Le dernier pas vers le gouffre

Comité Action Palestine, le 10 Avril 2026

Après les bombardements sauvages du Liban et devant l’étendue des dégâts humains et matériels à Beyrouth, un citoyen libanais a déclaré : « « Israël », c’est le mal absolu ». Si on doit en juger par sa courte histoire, « Israël » est en effet une entité maléfique qui n’hésite pas à semer la mort par milliers et partout. D’épuration ethnique en génocide, des bombardements massifs à l’assassinat ciblé, de la torture des prisonniers à leur condamnation à mort, les « Israéliens » ont beaucoup d’imagination, une imagination mortifère au service du vol et de la colonisation. Une imagination presque sans limite dans la mise à mort de ceux qu’il spolie. « Israël » une démocratie ? Les défenseurs du sionisme peuvent l’appeler comme ils le souhaitent, mais « Israël » est d’abord l’incarnation du crime sous toutes ses formes. C’est définitivement inscrit dans l’histoire et dans la mémoire de l’humanité. La défaite morale et idéologique est gigantesque ! « Israël » est l’ami qui vous veut du bien en vous tuant. Au Liban comme en Palestine et en Iran, il bombarde, tue par milliers au nom du bien, en détruisant toutes les infrastructures essentielles. Que veut dire bombarder des écoles, des universités, des hôpitaux et des ponts, sinon que le peuple est pris pour cible comme ennemi fondamental ? « Israël » tue et ment en permanence. « Israël » c’est le mensonge pathologique. A l’image de son parrain Donald Trump. « Israël », une démocratie ? Non, une industrie de la mort au service de l’impérialisme !

Cette entité « israélienne » est une « « démocratie » aux yeux de l’Occident tant qu’elle ne tue que les Arabes et les musulmans. Elle est une « démocratie » tant qu’elle justifie le crime par sa lutte contre les affreux « islamistes », une politique que les gauchistes soutiennent au nom de la lutte contre le « fascisme ». Rien de mieux que ce semblant d’ascendant moral et la bonne conscience pour justifier le crime absolu. « Le fascisme revient sous le masque de l’antifascisme », un antifascisme de « tout confort et de tout repos », disait Paolo Pasolini. On peut dire aujourd’hui, après lui, que le racisme avance sous le masque de l’antiracisme. La « lutte contre le fascisme islamiste » est un racisme déguisé avec des bons sentiments, et en réalité, un alignement sur l’empire américano-sioniste. Les colonisateurs des siècles passés ont leurs héritiers. Aussi racistes, aussi civilisateurs ! C’est une défaite morale et idéologique pas seulement pour « Israël ». Elle concerne l’Occident tout entier dans la plupart de ses nuances politiques. C’est un pourrissement digne d’une fin d’empire. Une fin d’empire où le « fascisme » et l’« antifascisme » se ressemblent et s’assemblent lorsqu’il s’agit de la question de l’autodétermination des pays arabo-musulmans.

Défaite morale et idéologique. Défaite politique et militaire surtout. Le cessez-le-feu demandé par les Etats-Unis est une défaite cuisante. Aucun objectif n’a été atteint. L’Etat iranien ne s’est pas effondré. Le détroit d’Ormuz est sous contrôle de la République islamique d’Iran. Les missiles balistiques et supersoniques semblent toujours aussi nombreux. La défaite est stratégique, amère, cruelle pour les impérialistes qui avaient cru que la guerre contre l’Iran était une « petite excursion ». Habituelle arrogance qui colle à la peau des impérialistes. Cette arrogance qui dessine un ennemi forcément faible, attardé et stupide. La résistance libanaise et iranienne a remis le monde sur ses pieds. Les Etats-Unis et les « Israéliens » apparaissent désormais pour faibles, attardés et stupides. Exactement comme leurs vassaux du Qatar, d’Arabie saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Bahreïn et du Koweït. L’amour de l’argent et du profit maximal est un aveuglement. Pourtant l’histoire a parlé, et tant de fois parlé. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les impérialistes vont de défaite en défaite. L’histoire a parlé et ils n’écoutent pas. On va le leur répéter : « l’époque est à la libération des peuples du Sud ! ». L’égalité n’est pas un vain mot. Elle est une pratique. Elle est résistance.

