Yankees, Go home !

« J’envisage une attaque massive, plus importante que jamais. Je suis proche de prendre une décision. Nous sommes prêts », a déclaré Donald Trump. En clair, toujours les mêmes rodomontades : « retenez-moi ou je fais un malheur ! » L’escalade guerrière des Etats-Unis contre l’Iran montre que les enjeux sont importants, sinon existentiels pour l’impérialisme. Une guerre qui, en réalité, a commencé en 1980. Une guerre qui a l’âge de la République islamique d’Iran.  On connaît les débuts de la guerre actuelle, mais il est difficile d’en déterminer sa fin. Il est difficile d’en prévoir les effets qui seront forcément considérables pour l’avenir de la région et du monde. Par sa durée comme dans les moyens employés, cette guerre de longue durée et hybride ne ressemble à aucune autre menée par les Etats-Unis depuis la Seconde guerre mondiale. L’impérialisme a mis le doigt dans un engrenage qu’il ne parvient pas à contrôler. Il ne sait pas comment arrêter une guerre qu’il a lui-même initiée. Il est dépassé. L’Iran ne recule pas. Bien au contraire, il a l’initiative stratégique. Le magicien Donald Trump voit la magie se retourner contre lui. Ses déclarations sont déconnectées du réel, voire délirantes et ne peuvent rien changer à ce réel.

La guerre lancée le 28 février devait être une guerre-éclair, aux effets immédiats et définitifs. L’Iran devait tomber face aux forces militaires gigantesques des Américains et des « Israéliens ». Mais rien de cela ne s’est produit. Ce sont plutôt les américano-« israéliens » qui ont mis un genou à terre. L’humiliation était à la hauteur des ambitions et des moyens mis en œuvre par les impérialistes, une humiliation que les propos incohérents de Donald Trump et Benyamin Netanyahou ne peuvent pas dissimuler. Pas plus qu’ils ne peuvent dissimuler les dégâts colossaux tant matériels qu’humains dévoilés récemment. Donald Trump ment et l’Histoire lui rappelle la vérité. Et la vérité ressemble à un cauchemar pour les Etats-Unis. La vérité, c’est que l’impérialisme américain s’affaiblit au même rythme que son mandataire « israélien ». La vérité est que la seule option pour éviter la chute de l’empire est de faire la guerre. Et cette guerre contre l’Iran a montré un impérialisme dans sa vérité : incapable de la gagner. Alors ce sont des menaces verbales, des bombardements sans effets majeurs. C’est le bourbier ! Bien pire que celui du Vietnam.

Donald Trump veut forcer le destin. Il veut forcer les régimes arabes hésitants à signer des accords de normalisation avec « Israël ». Il a invité l’Arabie saoudite à signer ces accords en échange de l’aide au développement du nucléaire civil. Forcer et corrompre pour consolider « Israël », consolider donc l’impérialisme au mépris de l’Histoire et de la souveraineté des peuples. Dans leur aveuglement, les dirigeants impérialistes font de mauvais calculs. Les régimes arabes ne sont pas éternels. Les révolutions peuvent éclater n’importe où, n’importe quand. Car les sociétés arabes ne peuvent pas tenir très longtemps sous le poids de la dictature et de la misère. Sous le poids de l’humiliation de millions de femmes et d’hommes. Les Accords de normalisation ont le seul avantage de montrer aux peuples que les dirigeants arabes sont les laquais de l’impérialisme. Ils révèlent l’entente des dictatures arabes avec l’impérialisme pour sacrifier la Palestine en échange de la préservation du pouvoir et des richesses volées. Une entente qui cherche à faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers. Or, ils sont tous assis sur des trônes éjectables. Ces accords de normalisation sont un pansement sur une jambe de bois au regard de l’évolution historique incontrôlable pour les Etats-Unis.

Les dirigeants américains sont obsédés par la question de la normalisation de l’entité sioniste. Tous les dirigeants sont invités à baiser la main de Benyamin Netanyahou. Ils sont invités à ramper devant le diabolique Benyamin Netanyahou. Ce diabolique Benyamin Netanyahou qui a reçu mandat des « Israéliens » pour exterminer les Palestiniens. Une extermination que tous les dictateurs arabes ont tacitement acceptée, sinon désirée. Le sionisme est une abjection qui a une fonction historique : écraser dans le sang, pour le compte des puissants de ce monde, tous les peuples qui auraient l’idée de s’insurger contre l’exploitation et la tyrannie. Mais écraser la révolution iranienne est une autre affaire. Les Iraniens s’y étaient préparés depuis longtemps. L’impérialisme, dans sa phase de déclin actuelle, n’était pas préparé à se cogner contre le mur de la résistance. Les insanités verbales de Donald Trump ne pourront pas dévier la trajectoire d’un missile balistique iranien frappant une base américaine. Yankee, go home !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Comité Action Palestine

25 juillet 2026




Chantage terroriste

Comité Action Palestine, le 18 juillet 2026

La guerre américaine contre l’Iran a repris. C’était prévisible. Comme à Gaza et au Liban, les impérialistes ne respectent aucun accord de cessez-le-feu. Ils sont ainsi faits. Ainsi, ils agissent. Leur volonté doit prévaloir, sinon c’est la guerre. Sinon, c’est la mort et la destruction des nations qui refusent la soumission et l’humiliation. Depuis la révolution de 1979, pas un seul moment de répit pour les Iraniens. Sanctions économiques, guerre de l’Irak alimentée par les Occidentaux, terrorisme « israélien » visant scientifiques et militaires iraniens. Une hostilité d’un demi-siècle, une guerre sur tous les fronts : guerre économique, guerre militaire, guerre technologique, guerre médiatique et idéologique. La guerre totale. La guerre impérialiste contre le peuple iranien n’a en réalité jamais cessé. Aujourd’hui, elle a pris une nouvelle forme : elle est directe et de haute intensité. Pourquoi les impérialistes sont passés des sanctions économiques et d’une guerre de basse intensité et indirecte à une guerre directe et de haute intensité ?

La réponse est simple : la stratégie de la guerre de basse intensité et de harcèlement terroriste contre l’Iran a échoué. L’économie iranienne ne s’est pas effondrée comme attendu. L’Etat iranien non plus, alors que le savoir scientifique à des fins militaires a connu une progression fulgurante. La République islamique d’Iran a tenu bon malgré la guerre économique. Elle a tenu bon malgré l’effroyable guerre imposée par l’Irak de Saddam Hussein, financée par les pays occidentaux et leurs vassaux arabes. Elle a tenu bon malgré les puissants médias au service d’une propagande violemment raciste et islamophobe. Les impérialistes n’avaient pas compris que la révolution de 1979 était massivement populaire. Ils n’ont toujours pas compris qu’elle est profondément ancrée dans la société iranienne. On ne déracine pas une révolution comme on déracine un olivier en Cisjordanie. Les impérialistes ont toujours fait la guerre à la révolution quelle que soit sa couleur ou son habillage idéologique et culturel. La démocratie bourgeoise redoute la révolution. Elle écrase dans le sang les choix populaires. Celui qui pense une seule seconde que l’impérialisme mène une guerre pour le bien des peuples est profondément idiot ou raciste.

Les impérialistes sont passés à la guerre directe et de haute intensité contre l’Iran en raison de leur affaiblissement tendanciel, certain, irréversible. En Palestine, au Liban, au Yémen, en Irak et même en Syrie où tout n’est pas joué, les peuples résistent aux impérialo-sionistes. Le raisonnement impérialiste est qu’il faut liquider la nation qui ose leur tenir tête. Il faut réagir avant que ce ne soit trop tard. Il faut détruire la nation iranienne pour mettre un coup d’arrêt à la volonté d’indépendance des peuples du Moyen-Orient. L’impérialisme n’est jamais que l’extension territoriale et politique pour organiser le pillage des peuples du Sud et assurer les colossaux profits des sociétés financières et industrielles occidentales. Ce n’est rien d’autre que le capitalisme. Rien d’autre qu’une barbarie jamais égalée dans l’Histoire au regard de la violence déployée sur toute la surface de la planète. « Israël » a pu enfin convaincre les Américains. Il les a convaincus que c’était le bon moment pour frapper fort les Iraniens. Ils ont frappé fort, mais il était déjà trop tard. La guerre du 28 février a été perdue par les américano-sionistes. Comme ils avaient perdu la guerre par l’Irak interposé dans les années 1980.

La stratégie de la guerre de haute intensité a aussi échoué. Ils ont tout essayé. Tout a échoué. Ils sont pris au piège. Ils ne peuvent pas aller plus loin, ils ne veulent pas reculer. Alors dans le cadre des négociations actuelles, ils tentent d’obtenir le maximum de concessions de la part des Iraniens au moyen de bombardements qui ressemblent à du chantage terroriste : « Tu cèdes ou je détruis tes infrastructures civiles ! ». Les vieilles démocraties bourgeoises tentent d’empêcher de jeunes nations du Sud d’émerger, de vivre de manière indépendante et souveraine. Mais elles n’en ont pas les moyens. Elles n’ont pas de prise sur leur vitalité tandis que leurs propres facultés déclinent. En apparence, elles ont écrasé les peuples du Moyen-Orient. En réalité, il n’en est rien. Par cruauté, chaque jour certes les américano-sionistes tuent à Gaza et au Liban. Par cruauté génocidaire. La cruauté de ceux qui voient les portes de l’avenir se fermer. L’empire commence par s’effondrer dans sa périphérie. L’effondrement d’« Israël » est en cours. Quoi que fassent les Américains contre l’Iran, le Liban et la Palestine, « Israël » ne peut pas vaincre et ne peut pas survivre à sa défaite.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La révolution ou rien

Comité Action Palestine, le 11 juillet 2026

« Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs », a déclaré Donald Trump au sujet des Iraniens en marge de la réunion de l’OTAN à Ankara, alors que se déroulaient en Iran les funérailles historiques d’Ali Khamenei. La riposte iranienne aux récentes frappes américaines l’a rendu furieux. Pensait-il un instant que l’Iran allait rester les bras croisés ? Ces insultes ne sont-elles pas une pure projection ? « Pourritures », « malades », « vicieux », « violents », « menteurs », autant de mots qui pourraient parfaitement qualifier les dirigeants américains, et d’abord Donald Trump. Sans évoquer toutes les guerres passées, la dernière contre l’Iran montre à quel point les Américains peuvent être fourbes, violents, menteurs et vicieux. Combien ils sont tout cela à la fois vis-à-vis des Palestiniens depuis des décennies, et tout particulièrement vis-à-vis des Palestiniens de Gaza. Avec les guerres meurtrières qu’ils ont mené partout sur cette planète, le monde a bien vu combien ils peuvent être violents, menteurs et vicieux au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan.

Les Etats-Unis d’Amérique, ce sont 250 ans d’existence, seulement 250 ans, et pourtant ils détiennent un triste palmarès en matière de guerres et de crimes contre l’humanité. Furieusement génocidaires, furieusement violents, leur seule boussole c’est l’accumulation de l’argent. Peu importe le moyen d’y parvenir ! C’est la civilisation de la quête incessante de la richesse. Cette civilisation venue d’Europe, semant la maladie et la mort en Amérique, décimant les Indiens. Cette civilisation fondée sur la traite des hommes et des femmes d’Afrique, exploités dans les plantations et les champs de coton. C’est la civilisation de la violence, de la mise à mort de quiconque se met en travers de la conquête territoriale et de la quête des richesses. Aujourd’hui en déclin accéléré, elle déploie toute la violence dont elle est capable pour maintenir ses positions de domination. Contrairement à ce qui est proclamé du matin au soir sur les valeurs américaines, la seule valeur qui compte, c’est celle de la monnaie sonnante et trébuchante. Au stade actuel de pourrissement, la société américaine ne pouvait mettre à sa tête qu’un Donald Trump. Un milliardaire d’une compétence redoutable quant au bluff, au vice et au mensonge. La pourriture, c’est bien lui !

Le premier acte de bombardement de l’Iran le 28 février 2026 a visé une école, tuant 168 écolières. Comment qualifier autrement Donald Trump que de pourriture ? Ce président des Etats-Unis a livré et livre encore tout l’armement nécessaire aux « Israéliens » pour poursuivre le génocide à Gaza. Le génocide des Indiens n’a pas suffi aux Américains. Il faut aussi anéantir tous les Palestiniens. Pour le contrôle du Moyen Orient. Pour le contrôle du pétrole. L’argent, encore l’argent. Leur vrai Dieu tout puissant. C’est pour cette raison que les Iraniens sont très méfiants. Ils connaissent cet ennemi fourbe qui peut négocier avec vous et en même temps lancer ses missiles pour vous tuer et vous détruire. C’est un ennemi imprévisible soit par stratégie, soit par absence de stratégie. Dans tous les cas, il est dangereux et absolument pas digne de confiance. Dans le cas de la guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont manqué de stratégie et ont fini par se noyer lamentablement dans le détroit d’Hormuz.

Ce jour où les Américains et les « Israéliens » décimèrent 168 enfants, ils assassinèrent aussi le guide suprême Ali Khamenei. Lui et presque tous ces proches. Les gigantesques funérailles du dirigeant iranien sont tout un symbole. C’est d’abord un moment de vérité, le moment qui dément la propagande selon laquelle le peuple iranien est radicalement opposé à la République islamique d’Iran. Moment de vérité parce que la révolution suit encore son cours depuis 1979. Cette révolution qui a dit non et qui dit toujours non à la domination absolue des Américains et de leurs vassaux européens. La défaite impérialiste contre l’Iran annonce une bonne nouvelle : la fin de la toute puissance américaine. A la suite de la révolution chinoise et des décolonisations, la défaite contre l’Iran constitue un basculement. La dissuasion militaire américaine appartient désormais au passé. C’est le tournant historique marquant l’accélération de la chute de l’empire. Le culte de l’argent-Dieu n’a pas sauvé les dirigeants occidentaux du naufrage dans le détroit d’Hormuz. Il les a même conduits là. La vitalité de la révolution iranienne a déjoué tous les complots et tous les pronostics. C’est une leçon pour tous les peuples opprimés qui se résume à ceci : la révolution ou rien !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Des accords de paix sans le peuple et contre le peuple

Comité Action Palestine, le 4 Juillet

Qui sont Joseph Aoun et Nawaf Salam ? Ils sont respectivement président de la République du Liban et premier ministre du gouvernement libanais. Ils ont signé un accord-cadre « pour une paix et une sécurité durables » avec les « Israéliens » et les Américains, qui prévoit le désarmement de la résistance libanaise sans le retrait préalable de l’armée sioniste du sud Liban. Les deux dirigeants du Liban se sont donc pliés aux exigences américano-sionistes. Cet accord est un diktat selon la résistance et la très grande majorité du peuple libanais. Et c’est vrai ! Cet accord n’est pas un premier pas vers la paix, mais un grand pas vers l’occupation indéfinie d’une partie du Liban par « Israël ». Alors qui sont vraiment, Joseph Aoun et Nawaf Salam ? Précisément rien. Ils ne représentent ni une force parlementaire ni un groupe politique organisé au sein de la société libanaise. Parce qu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune force, ils ne sont rien. Et parce qu’ils ne sont rien, ils ne pouvaient que céder aux demandes humiliantes des américano-sionistes. Ils ont été installés à la tête du Liban par les impérialistes uniquement pour cette raison. Les valets de l’impérialisme servent à ça. Ils servent à maintenir leur peuple sous la tutelle étrangère, sinon à le pousser à la guerre civile.

A l’instar de l’Autorité palestinienne, cette autorité libanaise permet, sous prétexte de servir la paix, l’extension territoriale et politique du sionisme. Elle est le bras politique de l’ennemi au sein de la société. Avec ces accords, Benyamin Netanyahou s’est réjoui d’une « défaite stratégique pour l’Iran ». Joseph Aoun et Nawaf Salam ont offert sur un plateau un semblant de victoire aux « Israéliens » pour compenser la réelle défaite américaine et « israélienne » contre l’Iran. Les valets ont une utilité pour leurs maîtres impérialistes. Mais les réjouissances des sionistes risquent d’être de très courte durée. En pratique, désarmer la résistance est une autre affaire. Une mission impossible. Avec quels moyens l’autorité libanaise va-t-elle enlever les armes aux résistants ? Sans force armée, la tâche est insurmontable. En réalité, les accords signés n’ont aucune valeur. « Même pas la valeur du papier sur lequel ils ont été signés », a déclaré un porte-parole de la résistance libanaise. Ces accords de paix sont une mise en scène grotesque entre sionistes pour sauver « Israël » de la déconfiture stratégique en Iran.

La Syrie représente-t-elle une menace aujourd’hui pour les « Israéliens » ? Non ! Pourtant ils en occupent une partie. Ils occupent une partie de Gaza et la judaïsation de la Cisjordanie s’accélère à un rythme jamais vu précédemment. « Israël » pense conjurer le sort qui l’attend. Il pense faire dévier le cours de l’Histoire en sa faveur. Or, c’est l’inverse qui se produit. Comme sa tentative de mettre à genoux l’Iran. La violence permanente n’est pas une solution pour sa survie dans une région qui le rejette. Le gain politique est inversement proportionnel à l’intensité de la violence guerrière imposée par les sionistes. La guerre ne fait pas cesser la résistance, elle la stimule. Pour une raison simple : les peuples ne se laisseront pas détruire sans réagir. Et « Israël » peut-il faire autrement que recourir en permanence à la violence ? Non ! La colonisation est une violence en soi et la pérenniser suppose encore plus de violence contre les colonisés eux-mêmes et les peuples voisins à qui on impose des dirigeants dociles et béni oui-oui. « Israël » est une entité sans solution viable, sans avenir. L’avenir ne se construit pas sur la guerre permanente.

« Israël » s’épuise à survivre. A la recherche de la sécurité, elle n’en trouve pas. C’est l’insécurité qui augmente. La défaite cuisante contre l’Iran en est une parfaite illustration. Malgré les moyens militaires considérables des sionistes, la résistance libanaise n’a pas cédé, ni la résistance palestinienne. Sur le plan tactique et sur le court terme, les sionistes obtiennent des résultats. A plus long terme la défaite définitive est assurée. Il n’y a aucune solution viable pour vivre dans un milieu hostile, hostile légitimement. Car la colonisation porte en elle la guerre et le génocide. Les Gazaouis en savent quelque chose. Des Joseph Aoun et des Nawaf Salam ont toujours existé dans les sociétés sous emprise coloniale et impérialiste, mais en général ils sont rapidement balayés soit par les peuples eux-mêmes, soit par les impérialistes lorsqu’ils n’ont plus aucune utilité. Lorsque l’ennemi aura été chassé, leurs noms resteront gravés dans la mémoire des peuples comme traîtres à la nation.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La guerre sioniste, la guerre démographique

En dénonçant le génocide à Gaza, une commission d’enquête internationale de l’ONU  a fait la conclusion suivante : « en prenant pour cible des enfants, « Israël » s’attaque à la capacité même du peuple palestinien d’exister et de déterminer son avenir ». A l’appui de ces déclarations, cette commission internationale affirme que les maternités palestiniennes sont particulièrement visées par les forces militaires « israélienne s». Avant même le 7 octobre 2023, « Israël » avait dans le viseur tout particulièrement les enfants, en les tuant, en les emprisonnant ou en leur infligeant des blessures très graves. Le premier acte militaire de la dernière guerre contre l’Iran a été l’assassinat de 168 écolières à Minab. Rien de surprenant ! L’impérialisme et le sionisme ne font pas dans le sentiment. Tuer des enfants et tuer des milliers d’êtres humains ne pose aucun problème moral. Rien ne doit entraver la volonté de tout contrôler, de tout exploiter, de tout piller pour le seul bénéfice des grandes sociétés multinationales et de la finance. Pour cela, il faut vaincre les peuples et les assujettir. Les faire disparaître s’il le faut.

« Israël » n’a jamais eu d’autre objectif que d’anéantir le peuple palestinien. Depuis 1948, les sionistes ont utilisé tous les procédés politiques et militaires pour gagner la bataille démographique. Dans la logique sioniste, il faut détruire le peuple palestinien, sinon l’amputer d’une grande partie de sa population pour rendre le rapport de force irréversible. Cela n’a jamais été annoncé officiellement, mais dans la pratique le sionisme est un mouvement qui tend à terme à éliminer physiquement les Palestiniens. Nettoyage ethnique, emprisonnement, famine, guerre génocidaire, exil, refus du droit au retour des réfugiés, tout est employé pour réduire le peuple palestinien et réduire à néant toute perspective d’indépendance. Cette politique est  soutenue par les puissances occidentales. Ces mêmes puissances qui se targuent, comme « Israël », d’être des démocraties. Contrairement aux mensonges de la propagande, la démocratie n’est pas un rempart contre le génocide. Elle s’en nourrit. La Palestine le prouve en direct.

Pour s’emparer des territoires et de leurs richesses, les pays occidentaux n’ont pas hésité à commettre les pires atrocités sur tous les continents. En Australie, en Afrique en Asie et en Amérique. La fondation des Etats-Unis, c’est d’abord le génocide des Indiens et l’esclavage des Africains. Pour les 250 ans de la Déclaration d’Indépendance, la plus grande démocratie occidentale va célébrer, le 4 juillet 2026, les Pères fondateurs de la démocratie américaine. Ces Pères fondateurs qui possédaient des plantations dans lesquelles ils exploitaient des esclaves arrachés par la force à leur terre natale dans des souffrances indescriptibles. Le Père fondateur et troisième président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, possédait à lui seul 600 esclaves. Oui la démocratie bourgeoise se nourrit du crime. Celui qui dit le contraire est forcément un menteur ou un ignorant. Ou alors, il considère que les non-blancs ne font pas partie de la communauté des êtres humains. Parfois, c’est tout cela à la fois. Tuer des enfants pour détruire un peuple n’est donc pas surprenant ou un fait nouveau dans l’histoire des nations occidentales. Lorsque les « Israéliens » et les Américains tuent les  enfants à Gaza ou en Cisjordanie, ils veulent tuer l’avenir du peuple palestinien.

Les démons de l’Occident sont toujours là. Le génocide ne s’écrit pas au passé, mais au présent. C’est le présent des Palestiniens. Ce qui joue actuellement au Liban, en Palestine, en Iran ou au Yémen, est une bataille décisive pour contrecarrer le projet génocidaire de l’impérialisme. Car après les Palestiniens, à qui le tour ? Les sionistes seront toujours en infériorité démographique dans cette région. La force brute ne pourra jamais compenser cette faiblesse. C’est le sionisme qui est condamné à disparaître. Il est condamné par sa propre logique. Qui croit vaincre par les armes, périra par les armes. La défaite historique des Américano-sionistes face à l’Iran montre que seule la résistance pourra mettre fin aux tendances génocidaires de l’impérialisme. L’histoire retiendra que le titre de gloire du sionisme est de tuer en masse des enfants. Elle retiendra surtout que sans la résistance, le sort des Palestiniens aurait été le même que celui des Indiens d’Amérique du Nord ou celui des Aborigènes d’Australie.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Libn vaincra !

Yemen vivra ! Yemen vaincra !

Iran vivvra ! Iran vaincra !

Comité Action Palestine

27 juin 2026

Image Carlos Latuff




Les Américains se sont cognés au réel

Comité Action Palestine, le 20 juin 2026

La force ne fait pas tout. La défaite américano-sioniste contre l’Iran vient encore de l’illustrer. L’empire américain a-t-il gagné une guerre ? Presque jamais. Après la seconde guerre mondiale, au moment où les Etats-Unis deviennent la 1ère puissance mondiale, ils font simultanément l’expérience de la défaite sur tous les fronts de guerre imposés aux Pays du Sud. Le Vietnam est resté dans l’histoire comme la plus grande défaite des Etats-Unis. Une expérience traumatisante pour l’armée et pour toute la société américaine. La blessure reste encore profonde. Dorénavant on pourra dire que la guerre contre l’Iran restera comme un échec majeur, voire encore plus éclatant que celui vécu au Vietnam. Jamais, en si peu de jours, l’armée impérialiste aura subi une telle humiliation face à son ennemi. Les Gardiens de la Révolution, contrairement à tous les pronostics, ont su résister d’une manière inattendue à la puissance américaine. Les bombardiers bourrés de technologie, les redoutables et nombreux porte-avions n’ont été d’aucune utilité dans cette guerre du fort au faible. Nous savons désormais que la puissance est toujours théorique lorsqu’elle n’est pas passée à l’acte. Sur le terrain de guerre, le fort est devenu faible et le faible est devenu fort. Les Etats-Unis se sont cognés au réel.

Le principe de dissuasion ne pourra plus fonctionner. La puissance impérialiste est de papier disent les Iraniens. Les peuples du monde entier ont vu que la première puissance mondiale n’est pas capable de battre un pays sous blocus économique depuis plusieurs décennies. Ils ont vu qu’une nation déterminée et pleinement souveraine se donne les moyens pour défendre jalousement son indépendance. Ils ont vu qu’un pays pouvait être à la pointe de la technologie et développer une intelligence stratégique pour optimiser cette technologie. La leçon prise par les peuples est capitale. Ils vont comparer leur situation à celle des Iraniens. Ils vont juger leurs propres dirigeants à partir de ce qu’ont réalisé les dirigeants iraniens. Ce que peuvent faire les Iraniens pourrait être à la portée de tous les peuples pour garantir une indépendance totale de leurs pays. Beaucoup de dirigeants corrompus et vendus à l’impérialisme devraient se méfier des conséquences de la victoire iranienne. La leçon est amère, très amère pour les pays du Golfe. Leur parrain américain n’a pas pu assurer leur sécurité. Premières victimes des missiles balistiques iraniens, ils ont été les premiers à quémander l’arrêt de la guerre.

Ils viennent de faire l’expérience que la puissance américaine n’était effectivement que théorique.

La défaite contre l’Iran est un point de rupture, sinon un basculement vers un ordre mondial où les grandes puissances risqueraient beaucoup à entreprendre des guerres contre les nations moins puissantes. Un basculement pour les « Israéliens ». Leur adoré et allié Donald Trump est devenu le plus détestable des présidents américains. Il les a lâchés en rase campagne dans cet épisode de guerre entre l’Iran et les Etats-Unis. La défaite des Américains devenait inévitablement la défaite des « Israéliens », tant leurs objectifs étaient identiques. Le problème, c’est qu’aucun objectif n’a été atteint. C’est pour cette raison que Donald Trump devait arrêter la guerre, au détriment des « Israéliens » pour préserver les intérêts américains. Le faux calcul de Benyamin Netanyahou est retentissant. A-t-il cru un instant que les Américains allaient sacrifier leurs intérêts au profit des intérêts d’« Israël » ? La défaite des sionistes restera dans l’histoire comme une défaite stratégique. Prendront-ils leçon que la force ne fait pas tout ? Comprendront-ils que le crime ne paie pas ? Admettront-ils que les peuples palestinien et libanais ne baisseront pas les armes tant qu’ils n’auront pas obtenu leur indépendance totale ? Leur puissance, même si elle fait d’énormes dégâts humains et matériels, reste théorique et restera théorique tant que les peuples résisteront jusqu’au dernier souffle. 

Il est très probable qu’ils ne prendront aucune leçon de cette guerre perdue par le camp impérialiste. Les sionistes reviendront à la charge. Ils reviendront à la guerre. Ils reviendront à la force, rien que la force. Pour forcer l’histoire à leur donner raison. Ils feront ce qu’ils savent faire le mieux. Tuer et détruire. Tout mettre en ruine pour tenter d’éviter leur propre ruine. Mais l’histoire ne leur donnera pas raison. Elle ne leur donne déjà pas raison. Avez-vous vu la résistance lever le drapeau blanc ? Non ! Avez-vous vu les Palestiniens se rendre ? Non ! Bien sûr que non. Pour l’instant, ce sont les Etats-Unis qui ont levé le drapeau blanc. L’histoire peut réserver beaucoup de surprises, mais le chemin pris par les américano-sionistes est le bon chemin. Celui de leur défaite définitive. Leur puissance est théorique tant qu’il y aura des hommes et des femmes pour dire non à la barbarie. Et pour dire oui à la liberté.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




« Israël » en proie au délire

Comité Action Palestine, le 12 juin 2026

Depuis le faux cessez-le-feu d’octobre 2025 , 1 000 Palestiniens tués, 3 100 blessés à Gaza, au moins 7 000 corps encore ensevelis sous les décombres. Le blocus est toujours en vigueur. L’aide humanitaire passe au compte-goutte. Un faux cessez-le-feu, mais un vrai génocide se poursuit à Gaza. 3 696 Libanais tués, 11 413 blessés depuis le 2 mars 2026. Le sud du Liban est vidé de sa population par les bombardements incessants et la destruction des villes et des villages. « Israël » c’est ça. C’est le massacre perpétuel des peuples de la région. « Israël » a exterminé 160 écolières dès le premier jour de la guerre contre l’Iran. De gigantesques ressources économiques et moyens militaires sont mobilisés pour la mise à mort de tous ceux qui résistent à l’impitoyable loi sioniste. Cette loi est écrite avec le sang des milliers de victimes : la vie de tout individu qui n’est pas « israélien » ne compte pas face aux intérêts sionistes. Pourtant, « Israël » tue par milliers et crie à l’antisémitisme contre la moindre critique de sa politique criminelle. Il terrorise tout le Moyen-Orient en ressassant jusqu’à la nausée que l’armée « israélienne » est l’armée la plus morale du monde. Rarement, il y a eu un décalage aussi flagrant entre la réalité et le discours. Or les faits sont têtus. Ils contredisent chaque mot du délire propagandiste « israélien ».

« Israël » prétend vouloir libérer Gaza de l’emprise du Hamas, il détruit Gaza. Il prétend vouloir libérer le peuple iranien du soit-disant « régime des mollahs », il a dévasté les infrastructures de ce pays. Il prétend vouloir libérer le Liban de la domination du Hezbollah, il casse tout à Beyrouth et dans le sud. Un Hiroshima à Gaza. Ce sera un Hiroshima bientôt dans le sud Liban. Ce sont les effets d’une bombe atomique sans la bombe atomique. La prochaine victime sera la Syrie où les sionistes s’emploient déjà à en faire un nouveau Liban. Aujourd’hui, « Israël » est détesté dans le monde entier comme Donald Trump lui-même l’a affirmé à Benyamin Netanyahou. Le délire de la propagande sioniste n’est plus pris au sérieux, sinon comme délire. Mais « Israël » se moque de ce que pense le monde. Il a la force militaire avec lui. Il est assuré du soutien inconditionnel des Etats-Unis. Et il n’y a que ça qui compte. Ce qui compte c’est que les Etats-Unis lui livrent toutes les armes dont il a besoin pour poursuivre sa politique de terreur dans la région. Sans le soutien du parrain américain, « Israël » n’est pas plus solide qu’une toile d’araignée. Le soutien américain c’est sa force, mais aussi sa faiblesse. Les stratèges « israéliens » et américains n’avaient pas prévu la défaite contre l’Iran. Trop confiants en leur puissance, ils croyaient que ce serait l’affaire de quelques jours pour obliger les Iraniens à signer leur reddition. Faux calcul et mauvaise stratégie. « Israël » paiera le prix lourd de la défaite des Etats-Unis.

Les peuples libanais et palestinien n’ont pas pour ennemi les seuls « Israéliens » et Américains. Leurs pires ennemis ce sont leurs propres dirigeants auto-proclamés. Le gouvernement libanais ressemble à s’y méprendre à l’Autorité palestinienne. Alors que les « Israéliens » et les Américains bombardent sans relâche ces deux pays, les dirigeants libanais et ceux de l’Autorité palestinienne accusent les mouvements de résistance d’être les responsables de la guerre. Comme si les « Israéliens » n’avaient pas déjà envahi le Liban en 1978 et en 1982, infligé une guerre meurtrière en 2006 et colonisé presque toute la Palestine. Comme si les Américains étaient soucieux des intérêts des peuples alors que leur existence même est fondée depuis plus de 150 ans sur l’impérialisme le plus guerrier de l’Histoire. Le pire n’est pas l’ennemi étranger, c’est la trahison interne. Celle des dirigeants béni oui oui installés par l’impérialisme au profit de l’impérialisme. Ils ne représentent pas leurs peuples contre l’agression impérialiste, ils représentent l’impérialisme au sein de leurs peuples et contre leurs peuples. Le défi à relever est donc immense car l’équation est complexe. La lutte contre l’impérialisme est en même temps une lutte contre les dirigeants locaux soumis à l’ordre impérialiste mondial.

Qui interroge l’Histoire, s’entendra dire ceci : les guerres américaines ne sont pas un signe de puissance, mais de faiblesse. Les impérialistes ont les plus grandes difficultés à asseoir leur domination. La guerre impérialiste, c’est la répression contre les révoltes et les révolutions à l’échelle mondiale. Cela veut dire que les peuples n’acceptent plus leur esclavage. Ça craque de tous les côtés. Depuis la seconde guerre mondiale, partout les Etats-Unis font la guerre et partout ils sont défaits. Cuba, Vietnam, Irak, Afghanistan, Yémen, et aujourd’hui l’Iran, des noms de nations qui résonnent comme une gifle donnée à l’arrogance impérialiste. Leurs armes sophistiquées sont et seront impuissantes face aux révolutions. Les porte-avions et les bombardiers ne pourront pas résoudre les contradictions du capitalisme qui produit en masse de la pauvreté et de l’humiliation. L’effondrement de l’axe américano-sioniste n’est plus une hypothèse. C’est une certitude.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Le  « fou  Netanyahou » neutralisé, le « roi Trump » en échec

Comité Action Palestine, le 6 Juin 2026

« Tu es complètement fou », c’est le propos qu’aurait tenu au téléphone Donald Trump à Benyamin Netanyahou. Peut-être que le tueur de Tel-Aviv est fou, mais ce que Donald Trump ne voit pas, c’est la folie de la société coloniale « israélienne » tout entière. Il ne voit pas qu’elle est le vrai problème en exigeant l’élimination d’un maximum de Palestiniens et de Libanais. En « Israël » il existe un consensus colonial pour anéantir la résistance. Rien de nouveau dans l’Histoire. Dès lors qu’un pouvoir colonial est mis en péril par la résistance des colonisés, il se radicalise et recourt à la violence extrême. La période de libération nationale en Algérie en est une illustration parfaite. Toutes les niaiseries sur la paix et la concorde possible entre colonisés et colonisateurs disparaissent en situation d’affrontements directs. Les colons « israéliens » font corps contre les Palestiniens, les Libanais et les Iraniens. Les clivages internes disparaissent au profit d’un seul objectif : consolider le pouvoir colonial par la guerre totale, sans merci contre les colonisés et leurs alliés. Dans ce but, ils choisissent forcément parmi leurs dirigeants celui qui est le plus extrémiste. Ils mettent à leur tête le plus jusqu’au-boutiste, le plus « fou » d’entre-eux. Rien de plus normal, rien de plus logique chez les colons.

La force, rien que la force c’est le choix de la société « israélienne ». Une option restée sans résultat sur le terrain de la guerre. La résistance libanaise, loin d’être vaincue, est plus forte que jamais. L’Iran a pris le dessus sur les Etats-Unis. Pourtant, les « Israéliens » s’entêtent à faire la guerre. Il est impossible de les raisonner. Pouvez-vous raisonner un « fou » qui estime qu’il est dans le vrai et que tous les autres ont faux ? Ni Benyamin Netanyahou ni les colons ne veulent entendre raison. L’arrêt de la guerre serait perçue comme une concession fatale. Toute concession serait une victoire des Palestiniens et des Libanais. C’est pourquoi les « Israéliens » parlent cessez-le-feu et bombardent en même temps. Ils n’ont pas de stratégie, sinon celle de la violence à outrance. Pour les sionistes, ce sont les peuples eux-mêmes qui font problème. Il faut alors génocider à Gaza et faire du nettoyage ethnique dans le sud du Liban. « Israël » est une machine à tuer. Une machine à broyer les peuples, guidée par la seule obsession de sa survie et devenant quasi incontrôlable. Benyamin Netanyahou est un tueur certes, mais il a carte blanche donnée par la société « israélienne ». Seule une force supérieure peut arrêter « Israël ».

Cette force supérieure ce ne sont pas les États-Unis, mais la République islamique d’Iran. Donald Trump en sait quelque chose après la défaite cinglante des forces armées américaines face aux Gardiens de la révolution. Jamais les États-Unis n’ont connu une défaite aussi rapide et aussi humiliante. En un mois. En un mois, les États-Unis ont du se rendre à l’évidence qu’ils ont perdu. Un désastre historique. Le coup de téléphone de Donald Trump à Benyamin Netanyahou, c’est pour lui dire qu’il fonce dans le mur en klaxonnant. C’est pour qu’il comprenne que sa folie guerrière met en péril tout l’échafaudage impérialiste dans la région. Et qu’il ne faut pas ajouter du désastre au désastre ! Le réalisme américain ne peut pas avoir raison de l’entêtement de Benyamin Netanyahou. Le secret de cet entêtement est à chercher du côté des colons qui veulent recoloniser Gaza, voler encore et toujours des terres en Cisjordanie ou jouir en toute tranquillité de leurs privilèges illégitimes à Tel-Aviv ou Haïfa. Ce sont les colons qui donnent mandat à Benyamin Netanyahou de faire une guerre d’extermination aux Palestiniens et aux Libanais. Depuis 1948, les « Israéliens » n’ont pas obtenu la victoire finale contre les Palestiniens et les autres peuples de la région. Le pire, c’est que la situation s’est aggravée en 2026 : ils doivent faire face maintenant aux missiles balistiques et aux drones de plus en plus perfectionnés. Il y a de quoi les rendre dingues et encore plus dangereux.

C’est la fuite en avant d’un système colonial aux abois. C’est la fuite en avant du joueur de Poker qui perd tout le temps, mais qui continue à jouer en espérant se refaire dans un dernier coup. Jusqu’à la ruine. En ce moment, les dirigeants « israéliens » tentent leur dernier bluff. Ils ignorent qu’ils ont enface de très bons joueurs, mais au jeu d’échec. Des joueurs intelligents et stratèges. On est entré dans une nouvelle ère où les plus patients, les plus déterminés et les plus réalistes seront victorieux. Vouloir vaincre l’hyper puissance américano-sioniste était vue comme une entreprise désespérée et folle. Aujourd’hui c’est l’inverse. C’est Benyamin Netanyahou qui passe pour « complètement fou » dans son entêtement guerrier. Le « fou » Netanyahou une fois neutralisé, Trump sera définitivement échec et mat. C’est tant mieux pour les Palestiniens, les Libanais et pour toute l’humanité. C’est tant mieux pour les pays du Sud et pour tous les déshérités de cette planète qui constatent que la justice, contre vents et marées, finit toujours par triompher.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Illustration : Comité Action Palestine par intelligence artificielle




« Israël », le 51 ème Etat des Etats-Unis

Comité Action Palestine, le 30 Mai 2026

« Soit vous concluez des accords d’Abraham pour la normalisation avec « Israël », soit nous ne signerons pas d’accords avec l’Iran ». C’est en ces termes que Donald Trump s’est adressé aux pays du Golfe. Donald Trump a une grande obsession : c’est « Israël ». Comme tous les présidents américains qui l’ont précédé ! L’obsession est d’imposer « Israël » au Moyen-Orient. Parce que le sionisme est rejeté par les peuples de la région, les Etats-Unis emploient tous les moyens pour faire de l’entité sioniste la puissance tyrannique dominante. Sous la présidence Biden ou sous la présidence Trump, les « Israéliens » ont obtenu tout l’armement souhaité pour lancer des bombes d’une tonne sur des enfants, des femmes et des hommes de Gaza. « Israël » obtient tout ce qu’il demande aux Etats-Unis et à l’Europe. Il génocide, il tue, il massacre où bon lui semble, mais il a un soutien occidental inconditionnel. « Israël » a carte blanche pour exterminer. Les indignations hypocrites et les condamnations purement formelles des agissements sionistes n’y pourront rien changer.

« Israël » c’est les Etats-Unis et les Etats-Unis sont « Israël ». Ils sont organiquement liés. La chute de l’entité sioniste signifierait automatiquement la chute des Etats-Unis. Et à ce compte, les Etats-Unis n’ont que faire de ce droit international qui n’a jamais été respecté par les puissances impérialistes. Ils n’ont que faire des larmes de crocodile de tel ou tel. « America first » clame en permanence Donald Trump. Rien ne doit faire obstacle aux intérêts économiques. Rien ne doit mettre en péril les gigantesques profits de l’industrie et de la finance américaines. Les Palestiniens doivent tous être sacrifiés sur l’autel de l’argent Dieu. Les mots creux sur le droit international n’ont jamais empêché une bombe « israélienne » de fracasser un bébé palestinien. Seules les armes arrêtent les armes. Pendant qu’on attend la réalisation de la solution des deux Etats, les Palestiniens et les Libanais se font exterminer. Parce que seules les armes arrêtent les armes, la deuxième obsession américano-sioniste est de désarmer les organisations de la résistance. Il faut faire place nette à la tyrannie « israélienne ». Le pacifisme bêlant est le meilleur allié du crime sioniste en Palestine.

« Israël » est la massue américaine pour mener à bien la mission de colonisation de la Palestine et de réalisation du projet du « Grand Israël ». La massue pour tout écraser. Tout soumettre. La demande de Donald Trump faite à l’Arabie saoudite et au Qatar de normaliser leurs relations avec l’entité sioniste est un suicide demandé à ces pays. C’est demander aux classes dirigeantes de ces deux pays de prendre des risques politiques considérables face à leurs peuples. Tout peut être sacrifié sur l’autel du sionisme. Les Etats-Unis sont prêts à sacrifier leurs fidèles alliés arabes pour garantir et assurer la domination sioniste. Le projet du « Grand Israël » est la petite Amérique du nord installée au Moyen-Orient. Ce que les colons européens ont fait aux Indiens aux 18ème et au 19ème siècles, « Israël » tente de le réaliser avec les Palestiniens aux 20ème et 21ème siècles. Des génocidaires soutiennent d’autres génocidaires. « Israël » est la seule assurance-vie des Etats-Unis dans la région. Le pilier de la démocratie américaine, c’est le génocide. Interrogez les descendants des Indiens, interrogez les Irakiens ou les Vietnamiens, ils vous diront tous la même chose : la démocratie américaine, ce sont d’abord des bombes qui pleuvent par millions sur des peuples qui ne veulent rien d’autre que vivre libre.

La démocratie américaine, c’est aussi la guerre et la destruction en Iran, une nation qui a le tort d’avoir l’ambition de devenir une puissance politique, industrielle et militaire. Pour que l’entité sioniste puisse jouer son rôle de puissance coloniale tyrannique, il faut mettre à genoux l’Iran. Il faut enlever à l’Iran ses moyens militaires de dissuasion face à « Israël ». Il faut affaiblir cette nation comme ont été affaiblis l’Irak, la Libye, la Syrie et tant d’autres pays. La massue « israélienne » doit pouvoir s’abattre sur les peuples sans obstacle aucun. Mais rien ne fonctionne comme prévu. La défaite contre l’Iran contrarie le projet américano-sioniste. Donald Trump gesticule, parle et menace beaucoup, mais le constat est cruel. Il ne peut pas obtenir par des mots ce qu’il n’a pas pu obtenir par la guerre. L’Iran tient, le Yémen est toujours debout, la résistance libanaise poursuit avec acharnement le combat, la résistance palestinienne n’a pas rendu les armes. « Israël » et les Etats-Unis sont pris au piège de leur propre jeu. En tout cas, ces peuples ne normaliseront pas avec « Israël » et renonceront encore moins à leurs armes.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace. »

Depuis le 7 octobre, il n’y a pas eu un seul moment de répit dans la bataille entre les forces impérialo-sionistes et les mouvements de résistance en Palestine, au Liban, en Iran, au Yémen et ailleurs. Les impérialistes ont fait du 7 octobre un prétexte pour généraliser la guerre. Les Américains et les « Israéliens », ce duo diabolique, agissent comme une force destructrice et implacable. Donald Trump menace constamment de raser l’Iran, après la défaite cuisante de l’armée américaine face aux Gardiens de la Révolution. Benyamin Netanyahou ne menace pas. Il agit en exterminant des hommes, des femmes et des enfants partout où ils se trouvent en Palestine et au Liban.  Il a fait du crime la planche de salut d’« Israël ». Il pense sauver le sionisme en l’abreuvant du sang palestinien et libanais. Pourtant, le camp impérialiste est loin d’avoir remporté cette bataille. Il a employé toutes les ressources militaires et économiques à sa disposition, mais il n’a pas obtenu de victoire décisive. Loin de là. L’Histoire est entrée dans une période d’incertitude. Que va-t-elle décider ? Si la politique a horreur du vide, l’Histoire a en horreur l’incertitude. A la fin, il n’y aura qu’un seul vainqueur.

Il faut scruter le passé. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les impérialistes n’ont remporté aucune bataille dans leur guerre de presque 100 ans contre les pays du Sud. Le Vietnam a donné une leçon historique magistrale. Malgré les moyens considérables des Américains, le peuple vietnamien a vaincu. L’humiliation des USA était à la hauteur de leur prétention ! Le passé plaide en faveur de tous les peuples qui veulent accéder à leur souveraineté pleine et entière. Mais les impérialistes, à rebours des enseignements de l’Histoire, suivent le même chemin. Celui de la domination sans partage. Celui de la guerre totale contre les peuples qui ne s’agenouillent pas devant la menace et l’intimidation. Ce que les impérialistes occidentaux n’ont pas compris, c’est que le monde est entré dans une révolution depuis 1945. Une révolution qui ne ressemble à aucune autre. Une révolution au temps long. La révolution du Sud contre le Nord. La révolution des nations pauvres contre les nations riches. La révolution des déshérités contre les grands possédants. Rien n’arrêtera cette lame de fond. La défaite américaine contre l’Iran le prouve.

Cette défaite prouve que l’asymétrie des forces ne peut rien contre l’asymétrie de la détermination. En Iran, en Palestine et au Liban, la détermination est de fer. La résistance palestinienne et libanaise n’a pas été brisée. « Israël » n’a pas vaincu. Et lorsque on n’obtient pas la victoire, malgré des forces armées considérables, c’est qu’on a perdu. « Israël » emprunte le même chemin que son parrain américain. Celui de l’arrogance et du crime. Et au bout de ce chemin, la défaite totale l’attend. L’Histoire est en train de décider. Elle n’a toujours pas changé d’avis. Elle donne raison à la justice. La justice que réclame les déshérités. Elle donne raison à l’audace. « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace », disait Danton.  Que peut faire l’armée « israélienne » contre les petits drones à fibre optique de la résistance libanaise ? Que peut-elle faire face à autant de détermination et d’intelligence stratégique ? Que peuvent faire les Américains dans le détroit d’Hormuz face à autant d’audace iranienne ? Que peuvent-ils faire contre le missile balistique ? Que peuvent faire les Américains dans un moment surtout où leur économie décline ? Le capitalisme américain est soumis à rude épreuve. Il coule alors que d’autres puissances émergent. Le rêve américain se transforme en cauchemar. Le rêve sioniste va finir dans les poubelles de l’Histoire.

Puissance économique déclinante, l’Occident se rétrécit démographiquement. A l’image des colons « israéliens », qui sont une goutte d’eau dans l’océan démographique arabo-musulman. La greffe sioniste ne prendra pas. Le déclin des Etats-Unis sera aussi irrémédiablement celui de l’entité sioniste. La violence extrême des sionistes est un signe qu’ils perdent leur contrôle et le contrôle de la situation en Palestine comme au Liban. L’histoire n’a pas encore désigné le vainqueur, mais elle envoie des signes. Si vous détruisez, cassez, bombardez et lancez des millions de bombes sur des populations civiles, vous faites quoi ? Vous commettez un crime assurément. Mais pas seulement. Vous creusez votre tombe. Vous formez une nouvelle génération de combattants encore plus déterminés que la génération précédente. L’Histoire n’aime ni l’incertitude ni l’injustice. Forcément elle donnera raison aux opprimés. Elle donnera tort à Benyamin Netanyahou et à Donald Trump, les deux fossoyeurs de l’impérialisme occidental. La révolution continue son chemin lorsqu’il y a autant d’audace parmi les opprimés.

Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra ! Iran vivra ! Iran vaincra !

22 mai 2026

ComitéAction Palestine

Illustration Fourate Chahal El Rekaby