Le temps béni de la défaite américaine

Comité Action Palestine, le 5 Septembre 2026

« L’Iran va être rayé de la carte », a encore répété Donald Trump. Et une fois encore, il a donné l’ordre de bombarder ce pays après une période d’accalmie relative. Une drôle de guerre s’installe, une guerre où le belliqueux américain n’a visiblement pas de stratégie. Ne sachant que faire, sinon de bombarder des civils comme les 160 écolières tuées à Minab, et comme récemment une salle de mariage où au moins 5 Iraniens ont été tués. Une drôle de guerre parce que l’Américain est aujourd’hui dans l’impasse jusqu’au cou. Alors, en même temps que le tir de missiles meurtriers mais inefficaces sur le plan stratégique, Donald Trump profère des menaces folles de détruire entièrement l’Iran, des menaces si excessives qu’elles sont insignifiantes. Le président américain remet au goût du jour la théorie du fou qui consiste à effrayer l’adversaire en lui faisant croire qu’il est capable de l’anéantir totalement. L’Iran ne semble pas être intimidé. Au contraire, il répond au coup par coup aux attaques américaines. Œil pour œil, dent pour dent, telle est la réponse de la République islamique d’Iran. L’Américain ne craint que la force. Il n’y a que la force qui le fait plier. Qui l’a fait plier partout où il a semé violence et terreur.

Un pays, qui a perdu toutes les guerres, miné par la crise économique et bientôt une crise politique profonde, sans solution de rechange durable pour faire face au développement prodigieux de la Chine, rongé par la pauvreté et la violence, est un pays sans cap stratégique et sans avenir. Un tel pays en voie de déstabilisation certaine ne pouvait que donner un dirigeant instable, agité et dépassé par les évènements. Les Américains n’avaient pas mieux sous la main que Donald Trump pour lui confier la destinée misérable et violente des Etats-Unis. Vouloir annexer le Groenland, le Canada, enlever ou tuer des dirigeants qui déplaisent, menacer, intimider, pratiquer le terrorisme à l’échelle mondiale, insulter et humilier, sont les signaux évidents et incontestables d’une Amérique qui s’écroule, sans emprise sur les grands changements en cours. Un empire en voie de pourrissement ne peut donner que des dirigeants pourris et dangereux. La façade du « monde libre » craque. Derrière la façade, un autre monde, le vrai, fait d’exploitation, de guerres de rapine et de racket. Le capitalisme américain empeste la mort.

Ce système à l’agonie produit forcément des dirigeants dangereux, furieux, impitoyables. Dangereux comme Benyamin Netanyahou aux ordres d’une société coloniale qui prospère sur la destruction des colonisés. Gaza presque entièrement détruite. Gaza encore sous le feu meurtrier de la soldatesque enragée au service des colons. Une soldatesque employée à détruire le sud Liban. Chaque jour des maisons et des villages libanais sont soufflés par les bombes « israéliennes ». Les dirigeants sionistes ont pris leçon des expériences de décolonisation passées. La meilleure défense c’est l’attaque. L’attaque de destruction massive. Vieillards, enfants, femmes, hommes, animaux, maisons, arbres, abris, hôpitaux, écoles, mosquées, églises, rien ne doit tenir debout ni en Palestine ni au Liban. Rien ne doit tenir debout pour que tienne debout « Israël ». Tout doit disparaitre. Faire table rase. C’est toute la gloire que peut en tirer une société coloniale « israélienne » qui ne trouve pas sa place dans la région, qui n’en trouvera jamais, malgré et en raison de son ultra-violence.

Mais « Israël » ne tiendra pas debout. Il sombrera avec l’empire américain tout entier. La solution au colonialisme « israélien » ne viendra pas seulement de la résistance héroïque des peuples de la région. Elle viendra aussi de l’intérieur. Du ventre du loup américain. Du capitalisme américain. C’est là que l’avenir des Palestiniens se joue. Il n’y a pas pire ennemi du capitalisme que le capitalisme lui-même en voie d’affaiblissement. Cela le mène à faire des guerres, à voler le pétrole des peuples, à faire main basse sur les ressources rares, à vouloir tendre des pièges aux grandes puissances en développement rapide comme la Chine ou la Russie. Il veut survivre et vivre au-dessus de ses moyens en rackettant partout où il le peut. Le résultat est là, tangible. L’Américain est piégé dans le détroit d’Hormuz. L’Iran lui a infligé une défaite stratégique en très peu de jours. Une défaite historique. Unique. Sans le parapluie économique et militaire américain, « Israël » ne serait plus, sinon pour les futurs historiens qui classeront cette entité meurtrière parmi les nombreuses colonisations qui ont échoué. Au rythme de la course folle des Américains pour assujettir les peuples par la force, Donald Trump prend le risque de voir un jour, non pas l’Iran, mais « Israël » rayé de la carte.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Le cerf-volant interdit

Comité Action Palestine, le 29 août 2026

« Mon père m’a dit que si je les fais voler, les Israéliens vont me bombarder. J’ai peur ». Amin, 6 ans. Un enfant de Gaza. Amin a bien fait d’écouter les conseils paternels. Tout enfant jouant avec un cerf-volant pourrait être exécuté par les soldats « israéliens ». Telle est la consigne donnée par Israël Katz, le ministre « israélien » de la guerre et du génocide. Les colons juifs, qui ont créé « Israël », n’ont pas hésité à tuer, détruire et expulser des centaines de milliers de Palestiniens il y a plus de 78 ans. Leurs descendants poursuivent le même crime. Le sioniste est toujours égal à lui-même. Ceux qui disent que le sionisme a changé, qu’il a perdu sa conscience morale, ceux-là racontent des mensonges. C’est de la propagande grossière. A l’époque comme aujourd’hui, les massacres de masse n’ont jamais cessé. Le 7 octobre, c’est le prétexte pour exterminer sans faire de détails. Il fallait ce prétexte pour susciter le soutien sans honte de l’Occident. Pour obtenir le soutien inconditionnel et affiché à la politique de génocide « israélienne ». L’Occident capitaliste a enfanté « Israël », un monstre colonial qui lui ressemble presque trait pour trait. Un monstre venu au monde par le sang, assoiffé de sang et obnubilé par la richesse matérielle. Jamais rassasié.