« Israël » n’écoute pas et n’écoutera pas. Il fait la guerre à tous les peuples de la région au nom de sa sécurité. Vision purement chimérique. Il ne comprend pas que l’oppression coloniale engendre toujours son contraire : la résistance. Les « Israéliens » sont persuadés, dénués de tout réalisme, que la violence garantit leur sécurité. Or, c’est l’inverse qui se produit. Les peuples ne déposent pas les armes. « L’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre », affirmait avec justesse Karl Marx. L’histoire est en train de résoudre le problème sioniste. Elle a trouvé les hommes pour faire le boulot : Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Ils ont conduit « Israël » au bord du gouffre. La résistance va les aider à faire le dernier pas et résoudre définitivement le problème.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Image conçue par l’intelligence artificielle : Comité Action Palestine




« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. »

Au Vietnam, les Etats-Unis avaient misé sur la stratégie du fou : l’idée était de persuader les Vietnamiens que les Américains étaient imprévisibles, capables du pire, capables de tout détruire et de tout raser. Les Américains ont quand même perdu cette guerre. Humiliés comme jamais ! Les Etats-Unis ont aujourd’hui à leur tête un fou sans stratégie qui mène une guerre dans le flou stratégique. Non pas un flou stratégique calculé, voulu pour aveugler les Iraniens, mais parce que Donald Trump est incapable de définir des objectifs de guerre. La confrontation militaire avec l’Iran devait être une « petite excursion ». On en est au deuxième mois. A entendre le déséquilibré président des Etats-Unis, l’Etat iranien n’existe plus, la marine iranienne est au fond de l’eau et les rampes de lancement de missiles sont entièrement détruites. Mythomanie ! Rien de cela ne s’est produit. Le résultat est bien pire pour la coalition américano-sioniste. Au désastre économique s’ajoute une forme de guérilla internationale menée par les stratèges iraniens. Le mensonge industriel de Donald Trump ne pourra pas cacher la défaite annoncée des impérialistes. L’humiliation des Etats-Unis sera bien pire qu’au Vietnam, en Afghanistan ou en Somalie.

C’est le président américain qu’il fallait. Le président bulldozer, qui détruit tout sur son passage. Il a quasiment détruit l’alliance historique avec les Européens. Il est la peste que tout le monde fuit au point qu’il n’a pas eu le soutien demandé à l’OTAN pour mener la bataille d’Ormuz. Il a détruit involontairement ses alliés du Golfe persique. Ces micro-Etats pétroliers sans armées ou presque ne pouvaient compter que sur les Etats-Unis pour assurer leur protection militaire. Le mythe de la super puissance américaine est tombé pour toujours. Le missile balistique pour tous a convaincu le monde entier que les Etats-Unis ne sont même pas capables d’assurer leur propre protection. Ces micro-Etats vassalisés ont perdu à jamais leurs attraits économiques et touristiques. Ils ne se relèveront pas de leur alliance avec le diable. Quand la guerre sera terminée, les Américains partiront, l’Iran restera leur voisin immédiat. Ils devront composer avec Téhéran s’ils souhaitent encore exister, mais à un coût politique élevé. Ils ne pourront plus financer les guerres fratricides en Syrie, en Irak ou en Libye pour le compte de l’Occident. Donald Trump est bien le président qu’il fallait : il sape les bases déjà très fragiles de la domination du capitalisme américain dans le monde.

Pur produit d’un empire en déclin rapide, Donald Trump ne peut pas faire autrement qu’entrer en guerre pour sauver les intérêts économiques des Etats-Unis au Moyen-Orient en sauvant « Israël ». Les « Israéliens » ont eu l’accord de Donald Trump pour lancer la guerre contre l’Iran, cette guerre qu’ils ont tant voulue et espérée. Ils sont en train de payer cette erreur.  Ils subissent les dégâts stratégiques faits par les Américains dans les pays du Golfe. Leur plan de destruction de l’Iran ne fonctionne pas. La résistance iranienne est intelligente, farouche, déterminée. L’arrogance « israélienne » a empêché les dirigeants de Tel-Aviv d’évaluer correctement les forces politiques et militaires iraniennes. Benyamin Netanyahou est aussi l’homme qu’il fallait. Aveuglé par sa haine féroce du monde arabo-musulman et la conquête territoriale, il multiplie les erreurs. Donald Trump et Benyamin Netanyahou, ces deux associés du crime, ivres de vengeance et de fureur, titubent dans l’obscurité de l’impasse stratégique. Ils sont convaincus que l’ultra violence est le seul moyen de relever le défi face à leurs ennemis et d’assurer leur rêve de domination éternelle. Mais cette violence tous azimuts et criminelle se retourne contre eux. Le feu, qu’ils ont allumé, finit par les dévorer. Benyamin Netanyahou ne sera pas le tyran du Moyen-Orient. Il y a le feu dans la maison « Israël ».

Dans le sud du Liban, l’armée sioniste est embourbée. La résistance libanaise déploie des trésors d’ingéniosité militaire pour contrer l’avancée des « Israéliens ». 134 chars détruits en 12 jours de combat seulement. Missiles et drones tombent quotidiennement sur « Israël ». La leçon est cruelle pour les tueurs de Tel-Aviv. La miraculeuse résistance libanaise montre de quoi elle est capable. On croyait « Israël » tout puissant, intouchable, capable de donner la mort à qui il veut. Mais il n’en est rien. En Palestine, au Liban, en Iran, en Irak, au Yémen et en Syrie, des hommes et des femmes sont debout pour affronter le péril sioniste. L’espoir est dans ces mots justes du poète Hölderlin : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». Des jours meilleurs attendent les opprimés.

