentaires. Hormis la guerre, l’exploitation et l’aliénation, qu’apporte aujourd’hui le capitalisme ?

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », aurait dit Bossuet. Dieu doit se rire de tous ces dirigeants occidentaux qui imposent la guerre et la misère, en déplorant en même temps les révoltes et les révolutions. Il se rit de Benyamin Netanyahou, d’Emmanuel Macron, de Donald Trump qui manigancent contre les révolutions et les insurrections, alors qu’ils sont à la tête d’un système qui broie les plus faibles. Qui sème la violence récolte la violence. « Qui sème la misère récolte la colère », disent certains panneaux lycéens. Même cause, même effet. La cause a un nom : le profit. Son effet : la paupérisation. L’enrichissement effréné de quelques-uns au détriment de la majorité engendre forcément la lutte. L’intellectuel palestinien Ghassan Kanafani disait que le mot « Palestinien » signifie « appartenir et souffrir ». Il signifie aussi « l’ivresse de la victoire » et « l’espoir » qui grandit en chacun de nous, en chacun de celui qui dit non à la barbarie capitaliste. L’espoir de la jeunesse qui, de Gaza à Paris, porte le drapeau palestinien comme l’étendard de la victoire promise à ceux qui n’ont rien à perdre, sinon leurs chaînes.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : Comité Action Palestine




L’opprimé brise lui-même ses propres chaînes

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« Netanyahou est bon pour les Juifs » est le slogan qui a accompagné l’ascension au pouvoir de Benyamin Netanyahou il y a 19 ans. Depuis 19 ans, les « Israéliens » ont fait le choix de mettre à leur tête celui qu’il est convenu de nommer le boucher de Gaza. Celui, qui sans trembler, a lancé ses chars, ses avions, ses missiles, ses soldats ivres de haine contre les femmes, les enfants et les hommes de Gaza. Sans retenue, sans faire de quartier, sans pitié, depuis trois ans, « Israël » déchaîne une violence rarement vue dans l’histoire pour exterminer les Palestiniens. Sous le commandement de celui qui a été élu et réélu. La démocratie « israélienne » est une démocratie coloniale. Les colons décident entre eux de ce qu’ils vont faire des colonisés. Ils délibèrent pour choisir la bonne méthode pour se débarrasser des Palestiniens. En reconduisant au pouvoir Benyamin Netanyahou depuis 19 ans, les « Israéliens » ont tranché : la colonisation doit avancer. Lorsqu’elle avance, elle broie la Palestine. C’est leur état d’esprit ! Imaginez. Imaginez un instant que des personnes décident entre-elles de rentrer dans votre maison, tuer vos enfants, voler tous vos biens en vous accusant de tous les maux. Vous avez imaginé la démocratie « israélienne ». Vous ne pouvez pas protester, pas vous plaindre. Pourtant des étrangers ont voté pour décider de votre destin. Sans vous bien évidemment. Avec la violence la plus extrême. Sans que vous puissiez dire un mot.

Le mot magique « démocratie » suffit à faire de vous un paria, un terroriste, un extrémiste, un antisémite. A vous disqualifier et à faire des spoliateurs des victimes, qui auront toujours raison, auréolés de la vertu démocratique. Ça peut paraitre absurde, grotesque, pourtant c’est ainsi qu’on vend la supposée démocratie « israélienne ». On ne peut pas dire que les « Israéliens » n’ont pas persévéré dans leur choix. Benyamin Netanyahou est l’homme qu’il leur faut. Leur homme de confiance. Il leur faut l’homme le plus brutal, le plus déterminé pour tenter d’écraser la résistance du peuple palestinien. Dans l’esprit colonial, « Netanyahou est bon pour les Juifs », cela signifie que Netanyahou est mauvais pour les Palestiniens. Il l’a amplement prouvé. Et c’est parce qu’il l’a amplement prouvé, que les « Israéliens » le maintiennent aussi longtemps au pouvoir. Il n’est pas un accident de l’Histoire. Il est le produit d’un choix collectif, un choix colonial pour maintenir l’ordre colonial. Le problème est donc bien la société coloniale. C’est cette société tout entière qui n’a que faire du compromis ou de la paix. Chaque colon ne rêve que de la destruction de la Palestine. C’est la garantie que son bien, le bien qu’il a volé au Palestinien, soit préservé pour l’éternité. Benyamin Netanyahou a fait ses preuves. Il a fait un génocide.

C’est le message transmis par la société « israélienne » : il faut en finir avec les Palestiniens, d’une manière ou d’une autre. La démocratie bourgeoise est dans les faits une dictature contre les prolétaires, disait K. Marx. La démocratie coloniale est une dictature contre les colonisés. Mais une dictature qui fonctionne à la violence la plus brutale et de manière quotidienne. Lorsque le 17 octobre 1961, la police française a tué des centaines d’Algériens en plein Paris, certains d’entre eux ligotés et jetés dans la Seine, les démocrates ne s’en sont pas beaucoup émus. Après tout, ce n’étaient que des Algériens, des colonisés à qui l’on dénie le statut d’êtres humains. Alors face à tant de barbarie coloniale, les colonisés ont-ils d’autres choix que celui de la résistance ? Faut-il attendre de celui qui vous oppresse autre chose que la violence ? Faut-il attendre un mea culpa des oppresseurs pour que l’opprimé brise enfin ses chaînes ? Non ! C’est illogique et absurde. En faisant le choix de Benyamin Netanyahou, les « Israéliens » ont fait le choix de la ligne dure, celle de l’extrémisme colonial. Ils se sont donné un chef jugé capable de réduire définitivement au silence les Palestiniens.

« Israël » est la seule démocratie au Moyen-Orient, dit la propagande. Non ! « Israël » est la seule colonie du Moyen-Orient ! Une colonie rejetée, qui propage la guerre pour assoir sa tyrannie. La société coloniale, aussi violente qu’elle soit, s’illusionne. La violence qu’elle produit se retourne contre elle. Elle ne met pas fin à la résistance, elle la renforce. Tout compte fait, le slogan « Netanyahou est bon pour les Juifs » est à courte vue. En Palestine, au Liban, la résistance est toujours là. Elle ne cèdera jamais. L’Iran a fait preuve d’une détermination victorieuse face aux Américains. Les Yéménites vont de victoire en victoire. Les Palestiniens ne sont pas seuls. Des frères d’armes portent le même combat anti-impérialiste partout. L’opprimé brise lui-même ses propres chaînes. Il n’attend rien des oppresseurs.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra

Comité Action Palestine

17 octobre 2026




Le drapeau de la liberté pour tous

Comité Action Palestine, le 10 Octobre 2026

Les colons sont traumatisés. Tous traumatisés par le 7 octobre. Il faudrait pleurer tous ces soldats et colons « israéliens » qui ont fait œuvre utile malgré eux, qui ont fait le sale boulot, celui d’avoir tué sans compter des Palestiniens. Voilà le résumé du tapage médiatique à l’occasion des commémorations du 7 octobre. Du matin au soir, il a été question des conséquences traumatiques vécues par les « Israéliens ». Les « Israéliens » ont des visages, des noms, des traumatismes. Ils ont une vie, des histoires à raconter, des douleurs à faire savoir. Ils peuvent dire les pires insanités, tenir des propos racistes les plus crus, les plus inqualifiables, se réjouir du génocide des Gazaouis, mais il faut les comprendre : ils sont traumatisés ! Le monde à l’envers. Celui de la propagande qui inverse les responsabilités. Le bourreau est à plaindre. Plaindre le colon qui cherche à détruire une nation. La grande nation palestinienne. Ce colon qui tue et vole depuis 1948. Ce colon qui alterne nettoyage ethnique et génocide ; qui alterne massacres de masse et assassinats ciblés ; qui alterne famines planifiées et destructions de productions agricoles. La violence sous toutes ses formes est l’expérience unique et propre à tous les Palestiniens depuis qu’ils vivent sous la tyrannie coloniale « israélienne ». Les Palestiniens n’ont pas de vie, pas de visages, pas d’histoires à raconter, pas de douleur à faire savoir. Tout juste des chiffres. Un nombre de Palestiniens assassinés, qu’on met en doute, qu’on tente de cacher ou qu’on prononce avec hésitation, en tremblant avec la crainte de froisser les « Israéliens ». De froisser le bourreau.

Rien de surprenant. Le Palestinien a forcément tort. Son bourreau a forcément raison. L’Occident et « Israël » ne font qu’un. Ils ont le même projet. La même culture, la même mentalité au service de l’impérialisme et de leurs intérêts. Le Palestinien est coupable d’exister, surtout coupable de résister. L’Occident lui reproche de se protéger de la violence par la violence. De combattre la violence par la violence. Il a le tort de ne pas se laisser tuer, exterminer. Un bon Palestinien est un Palestinien mort. L’examen en profondeur et dans tous ses aspects de la mentalité occidentale n’aboutit qu’à cette seule conclusion : le Palestinien ne mérite pas vie. Alors à quoi bon se soucier de son sort ! De ses traumatismes ! De ses douleurs ! Ce serait le faire exister. Ce serait faire exister la Palestine. C’est du racisme pur et dur. Ce racisme ne voit pas le Palestinien comme un être humain. Tout juste un être humain de seconde zone, de trop sur sa propre terre. Sans patrie, sans passé et sans avenir. C’est le substrat idéologique raciste occidental. C’est le noyau dur d’une vision du monde qui repose sur des siècles de crimes coloniaux et esclavagistes. On a pitié des animaux, mais pas des Palestiniens.

Rien de surprenant et en définitive peu importe quant à la compassion pour le bourreau. La Palestine vit, elle mérite de vivre. Des combattants glorieux se sont sacrifiés pour elle et continuent à le faire. C’est tout le peuple palestinien qui fait vivre la Palestine. Toutes les épreuves difficiles endurées ne font pas plier les Palestiniens et leur volonté de fer ancrée en eux de génération en génération pour mettre fin à l’infâme colonisation. Ce combat est un combat universel. Combattre la colonisation, c’est combattre le racisme qui justifie toutes les atrocités de l’exploitation de l’homme par l’homme et toutes les formes d’oppression qui en découlent. Le drapeau palestinien est le drapeau de la liberté pour tous. Ce drapeau qui fait peur au colon, à l’oppresseur, à l’impérialiste, au capitaliste. Ce drapeau qui ne devait pas exister et qui est pourtant là, partout, présent dans chaque lutte. Ce drapeau qu’on arrache à un lycéen français en colère ! Ce drapeau brandi partout comme un signe de ralliement de l’humanité en résistance contre l’oppression. Il est brandi parce qu’il porte en lui quelque chose de grand qui nous grandit : le courage de la lutte face à la colossale entreprise d’effacement de tout un peuple. Il est le drapeau de la dignité.

« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine », a dit le poète palestinien Mahmoud Darwish. Sur cette terre, la vérité ne renonce pas. Elle ne fait qu’un avec la lutte. Sur cette terre, le sionisme ne mérite pas vie. Le bourreau, ses mensonges et ses traumatismes en seront expulsés. La résistance s’en occupe. Ce sera le prix pour qu’enfin la justice mérite vie sur cette terre.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La matraque contre l’école

Comité Action Palestine, le 6 Octobre 2026

Depuis deux semaines, des lycéens français ont lancé un mouvement de protestation pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils doivent étudier : manque d’enseignants, de matériel, bâtiments délabrés et insalubres, classes surchargées et emploi du temps épuisant, discriminations, failles de parcours-sup, etc. Inquiets pour leur avenir face à une situation économique, géopolitique et environnementale particulièrement anxiogène, ils ont souhaité faire entendre leur voix. Qu’ont-ils obtenu en retour ? Matraque et mépris ! Des bataillons de policiers, des gaz lacrymogènes, des tirs de LBD ! L’Etat n’a pas hésité à utiliser une violence inouïe  contre des enfants. Mâchoire fracassée, oeil crevé, main arrachée, voilà la réponse de l’Etat aux lycéens revendiquant juste le droit d’étudier dans des conditions dignes et décentes. Aujourd’hui en France, quand l’esprit critique se matérialise dans la rue par des manifestations, le gouvernement envoie les CRS pour ramener les jeunes gens dans leurs lycées  insalubres. Quand le budget alloué à la défense est supérieur à celui de l’éducation nationale, les choix faits par le gouvernement sont clairs. Le fait que le mouvement ait commencé dans les quartiers populaires gérés de manière coloniale et où les discriminations, les inégalités et le racisme font loi, même au sein des établissements scolaires, explique sans doute la violente répression dont il est l’objet dès les premiers jours. 

A travers ce mouvement, s’exprime une jeunesse déterminée et politisée bien  plus qu’on ne l’imaginait. Elle a compris que c’est le capitalisme qui  l’étrangle et obscurcit son avenir. Quand ces jeunes scandent « free Palestine » et arborent des drapeaux palestiniens dans leurs défilés, ils traduisent cette continuité dans les luttes contre toutes les formes d’oppression que ce système économique engendre. 

Nous, Comité Action Palestine, apportons notre soutien à cette jeunesse en révolte et nous condamnons la violence dont elle est victime.




La chute d' »Israël »

Comité Action Palestine, le 3 Octobre 2026

Ceux qui avaient cru un instant que la situation en Asie de l’Ouest allait s’apaiser, se sont fait des illusions. Des coups tordus ont été imaginés et d’autres sont certainement en préparation. Une attaque sur une base anglaise a été attribuée à l’Iran. Un avion civil aurait pu s’écraser en Palestine occupée sans la présence d’esprit d’un « plombier israélien » à bord de l’appareil. Un scénario digne d’un film de Bollywood. Décidément, le Mossad manque d’imagination. Drôle d’ambiance. Drôle de guerre psychologique. La grande déflagration est imminente. Quelque chose se prépare pour élever le niveau de la guerre en Iran, en Palestine, au Yémen ou ailleurs. Tout laisse à penser, qu’au lieu de s’apaiser, la situation va se dégrader à grande vitesse. Les américano-sionistes et leurs vassaux arabes élaborent des plans pour écraser la résistance et mettre fin à la révolution qui avance difficilement, mais ne recule pas. Cette révolution de presque un siècle qui oppose les pays du Sud aux pays du Nord, le Sud global à l’Occident. Une phase décisive de cette révolution engage aujourd’hui l’avenir du Moyen-Orient et du Monde. L’heure est aux préparatifs des combats ultimes. Or, la bataille est déjà perdue pour l’impérialisme qui s’entête à vouloir reprendre l’initiative par tous les moyens. Bab Al Mandab, Hormuz, des noms qui rappellent que l’impérialisme a été vaincu, au moins momentanément.

Mais vaincu définitivement en Irak. Les Américains ont fait leurs valises. Le dernier soldat yankee vient de prendre la route vers les Etats-Unis. Les navires de guerre américains ont fui du détroit d’Hormuz, loin d’atteinte des missiles et des drones iraniens. Une fuite, elle aussi, certainement momentanée. Les impérialistes et les sionistes reviendront-ils un jour à la raison ? Certainement pas ! Il y va de la domination américaine dans le monde et de l’existence de l’entité sioniste. Le diabolique Benyamin Netanyahou doit en ce moment même examiner toutes les possibilités pour attaquer une fois de plus l’Iran ou « terminer le boulot » à Gaza selon l’expression génocidaire des sionistes. Le statu quo ou le compromis ne sont plus possibles. La grande explosion du 7 octobre 2023 a montré que rien n’était tenable. La position des Palestiniens humiliés, colonisés, paupérisés à l’extrême était un enfer. Il fallait renverser la table. A défaut d’un compromis dont ils ne voulaient pas, les « Israéliens » avaient parié sur le statu quo qui aurait dévoré lentement, mais sûrement toute la Palestine.

Qui a pu croire un instant que les colons étaient prêts à faire des concessions ? Chaque colon en Palestine est un Netanyahou. Parfois plus féroce que Netanyahou lui-même. Sans pitié, sans humanité. Seuls comptent les intérêts. Des intérêts aussi puissants que des intérêts de classe. Sauf que le capitaliste n’extermine pas les prolétaires. Les « Israéliens » veulent coûte que coûte préserver leurs privilèges obtenus par le vol et la force la plus brutale. La mentalité coloniale est étrangère à tout compromis ou toute concession. L’essence de toute colonisation est de s’emparer des biens des autochtones, de tous leurs biens. Et effacer leur histoire avant de les effacer physiquement de la surface de la Terre. « Israël » n’est rien d’autre qu’une communauté de colons armés jusqu’aux dents, ne rêvant que d’expansion territoriale. Le coup de tonnerre du 7 octobre a clarifié des positions irréconciliables. L’Iran, l’ennemi juré des sionistes, devait être mis à genoux, sinon détruit. Une nation riche de son pétrole, de son savoir scientifique, de sa démographie jeune, de sa position propalestinienne jamais démentie, est une nation qui devait forcément être dans le viseur de l’impérialio-sionisme. Depuis 50 ans, on lui fait la guerre. Sous toutes ses formes, alternant guerres hybrides et guerres ouvertes.

L’Iran fait partie du plan imaginé depuis des décennies à Tel-Aviv et à Washington. Celui de détruire un par un les pays arabo-musulmans et tenter de semer le chaos comme en Libye, en Syrie, au Yémen, en Irak, au Liban et aujourd’hui en Iran. C’est l’Iran ou « Israël ». C’est l’un ou l’autre. Ils ne peuvent pas coexister en tant que puissances rivales dans la région. Le développement de la puissance de l’Iran est un affaiblissement relatif de la puissance « israélienne ». Lorsque l’Iran prend son envol, l’horizon s’assombrit pour « Israël ». C’est une tendance irréversible. Ni Benyamin Netanyahou, ni le « plombier israélien » ne pourront éviter la chute du sionisme. A Tel-Aviv et à Washington les dirigeants ne doivent pas avoir le moral au beau fixe. A juste titre : Bab Al Mandab, détroit d’Hormuz, Irak, Afghanistan, Algérie et Vietnam, autant de noms pour rappeler que le camp impérialiste n’a pas connu le goût de la victoire depuis longtemps.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Les déshérités vaincront

Comité Action Palestine, le 26 Septembre 2026

« Au vainqueur reviennent les bénéfices », a déclaré Donald Trump lors de son allocution à l’ONU, en faisant allusion au braquage du pétrole vénézuélien. C’est clair et net. C’est la loi du plus fort qui doit primer dans les relations humaines. Dans les faits, rien ne change. C’est le capitalisme depuis sa naissance. Ce qui change aujourd’hui, c’est le discours. Le représentant de la plus grande puissance capitaliste parle sans filtre. Les mots et le réel concordent. Ce n’est pas un retour à la barbarie capitaliste. C’est le capitalisme qui avance désormais sans masque. Sans la cosmétique du droit international et du droit tout court. C’est le discours du brigand sûr de lui. Sûr de sa force. Après le pétrole vénézuélien, il faut s’emparer par la force de toutes les ressources au profit du grand capital américain. Et au passage, mettre en très grande difficulté les nouvelles grandes puissances émergentes. On est dans la banalité du mode de fonctionnement de la mafia. Celui qui ne se plie pas à ses règles voit sa tête mise à prix. La tête de la république islamique d’Iran est mise à prix. Et contre toute attente, la mafia capitaliste américaine a bu la tasse dans le détroit d’Hormuz. Elle a remis ça à Bab Al Mandab. Les Etats-Unis ne sont plus aussi flamboyants qu’autrefois.

La stratégie de la domination totale au Moyen-Orient a échoué. Les Iraniens ont donné une leçon magistrale aux américano-sionistes de Tel-Aviv et de Washington. Ils ont compris que tout repose sur la force. Ils s’y étaient sagement préparés. Le droit international, c’est pour les naïfs qui croient encore aux fables diffusées par les appareils idéologiques d’Etat du capitalisme. La défaite infligée par les Yéménites aux Saoudiens confirme que l’impérialisme et ses vassaux ont perdu le contrôle dans cette partie du monde. Le monde vit actuellement un basculement de plus en plus violent parce que la bataille pour la survie est acharnée. Les Américains s’agrippent violemment à leur domination sans partage. Alors ils sont forcés de parler sans détour, sans diplomatie aucune. C’est ainsi qu’on comprend mieux la formule crue de Donald Trump : « Au vainqueur reviennent les bénéfices ». A travers Donald Trump, le capitalisme américain s’exprime ouvertement, sans retenue de langage. Le langage direct et grossier de la mafia.

C’est lors de cette même allocution à l’ONU que le président américain a dit sans ambages : « La seule chose qui m’importe, c’est que l’Iran n’ait jamais la bombe nucléaire ». Comme les dirigeants « israéliens », il est obsédé par le nucléaire iranien. C’est leur cauchemar. Il est clair que la mise au point d’une éventuelle bombe nucléaire iranienne renverserait totalement les rapports de force. Ce serait la fin de la domination impérialiste. La fin de la domination violente et génocidaire des sionistes dans la région. Ce serait précipiter la fin des bénéfices et du pillage organisé. A armes de destruction massive égales, la situation change de nature pour les Américains et pour les sionistes. Les Etats-Unis et « Israël » sont deux entités géographiques et physiques différentes, mais avec une seule tête. Une seule idée. Celle de renforcer la tyrannie coloniale en Palestine, en Syrie et au Liban pour freiner la chute de l’impérialisme. Ce capitalisme occidental n’est plus sur une ligne ascendante. Il n’est plus en expansion, mais en déclin.

L’humanité est entrée dans l’âge de la souveraineté des nations et des peuples. Ayant perdu toutes les guerres coloniales depuis la seconde guerre mondiale, le capitalisme occidental se bat aujourd’hui pour sa survie. Le génocide des Palestiniens est une tentative de mettre un terme à la revendication de la souveraineté et de l’indépendance. Si les génocides coloniaux et l’esclavage ont été par le passé à la source de l’expansion du capitalisme, le génocide actuel des Palestiniens est le produit de l’affaiblissement de ce capitalisme. Les occidentaux sont à contre-courant de l’histoire. Ils n’ont pas compris qu’il faut composer avec la volonté des peuples. Ils sont encore à l’âge du 18ème et du 19ème siècle. Avec le même racisme, la même cupidité, la même violence. Le colon « israélien » et le capitaliste américain agissent avec des armes modernes et une culture du passé. Vraiment les bénéfices aux vainqueurs ? Des milliards de dollars pour les capitalistes américains ? Non ! Les Américains et les sionistes sont déjà sur la liste des vaincus établie par la résistance des peuples en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, et récemment dans le détroit d’Hormuz et à Bab Al Mandab. C’est au tour des opprimés et des déshérités d’écrire l’Histoire. A ces vainqueurs reviennent l’honneur, la dignité et la justice !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Que valent les dirigeants arabes ?

Comité Action Palestine, le 19 septembre 2026

20 morts après l’effondrement d’un immeuble à Gaza, dont la structure a été fragilisée par les intenses bombardements des forces armées « israéliennes ». Tout le système de santé de ce territoire palestinien est en voie de paralysie complète, selon le ministère de la santé de Gaza. La Cisjordanie est continuellement colonisée, continuellement meurtrie. Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie. Le Liban voit une partie de son territoire sud détruite, réduite au silence et à des tas de gravats, où la vie humaine n’est presque plus. « Israël » veut aller au bout de son projet. Avec le soutien des dictatures arabes. Ce n’est pas nouveau, mais les choses s’accélèrent. Le régime marocain ne pouvait afficher plus grand soutien au génocide des Palestiniens et au projet global sioniste après l’annonce d’un échange d’ambassades avec « « Israël ». Les dirigeants marocains comptent renforcer leur pouvoir sur le peuple marocain en développant la coopération sécuritaire et militaire avec les sionistes, faisant de la nation marocaine un pion dans la stratégie globale américano-« israélienne » en Afrique et en Europe.

La défaite historique de l’Arabie saoudite après la prise de la ville Moka, port stratégique donnant sur la mer Rouge, par les forces révolutionnaires yéménites, devrait donner à réfléchir aux dictatures sous protection militaire américaine et « israélienne » : rien ne garantit la victoire face à la résistance du peuple armé. Voyez l’état des bases américaines aux Emirats arabes unis, au Koweit, au Qatar ou en Jordanie ! Malgré ses énormes moyens militaires et tout le soutien impérialiste dont elle peut bénéficier, la dictature saoudienne est en échec existentiel. Son pétrole ne peut désormais transiter ni par le détroit de Bab El Mandab ni par le détroit d’Hormuz, alors que son oléoduc a été pulvérisé par les bombes yéménites. Sans l’or noir, l’Arabie saoudite n’est plus rien. Au Yémen, les Saoudiens n’ont pas hésité à semer la mort et la dévastation. A la manière « israélienne ». Pour la plus grande satisfaction des sionistes qui n’ont jamais caché qu’un bon Arabe est un Arabe mort. Contrairement à ce qui est affiché, les dictatures arabes et le sionisme sont liés comme les doigts de la main. Et ce n’est donc pas une surprise lorsque les Saoudiens, les « Israéliens », les Américains et d’autres dirigeants arabes se réunissent secrètement pour comploter contre les Yéménites et essayer de renverser la situation à Bab Al Mandab.

« Les dirigeants arabes ne valent pas la sandale que je porte aux pieds » a dit un Palestinien de Gaza. Il a fini son discours en s’excusant auprès de la sandale pour avoir osé une telle comparaison. Il est vrai qu’une sandale est utile à l’homme. Et moins sale qu’un dirigeant arabe. Lorsqu’une dictature arabe exploite, humilie son propre peuple, il faut imaginer le peu de cas qu’elle peut faire du sort du peuple palestinien. Les dirigeants arabes ont tiré un trait sur l’avenir des Palestiniens. Dans leur imaginaire borné, la Palestine n’existe plus. Il n’existe que le monde sale de leurs rêves : l’argent qui coule à flots, le luxe et l’obéissance. Un monde où les opprimés et les déshérités devraient accepter leurs conditions sociales misérables. Mais ce ne sont que des rêves de dictateurs gavés de richesses. La réalité est autre. C’est la lutte. Au Yémen, les Saoudiens veulent mettre fin à la révolution. Des Arabes riches répriment dans le sang le soulèvement des Arabes pauvres du Yémen, pour leur compte et celui des impérialistes. C’est la lutte des classes à l’échelle des nations. Est-ce un hasard si depuis octobre 2023, les révolutionnaires yéménites apportent leur soutien aux prolétaires de Gaza ? Oui, les riches saoudiens n’ont pas la valeur d’une sandale portée par un combattant palestinien ou yéménite !

Les Yéménites ont -ils d’autres choix que de paralyser l’économie mondiale à Bab Al Mandab ? Ils font exactement ce que font des ouvriers partout dans le monde en bloquant l’usine d’un patron exploiteur. Ils appuient là où ça fait très mal au capitalisme. Alors, on comprend mieux la place centrale donnée à l’islamophobie et au racisme en Occident et en particulier en France. Il faut faire détester le combattant yéménite, palestinien ou iranien, alors que les prolétaires, où qu’ils se trouvent dans le monde, quelle que soit leur culture ou leur religion, n’ont objectivement qu’un seul ennemi. Cet ennemi qui met le monde à feu et à sang, c’est le capitalisme. Donald Trump, Mohamed Ben Salam, Benyamin Netanyhou et Mohamed VI sont de la même caste. Ils sont riches, ils protègent les riches, ils se défendent mutuellement, mais à l’échelle de l’histoire et de la justice, ils ne valent pas la sandale d’un déshérité de Gaza ou du Yémen.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : https://www.atalayar.com/




Pas de justice ! Pas de paix

Comité Action Palestine, 16 septembre 2026

Des militants accusés d’apologie du terrorisme, des militants condamnés à de lourdes peines -jusqu’à 24 mois de prison avec sursis ou assignation à résidence- des artistes censurés ou privés de scène ou de contrats, pour avoir dénoncé le génocide et l’épuration ethnique en Palestine, avoir dénoncé la colonisation et les crimes sionistes en Palestine et au Liban, et avoir soutenu la résistance légitime des peuples face à ce projet raciste qui vise à les détruire. Le gouvernement français n’a de cesse de  vouloir faire taire et criminaliser la solidarité envers les damnés de la terre. Les procès se succèdent, la loi liberticide dite Yadan est en gestation. Tout est également fait pour décourager le soutien aux militants poursuivis en essayant de les  invisibiliser ou de repousser leurs procès. Mais nous nous battons pour la justice et la vérité. Comme pour les résistants, la patience et la détermination sont notre quotidien. Nous serons debout tant que nécessaire. 

Le Comité Action Palestine apporte tout son soutien aux militants réprimés, Shahin, Alex, Elies, Teba, Jose-Luis, Olivia et Nicolas et tous les autres. De nouveau, nous dénonçons le traitement particulièrement injuste et humiliant fait à notre camarade Abdourahmane Ridouane, assigné à résidence à Pessac depuis mai 2024.

Pas de justice ! Pas de paix !