Après avoir tué des milliers d’enfants palestiniens, les sionistes interdisent aux enfants survivants de jouer dans les ruines. Dans Gaza dévasté. Un cerf-volant entre les mains d’un enfant serait un danger mortel pour la puissance nucléaire qu’est « Israël ». Au-delà de cette cruauté contre des enfants, une puissance nucléaire, qui craint le cerf-volant d’un enfant de 6 ans, est surtout une puissance qui n’en est pas une en réalité. « Israël » est une entité fragile. Ses bases sont fragiles. Elles sont faites du crime perpétré contre les Palestiniens. Elles sont de sang et de mensonges. Alors tout inquiète. Tout fait peur. Même la poésie d’un enfant émerveillé par un cerf-volant s’élevant haut dans le ciel. La poésie d’un enfant qui cherche à s’évader par l’imagination de la prison Gaza devenue cimetière. « Israël » tout entier sait la vérité. Il sait qu’il est fondé sur des bases pourries. Il sait qu’à tout moment tout peut s’effondrer. Alors pour conjurer le sort, les sionistes font du crime de masse leur planche de salut. Pour repousser le moment de l’inévitable effondrement, il repousse les limites de l’abominable et de l’infâme. Le monstre est répugnant. La poésie lui fait peur.

Gaza ne suffit pas. « Israël » veut dévorer entièrement la Cisjordanie. Engloutir la Palestine. Assassinats, vol de terre et de bétail, maisons et champs incendiés, puits dégradés, oliviers arrachés. 1993 et les Accords d’Oslo sont enterrés depuis longtemps aux côtés du droit international. Ces faux accords de paix qui avaient fait croire à la paix universelle et éternelle. Ces faux accords de paix qui ont permis à « Israël » de continuer à voler des terres. De continuer à tuer des Palestiniens tous les jours. Les condamnations actuelles des exactions de l’entité sioniste en Cisjordanie sont pure hypocrisie. Jamais la colonisation de la Cisjordanie n’a cessé. Des accords de paix ? C’est mal connaître le monstre colonial « israélien ». Il ne peut vivre et croître que du sang versé des Palestiniens. Il veut grandir et fortifier ses bases. Mais il a oublié que ses bases sont justement faites de sang et de crimes. Plus il grandit, plus il s’affaiblit en réalité. C’est pour cette raison qu’il tue encore et encore, en Syrie, au Liban, en Iran, partout où sa paranoïa le mène. Et il a de quoi être paranoïaque, étant donné l’étendue effroyable du crime commis dans les pays arabes.

Dans son cerveau de paranoïaque, il doit confondre le cerf-volant avec le missile balistique iranien. Le missile qui a calmé ses ardeurs en Iran, au moins provisoirement. Jusqu’ici, « Israël » se croyait tout permis. Il croyait que sa force l’autorisait à tuer aussi des Iraniens. Or il a commis une erreur de calcul. La riposte a été claire, nette ! Le missile balistique n’a pas la poésie du cerf-volant, mais il est efficace. Les « Israéliens » ont reculé en laissant les Américains embourbés dans une sale guerre avec les Iraniens. Une guerre impérialiste. C’est toujours la même histoire de sang et de pillage. C’est l’histoire du capitalisme occidental. Que rien n’arrête devant l’accumulation sans limites des richesses. Les enfants palestiniens ne cesseront jamais de rêver d’évasion et de liberté. Le vent qui fait voler le cerf-volant, c’est le vent qui fait tourner le sens de l’histoire en ce moment. Les bases du sionisme sont trop fragiles pour résister à ce vent de la liberté.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La terreur sans frontières

Comité Action Palestine, le 22 août 2026

« Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Eliminez-en 30 ou 40 … Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie », a déclaré le ministre de la Sécurité nationale « israélien »,Itamar Ben Gvir. L’Allemagne et la France ont condamné ces propos incitant à l’extermination des Palestiniens. Des condamnations habituelles, purement morales, purement formelles, hypocrites, sans conséquences concrètes. Ce ministre « israélien » s’en moque totalement, y compris de l’interdiction du territoire français prise à son encontre par le ministre français des Affaires étrangères. Que font la France et l’Europe au sujet du mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale visant Benyamin Netanyahou ? Rien. Absolument rien ! L’Europe continue son commerce avec « Israël ». Les relations à tous les niveaux se renforcent même. L’Europe est le royaume de l’hypocrisie et du mensonge. Les droits de l’Homme attendront. Ils ne concernent que l’homme européen blanc et bourgeois. A moins d’être des idiots absolus, les dirigeants européens savent parfaitement qu’Itamar Ben Gvir est le vrai visage d’ « Israël ». Ils savent pertinemment qu’entre lui et tous les dirigeants « israéliens », il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette.

Depuis près de 3 ans, l’entité sioniste commet un génocide à Gaza et une politique de terreur pour chasser les Palestiniens de Cisjordanie. Et depuis près d’un siècle, la stratégie des colons « israéliens » n’a jamais varié. D’une manière ou d’une autre, toute la Palestine devait être prise, colonisée entièrement, en tuant ou en chassant les Palestiniens de leurs maisons, de leurs terres, de leurs villages, de leurs quartiers. Les chasser de leur patrie. Ce que dit le ministre « israélien » n’a rien de nouveau dans la routine coloniale meurtrière. Il souhaite accélérer le processus de colonisation en augmentant le niveau de l’extermination à Gaza. A travers Itamar Ben Gvir, c’est la société « israélienne » qui parle. Une société coloniale qui a le projet d’extermination depuis les premiers pas faits en Palestine par les colons. La société coloniale porte en elle l’extermination comme la nuée l’orage. Le slogan « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » annonçait déjà la couleur. Il annonçait la menace. La Palestine doit être vide de ses habitants, sinon il faudra la vider. Les Accords d’Oslo ? Le masque temporaire pour cacher le visage hideux d’Itamar Ben Gvir et de tous les colons. Le visage de l’extermination. Le vrai visage d’ « Israël » !