Comité Action Palestine

4 avril 2026




La peine de mort « démocratique »

Le 31 mars, le parlement « israélien » a légalisé la peine de mort pour les prisonniers palestiniens condamnés pour terrorisme, autant dire pour tous les prisonniers palestiniens, puisque, aux yeux de l’occupant, tous les Palestiniens sont des terroristes. Par ce vote, l’entité coloniale officialise « démocratiquement » sa politique carcérale barbare et son projet génocidaire. En effet, nul besoin de cette loi, car depuis 1967, 325 (dont 100 depuis le 7 octobre 2023) prisonniers palestiniens sont morts alors qu’ils étaient détenus, suite aux incessantes pratiques de torture, aux mauvais traitements ou à l’absence de soins.

Mais, si l’entité sioniste croit broyer la résistance palestinienne par cette loi, elle n’a toujours rien compris à la force révolutionnaire qui lui fait face depuis un siècle. Partie essentielle de la résistance du peuple palestinien, les prisonniers palestiniens en sont les héros. En les condamnant à mort, les sionistes les élèvent au rang de double héros qui offrent non seulement leur liberté, mais aussi leur vie pour défendre leur terre.

Les mobilisations massives de soutien aux prisonniers palestiniens dans toute la Palestine, mais aussi en Syrie et partout dans le monde témoignent que rien ne peut arrêter la Résistance !

« Ces trois hommes sont morts comme des lions ! O mère continue de résister. Pour cette nation, nous avons donné nos vies, nos corps et nos âmes ! Et la couronne de la liberté et de la victoire nous attend»
Extrait d’un chant de résistance palestinien en l’honneur de Fouad Hijazi, Mohammad Jamjoum et Ata Al-Zeir, pendus le 17 juin 1930 par l’occupant britannique pour leur implication dans la révolution al-Buraq.

Communiqué du Comité Action Palestine

3 avril 2026




« En temps de guerre, la première victime est la vérité »

Comité Action Palestine, le 30 mars 2026

Le 28 mars 2026, Fatima Ftouni, Ali Shuaib et Mohammad Ftouni, trois grands journalistes libanais  qui documentaient l’agression « israélienne » au Liban Sud ont été assassinés par l’armée sioniste. Le 18 mars, c’était Mohammed Cherri, le directeur des programmes politiques de la chaîne libanaise al-Manar qui tombait en martyr sous les bombes « israéliennes » déversées sur Beyrouth. La stratégie de l’entité ne varie pas, il s’agit de faire taire tous ceux qui peuvent témoigner de ce qui se passe vraiment sur le terrain, des crimes sionistes comme des opérations de la résistance. Même schéma terrible qu’à Gaza où, rappelons-le, plus de 270 journalistes et intervenants médiatiques ont été assassinés par l’occupant depuis le 7 octobre 2023. Du jamais vu dans l’histoire du journalisme, car ce nombre dépasse le nombre total de journalistes tués pendant la guerre civile américaine, les deux guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam, la guerre en Yougoslavie et la guerre en Afghanistan. 

Faire taire ceux dont la mission est de témoigner des faits sur le terrain. Faire taire, en les criminalisant, les militants qui dénoncent le génocide des Palestiniens et rappellent que la résistance contre le colonialisme sioniste est un droit. Faire taire toute critique « d’Israël » en tant qu’Etat colonial et génocidaire en faisant voter une loi totalement liberticide en France. Faire taire la vérité est l’essence même de cet Etat construit sur le mensonge historique d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre !

Rendons hommage à Fatima, Ali, Mohamed, et aussi à Saleh, Shireen et à ces centaines de voix brisées. Pourtant rien ne fera taire la détermination de ceux qui luttent pour la justice et la vérité ! Rien ne fera taire les journalistes palestiniens et libanais ! Rien ne fera taire les militants qui les soutiennent !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !




Le mirage du « Grand Israël »

Comité Action Palestine, le 28 mars 2026

A l’occasion de la célébration internationale de la Journée de la terre, saluons le peuple héroïque de Palestine. Saluons-le pour son endurance. Saluons-le pour son courage et sa patience devant l’épreuve. Deux ans de guerre génocidaire et il trouve toujours la force de résister. Cette force qu’il puise dans sa foi et dans sa dignité exemplaire. Les sionistes n’ont pas compris que les Palestiniens ne renonceront jamais à leur patrie, à leur terre. Qu’ils ne renonceront jamais à se battre pour la libération de la Palestine et pour l’avenir de leurs enfants. Les Palestiniens en paient le prix lourd. Pour eux-mêmes et pour le monde entier car ce combat est le combat pour la justice. Saluons aussi le peuple libanais et sa résistance face à ce même ennemi sioniste impitoyable, sans retenue, dénué d’humanité. Un ennemi féroce, ultra violent, qui tue en masse d’abord les civils. Un ennemi qui conditionne sa survie de colon à la mise à mort des peuples. Cet ennemi a tout misé sur la destruction des nations millénaires. Voler et défendre ce qui a été volé en tuant, c’est la définition même d’« Israël ». C’est la définition du colon.

Malgré la puissance de feu destructrice de l’ennemi, la résistance n’a pas abdiqué. Elle est toujours vivante, en Palestine comme au Liban, en Irak et au Yémen. L’ennemi sioniste est dans une course effrénée pour infliger la mort partout. Après la Palestine et le Liban, il sème la mort en Iran. Il voit la menace partout, alors qu’il est la menace pour tout le monde. La guerre américano-sioniste contre l’Iran devait durer un jour. On en est à la quatrième semaine de guerre. La guerre éclair façon Allemagne nazie est un échec cinglant. Les analystes du Mossad se sont trompés. Beaucoup trompés. L’Etat iranien est toujours aussi solide. L’Iran a repris l’initiative dans cette guerre. Les missiles et les drones sont toujours aussi nombreux à tomber sur les sites militaires et économiques stratégiques de la coalition impérialiste. Le premier dégât collatéral de cette guerre est la ruine annoncée des pays du Golfe. Les impérialistes n’avaient pas imaginé qu’ils allaient à ce point saper la base de leur puissance dans la région. Ils ont scié la branche sur laquelle ils sont assis.

L’Iran répond coup pour coup et toujours proportionnellement aux attaques américano-sionistes. Cette guerre du fort au faible est en train de se transformer en un échec militaire et en un désastre économique pour le camp occidental tout entier. En raison de la réponse militaire calculée de la part des Iraniens et de leur alliés, les rapports de force s’inversent : le faible devient fort et le fort s’affaiblit. Cette situation nouvelle et inattendue fait de Donald Trump un dirigeant très versatile et incohérent. Un jour il promet la guerre totale, le lendemain il en appelle aux négociations. Cette guerre ne devait pas durer aussi longtemps. Et les impérialistes n’ont pas de plan B. Les Américains et les « Israéliens » font dans l’improvisation, en attendant un éventuel accord de cessez-le-feu. Il y a un dérèglement inquiétant au plus haut niveau du leadership américano-sioniste. Inquiétant pour l’empire occidental, mais bénéfique pour les peuples de la région et du monde entier. Le seul plan B des impérialistes est de signer rapidement des accords pour mettre un terme à cette guerre avant qu’elle ne les engloutisse.

Le régime iranien ne s’est pas écroulé comme un château de cartes. L’erreur fondamentale faite par les impérialistes est d’avoir cru que le pouvoir iranien est faible comme le sont de nombreux Etats des pays du Sud. Ils ont crû qu’il suffisait de fomenter un coup d’Etat en instrumentalisant la colère populaire. Mais c’était un coup d’épée dans l’eau ! Qu’il suffisait de décapiter l’Etat iranien. Un autre coup d’épée dans l’eau. Les impérialistes n’ont pas saisi la spécificité iranienne : la révolution de 1979 a mis en place de nouvelles institutions solides qui tirent notamment leur légitimité d’une mobilisation permanente anti-impérialiste et antisioniste. La menace impérialo-sioniste depuis 47 ans a convaincu la classe dirigeante et une grande partie du peuple iranien que la révolution doit atteindre son objectif principal : éliminer la présence impérialiste dans la région. Et en tant que révolution, elle est toujours capable de trouver de nouveaux dirigeants pour qu’elle puisse avancer et atteindre son objectif. La résistance libanaise en est la preuve la plus éclatante. Lorsque l’ennemi commet de telles erreurs de calcul, cela signifie qu’il est perdu. Qu’il a perdu. Le « Grand Israël » est un mirage qui va disparaître dans le désert des pays du Golfe. La Palestine sera toujours là. Bientôt libre.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Manifestation Palestine : Journée de la Terre

Le 28 mars à 15h30, place de la Victoire à Bordeaux

127ème mobilisation en soutien au peuple palestinien et à sa résistance

Soutien tous les peuples en résistance

Solidarité avec tous les militants pro-palestiniens réprimés

Venez nombreux ! 

Qu’est ce que la Journée de la terre ?

Le 30 mars 1976, six Palestiniens des territoires volés en 1948 étaient abattus par l’armée d’occupation d’Israël, 96 blessés et 300 autres étaient arrêtés. Leur crime ? Avoir manifesté contre l’État sioniste qui avait confisqué et déclaré “ zone militaire ” 1700 hectares appartenant à des villages palestiniens.

Depuis, tous les 30 mars, la “ Journée de la Terre ” commémore cet événement partout dans le monde où se trouvent les défenseurs des droits du peuple palestinien.

Cette journée est avant tout symbolique. Rappelons qu’en 1948, l’Etat juif avait détruit plus de 500 villages et expulsé près d’un million de Palestiniens (ils sont aujourd’hui près de 5 millions de réfugiés) à qui on ne reconnaît toujours pas le droit de retour. La majeure partie des terres palestiniennes avait été confisquée dans la perspective de fonder le “ Grand Israël ”. Dès lors, cette politique de confiscation des terres en vue de judaïser la Palestine (c’est-à-dire voler des terres aux Palestiniens pour les donner aux juifs), s’est poursuivie sans relâche et s’intensifie, accumulant crimes de masses, assassinats de leaders politiques et emprisonnements de résistants : la colonisation de toute la Palestine est inscrite au coeur du projet sioniste, soutenu par l’Occident et notamment par les USA et la France.

Face à cette politique de dépossession et de génocide, les Palestiniens n’ont qu’un seul choix, celui de la Résistance ! Notre seul devoir est de les soutenir sur ce chemin ! 

Evènement : https://facebook.com/events/s/manifestation-palestine-journe/4479862445582414/




Le Titanic américano-sioniste

Comité Action Palestine, le 21 mars 2026

Interrogé par un média français au sujet de l’aide demandée par Donald Trump pour sécuriser le détroit d’Ormuz, le général Michel Yakovleff a eu ces propos sans ambiguïté : « Sur le Titanic, paraît-il, le capitaine a voulu vendre des billets à pas cher pour le dîner dansant après avoir percuté l’iceberg. Ce n’est pas le moment d’acheter un billet en promo pour le Titanic ». Ce général français a bien compris que les Européens ont plus à perdre qu’à gagner en s’engageant dans une guerre à l’issue très incertaine. Ce Titanic, c’est l’axe américano-sioniste. Le Titanic en voie de sombrer dans les eaux glacées des faux calculs et de l’arrogance. « Israël » et son parrain américain ne se sont pas remis du 7 octobre 2023. Ce jour-là, le mythe d’un Etat « israélien » invincible et sécurisé pour les colons, s’est effondré. Depuis ce jour, les sionistes se sont acharnés à vouloir montrer le contraire. En commettant un génocide à Gaza, des massacres de masse au Liban et en lançant une deuxième guerre contre l’Iran. Le slogan non affiché des « Israéliens » est clair : « tuer les tous s’il le faut ! ». Mais la guerre contre l’Iran est la faute de trop, la faute fatale après une série de faux calculs. L’Iran est bien l’iceberg du Titanic américano-sioniste.

La guerre de 2006 perdue contre le Liban a battu en brèche l’idée de l’invincibilité de l’entité sioniste. Le 7 octobre 2023 a confirmé que la sécurité des colons est bel et bien un mythe. Stratégiquement et pour longtemps, « Israël » a perdu. Et il a bien perdu, car pour la première fois de sa courte histoire, des missiles balistiques sèment l’effroi parmi la population « israélienne ». La meilleure technologie militaire au monde ne protège pas l’entité sioniste. N’importe quel endroit de la Palestine occupée est à portée de drone ou de missile. C’est une erreur de calcul supplémentaire. Le 7 octobre a mis en fureur les dirigeants « israéliens ». Ce n’est pas un hasard si la guerre actuelle menée contre l’Iran a pour nom « Fureur épique ». Et la fureur, tout comme la colère, fait perdre la tête. L’entité sioniste agit de manière irrationnelle au point d’avoir cru la résistance libanaise complètement défaite. La surprise est totale et le réveil brutal : la résistance libanaise envoie chaque jour des dizaines de missiles et de drones contre les forces « israéliennes ». La fureur et la stratégie militaire ne font pas bon ménage. Elles conduisent tout droit à la défaite.

Le monde a changé et l’équation sécuritaire n’est plus la même. Les stratèges « israéliens » avaient parié sur une guerre éclair. Ils pensaient mettre à genoux l’Iran en tuant ses principaux dirigeants. Mais cela ne s’est pas produit. Encore une erreur de calcul des « Israéliens ». La situation est très complexe aujourd’hui pour « Israël » et les Etats-Unis. Incapables de réaliser leurs objectifs, ils constatent amèrement que le terrain de la guerre amène d’autres déconvenues. Intelligemment, les Iraniens ont déplacé la confrontation militaire sur le terrain de la confrontation économique. La fermeture du détroit d’Ormuz et le bombardement des raffineries pétrolières et gazières ont des effets directs sur le porte-monnaie des consommateurs américains et européens. L’augmentation du prix de l’essence et des coûts de production a des effets désastreux pour l’économie capitaliste déjà en très mauvais état. Que reste-il à l’axe américano-sioniste pour se sortir de ce bourbier gigantesque ? Signer rapidement des accords de cessez-le-feu ou prendre le chemin de la stratégie du chaos. « Israël » pousse son parrain américain à prendre la deuxième voie. Mais ce serait encore une faute de calcul. Car qui peut prédire quel sera le vainqueur quand la poussière sera retombée ?

Les forces américano-sionistes se bercent d’illusions. Que peuvent-elles faire contre la révolution ? Aucune force n’est en mesure de contrer l’alliance de la révolution palestinienne et de la révolution iranienne, noyau dur de cette transformation globale de la région, incluant l’Irak, le Yémen et le Liban. On ne peut pas comprendre la guerre contre l’Iran, si on ne prend pas la mesure du chamboulement de l’ordre politique au Moyen-Orient. Le problème de la coalition américano-sioniste est bien là : tenter de stopper par tous les moyens cette révolution régionale aux conséquences politiques mondiales. La domination impérialiste est en grand péril. Tout le système capitaliste international, tel qu’il existe aujourd’hui, est menacé. Pour l’impérialisme, il n’y a que des problèmes et pas de solution. C’est soit la guerre totale et ses conséquences imprévisibles, soit des négociations qui resteront sans effet sur la révolution qui gagne du terrain. Le Titanic américano-sioniste sombrera quoiqu’il arrive.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Illustration : Comité Action Palestine (issue de l’IA)




La guerre contre la révolution

Comité Action Palestine, le 14 mars 2026

En Iran, nous vivons les derniers soubresauts de l’impérialisme américano-sioniste. Les bombardements sauvages et les massacres de masse de civils sont la marque d’un empire qui a perdu la boussole. Sans stratégie claire, sans objectifs précis, les fauteurs de guerre tuent sans retenue, pas seulement des militaires, mais aussi et surtout des civils, comme ces écoliers et écolières massacrés dès le tout début des affrontements. La guerre faite aux Iraniens, aux Palestiniens, aux Yéménites, aux Irakiens et aux Libanais est le signe évident et incontestable d’une fin d’empire. Répétant les erreurs du passé dans des guerres coloniales, les impérialistes jouent aux plus fous en prétendant qu’ils n’ont pas de limites dans la guerre. Cette stratégie du fou n’avait pas fonctionné au Vietnam et pourtant elle est mise en œuvre dans ces pays du Moyen-Orient. C’est à croire que ce n’est plus une stratégie, mais que la folie a vraiment gagné les esprits des dirigeants « israéliens » et américains. Faire la guerre, c’est plus fort qu’eux ! Ils n’ont pas compris, au mépris de l’histoire, que les peuples rejettent aujourd’hui plus que jamais le joug de l’impérialisme américano-sioniste.

Les impérialistes n’admettent pas cette idée validée par l’histoire, que lorsque le peuple n’est pas de leur côté, ils finissent toujours par perdre la guerre. Alors des questions cruciales se posent. Dans ce contexte de rejet catégorique de l’impérialisme par les peuples, les dirigeants américains et « israéliens » comptent-ils, comme à Gaza, commettre un génocide en Iran et au Liban ? Comptent-ils sur la bombe nucléaire pour soumettre définitivement les peuples de cette région ? Ils ont perdu sur le terrain de la politique, alors ils pratiquent la politique de la guerre ! L’empire a bien perdu la boussole. Il ne jure que par la guerre et la guerre totale. Il est impensable pour les impérialistes de perdre pied et de perdre leur domination sur le pétrole et les peuples. Mais il est tout aussi impensable pour les peuples d’accepter la loi du plus fort et l’humiliation des siècles durant. Il y aura un perdant et, en réalité, les américano-sionistes ont déjà perdu la guerre. Pour l’instant, Washington et Tel-Aviv n’ont atteint aucun de leurs objectifs, aussi flous et incohérents soient-ils. Le mensonge ne peut pas travestir le réel. Les missiles continuent de pleuvoir, de plus en plus nombreux, sur leurs bases militaires, sur leurs navires et leurs coûteux radars.

Derrière cette stratégie de la guerre coûte que coûte, il y a l’arrogance. L’arrogance d’un empire sûr de lui et dominateur. Sûr de sa force et de son intelligence présumée. Et derrière cette arrogance, il y a le mépris des peuples, surtout le mépris raciste et islamophobe. Ce mépris raciste est le noyau dur de la mentalité occidentale. Il aveugle les impérialistes. Et c’est certainement une bonne chose ! Ce racisme les empêche de voir que la résistance des peuples est douée d’une intelligence stratégique et tactique. Le génie de la résistance des peuples est de s’adapter aux moyens et aux objectifs de l’oppresseur et de réussir à surmonter les grands défis que lui impose l’ennemi. L’arrogant avance dans la nuit de sa certitude sans savoir que l’opprimé lui prépare des embuscades sur son chemin. Au premier jour des bombardements, les « Israéliens » et les Américains étaient quasiment convaincus que le régime décapité allait s’effondrer. Résultat : un Khamenei a remplacé un Khamenei. Le message envoyé à Donald Trump est clair : le temps où l’impérialisme choisissait les dirigeants des peuples est révolu.

La révolution et l’impérialisme n’évoluent pas dans la même temporalité. Alors que la révolution des pays du Sud accouche d’un nouveau monde, les grandes puissances capitalistes s’accrochent à l’ancien monde. Par des guerres dévastatrices et le mensonge permanent et grossier. Il n’y aura pas de retour en arrière. Le fils du Shah ne sera pas le nouveau souverain de l’Iran. C’est comme vouloir instaurer aujourd’hui un descendant de Louis XVI à la tête de l’Etat français. C’est une autre déconvenue pour les impérialistes. Ils ne peuvent pas compter sur une opposition politique digne de ce nom en Iran. Alors il reste un choix à faire : soit l’arrêt de la guerre maintenant et cela signifierait qu’elle a été perdue, soit l’impérialisme s’entête dans la guerre et il finira par la perdre quand même. Ce sera la défaite aujourd’hui ou la défaite demain. Mais il y aura défaite quoiqu’il arrive car la révolution de la dignité et des opprimés ne peut pas être vaincue.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Guerre à l’Iran, l’impérialisme en déroute

Comité Action Palestine, le 7 mars 2026

Au premier jour des bombardements impérialistes en Iran, les premières victimes ont été des écolières. 160 petites filles ont été exterminées. Sans pitié, sans état d’âme. Sans soulever l’indignation dans la classe politique et dans les médias. C’est la routine. La routine islamophobe et raciste. Tuer en masse des civils est acceptable dans la culture occidentale, dès lors qu’il ne s’agit pas d’Occidentaux. Depuis les siècles de colonisation et d’esclavage, tuer l’Africain, l’Asiatique, l’Arabe ferait partie d’un ordre quasi naturel dans lequel les colonisateurs et les esclavagistes n’auraient de compte à rendre à personne. Ils ont institué le droit du plus fort. Le droit de tuer impunément. Voyez la Palestine, voyez le Liban, voyez la Libye, voyez la Syrie, voyez l’Irak, voyez le Yémen, voyez l’Iran aujourd’hui, voyez tant d’autres massacres de masse et de guerres interminables. Des millions de morts. La troisième guerre mondiale a commencé il y a bien longtemps. Des millions de morts pour assurer l’accumulation des richesses et le confort économique des populations occidentales. La guerre et peu importe le prétexte ! Détruire le programme nucléaire iranien ? Non ! Leur projet est de détruire la nation iranienne. Le tort de l’Iran est de ne pas être soumis à l’Occident. 

Et il doit payer cher sa volonté d’indépendance ! Depuis la révolution iranienne en 1979, la propagande n’a cessé de fabriquer une opinion islamophobe et raciste à un niveau rarement vu. L’Iranien est aujourd’hui l’incarnation du barbare. L’incarnation du mal. Tout autant que le Palestinien. Tout autant que toute organisation de résistance. C’est une opération de propagande à grande échelle de déshumanisation de tout ce qui n’est pas occidental. 160 écolières iraniennes exterminées. Et aucune réaction ou presque. La richesse des nations européennes a été fondée sur l’exploitation outrancière de l’homme, des ressources dans les colonies, du vol des terres et de la traite négrière. La violence extrême pour s’enrichir et lâcher des miettes aux classes populaires et à la petite bourgeoisie occidentales pour obtenir leur consentement. Tout le monde bénéficie de ce crime. Tout le monde se tait ou presque. 160 écolières iraniennes exterminées n’empêcheront pas les privilégiés de ces sociétés de dormir. La solidarité attendra.

Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire. Il est le leader du monde occidental tout entier. Il a la mission de défendre un ordre mondial capitaliste en voie d’effondrement. Il doit coûte que coûte endiguer cette lame de fond qui va nécessairement emporter la domination occidentale. Cette lame de fond, c’est la résistance des peuples. C’est une volonté inébranlable des peuples pour accéder à la souveraineté et instaurer un rapport d’égalité entre les nations. La décolonisation totale, c’est le mot d’ordre de la bataille actuelle. Les régimes arabes inféodés à l’impérialisme savent le péril. Ils se sont mis sous la protection militaire des impérialistes, mais le missile balistique iranien a montré que cette protection est très fragile. Illusoire. C’est la grande leçon de cette guerre contre l’Iran. Les laquais arabes sont pris en étau. C’est le prix que doit payer le vassal.

Ils ont choisi le camp de l‘entité sioniste et de l’impérialisme, espérant sauver leur trône et leur fortune aux dépens des peuples. Il n’y aura pas de monde stable tant qu’il reposera sur les fondations de l’injustice extrême. Un jour ou l’autre, les opprimés, ceux qui sont humiliés, exploités, tués, mutilés, volés, finissent par demander des comptes.

La guerre contre l’Iran est une guerre du fort au faible, une guerre asymétrique que les impérialistes ne gagneront pas. Toutes les guerres impérialistes ont été asymétriques, mais elles ont été presque toutes perdues. On vous le répète : la souveraineté sans condition est une exigence des peuples. Rien ne peut s’y opposer. La résistance libanaise renaît de ses cendres, alors qu’on la croyait morte. De quoi désespérer pour toujours les sionistes ! Le peuple yéménite tient bon et tient en joue les pays du Golfe Persique. Les impérialistes font de faux calculs encore une fois. Mais peuvent-ils faire autrement ? Leur moteur, c’est l’égoïsme absolu, l’égoïsme du capitaliste bien ancré dans les mentalités. Cet égoïsme qui fait fi de la vie humaine. « La guerre rien que la guerre ! », dit l’impérialiste. « La résistance rien que la résistance ! », répondent les peuples. L’égalité ne restera pas qu’un slogan !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Dessin : Ammar Kivara, artiste palestinien. Instagram: kivaramar




« Ils sont les esclaves de leur maître israélien »

Comité Action Palestine, le 28 février 2026

Le 15 février, un enfant de 15 ans, Ali, est tué et sa sœur Ronza, âgée de 5 ans, perd un œil. Ils étaient dans le véhicule pris pour cible par des forces armées à la recherche de leur père, une figure de la résistance locale. Qui sont les auteurs de ce crime perpétré dans la ville de Tamoun en Cisjordanie ? Des soldats « israéliens » ? Non ! Des Palestiniens. Plus précisément, des tueurs des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, qui n’ont jamais hésité à faire couler le sang palestinien pour le compte de l’entité sioniste. Les milices de Mahmoud Abbas avaient l’intention d’arrêter le père de ces enfants à la demande des « Israéliens ». Depuis sa création, l’Autorité palestinienne fait un excellent travail aux yeux des « Israéliens ». Elle tue, emprisonne, torture les résistants palestiniens. L’ennemi n’est pas le sioniste, mais le résistant palestinien. Vous avez bien compris ! Qui mieux que les dirigeants de l’Autorité palestinienne peuvent porter le titre de traîtres à la nation ? Qui mieux que le grand-père de ces deux enfants pouvait qualifier avec justesse ces traîtres palestiniens en déclarant : « Ils sont les esclaves de leur maître « israélien » ». On peut ajouter : des esclaves volontaires ! Des esclaves zélés ! « Des esclaves de maison » aurait dit Malcolm X.

Gaza ravagée par les hordes sauvages sionistes ! La Cisjordanie dévorée par la colonisation ! Et que font les « esclaves de maison » de l’Autorité palestinienne ? Ils participent à l’effacement de la Palestine conformément aux souhaits de leur maître « israélien ». Depuis les accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne ne doit son existence qu’au bon vouloir de Washington et de Tel-Aviv. Elle devait remplir sa mission d’entité dévouée à l’ordre colonial. Les stratèges sionistes ont compris depuis longtemps que le meilleur moyen de gagner la bataille contre les Palestiniens est de les diviser. De créer en quelque sorte une guerre civile larvée entre les colonisés. Rien de nouveau en situation coloniale. Les colons appliquent le vieil adage : diviser pour mieux régner. Mais ce qui distingue la colonisation sioniste des autres colonisations, c’est l’habillage de cette trahison : la paix juste et durable entre « Israéliens » et Palestiniens. Avez-vous déjà vu dans l’histoire une paix juste entre colonisés et colonisateurs ? Une paix juste entre maîtres et esclaves ? Comme si deux forces égales se faisaient la guerre ! La situation en Palestine a un nom bien précis : la colonisation exterminatrice !

Alors qu’on essaie de berner les Palestiniens et le monde avec le discours mensonger de la paix, les « Israéliens » réalisent chaque objectif de leur feuille de route coloniale. Méthodiquement. Avec l’appui de l’Autorité palestinienne. Avec l’appui des régimes arabes. La trahison de l’Autorité palestinienne est une trahison arabe. Pour tenter de vaincre l’incroyable résistance du peuple palestinien, il faut la somme de toutes ces trahisons. L’impérialisme occidental n’est pas le seul responsable. Le traître est bien pire que l’ennemi. Il est les yeux et les oreilles de l’ennemi. Il est le plus féroce des ennemis : l’ennemi de l’intérieur. Toutes les situations coloniales produisent ce type d’esclaves de maison. En Algérie, il y avait les supplétifs musulmans de l’armée française. Les collaborateurs ont toujours existé en situation d’occupation. Mais nous connaissons le triste sort des collaborateurs zélés. Ils sont haïs par les colonisés et lâchés par les forces occupantes. L’Autorité palestinienne est au bord de l’effondrement. Sans pitié, les « Israéliens » l’écraseront si c’est nécessaire. Lorsqu’elle n’aura plus d’utilité.

La famille de ces deux enfants victimes dans la ville de Tamoun a hissé le drapeau rouge de la vengeance et de la justice. Le ressentiment contre les traîtres grandit chaque jour. Il grandit en Palestine, mais aussi dans toute la nation arabe. Une colère silencieuse monte contre tous les dirigeants arabes qui ont collaboré à la destruction de l’Irak, de la Libye, de la Syrie et de beaucoup d’autres pays. Qui collaborent pour garder leur trône. Alors que s’annonce la grande guerre contre l’Iran, la seule crainte des dirigeants arabes, c’est que l’impérialisme perde cette guerre. Le traître est toujours plus royaliste que le roi. Il ne peut s’imaginer que le roi puisse tomber de son trône. Et il imagine encore moins la colère populaire. Cette colère fera peut-être hisser un jour sur tous les toits des maisons, des millions de drapeaux rouges de la justice.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !