« Israël », le 51 ème Etat des Etats-Unis

Comité Action Palestine, le 30 Mai 2026

« Soit vous concluez des accords d’Abraham pour la normalisation avec « Israël », soit nous ne signerons pas d’accords avec l’Iran ». C’est en ces termes que Donald Trump s’est adressé aux pays du Golfe. Donald Trump a une grande obsession : c’est « Israël ». Comme tous les présidents américains qui l’ont précédé ! L’obsession est d’imposer « Israël » au Moyen-Orient. Parce que le sionisme est rejeté par les peuples de la région, les Etats-Unis emploient tous les moyens pour faire de l’entité sioniste la puissance tyrannique dominante. Sous la présidence Biden ou sous la présidence Trump, les « Israéliens » ont obtenu tout l’armement souhaité pour lancer des bombes d’une tonne sur des enfants, des femmes et des hommes de Gaza. « Israël » obtient tout ce qu’il demande aux Etats-Unis et à l’Europe. Il génocide, il tue, il massacre où bon lui semble, mais il a un soutien occidental inconditionnel. « Israël » a carte blanche pour exterminer. Les indignations hypocrites et les condamnations purement formelles des agissements sionistes n’y pourront rien changer.

« Israël » c’est les Etats-Unis et les Etats-Unis sont « Israël ». Ils sont organiquement liés. La chute de l’entité sioniste signifierait automatiquement la chute des Etats-Unis. Et à ce compte, les Etats-Unis n’ont que faire de ce droit international qui n’a jamais été respecté par les puissances impérialistes. Ils n’ont que faire des larmes de crocodile de tel ou tel. « America first » clame en permanence Donald Trump. Rien ne doit faire obstacle aux intérêts économiques. Rien ne doit mettre en péril les gigantesques profits de l’industrie et de la finance américaines. Les Palestiniens doivent tous être sacrifiés sur l’autel de l’argent Dieu. Les mots creux sur le droit international n’ont jamais empêché une bombe « israélienne » de fracasser un bébé palestinien. Seules les armes arrêtent les armes. Pendant qu’on attend la réalisation de la solution des deux Etats, les Palestiniens et les Libanais se font exterminer. Parce que seules les armes arrêtent les armes, la deuxième obsession américano-sioniste est de désarmer les organisations de la résistance. Il faut faire place nette à la tyrannie « israélienne ». Le pacifisme bêlant est le meilleur allié du crime sioniste en Palestine.

« Israël » est la massue américaine pour mener à bien la mission de colonisation de la Palestine et de réalisation du projet du « Grand Israël ». La massue pour tout écraser. Tout soumettre. La demande de Donald Trump faite à l’Arabie saoudite et au Qatar de normaliser leurs relations avec l’entité sioniste est un suicide demandé à ces pays. C’est demander aux classes dirigeantes de ces deux pays de prendre des risques politiques considérables face à leurs peuples. Tout peut être sacrifié sur l’autel du sionisme. Les Etats-Unis sont prêts à sacrifier leurs fidèles alliés arabes pour garantir et assurer la domination sioniste. Le projet du « Grand Israël » est la petite Amérique du nord installée au Moyen-Orient. Ce que les colons européens ont fait aux Indiens aux 18ème et au 19ème siècles, « Israël » tente de le réaliser avec les Palestiniens aux 20ème et 21ème siècles. Des génocidaires soutiennent d’autres génocidaires. « Israël » est la seule assurance-vie des Etats-Unis dans la région. Le pilier de la démocratie américaine, c’est le génocide. Interrogez les descendants des Indiens, interrogez les Irakiens ou les Vietnamiens, ils vous diront tous la même chose : la démocratie américaine, ce sont d’abord des bombes qui pleuvent par millions sur des peuples qui ne veulent rien d’autre que vivre libre.

La démocratie américaine, c’est aussi la guerre et la destruction en Iran, une nation qui a le tort d’avoir l’ambition de devenir une puissance politique, industrielle et militaire. Pour que l’entité sioniste puisse jouer son rôle de puissance coloniale tyrannique, il faut mettre à genoux l’Iran. Il faut enlever à l’Iran ses moyens militaires de dissuasion face à « Israël ». Il faut affaiblir cette nation comme ont été affaiblis l’Irak, la Libye, la Syrie et tant d’autres pays. La massue « israélienne » doit pouvoir s’abattre sur les peuples sans obstacle aucun. Mais rien ne fonctionne comme prévu. La défaite contre l’Iran contrarie le projet américano-sioniste. Donald Trump gesticule, parle et menace beaucoup, mais le constat est cruel. Il ne peut pas obtenir par des mots ce qu’il n’a pas pu obtenir par la guerre. L’Iran tient, le Yémen est toujours debout, la résistance libanaise poursuit avec acharnement le combat, la résistance palestinienne n’a pas rendu les armes. « Israël » et les Etats-Unis sont pris au piège de leur propre jeu. En tout cas, ces peuples ne normaliseront pas avec « Israël » et renonceront encore moins à leurs armes.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace. »

Depuis le 7 octobre, il n’y a pas eu un seul moment de répit dans la bataille entre les forces impérialo-sionistes et les mouvements de résistance en Palestine, au Liban, en Iran, au Yémen et ailleurs. Les impérialistes ont fait du 7 octobre un prétexte pour généraliser la guerre. Les Américains et les « Israéliens », ce duo diabolique, agissent comme une force destructrice et implacable. Donald Trump menace constamment de raser l’Iran, après la défaite cuisante de l’armée américaine face aux Gardiens de la Révolution. Benyamin Netanyahou ne menace pas. Il agit en exterminant des hommes, des femmes et des enfants partout où ils se trouvent en Palestine et au Liban.  Il a fait du crime la planche de salut d’« Israël ». Il pense sauver le sionisme en l’abreuvant du sang palestinien et libanais. Pourtant, le camp impérialiste est loin d’avoir remporté cette bataille. Il a employé toutes les ressources militaires et économiques à sa disposition, mais il n’a pas obtenu de victoire décisive. Loin de là. L’Histoire est entrée dans une période d’incertitude. Que va-t-elle décider ? Si la politique a horreur du vide, l’Histoire a en horreur l’incertitude. A la fin, il n’y aura qu’un seul vainqueur.

Il faut scruter le passé. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les impérialistes n’ont remporté aucune bataille dans leur guerre de presque 100 ans contre les pays du Sud. Le Vietnam a donné une leçon historique magistrale. Malgré les moyens considérables des Américains, le peuple vietnamien a vaincu. L’humiliation des USA était à la hauteur de leur prétention ! Le passé plaide en faveur de tous les peuples qui veulent accéder à leur souveraineté pleine et entière. Mais les impérialistes, à rebours des enseignements de l’Histoire, suivent le même chemin. Celui de la domination sans partage. Celui de la guerre totale contre les peuples qui ne s’agenouillent pas devant la menace et l’intimidation. Ce que les impérialistes occidentaux n’ont pas compris, c’est que le monde est entré dans une révolution depuis 1945. Une révolution qui ne ressemble à aucune autre. Une révolution au temps long. La révolution du Sud contre le Nord. La révolution des nations pauvres contre les nations riches. La révolution des déshérités contre les grands possédants. Rien n’arrêtera cette lame de fond. La défaite américaine contre l’Iran le prouve.

Cette défaite prouve que l’asymétrie des forces ne peut rien contre l’asymétrie de la détermination. En Iran, en Palestine et au Liban, la détermination est de fer. La résistance palestinienne et libanaise n’a pas été brisée. « Israël » n’a pas vaincu. Et lorsque on n’obtient pas la victoire, malgré des forces armées considérables, c’est qu’on a perdu. « Israël » emprunte le même chemin que son parrain américain. Celui de l’arrogance et du crime. Et au bout de ce chemin, la défaite totale l’attend. L’Histoire est en train de décider. Elle n’a toujours pas changé d’avis. Elle donne raison à la justice. La justice que réclame les déshérités. Elle donne raison à l’audace. « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace », disait Danton.  Que peut faire l’armée « israélienne » contre les petits drones à fibre optique de la résistance libanaise ? Que peut-elle faire face à autant de détermination et d’intelligence stratégique ? Que peuvent faire les Américains dans le détroit d’Hormuz face à autant d’audace iranienne ? Que peuvent-ils faire contre le missile balistique ? Que peuvent faire les Américains dans un moment surtout où leur économie décline ? Le capitalisme américain est soumis à rude épreuve. Il coule alors que d’autres puissances émergent. Le rêve américain se transforme en cauchemar. Le rêve sioniste va finir dans les poubelles de l’Histoire.

Puissance économique déclinante, l’Occident se rétrécit démographiquement. A l’image des colons « israéliens », qui sont une goutte d’eau dans l’océan démographique arabo-musulman. La greffe sioniste ne prendra pas. Le déclin des Etats-Unis sera aussi irrémédiablement celui de l’entité sioniste. La violence extrême des sionistes est un signe qu’ils perdent leur contrôle et le contrôle de la situation en Palestine comme au Liban. L’histoire n’a pas encore désigné le vainqueur, mais elle envoie des signes. Si vous détruisez, cassez, bombardez et lancez des millions de bombes sur des populations civiles, vous faites quoi ? Vous commettez un crime assurément. Mais pas seulement. Vous creusez votre tombe. Vous formez une nouvelle génération de combattants encore plus déterminés que la génération précédente. L’Histoire n’aime ni l’incertitude ni l’injustice. Forcément elle donnera raison aux opprimés. Elle donnera tort à Benyamin Netanyahou et à Donald Trump, les deux fossoyeurs de l’impérialisme occidental. La révolution continue son chemin lorsqu’il y a autant d’audace parmi les opprimés.

Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra ! Iran vivra ! Iran vaincra !

22 mai 2026

ComitéAction Palestine

Illustration Fourate Chahal El Rekaby




Refuser de se soumettre aux rois et aux impérialistes

Comité Action Palestine, le 16 Mai 2026

Gaza ! Qui parle encore de Gaza ? Gaza est oubliée ou presque. Passée au second plan depuis l’agression américano-« israélienne » contre l’Iran. Gaza et toute la Palestine. Pourtant les « Israéliens » y sèment toujours la mort, sans répit. Depuis 1948. Depuis la Nakba, l’entité sioniste colonise, tue, détruit, fait du nettoyage ethnique et érige sa méthode génocidaire comme seule politique à l’endroit des Palestiniens. Après le 7 octobre, combien de fois on a entendu : « « Israël » a le droit de se défendre » ! Et combien de fois, « Israël » a tué, volé des terres, emprisonné sans jamais respecter aucun accord ni aucun droit international avant et après le 7 octobre ? Les rôles sont inversés : le bourreau est devenu la victime. Quoi que fassent les Palestiniens, ils seront toujours les méchants dans cette histoire. Dans cette fable pour enfants, imposée par l’histoire officielle et les médias dominants. Un mensonge grossier. Un mensonge criminel et auquel de moins en moins de monde accorde du crédit. Pour paraphraser le philosophe Friedrich Nietzsche, « Israël » est un monstre froid et ment froidement, et voilà le mensonge qui sort de sa bouche : « moi « Israël » je suis la victime absolue ! ». « Je vole, je tue, je mens », telle devrait être pourtant la devise de l’entité sioniste. L’expression « « Israël a le droit de se défendre » est une expression raciste : il faut comprendre que les « Israéliens ont le droit de tuer des Palestiniens ! Les Palestiniens, eux, doivent subir et se taire. Se laisser détruire par l’entité usurpatrice ! Mais c’est une fable !

« Israël » a le droit de se défendre, c’est le racisme au service de la suprématie sioniste. Au service de la domination occidentale. Mais Gaza dit non ! Elle a pris l’avant-garde de la lutte. Elle est la terre par excellence des martyrs. La terre de ceux qui n’ont pas renoncé à la liberté. La terre de ceux qui ne renonceront jamais à la dignité et à leur souveraineté. Le poète palestinien, Mahmoud Darwish, a eu ces mots terribles et justes à la fois sur Gaza : « Si on t’interroge sur Gaza, dis-leur : en elle un martyr, secouru par un martyr et à qui un martyr fait ses adieux et pour laquelle prie un martyr ». Gaza, comme toute la Palestine, est une terre de lutte. Le sang des martyrs n’a pas coulé et ne coule pas en vain. Il arrose cette terre fertile en combattants, qui a vu naître et qui verra naître des hommes et des femmes, assoiffés de justice face à des envahisseurs assoiffés de sang. La Palestine est oubliée pourtant elle est toujours présente, toujours au centre de cette guerre que l’impérialisme mène au Liban et à l’Iran. Les sionistes c’est la guerre permanente. C’est la mort infligée à tous ceux qui leur résistent. Ce qu’ils font aux Palestiniens, ils l’étendent à toutes les nations du Moyen-Orient. Ils veulent mettre les peuples à genoux. Eriger leur « Grand Israël » par la force. Mais cela n’arrivera pas !

En attendant la réalisation du « Grand Israël » territorial, ils préparent le terrain avec le « Grand Israël » politique avec les accords d’Abraham et des accords secrets comme avec les Émirats arabes unis et tant d’autres entités arabes artificielles créées par l’impérialisme anglais, aussi artificielles que l’entité sioniste elle-même. Les Émirats arabes unis sont devenus la base à partir de laquelle les « Israéliens » et les Occidentaux mènent des opérations de guerre contre l’Iran. A l’instar du Koweït, du Barhein et du Qatar. Toutes ces entités sans légitimité historique ont lié leur destin à l’impérialisme et à « Israël ». A la vie, à la mort. Car l’Iran, ce géant régional, géant politique et militaire, du haut de plusieurs millénaires de civilisation brillante, n’est pas près d’abdiquer sa souveraineté, malgré la puissance de feu des impérialistes. Que peuvent faire ces entités arabes artificielles et miniatures face au géant iranien, lorsque l’envahisseur étranger sera reparti avec ses porte-avions ? Elles ont marché avec l’ennemi, elles en paieront forcément le prix. En quelques jours, l’Histoire a montré que l’impérialisme ne peut pas vaincre. Il est pris à la gorge dans le détroit d’Hormuz. Les rois et princes du Koweït, des Émirats arabes unis, du Barhein et du Qatar, autrefois si arrogants avec leurs pétrodollars, sont dans une impasse. L’Histoire ne fait pas demi-tour. L’Histoire ne revient pas en arrière et il n’y a pas de deuxième chance. Ils sont pris à la gorge eux aussi. Mortellement.

Les dictateurs arabes devraient méditer ces mots du poète Amr Ibn Kulthum : « Que de jours glorieux et nobles avons-nous vécu durant lesquels nous avons refusé de nous soumettre aux rois ». Ces jours glorieux et nobles sont l’avenir du monde arabe. Un temps sans rois ni impérialistes occidentaux. Un temps sans artifice et sans nations artificielles. Un temps où la Palestine sera souveraine et libre, pour laquelle tant de martyrs ne seront pas tombés pour rien.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Image : Middleeasteye.net




L’impérialisme se noie dans le détroit d’Hormuz

Comité Action Palestine, le 9 mai 2026

Le 7 avril 1978, l’intellectuel Gilles Deleuze écrivait : « les actions d’Israël sont considérées comme des ripostes légitimes, même lorsqu’elles paraissent disproportionnées, tandis que celles des Palestiniens sont exclusivement traitées comme des crimes terroristes. Et un mort arabe n’a ni la même mesure ni le même poids qu’un mort israélien. (…) Israël peut compter sur une complicité presque unanime. » Près d’un demi-siècle plus tard, on pourrait reprendre les mêmes mots pour qualifier la situation en Palestine, au Liban ou en Iran. Comme si la mentalité occidentale était restée figée. Pro- « israélienne » et raciste et faisant peu cas des crimes de guerre perpétrés à l’époque comme aujourd’hui contre les populations civiles palestinienne et libanaise. Comme si l’Histoire se répétait inlassablement toujours en faveur des puissants et des sionistes. Comme si un malheur éternel s’était abattu sur les peuples du Moyen-Orient. La malédiction « Israël » était là. Et elle est toujours bien là. Elle frappe, bombarde, tue encore et encore avec la bénédiction de tous ou presque. Avec la « complicité presque unanime » disait Gilles Deleuze.

Mais il n’y a pas de fatalité. L’Histoire ne se répète pas. Un an après l’invasion du Liban par les forces sionistes en 1978, une révolution, la révolution iranienne allait changer la face du monde et transformer les rapports de force. En 2026, « Israël » et les Etats-Unis bombardent en Palestine, au Liban et dorénavant en Iran, pays soumis à un blocus économique de 48 ans. L’histoire ne se répète pas. Elle agit contre les prétentions sionistes et impérialistes d’un Occident en perte de vitesse. Le régime du Shah d’Iran est tombé. Il n‘est plus qu’un lointain et mauvais souvenir. La résistance au Liban s’est structurée, renforcée et la révolution palestinienne s’est déplacée de l’extérieur à l’intérieur des territoires palestiniens. Non, il n’y a rien de figé. Rien ne se répète. « Israël » est affaibli aujourd’hui. La résistance globale des peuples de la région s’est développée rapidement et contient les ambitions coloniales et meurtrières des sionistes. « Israël » utilise la violence maximale et sans retenue aujourd’hui. C’est le signe de son affaiblissement historique. En dehors des colons illuminés et des dictateurs arabes dans la région, presque personne n’accorde de légitimité à l’entité sioniste. La violence des « Israéliens » est proportionnelle à leur rejet politique.

La malédiction sioniste n’est pas tombée du ciel, même si les colons « israéliens » justifient leurs crimes par la religion. Elle est le fait des hommes. Du fait de l’homme impérialiste pour contrôler cette région stratégique et ses nombreuses ressources. Cette malédiction ne peut être que temporaire parce que l’entité sioniste est temporaire. La justice reprendra ses droits en terre de Palestine. L’histoire ne se répète pas. Elle avance, transforme les hommes, les nations et parfois agit comme une inondation qui emporte tout sur son passage. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans la guerre contre l’Iran. L’impérialisme tente d’endiguer cette force dévastatrice pour lui. Combien de fois Donald Trump a menacé de détruire l’Iran et combien de fois il s’est ravisé pour proposer des négociations. Les Etats-Unis hésitent, louvoient, trébuchent. En réalité, ils ont lamentablement échoué. Ils ont perdu cette guerre. Ils n’ont pas pu s’emparer ni de l’uranium enrichi iranien, ni faire chuter le gouvernement de Téhéran et encore moins contrôler le détroit d’Hormuz. L’impérialisme est en échec total. Il est plus faible que jamais.

La tyrannie impérialiste dans son ensemble a échoué à dominer le monde et en particulier la région stratégique du Moyen-Orient. Et c’est dans cette phase que l’impérialisme est le plus dangereux. Le plus violent à l’image de l’entité sioniste. Les « Israéliens » jettent toutes leurs forces criminelles au Liban et en Palestine. La violence pure est leur planche de salut. Ils n’ont pas compris que la violence la plus brutale n’a qu’un temps et qu’elle joue contre eux. Elle donne des résultats contraires à ce qui est attendu, c’est-à-dire la reddition des peuples. Loin de là ! La résistance se renforce tout autant que la détestation généralisée des sionistes partout dans le monde. L’écrivain égyptien, Ahmed Khaled Tewfik, a eu ces mots justes : « Le fait de se noyer ne se signifie pas tomber dans l’eau. Personne ne peut dire que le poisson se noie, pourtant il se noie dans l’air. Ainsi, le vrai sens de noyade est de tomber dans un endroit qui n’est pas fait pour toi ». On ajoute à ces mots que le Moyen-Orient n’est pas un endroit fait pour les sionistes et les Américains. Ils vont se noyer dans le détroit d’Hormuz.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Illustration : Comité Action Palestine par IA




« Israël », la contre-révolution

Comité Action Palestine, le 1er mai 2026

« Israël » est à contre-courant. A contre-courant de l’histoire. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que la décolonisation est partout le mot d’ordre, le sionisme accélère la colonisation de la Palestine. Avec les méthodes les plus brutales, les plus sauvages, les plus impitoyables qui n’ont rien à envier aux moyens génocidaires employés par les Européens aux 18ème et 19ème siècles. Alors que l’époque est celle de la marche triomphale de la souveraineté des nations, « Israël » s’impose par la force en Palestine comme un monstre dévorant tout sur son passage. La violence sioniste est partout, omniprésente, en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Syrie et dans bien d’autres pays pour faire accepter l’inacceptable. La vieille Europe coloniale a enfanté une entité coloniale atypique, monstrueuse, sans frontières délimitées, sans humanité, raciste, ne jurant que par l’élimination du peuple palestinien et de toute résistance dans sa course incontrôlée pour le contrôle de la région du Moyen-Orient. Des milliers de vies assassinées ? Peu importe ! Ce qui compte, c’est la survie de l’entité coloniale et des colons sans foi ni loi. La guerre a fait naître « Israël ». La guerre assure sa survie. La guerre enterrera ses prétentions néfastes pour l’humanité !

C’est la guerre et son extension aujourd’hui. Après les Anglais qui lui ont donné vie, les Américains donnent sans compter à « Israël » tous les moyens militaires, politiques et économiques pour prolonger son existence. La guerre impérialiste contre l’Iran est aussi et d’abord une guerre « israélienne ». Pour vassaliser tous les pays de la région, les impérialo-sionistes appliquent méthodiquement leur stratégie d’anéantissement de toute nation qui donnent les signes d’une puissance pouvant faire face à la loi du plus fort imposée par les Occidentaux. Il faut écraser tout peuple qui fait cet affront aux tueurs de Tel-Aviv et de Washington. Ecraser pour espérer dominer le monde et ses richesses. « Israël » est cette entité politique enfantée par l’avidité et l’instinct sans frein d’accumulation des richesses. Une entité jamais rassasiée. « La violence est un agent économique », disait Karl Marx. C’est la violence tous azimuts pour accaparer les biens des autres peuples. En fermant le détroit d’Hormuz, l’Iran a appuyé là où ça fait mal. Le capitaliste occidental comprend parfaitement le langage du rapport de force économique. C’est la perspective du profit qui le pousse à faire la guerre, c’est aussi cette même perspective qui le fait reculer si les pertes sont plus importantes que les gains.

Le colon, engendré historiquement par le capitaliste, ne recule devant rien. Le sentiment d’humanité, il ne connaît pas. Il existe pour voler et tuer. « Israël » est à contre-courant de tout humanisme et à contre-courant de l’évolution de l’humanité. Pendant plus de deux ans de génocide, avez-vous vu une protestation d’ampleur en « Israël » pour dénoncer ce crime ? Non ! Les colons forment une communauté d’intérêts qui exclut le colonisé et toute forme d’humanité envers ce colonisé. Le Palestinien est en vérité exclu de l’humanité. Animalisé ! Forcément, « Israël » est une entité génocidaire qui ne connaît ni le langage de la paix ni le langage du respect de la vie humaine. Pendant que certains fantasment sur les « deux Etats », un « État binational » ou une « terre pour tous », « Israël » s’acharne à coloniser, tue les Palestiniens et fait la guerre aux pays voisins. Cette entité ne peut pas exister à contre-courant de sa nature. Pour l’instant, en Palestine et au Liban c’est la mort pour tous.

C’est aussi la dictature pour tous. Les impérialo-sionistes ont besoin des dictatures arabes, des dictatures saoudienne, égyptienne, jordanienne et de tant d’autres pour mater les peuples et tout élan de solidarité envers le peuple palestinien. Dans ces dictatures, les élites sont droguées à l’argent et à l’enrichissement. Et pour cette drogue, elles dépendent de leur maître américain qui assure ordre et stabilité. Comme les colons, la grande bourgeoisie arabe n’a aucun sentiment pour la vie humaine. Bien au contraire, elle prie chaque jour pour que l’impérialo-sionisme fasse la peau à la résistance. Le dictateur arabe, le colon « israélien » et l’impérialiste occidental, c’est le même combat. Le combat du riche contre le déshérité. Si l’histoire a un sens, elle trouvera alors une issue pour les Palestiniens, les Libanais et les autres peuples de la région. Et cette issue ne peut être que la victoire. L’histoire balaye tout ce qui est à contre-courant. Les dictatures arabes, le sionisme et l’impérialisme seront balayés. Pour cela, il faut compter sur la résistance de ceux qui n’ont plus rien à perdre, sinon la vie.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Dessin : Comité Action Palestine, produit par IA




Au nom de la Bible et du « Grand Israël »

Comité Action Palestine, le 25 avril 2026

Que fait « Israël » ? Il obéit à ses instincts. Il détruit et tue au nom de la Bible et du « Grand Israël ». Il ne sait rien faire d’autre. Au Sud-Liban, les « Israéliens » ont tracé une ligne jaune délimitant une « zone de sécurité » où les maisons sont rasées et les habitants tués ou obligés de fuir. Au nom de la sécurité des colons qui sont de furieux va-t-en-guerre, réclamant ouvertement que l’armée termine le boulot en éliminant toute résistance au Liban. Comme toujours le voleur crie au voleur ! L’assassin crie à l’assassin ! A la différence d’autres colonisateurs qui ont commis des crimes contre l’humanité au nom de la « civilisation », les « Israéliens » ne s’embarrassent même pas d’une telle idée. L’objectif est clair : conquérir les territoires et éliminer leurs habitants. Il n’y a rien à « civiliser », mais tout à voler. Au Sud-Liban, comme en Cisjordanie, à Gaza et en Syrie. Quand ce n’est pas par le vol quotidien des terres au profit des colons illuminés et ultra violents, c’est par les guerres et le génocide. « Israël » a berné le monde entier avec la solution des deux Etats. Tout le monde y a cru ou a fait semblant d’y croire pendant que les colons volaient des terres et que leur armée tuait, emprisonnait, torturait ou recourait au génocide. Au nom de la sécurité et du « Grand Israël ». Au nom de la Bible et autres balivernes comme couverture idéologique aux effets criminels rarement vus dans l’histoire. Au nom de la sécurité et de la Bible, n’importe qui et à tout instant peut être tué. Comme récemment la journaliste libanaise Amal Khalil ou l’enfant Aous Hamdi Al-Nassan, de Cisjordanie, tué dans son école par un soldat « israélien » depuis une colline.

Voler des terres et faire accepter le crime par le fait accompli, telle est la méthode « israélienne ». Œil pour œil, dent pour dent, telle est la réponse de la résistance. Les Libanais opposent une résistance armée acharnée. Le temps n’est plus au compromis et à la faiblesse. Il ne faut pas céder un pouce de terre aux envahisseurs et répondre à la force par la force. « Israël » n’a pour lui que la force au service du crime. La résistance a pour elle la force de ceux qui sont dans leur droit absolu de défendre le peuple libanais et sa souveraineté. Elle a pour elle une stratégie militaire adaptée, intelligente face au colosse aux pieds d’argile « israélien ». La résistance a pour elle des hommes et des femmes déterminés pour le sacrifice ultime.

C’est ce qui fait la différence dans une guerre asymétrique et donne toujours la victoire aux peuples qui résistent à la colonisation et à l’impérialisme. Le sud Liban sera le cimetière du projet sioniste. Le détroit d’Hormuz sera le cimetière de l’impérialisme américain. Au sud Liban, les petits drones de la résistance embourbent l’armée sioniste. Dans le détroit d’Hormuz, la « flottille moustique » paralyse les gros et coûteux porte-avions. Les Américains et les « Israéliens » n’avaient pas prévu un tel scénario. Un tel retournement de l’histoire.

Ils n’avaient pas prévu non plus les effets économiques et politiques de la bataille d’Hormuz. L’augmentation des prix des hydrocarbures a politisé tous les foyers que compte l’humanité. Chaque famille connait l’impact de cette guerre sur la cherté de la vie. En même temps, chaque foyer en apprend un peu plus sur le Liban, la Palestine et l’Iran. Dans les pays du Sud, on ne connait que trop bien l’impérialisme et les dégâts qu’il cause. Pour ces peuples, la résistance a toujours raison. L’impérialisme a toujours tort. Donald Trump fait involontairement de la propagande en faveur de ses ennemis. Il travaille contre son propre camp et les intérêts des grands groupes capitalistes qu’il défend. La puissance ne fait pas tout. Encore faut-il mesurer l’impact de sa puissance et ne pas sous-estimer son adversaire ! Donald Trump bombe le torse, gesticule, menace, mais il finit toujours par reculer tout en criant victoire. Dans les mots, il a gagné la guerre, dans la réalité il est piégé.

Après avoir maintes fois menacé l’Iran d’un cataclysme nucléaire ou de raser la civilisation perse, les Américains ont remis à plus tard tous leurs ultimatums. Les Etats-Unis sont un géant militaire sans boussole qui se trompe sans cesse de chemin et revient sans cesse au même endroit. Et à cet endroit, c’est la défaite qui l’attend. L’histoire l’atteste. Interrogez les Vietnamiens, les Somaliens, les Afghans, et d’autres peuples qui ont subi l’impérialisme américain au nom de la démocratie. Tous vous diront la même chose : « Le géant américain finit toujours par s’essouffler et rebrousser chemin ! ». Au Moyen Orient, les peuples ont retenu la leçon. Il faut tenir sur la durée et faire payer un coût très élevé aux Américains et aux « Israéliens ». La victoire sera du côté des opprimés, de ceux qui patientent. De ceux qui ont une seule exigence : la justice !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : destruction des villages au sud Liban




« J’ignore qui a vendu ma patrie, mais je vois qui paie le prix »

Comité Action Palestine, le 18 Avril 2026

La guerre au Moyen-Orient et ses multiples fronts causent d’énormes dégâts collatéraux pour les impérialistes et leurs vassaux des pays du Golfe. La grande bourgeoisie arabe est contrariée : elle achète moins de produits de luxe en raison des risques encourus avec les missiles balistiques et autres drones iraniens. La presse a titré sur la chute spectaculaire des ventes de produits de luxe dans ces pays. Quel drame ! Quel drame pour ces pays qui souhaitaient tant vivre dans la prospérité à l’abri du parapluie militaire occidental et « israélien ». Cette prospérité qui dépend entièrement de la domination impérialiste au détriment des Palestiniens, des Libanais, des Iraniens et de tant d’autres peuples arabo-musulmans. Leur soumission à l’ordre impérialiste est telle que le génocide des Palestiniens est considéré comme le prix à payer pour espérer vivre dans le luxe, le calme et la volupté pour l’éternité. Mais ce rêve des pays du Golfe se transforme en cauchemar. L’éternité n’est pas de ce bas monde. La révolution lancée par les déshérités de Gaza, qui s’est propagée sous forme de guerre ouverte avec le Liban et l’Iran, est en train de renverser l’ordre du monde. La leçon historique est spectaculaire : le protecteur américain est impuissant face au génie stratégique des forces de la résistance.

Dans cette période de feu et de sang, il faut imaginer le désespoir et la démoralisation des roitelets et autres princes de pacotille des pays du Golfe. Ils ont cru aux promesses folles d’un Donald Trump. Alors que de nombreux pays, notamment des pays européens, ont refusé de prêter main forte à la coalition américano- « israélienne » dans le détroit d’Ormuz, ces vassaux d’un autre temps ont soutenu par tous les moyens la guerre impérialiste. Il faut sauver leur train de vie et préserver le calme, le luxe et la volupté. Et vivre comme si de rien n’était alors que les Libanais et les Palestiniens en paient le prix fort et enterrent quotidiennement leurs morts. L’amour de l’argent et du luxe est incompatible avec la dignité. Au point où leur maître Donald Trump les insulte publiquement. Comment voulez-vous qu’ils soient respectés par les impérialistes ? C’est le triste sort du valet qui en fait trop avec le maître. C’est le triste sort des dirigeants libanais qui négocient avec les « Israéliens », à l’encontre de la volonté populaire et de la résistance. Que pensent-ils obtenir du tueur d’enfants Benyamin Netanyahou ? Le poète Mahmoud Darwish avait prévenu : « La guerre se terminera et les dirigeants échangeront des poignées de main…Restera cette vieille dame dans l’attente du fils martyr, l’autre jeune mariée à attendre son bien aimé, et ces enfants dans l’attente du père héros. J’ignore qui a vendu la patrie, mais je vois qui paie le prix ».

L’avenir du monde se décide en ce moment même dans le sud du Liban. Il se décide dans les batailles de Bint Jbeil ou de Khiam. « Israël » y a mis ses meilleures forces militaires et toutes ses armes sophistiquées Pourtant, il s’embourbe. Il n’a réalisé aucune avancée. Il a perdu la bataille stratégique d’occupation du sud-Liban, un vieux rêve sioniste irréalisable tant les résistants libanais sont déterminés, avec une bravoure rarement vue, à défendre leur souveraineté. Si les boutiques de luxe sont le seul horizon de la bourgeoisie du Golfe, pour les opprimés palestiniens, libanais ou yéménites, il s’agit de lutter contre l’occupation et pour la justice. La lutte contre l’impérialisme est aussi une lutte des classes. La lutte pour la justice et l’égalité n’est pas seulement une idée. Les milliers de résistants à Gaza ou au Liban se sont sacrifiés pour un monde meilleur. Un monde meilleur sans l’asservissement imposé par les impérialistes et leurs valets arabes. Boutiques de luxe et bases militaires américaines dans les pays du Golfe, guerre et misère en Palestine, au Liban et au Yémen. Dans cette région du monde, le capitalisme est sans masque. Il exploite les ressources et les hommes. Il pille les richesses et fait la guerre aux opprimés.

Cette guerre est presque déjà perdue pour les Américains et les « Israéliens ». Lorsqu’ils demandent un cessez-le-feu et des pourparlers, c’est qu’ils sont acculés et en très grande difficulté. Ils n’ont jamais employé que la force pour réaliser leurs objectifs. Négocier signifie tout simplement qu’ils sont en train de perdre la partie. De perdre leur domination. Ont-ils négocié avec les Vietnamiens ? Oui ! Les Américains ont-ils perdu la guerre avec les Vietnamiens ? Oui ! Perdront-ils la guerre en Palestine, au Liban et en Iran ? Sans aucun doute ! Au prix fort, au prix du sang. C’est ce prix que paient les déshérités pour leur liberté !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : l’exposition « les yeux de Minab », sur la place Tajrish à Téhéran, commémore 168 jeunes filles tuées lors d’une frappe aérienne menée par la coalition américano-israélienne contre une école primaire dans la ville de Minab, dans le Sud de l’Iran en février dernier. https://www.facebook.com/share/18QcHNJ8kj/




Le dernier pas vers le gouffre

Comité Action Palestine, le 10 Avril 2026

Après les bombardements sauvages du Liban et devant l’étendue des dégâts humains et matériels à Beyrouth, un citoyen libanais a déclaré : « « Israël », c’est le mal absolu ». Si on doit en juger par sa courte histoire, « Israël » est en effet une entité maléfique qui n’hésite pas à semer la mort par milliers et partout. D’épuration ethnique en génocide, des bombardements massifs à l’assassinat ciblé, de la torture des prisonniers à leur condamnation à mort, les « Israéliens » ont beaucoup d’imagination, une imagination mortifère au service du vol et de la colonisation. Une imagination presque sans limite dans la mise à mort de ceux qu’il spolie. « Israël » une démocratie ? Les défenseurs du sionisme peuvent l’appeler comme ils le souhaitent, mais « Israël » est d’abord l’incarnation du crime sous toutes ses formes. C’est définitivement inscrit dans l’histoire et dans la mémoire de l’humanité. La défaite morale et idéologique est gigantesque ! « Israël » est l’ami qui vous veut du bien en vous tuant. Au Liban comme en Palestine et en Iran, il bombarde, tue par milliers au nom du bien, en détruisant toutes les infrastructures essentielles. Que veut dire bombarder des écoles, des universités, des hôpitaux et des ponts, sinon que le peuple est pris pour cible comme ennemi fondamental ? « Israël » tue et ment en permanence. « Israël » c’est le mensonge pathologique. A l’image de son parrain Donald Trump. « Israël », une démocratie ? Non, une industrie de la mort au service de l’impérialisme !

Cette entité « israélienne » est une « « démocratie » aux yeux de l’Occident tant qu’elle ne tue que les Arabes et les musulmans. Elle est une « démocratie » tant qu’elle justifie le crime par sa lutte contre les affreux « islamistes », une politique que les gauchistes soutiennent au nom de la lutte contre le « fascisme ». Rien de mieux que ce semblant d’ascendant moral et la bonne conscience pour justifier le crime absolu. « Le fascisme revient sous le masque de l’antifascisme », un antifascisme de « tout confort et de tout repos », disait Paolo Pasolini. On peut dire aujourd’hui, après lui, que le racisme avance sous le masque de l’antiracisme. La « lutte contre le fascisme islamiste » est un racisme déguisé avec des bons sentiments, et en réalité, un alignement sur l’empire américano-sioniste. Les colonisateurs des siècles passés ont leurs héritiers. Aussi racistes, aussi civilisateurs ! C’est une défaite morale et idéologique pas seulement pour « Israël ». Elle concerne l’Occident tout entier dans la plupart de ses nuances politiques. C’est un pourrissement digne d’une fin d’empire. Une fin d’empire où le « fascisme » et l’« antifascisme » se ressemblent et s’assemblent lorsqu’il s’agit de la question de l’autodétermination des pays arabo-musulmans.

Défaite morale et idéologique. Défaite politique et militaire surtout. Le cessez-le-feu demandé par les Etats-Unis est une défaite cuisante. Aucun objectif n’a été atteint. L’Etat iranien ne s’est pas effondré. Le détroit d’Ormuz est sous contrôle de la République islamique d’Iran. Les missiles balistiques et supersoniques semblent toujours aussi nombreux. La défaite est stratégique, amère, cruelle pour les impérialistes qui avaient cru que la guerre contre l’Iran était une « petite excursion ». Habituelle arrogance qui colle à la peau des impérialistes. Cette arrogance qui dessine un ennemi forcément faible, attardé et stupide. La résistance libanaise et iranienne a remis le monde sur ses pieds. Les Etats-Unis et les « Israéliens » apparaissent désormais pour faibles, attardés et stupides. Exactement comme leurs vassaux du Qatar, d’Arabie saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Bahreïn et du Koweït. L’amour de l’argent et du profit maximal est un aveuglement. Pourtant l’histoire a parlé, et tant de fois parlé. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les impérialistes vont de défaite en défaite. L’histoire a parlé et ils n’écoutent pas. On va le leur répéter : « l’époque est à la libération des peuples du Sud ! ». L’égalité n’est pas un vain mot. Elle est une pratique. Elle est résistance.

« Israël » n’écoute pas et n’écoutera pas. Il fait la guerre à tous les peuples de la région au nom de sa sécurité. Vision purement chimérique. Il ne comprend pas que l’oppression coloniale engendre toujours son contraire : la résistance. Les « Israéliens » sont persuadés, dénués de tout réalisme, que la violence garantit leur sécurité. Or, c’est l’inverse qui se produit. Les peuples ne déposent pas les armes. « L’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre », affirmait avec justesse Karl Marx. L’histoire est en train de résoudre le problème sioniste. Elle a trouvé les hommes pour faire le boulot : Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Ils ont conduit « Israël » au bord du gouffre. La résistance va les aider à faire le dernier pas et résoudre définitivement le problème.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Image conçue par l’intelligence artificielle : Comité Action Palestine




« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. »

Au Vietnam, les Etats-Unis avaient misé sur la stratégie du fou : l’idée était de persuader les Vietnamiens que les Américains étaient imprévisibles, capables du pire, capables de tout détruire et de tout raser. Les Américains ont quand même perdu cette guerre. Humiliés comme jamais ! Les Etats-Unis ont aujourd’hui à leur tête un fou sans stratégie qui mène une guerre dans le flou stratégique. Non pas un flou stratégique calculé, voulu pour aveugler les Iraniens, mais parce que Donald Trump est incapable de définir des objectifs de guerre. La confrontation militaire avec l’Iran devait être une « petite excursion ». On en est au deuxième mois. A entendre le déséquilibré président des Etats-Unis, l’Etat iranien n’existe plus, la marine iranienne est au fond de l’eau et les rampes de lancement de missiles sont entièrement détruites. Mythomanie ! Rien de cela ne s’est produit. Le résultat est bien pire pour la coalition américano-sioniste. Au désastre économique s’ajoute une forme de guérilla internationale menée par les stratèges iraniens. Le mensonge industriel de Donald Trump ne pourra pas cacher la défaite annoncée des impérialistes. L’humiliation des Etats-Unis sera bien pire qu’au Vietnam, en Afghanistan ou en Somalie.

C’est le président américain qu’il fallait. Le président bulldozer, qui détruit tout sur son passage. Il a quasiment détruit l’alliance historique avec les Européens. Il est la peste que tout le monde fuit au point qu’il n’a pas eu le soutien demandé à l’OTAN pour mener la bataille d’Ormuz. Il a détruit involontairement ses alliés du Golfe persique. Ces micro-Etats pétroliers sans armées ou presque ne pouvaient compter que sur les Etats-Unis pour assurer leur protection militaire. Le mythe de la super puissance américaine est tombé pour toujours. Le missile balistique pour tous a convaincu le monde entier que les Etats-Unis ne sont même pas capables d’assurer leur propre protection. Ces micro-Etats vassalisés ont perdu à jamais leurs attraits économiques et touristiques. Ils ne se relèveront pas de leur alliance avec le diable. Quand la guerre sera terminée, les Américains partiront, l’Iran restera leur voisin immédiat. Ils devront composer avec Téhéran s’ils souhaitent encore exister, mais à un coût politique élevé. Ils ne pourront plus financer les guerres fratricides en Syrie, en Irak ou en Libye pour le compte de l’Occident. Donald Trump est bien le président qu’il fallait : il sape les bases déjà très fragiles de la domination du capitalisme américain dans le monde.

Pur produit d’un empire en déclin rapide, Donald Trump ne peut pas faire autrement qu’entrer en guerre pour sauver les intérêts économiques des Etats-Unis au Moyen-Orient en sauvant « Israël ». Les « Israéliens » ont eu l’accord de Donald Trump pour lancer la guerre contre l’Iran, cette guerre qu’ils ont tant voulue et espérée. Ils sont en train de payer cette erreur.  Ils subissent les dégâts stratégiques faits par les Américains dans les pays du Golfe. Leur plan de destruction de l’Iran ne fonctionne pas. La résistance iranienne est intelligente, farouche, déterminée. L’arrogance « israélienne » a empêché les dirigeants de Tel-Aviv d’évaluer correctement les forces politiques et militaires iraniennes. Benyamin Netanyahou est aussi l’homme qu’il fallait. Aveuglé par sa haine féroce du monde arabo-musulman et la conquête territoriale, il multiplie les erreurs. Donald Trump et Benyamin Netanyahou, ces deux associés du crime, ivres de vengeance et de fureur, titubent dans l’obscurité de l’impasse stratégique. Ils sont convaincus que l’ultra violence est le seul moyen de relever le défi face à leurs ennemis et d’assurer leur rêve de domination éternelle. Mais cette violence tous azimuts et criminelle se retourne contre eux. Le feu, qu’ils ont allumé, finit par les dévorer. Benyamin Netanyahou ne sera pas le tyran du Moyen-Orient. Il y a le feu dans la maison « Israël ».

Dans le sud du Liban, l’armée sioniste est embourbée. La résistance libanaise déploie des trésors d’ingéniosité militaire pour contrer l’avancée des « Israéliens ». 134 chars détruits en 12 jours de combat seulement. Missiles et drones tombent quotidiennement sur « Israël ». La leçon est cruelle pour les tueurs de Tel-Aviv. La miraculeuse résistance libanaise montre de quoi elle est capable. On croyait « Israël » tout puissant, intouchable, capable de donner la mort à qui il veut. Mais il n’en est rien. En Palestine, au Liban, en Iran, en Irak, au Yémen et en Syrie, des hommes et des femmes sont debout pour affronter le péril sioniste. L’espoir est dans ces mots justes du poète Hölderlin : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». Des jours meilleurs attendent les opprimés.

Comité Action Palestine

4 avril 2026




La peine de mort « démocratique »

Le 31 mars, le parlement « israélien » a légalisé la peine de mort pour les prisonniers palestiniens condamnés pour terrorisme, autant dire pour tous les prisonniers palestiniens, puisque, aux yeux de l’occupant, tous les Palestiniens sont des terroristes. Par ce vote, l’entité coloniale officialise « démocratiquement » sa politique carcérale barbare et son projet génocidaire. En effet, nul besoin de cette loi, car depuis 1967, 325 (dont 100 depuis le 7 octobre 2023) prisonniers palestiniens sont morts alors qu’ils étaient détenus, suite aux incessantes pratiques de torture, aux mauvais traitements ou à l’absence de soins.

Mais, si l’entité sioniste croit broyer la résistance palestinienne par cette loi, elle n’a toujours rien compris à la force révolutionnaire qui lui fait face depuis un siècle. Partie essentielle de la résistance du peuple palestinien, les prisonniers palestiniens en sont les héros. En les condamnant à mort, les sionistes les élèvent au rang de double héros qui offrent non seulement leur liberté, mais aussi leur vie pour défendre leur terre.

Les mobilisations massives de soutien aux prisonniers palestiniens dans toute la Palestine, mais aussi en Syrie et partout dans le monde témoignent que rien ne peut arrêter la Résistance !

« Ces trois hommes sont morts comme des lions ! O mère continue de résister. Pour cette nation, nous avons donné nos vies, nos corps et nos âmes ! Et la couronne de la liberté et de la victoire nous attend»
Extrait d’un chant de résistance palestinien en l’honneur de Fouad Hijazi, Mohammad Jamjoum et Ata Al-Zeir, pendus le 17 juin 1930 par l’occupant britannique pour leur implication dans la révolution al-Buraq.

Communiqué du Comité Action Palestine

3 avril 2026