« Israël » n’a pas de frontières. Sa terreur non plus. Il occupe une partie du Liban et de la Syrie. Il bombarde là où il le décide. En Tunisie ou en Irak autrefois, en Syrie, au Yémen, au Liban ou en Iran aujourd’hui. Comme si cela ne suffisait pas, il s’en prend à la Turquie accusée d’installer des troupes dans le nord de la Syrie. Sunnites ou chiites, pauvres ou riches, Arabes ou non-Arabes, tous les pays arabo-musulmans sont considérés comme ennemis. Ils doivent être tous soumis à l’ordre tyrannique « israélien ». De force ou de gré, les peuples arabo-musulmans doivent non seulement reconnaitre « Israël » et normaliser leurs relations, mais surtout montrer leur allégeance en tant que vassaux à l’empire « israélo »-américain. Être soumis ou être tués, tel est le choix laissé aux peuples de la région. Avec la collaboration active de la plupart des dirigeants arabes. L’amour de l’argent n’a pas de frontières non plus. Il s’agit de contrôler la région riche en ressources énergétiques au profit de l’Occident, des « Israéliens » et des élites arabes vendues au plus offrant. Le capitalisme tue. Il tue en masse. Itamar Ben Gvir en est le produit. Il en est le visage criminel aussi.

Itamar Ben Gvir dit tout haut ce que l’Occident pense tout bas. Il se croit à l’abri avec la protection des Etats-Unis et de la bombe nucléaire « israélienne ». Il ne craint pas la Cour pénale internationale, car celle-ci vient d’être flinguée par l’Occident et les Etats-Unis au premier chef. Il ne craint pas le droit international qui n’a jamais été appliqué nulle part, sinon pour camoufler les guerres impérialistes en guerres humanitaires. Les dirigeants européens gaspillent leur salive contre le ministre « israélien ». Ce ne sont que des mots. Les dirigeants iraniens, quant à eux, répondent au ministre « israélien » génocidaire par des missiles balistiques. Les génocidaires ne comprennent-ils pas que le langage de la force ?

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Dessin : Omar Sommad, @omarsommad




La stratégie du canard sans tête

Comité Action Palestine, le 15 Août 2026

Donald Trump exfiltré secrètement dans un camion de livraison de plateaux-repas en Turquie, après une réunion de l’OTAN ! Qui aurait pu imaginer une situation aussi humiliante, sinon rocambolesque pour le président des Etats-Unis ? Une telle fébrilité dûe à la crainte d’un attentat iranien est symptomatique d’une puissance qui n’en est plus une ou du moins qui a perdu la réputation d’en être une. Après la défaite militaire contre la République islamique d’Iran, les Etats-Unis sont en train de perdre la guerre psychologique. Sans bouger le petit doigt, les Iraniens ont fait de Donald Trump et des services secrets américains la risée du monde. On sait désormais que les Etats-Unis prennent au sérieux les Iraniens. Le dirigeant de la plus grande puissance militaire ne se sent en sécurité nulle part. Les Iraniens avaient-ils réellement l’intention de tuer Donald Trump ? Cela aurait été une erreur stratégique de leur part. Interrogé à ce sujet, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a répondu que l’Iran a plutôt intérêt à laisser vivant Donald Trump. Car qui mieux que Donald Trump mène les Etats-Unis à la destruction ? Il joue contre son camp sans le savoir. Il est un cadeau du ciel pour tous les ennemis des Etats-Unis.

C’est le président qui s’érige en sauveur de son pays, mais il est bien celui qui va en accélérer le déclin. Le slogan « Make America Great Again » est un aveu. Un aveu que les Etats-Unis ont perdu de leur prestige et de leur puissance. Mais il est vain d’espérer le retour d’une Amérique forte et dominatrice. Le vieil empire ne peut pas retrouver la vigueur de sa jeunesse. Il n’est plus en capacité d’assurer la protection de ses plus fidèles vassaux. Les pays arabes du Golfe ont pris une leçon qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Eux qui avaient compté sur le parrain américain et dépensé sans compter dans les achats d’armes sophistiquées, les voilà tous trompés. Les vrais dindons de la farce. Le missile Patriot est impuissant face au missile balistique iranien. Les bases américaines si coûteuses sont presque toutes dévastées. Tout est remis en cause. Leur stratégie n’en était pas une. Elle reposait sur du faux. Elle reposait sur l’idée que l’empire américain était encore l’hyper-puissance. La puissance qui inspirait la crainte partout dans le monde. Les dirigeants arabes n’avaient pas imaginé le scénario catastrophe. Celui dans lequel ils sont plongés jusqu’au cou aujourd’hui. Ils n’avaient pas imaginé ce scénario de la défaite contre l’Iran parce qu’ils étaient incapables de comprendre la nouvelle donne géopolitique. Ils n’avaient pas vu que l’empire américain s’affaiblissait rapidement. Ils n’avaient pas vu que Washington n’avait pas de stratégie. Il ne suffit pas d’avoir des armes dernier cri, faut-il encore savoir quoi en faire !

La vieille Europe découvre aussi que les Etats-Unis ne connaissent, en réalité, que leurs propres intérêts. Donald Trump a annoncé l’intention de la dépecer en commençant par le Groënland. Le réveil est brutal. Le réel est cruel. En vérité, les Etats-Unis ne sont pas un allié, mais un ennemi de l’Europe. Les Occidentaux ont toujours cru à une vie facile, cru à la fin de l’Histoire. Une Histoire figée où ils domineraient éternellement. Or, il est impossible d’arrêter la marche de l’Histoire, sinon par une opération de l’esprit déconnecté du réel. Le résultat est qu’ils sont dépourvus de stratégie. La question tragique pour l’Europe comme pour les Etats-Unis est celle-ci : que faire pour empêcher la chute ? La réponse est sans appel : il est trop tard ! Le monde change et les Occidentaux n’ont pas mesuré la profondeur de ce changement. Ils ont une lecture totalement erronée des bouleversements politiques, économiques et géopolitiques. Ils ont cru défaire l’Iran, les voilà défaits ! Benyamin Netanyahou avait vendu à Donald Trump une stratégie complètement défaillante et contre-productive. « Israël » est tout naturellement pris dans le tourbillon de la chute. Donald Trump et Benyamin Netanyahou sont l’expression de la brutalité dont peut faire preuve une fin d’empire. Ils ne sont aucunement des stratèges capables de relever l’Occident ou de lui éviter sa perte. A l’inverse de ce qu’ils prétendent et à leur insu, ces deux criminels sont en train de couler l’Occident dans le détroit d’Hormuz.

De nouvelles puissances émergent, à l’image de la Chine qui connait bien cet ennemi occidental qui n’avait pas hésité autrefois à lui faire la Guerre de l’opium, une guerre sale d’un nouveau genre, d’une brutalité et d’une cruauté inouïes. L’humiliation a été telle qu’elle a marqué plusieurs générations de Chinois. En 25 ans, la Chine est devenue une puissance économique et militaire digne de ce nom. Les Chinois se préparent à la confrontation avec l’empire américain, mal en point mais toujours belliqueux, toujours pillard, toujours menteur. Les impérialistes sont capables du pire comme au Vietnam, en Irak, en Libye, en Palestine et dans tant d’autres régions du monde. Ils ont fait couler le sang, beaucoup de sang. Assez pour susciter une méfiance durable et irréversible des peuples des pays du Sud. Si les « Israéliens » croient avoir vaincu Gaza, ils se trompent lourdement. La lame de fond actuelle destructrice des bases de la domination occidentale est partie de Gaza le 7 octobre 2023.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Dessin : Kamal Sharaf, dessinateur Yéménite




La puissance américaine en peau de chagrin

« Trump finit toujours par se dégonfler », voilà ce qu’il se dit aujourd’hui du président des Etats-Unis. Donald Trump a mille fois menacé l’Iran des feux de l’enfer et mille fois il a reculé. Il a promis le pire des châtiments aux Iraniens, mais c’est lui et tout l’empire américain, avec ses hommes de main « israéliens », qui sont châtiés. C’est l’échec total pour la coalition des criminels américano- « israéliens ». Le détroit d’Hormuz est sous contrôle iranien. Bab El Mandeb sous celui des Yéménites. Les arabo-sionistes saoudiens ont érigé un blocus contre la révolution yéménite, les voilà mis à leur tour sous blocus par les forces révolutionnaires du Yémen. Ils subissent les mêmes revers que leur parrain américain. Rien ne va plus pour le camp impérialiste et ses vassaux arabes. Ils subissent la pression économique et les assauts ravageurs des missiles balistiques. La réponse des Iraniens et de leurs alliés est toujours proportionnée, graduelle et adaptée au type d’agression déployée par les impérialistes. Dans leur aveuglement ou leur arrogance, les Américains n’avaient pris la mesure ni des capacités militaires ni du génie stratégique de leurs ennemis. C’est quasiment un effondrement dû à leur cécité qui s’explique elle-même par le déclin progressif du camp occidental tout entier. Il décline économiquement, il s’effondre sur le terrain de la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine.

Quand tout l’organisme est affaibli, le bras qui frappe est forcément affaibli. Mais pas seulement. La tête est, elle aussi, fatiguée. Les impérialistes sont incapables d’imaginer une stratégie profitable, une stratégie digne de ce nom. Ils frappent et ils ne savent pas où frapper ni même pourquoi ils frappent. C’est pour cette raison que Donald Trump a besoin de parler beaucoup, sans cesse, de mentir sans cesse et de se contenter d’élucubrations à défaut d’obtenir des gains militaires dans la confrontation avec la République islamique d’Iran. Pour triompher de la puissance américaine, les Iraniens ont élaboré une riposte hybride, à la fois militaire et économique. Sur le plan militaire, l’Iran a opposé une force souple, rapide et insaisissable comme les bateaux moustiques, les missiles balistiques à plusieurs têtes ou encore les drones. Sur le plan économique, il fallait appuyer là où c’est très douloureux pour le capitalisme occidental en contrôlant le flux des hydrocarbures. Tout cela en coordination avec les alliés yéménites, libanais et irakiens. Du côté iranien, l’organisme est en pleine forme, le bras vaillant, la pensée stratégique toujours en éveil. Voilà la très grande différence entre le camp iranien et le camp occidental. Voilà les raisons de la faillite américaine et celle de son proxy « israélien ». Depuis plusieurs décennies, l’Occident fait le pari de la guerre pour surmonter ses faiblesses. Mais la guerre les a renforcées, du moins elle les a révélées. La guerre est contre-productive pour l’Occident. Elle produit le contraire de ce qui est attendu.

Pourtant, l’Occident ne peut pas se priver de faire la guerre. Il ne peut pas trouver son salut en dehors de la guerre. Or, il constate amèrement et concrètement que la guerre réduit sa puissance comme peau de chagrin. Il est dans l’impasse. Il reste alors la solution ultime. La réponse nucléaire à laquelle tout le monde doit penser tout bas. Il est vrai que les Etats-Unis sont les seuls à avoir utilisé l’arme nucléaire. C’était contre le Japon. L’utiliser aujourd’hui, ce serait ouvrir la porte de l’inconnu et les portes de l’enfer pour toute l’humanité. Ça démange les « Israéliens » qui sont capables de tout pour sauver les privilèges de quelques colons aguerris au pillage et au génocide. Ce qui les retient c’est justement l’inconnu. Que sait-on réellement des capacités militaires iraniennes ? Les américano- « israéliens » savent désormais que l’Iran répond proportionnellement et graduellement avec la force nécessaire. Et là réside la bonne nouvelle ! La bonne nouvelle pour tous ceux qui imaginent un monde débarrassé de la terreur exercée par la domination impérialiste : celle d’un camp occidental de moins en moins dissuasif alors que la dissuasion iranienne est de plus en plus crédible. Chaque jour, il y a des petites victoires en attendant l’annonce officielle de la défaite définitive des Etats-Unis. Une défaite sans précédent.

L’obsession « israélienne » au sujet du nucléaire iranien ne se comprend pas autrement. Les « Israéliens » veulent s’assurer que l’Iran ne possède pas et ne possédera jamais cette arme de dissuasion. Pour rester les seuls maîtres dans la région. Maîtres de la destinée des autres peuples. Des peuples réduits à la peur des colons et de leur sauvagerie suprême. Peur du génocide qui pèse désormais comme une épée de Damoclès sur tous ceux qui ont décidé de tourner la page du sionisme une fois pour toute. Mais ce rêve sioniste de la domination absolue par la terreur ne dépassera pas le stade du rêve. Rien de tout cela n’arrivera. La dissuasion iranienne veille. Elle veille à faire du rêve sioniste un cauchemar pour les colons et tout le camp impérialiste.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Comité Action Palestine

8 août 2026




La banalité du mal colonial

Que fait « Israël » depuis sa création en 1948 ? Il tue, il vole. Il tue les Palestiniens et vole leurs terres. Individuellement ou en masse, les Palestiniens sont la cible d’un crime contre l’humanité. Un crime organisé par les impérialistes, perpétré conjointement avec les colons juifs qui voient la terre palestinienne comme un nouvel Eldorado. Intérêt des impérialistes à contrôler cette région stratégique ; intérêt des colons juifs à voler les Palestiniens et à jouir des privilèges qu’ils n’avaient pas en Europe ou ailleurs. Tuer, voler et se victimiser, c’est la devise des colons en Palestine ! Se victimiser en tuant en masse des enfants. Depuis les accords de cessez-le-feu signés il y a neuf mois, chaque jour un enfant palestinien est tué à Gaza. 300 enfants tués en neuf mois et des milliers depuis octobre 2023.  Les « Israéliens » ne respectent pas la vie humaine, pourquoi respecteraient-ils les accords de cessez-le-feu ? Tuer pour voler un bien, c’est la définition du crime. C’est le crime qui a lieu aussi en Cisjordanie. Un crime qui prend de l’ampleur sous forme de terrorisme quotidien contre les Palestiniens. Le slogan « israélien », non dit et appliqué partout, n’est rien d’autre que celui-ci : « Tuez-les tous ! Volez tout ! ».

N’allez pas chercher dans les ténèbres de l’âme humaine ou dans la métaphysique pour trouver l’explication des agissements criminels de l’entité sioniste. Le crime génocidaire est le pur produit du capitalisme. Le produit du capitalisme occidental. Le crime démesuré d’un Occident insatiable. Un Occident qui veut contrôler les ressources, les piller, tuer s’il le faut pour continuer à piller, et contrôler les esprits. Un Occident qui veut réduire une partie de l’humanité à l’état d’esclaves ou de cadavres, et l’autre partie à des êtres humains conditionnés. Il conditionne des hommes et des femmes à accepter le crime au nom de la lutte contre les « islamistes ». Vous savez ces méchants barbares, ces méchants Arabes prêts à égorger vos femmes et vos enfants. Des préjugés racistes d’un autre âge, mais qui fonctionnent encore et sans doute plus que jamais. C’est le racisme du temps des colonies, le racisme qui a justifié les colonies. Qui a justifié tant de génocides.

Cela fonctionne encore parce qu’au sein des sociétés occidentales, il ne leur en faut pas plus pour garder le silence sur le crime ou l’accepter comme un mal nécessaire. La grande bourgeoisie et la petite bourgeoisie ont besoin d’un prétexte pour tout accepter. Accepter le crime parce qu’il profite matériellement. Au sujet des Palestiniens ou des Iraniens, les Occidentaux pensent presque tous ceci : « Leurs vies valent moins que nos privilèges ». Tout le reste n’est que foutaise ! La démocratie, les droits de l’homme, le droit international ne sont que foutaises ! L’Occident a produit « Israël » et « Israël » a israélisé tout l’Occident. Quand il s’agit d’« Israël », la différence entre droite, extrême droite, gauche, extrême gauche s’efface. Servir le mal et la banalité du mal en Palestine, c’est une question d’abord d’intérêt calculé et bien compris. C’est l’intérêt des grands groupes financiers et industriels. C’est l’intérêt des classes dominantes qui vivent du maintien de l’ordre international et de l’ordre interne. Au point que les médias et de nombreux politiciens encensent le modèle « israélien » de répression. Pour réprimer qui ? Les Arabes et les musulmans de France bien évidemment ! La France qui s’israélise n’est pas une fiction ! Elle est une réalité aujourd’hui.

L’Occident s’enfonce dans la crise économique et la répression raciste. Il allume partout les brasiers de la confrontation militaire. Plus il s’enfonce, plus il foule aux pieds, sans retenue, sans aucune précaution, tous ses principes moraux et juridiques, qu’il n’a jamais respectés dans les pays du Sud. Il s’enfonce dans la crise et s’enlise en Iran. L’impérialisme joue son avenir dans cette partie du monde. La résistance aussi. Alors, il n’est pas dit que la banalité du mal triomphera. La résistance est l’espoir. Le poète palestinien Mahmoud Darwich avait raison lorsqu’il a parlé ainsi de son peuple : « Nous souffrons d’une maladie incurable qui s’appelle l’espoir ».

Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra ! Iran vivra ! Iran vaincra !

Comité Action Palestine

1er août 2026




Yankees, Go home !

« J’envisage une attaque massive, plus importante que jamais. Je suis proche de prendre une décision. Nous sommes prêts », a déclaré Donald Trump. En clair, toujours les mêmes rodomontades : « retenez-moi ou je fais un malheur ! » L’escalade guerrière des Etats-Unis contre l’Iran montre que les enjeux sont importants, sinon existentiels pour l’impérialisme. Une guerre qui, en réalité, a commencé en 1980. Une guerre qui a l’âge de la République islamique d’Iran.  On connaît les débuts de la guerre actuelle, mais il est difficile d’en déterminer sa fin. Il est difficile d’en prévoir les effets qui seront forcément considérables pour l’avenir de la région et du monde. Par sa durée comme dans les moyens employés, cette guerre de longue durée et hybride ne ressemble à aucune autre menée par les Etats-Unis depuis la Seconde guerre mondiale. L’impérialisme a mis le doigt dans un engrenage qu’il ne parvient pas à contrôler. Il ne sait pas comment arrêter une guerre qu’il a lui-même initiée. Il est dépassé. L’Iran ne recule pas. Bien au contraire, il a l’initiative stratégique. Le magicien Donald Trump voit la magie se retourner contre lui. Ses déclarations sont déconnectées du réel, voire délirantes et ne peuvent rien changer à ce réel.

La guerre lancée le 28 février devait être une guerre-éclair, aux effets immédiats et définitifs. L’Iran devait tomber face aux forces militaires gigantesques des Américains et des « Israéliens ». Mais rien de cela ne s’est produit. Ce sont plutôt les américano-« israéliens » qui ont mis un genou à terre. L’humiliation était à la hauteur des ambitions et des moyens mis en œuvre par les impérialistes, une humiliation que les propos incohérents de Donald Trump et Benyamin Netanyahou ne peuvent pas dissimuler. Pas plus qu’ils ne peuvent dissimuler les dégâts colossaux tant matériels qu’humains dévoilés récemment. Donald Trump ment et l’Histoire lui rappelle la vérité. Et la vérité ressemble à un cauchemar pour les Etats-Unis. La vérité, c’est que l’impérialisme américain s’affaiblit au même rythme que son mandataire « israélien ». La vérité est que la seule option pour éviter la chute de l’empire est de faire la guerre. Et cette guerre contre l’Iran a montré un impérialisme dans sa vérité : incapable de la gagner. Alors ce sont des menaces verbales, des bombardements sans effets majeurs. C’est le bourbier ! Bien pire que celui du Vietnam.

Donald Trump veut forcer le destin. Il veut forcer les régimes arabes hésitants à signer des accords de normalisation avec « Israël ». Il a invité l’Arabie saoudite à signer ces accords en échange de l’aide au développement du nucléaire civil. Forcer et corrompre pour consolider « Israël », consolider donc l’impérialisme au mépris de l’Histoire et de la souveraineté des peuples. Dans leur aveuglement, les dirigeants impérialistes font de mauvais calculs. Les régimes arabes ne sont pas éternels. Les révolutions peuvent éclater n’importe où, n’importe quand. Car les sociétés arabes ne peuvent pas tenir très longtemps sous le poids de la dictature et de la misère. Sous le poids de l’humiliation de millions de femmes et d’hommes. Les Accords de normalisation ont le seul avantage de montrer aux peuples que les dirigeants arabes sont les laquais de l’impérialisme. Ils révèlent l’entente des dictatures arabes avec l’impérialisme pour sacrifier la Palestine en échange de la préservation du pouvoir et des richesses volées. Une entente qui cherche à faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers. Or, ils sont tous assis sur des trônes éjectables. Ces accords de normalisation sont un pansement sur une jambe de bois au regard de l’évolution historique incontrôlable pour les Etats-Unis.

Les dirigeants américains sont obsédés par la question de la normalisation de l’entité sioniste. Tous les dirigeants sont invités à baiser la main de Benyamin Netanyahou. Ils sont invités à ramper devant le diabolique Benyamin Netanyahou. Ce diabolique Benyamin Netanyahou qui a reçu mandat des « Israéliens » pour exterminer les Palestiniens. Une extermination que tous les dictateurs arabes ont tacitement acceptée, sinon désirée. Le sionisme est une abjection qui a une fonction historique : écraser dans le sang, pour le compte des puissants de ce monde, tous les peuples qui auraient l’idée de s’insurger contre l’exploitation et la tyrannie. Mais écraser la révolution iranienne est une autre affaire. Les Iraniens s’y étaient préparés depuis longtemps. L’impérialisme, dans sa phase de déclin actuelle, n’était pas préparé à se cogner contre le mur de la résistance. Les insanités verbales de Donald Trump ne pourront pas dévier la trajectoire d’un missile balistique iranien frappant une base américaine. Yankee, go home !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Comité Action Palestine

25 juillet 2026




Chantage terroriste

Comité Action Palestine, le 18 juillet 2026

La guerre américaine contre l’Iran a repris. C’était prévisible. Comme à Gaza et au Liban, les impérialistes ne respectent aucun accord de cessez-le-feu. Ils sont ainsi faits. Ainsi, ils agissent. Leur volonté doit prévaloir, sinon c’est la guerre. Sinon, c’est la mort et la destruction des nations qui refusent la soumission et l’humiliation. Depuis la révolution de 1979, pas un seul moment de répit pour les Iraniens. Sanctions économiques, guerre de l’Irak alimentée par les Occidentaux, terrorisme « israélien » visant scientifiques et militaires iraniens. Une hostilité d’un demi-siècle, une guerre sur tous les fronts : guerre économique, guerre militaire, guerre technologique, guerre médiatique et idéologique. La guerre totale. La guerre impérialiste contre le peuple iranien n’a en réalité jamais cessé. Aujourd’hui, elle a pris une nouvelle forme : elle est directe et de haute intensité. Pourquoi les impérialistes sont passés des sanctions économiques et d’une guerre de basse intensité et indirecte à une guerre directe et de haute intensité ?

La réponse est simple : la stratégie de la guerre de basse intensité et de harcèlement terroriste contre l’Iran a échoué. L’économie iranienne ne s’est pas effondrée comme attendu. L’Etat iranien non plus, alors que le savoir scientifique à des fins militaires a connu une progression fulgurante. La République islamique d’Iran a tenu bon malgré la guerre économique. Elle a tenu bon malgré l’effroyable guerre imposée par l’Irak de Saddam Hussein, financée par les pays occidentaux et leurs vassaux arabes. Elle a tenu bon malgré les puissants médias au service d’une propagande violemment raciste et islamophobe. Les impérialistes n’avaient pas compris que la révolution de 1979 était massivement populaire. Ils n’ont toujours pas compris qu’elle est profondément ancrée dans la société iranienne. On ne déracine pas une révolution comme on déracine un olivier en Cisjordanie. Les impérialistes ont toujours fait la guerre à la révolution quelle que soit sa couleur ou son habillage idéologique et culturel. La démocratie bourgeoise redoute la révolution. Elle écrase dans le sang les choix populaires. Celui qui pense une seule seconde que l’impérialisme mène une guerre pour le bien des peuples est profondément idiot ou raciste.

Les impérialistes sont passés à la guerre directe et de haute intensité contre l’Iran en raison de leur affaiblissement tendanciel, certain, irréversible. En Palestine, au Liban, au Yémen, en Irak et même en Syrie où tout n’est pas joué, les peuples résistent aux impérialo-sionistes. Le raisonnement impérialiste est qu’il faut liquider la nation qui ose leur tenir tête. Il faut réagir avant que ce ne soit trop tard. Il faut détruire la nation iranienne pour mettre un coup d’arrêt à la volonté d’indépendance des peuples du Moyen-Orient. L’impérialisme n’est jamais que l’extension territoriale et politique pour organiser le pillage des peuples du Sud et assurer les colossaux profits des sociétés financières et industrielles occidentales. Ce n’est rien d’autre que le capitalisme. Rien d’autre qu’une barbarie jamais égalée dans l’Histoire au regard de la violence déployée sur toute la surface de la planète. « Israël » a pu enfin convaincre les Américains. Il les a convaincus que c’était le bon moment pour frapper fort les Iraniens. Ils ont frappé fort, mais il était déjà trop tard. La guerre du 28 février a été perdue par les américano-sionistes. Comme ils avaient perdu la guerre par l’Irak interposé dans les années 1980.

La stratégie de la guerre de haute intensité a aussi échoué. Ils ont tout essayé. Tout a échoué. Ils sont pris au piège. Ils ne peuvent pas aller plus loin, ils ne veulent pas reculer. Alors dans le cadre des négociations actuelles, ils tentent d’obtenir le maximum de concessions de la part des Iraniens au moyen de bombardements qui ressemblent à du chantage terroriste : « Tu cèdes ou je détruis tes infrastructures civiles ! ». Les vieilles démocraties bourgeoises tentent d’empêcher de jeunes nations du Sud d’émerger, de vivre de manière indépendante et souveraine. Mais elles n’en ont pas les moyens. Elles n’ont pas de prise sur leur vitalité tandis que leurs propres facultés déclinent. En apparence, elles ont écrasé les peuples du Moyen-Orient. En réalité, il n’en est rien. Par cruauté, chaque jour certes les américano-sionistes tuent à Gaza et au Liban. Par cruauté génocidaire. La cruauté de ceux qui voient les portes de l’avenir se fermer. L’empire commence par s’effondrer dans sa périphérie. L’effondrement d’« Israël » est en cours. Quoi que fassent les Américains contre l’Iran, le Liban et la Palestine, « Israël » ne peut pas vaincre et ne peut pas survivre à sa défaite.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La révolution ou rien

Comité Action Palestine, le 11 juillet 2026

« Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs », a déclaré Donald Trump au sujet des Iraniens en marge de la réunion de l’OTAN à Ankara, alors que se déroulaient en Iran les funérailles historiques d’Ali Khamenei. La riposte iranienne aux récentes frappes américaines l’a rendu furieux. Pensait-il un instant que l’Iran allait rester les bras croisés ? Ces insultes ne sont-elles pas une pure projection ? « Pourritures », « malades », « vicieux », « violents », « menteurs », autant de mots qui pourraient parfaitement qualifier les dirigeants américains, et d’abord Donald Trump. Sans évoquer toutes les guerres passées, la dernière contre l’Iran montre à quel point les Américains peuvent être fourbes, violents, menteurs et vicieux. Combien ils sont tout cela à la fois vis-à-vis des Palestiniens depuis des décennies, et tout particulièrement vis-à-vis des Palestiniens de Gaza. Avec les guerres meurtrières qu’ils ont mené partout sur cette planète, le monde a bien vu combien ils peuvent être violents, menteurs et vicieux au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan.

Les Etats-Unis d’Amérique, ce sont 250 ans d’existence, seulement 250 ans, et pourtant ils détiennent un triste palmarès en matière de guerres et de crimes contre l’humanité. Furieusement génocidaires, furieusement violents, leur seule boussole c’est l’accumulation de l’argent. Peu importe le moyen d’y parvenir ! C’est la civilisation de la quête incessante de la richesse. Cette civilisation venue d’Europe, semant la maladie et la mort en Amérique, décimant les Indiens. Cette civilisation fondée sur la traite des hommes et des femmes d’Afrique, exploités dans les plantations et les champs de coton. C’est la civilisation de la violence, de la mise à mort de quiconque se met en travers de la conquête territoriale et de la quête des richesses. Aujourd’hui en déclin accéléré, elle déploie toute la violence dont elle est capable pour maintenir ses positions de domination. Contrairement à ce qui est proclamé du matin au soir sur les valeurs américaines, la seule valeur qui compte, c’est celle de la monnaie sonnante et trébuchante. Au stade actuel de pourrissement, la société américaine ne pouvait mettre à sa tête qu’un Donald Trump. Un milliardaire d’une compétence redoutable quant au bluff, au vice et au mensonge. La pourriture, c’est bien lui !

Le premier acte de bombardement de l’Iran le 28 février 2026 a visé une école, tuant 168 écolières. Comment qualifier autrement Donald Trump que de pourriture ? Ce président des Etats-Unis a livré et livre encore tout l’armement nécessaire aux « Israéliens » pour poursuivre le génocide à Gaza. Le génocide des Indiens n’a pas suffi aux Américains. Il faut aussi anéantir tous les Palestiniens. Pour le contrôle du Moyen Orient. Pour le contrôle du pétrole. L’argent, encore l’argent. Leur vrai Dieu tout puissant. C’est pour cette raison que les Iraniens sont très méfiants. Ils connaissent cet ennemi fourbe qui peut négocier avec vous et en même temps lancer ses missiles pour vous tuer et vous détruire. C’est un ennemi imprévisible soit par stratégie, soit par absence de stratégie. Dans tous les cas, il est dangereux et absolument pas digne de confiance. Dans le cas de la guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont manqué de stratégie et ont fini par se noyer lamentablement dans le détroit d’Hormuz.

Ce jour où les Américains et les « Israéliens » décimèrent 168 enfants, ils assassinèrent aussi le guide suprême Ali Khamenei. Lui et presque tous ces proches. Les gigantesques funérailles du dirigeant iranien sont tout un symbole. C’est d’abord un moment de vérité, le moment qui dément la propagande selon laquelle le peuple iranien est radicalement opposé à la République islamique d’Iran. Moment de vérité parce que la révolution suit encore son cours depuis 1979. Cette révolution qui a dit non et qui dit toujours non à la domination absolue des Américains et de leurs vassaux européens. La défaite impérialiste contre l’Iran annonce une bonne nouvelle : la fin de la toute puissance américaine. A la suite de la révolution chinoise et des décolonisations, la défaite contre l’Iran constitue un basculement. La dissuasion militaire américaine appartient désormais au passé. C’est le tournant historique marquant l’accélération de la chute de l’empire. Le culte de l’argent-Dieu n’a pas sauvé les dirigeants occidentaux du naufrage dans le détroit d’Hormuz. Il les a même conduits là. La vitalité de la révolution iranienne a déjoué tous les complots et tous les pronostics. C’est une leçon pour tous les peuples opprimés qui se résume à ceci : la révolution ou rien !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Des accords de paix sans le peuple et contre le peuple

Comité Action Palestine, le 4 Juillet

Qui sont Joseph Aoun et Nawaf Salam ? Ils sont respectivement président de la République du Liban et premier ministre du gouvernement libanais. Ils ont signé un accord-cadre « pour une paix et une sécurité durables » avec les « Israéliens » et les Américains, qui prévoit le désarmement de la résistance libanaise sans le retrait préalable de l’armée sioniste du sud Liban. Les deux dirigeants du Liban se sont donc pliés aux exigences américano-sionistes. Cet accord est un diktat selon la résistance et la très grande majorité du peuple libanais. Et c’est vrai ! Cet accord n’est pas un premier pas vers la paix, mais un grand pas vers l’occupation indéfinie d’une partie du Liban par « Israël ». Alors qui sont vraiment, Joseph Aoun et Nawaf Salam ? Précisément rien. Ils ne représentent ni une force parlementaire ni un groupe politique organisé au sein de la société libanaise. Parce qu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune force, ils ne sont rien. Et parce qu’ils ne sont rien, ils ne pouvaient que céder aux demandes humiliantes des américano-sionistes. Ils ont été installés à la tête du Liban par les impérialistes uniquement pour cette raison. Les valets de l’impérialisme servent à ça. Ils servent à maintenir leur peuple sous la tutelle étrangère, sinon à le pousser à la guerre civile.

A l’instar de l’Autorité palestinienne, cette autorité libanaise permet, sous prétexte de servir la paix, l’extension territoriale et politique du sionisme. Elle est le bras politique de l’ennemi au sein de la société. Avec ces accords, Benyamin Netanyahou s’est réjoui d’une « défaite stratégique pour l’Iran ». Joseph Aoun et Nawaf Salam ont offert sur un plateau un semblant de victoire aux « Israéliens » pour compenser la réelle défaite américaine et « israélienne » contre l’Iran. Les valets ont une utilité pour leurs maîtres impérialistes. Mais les réjouissances des sionistes risquent d’être de très courte durée. En pratique, désarmer la résistance est une autre affaire. Une mission impossible. Avec quels moyens l’autorité libanaise va-t-elle enlever les armes aux résistants ? Sans force armée, la tâche est insurmontable. En réalité, les accords signés n’ont aucune valeur. « Même pas la valeur du papier sur lequel ils ont été signés », a déclaré un porte-parole de la résistance libanaise. Ces accords de paix sont une mise en scène grotesque entre sionistes pour sauver « Israël » de la déconfiture stratégique en Iran.

La Syrie représente-t-elle une menace aujourd’hui pour les « Israéliens » ? Non ! Pourtant ils en occupent une partie. Ils occupent une partie de Gaza et la judaïsation de la Cisjordanie s’accélère à un rythme jamais vu précédemment. « Israël » pense conjurer le sort qui l’attend. Il pense faire dévier le cours de l’Histoire en sa faveur. Or, c’est l’inverse qui se produit. Comme sa tentative de mettre à genoux l’Iran. La violence permanente n’est pas une solution pour sa survie dans une région qui le rejette. Le gain politique est inversement proportionnel à l’intensité de la violence guerrière imposée par les sionistes. La guerre ne fait pas cesser la résistance, elle la stimule. Pour une raison simple : les peuples ne se laisseront pas détruire sans réagir. Et « Israël » peut-il faire autrement que recourir en permanence à la violence ? Non ! La colonisation est une violence en soi et la pérenniser suppose encore plus de violence contre les colonisés eux-mêmes et les peuples voisins à qui on impose des dirigeants dociles et béni oui-oui. « Israël » est une entité sans solution viable, sans avenir. L’avenir ne se construit pas sur la guerre permanente.

« Israël » s’épuise à survivre. A la recherche de la sécurité, elle n’en trouve pas. C’est l’insécurité qui augmente. La défaite cuisante contre l’Iran en est une parfaite illustration. Malgré les moyens militaires considérables des sionistes, la résistance libanaise n’a pas cédé, ni la résistance palestinienne. Sur le plan tactique et sur le court terme, les sionistes obtiennent des résultats. A plus long terme la défaite définitive est assurée. Il n’y a aucune solution viable pour vivre dans un milieu hostile, hostile légitimement. Car la colonisation porte en elle la guerre et le génocide. Les Gazaouis en savent quelque chose. Des Joseph Aoun et des Nawaf Salam ont toujours existé dans les sociétés sous emprise coloniale et impérialiste, mais en général ils sont rapidement balayés soit par les peuples eux-mêmes, soit par les impérialistes lorsqu’ils n’ont plus aucune utilité. Lorsque l’ennemi aura été chassé, leurs noms resteront gravés dans la mémoire des peuples comme traîtres à la nation.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !