Résister aux croisades économiques de l’impérialisme

Comité Action Palestine, le 17 Janvier 2026

La guerre n’a pas cessé à Gaza. 100 enfants ont été tués depuis les accords de cessez-le-feu en octobre 2025. Un enfant tué chaque jour. Des enfants « tués par des frappes aériennes, des frappes de drones, y compris des drones kamikazes. Ils sont tués par des tirs de chars. Ils sont tués par des balles réelles », selon le porte-parole de l’UNICEF James Elder. Tués intentionnellement par l’armée « israélienne ». Le génocide n’a pas pris fin avec le cessez-le-feu. Il continue sous d’autres formes. En tuant des enfants. En empêchant les ONG de mener leurs activités à Gaza. En privant de nourriture et de médicaments les Palestiniens. C’est le plus grand massacre de masse au vu et au su du monde entier. En dehors du Liban et du Yémen, le reste du monde est resté les bras croisés, en spectateur devant l’indicible. Devant l’imagination sans limite dans la mise à mort d’êtres humains par les tueurs de Tel-Aviv. Après tout ce ne sont que des déshérités musulmans. Après tout ce ne sont que des Arabes. Ça leur apprendra à se révolter ! « Israël » a forcément raison de nous débarrasser des « terroristes du Hamas ».

L’islamophobie a gangrené tous les esprits ou presque. Elle traverse tous les courants politiques français. De l’extrême gauche à l’extrême droite. Ils ont tous cet ennemi commun fantasmé : le barbu avec le couteau dans les mains qui veut en finir avec l’indépassable modèle occidental. Alors l’Iran a forcément tort. Pour tous les islamophobes, le « régime des mollahs » doit tomber. Complètement en phase avec Donald Trump et Benyamin Netanyahou. En phase avec l’agenda de l’impérialisme étasunien qui a depuis longtemps vassalisé l’Europe, qui souhaite annexer le Groenland, gouverner le Venezuela, et demain peut-être néocoloniser l’Iran. Avec quasiment la même propagande qu’aujourd’hui, l’impérialisme a semé le chaos en Irak et dans tout le Moyen-Orient. Il l’a fait plus récemment en Syrie et en Libye. Les islamophobes d’Occident de toutes tendances se sont joints aux soldats de l’impérialisme pour sauver les musulmans d’eux-mêmes à coups de bombardements aériens. Sauver les Iraniens de la « dictature des mollahs » ? Pendant deux longues années de génocide à Gaza, personne n’a cru devoir intervenir militairement pour arrêter le bras génocidaire de Benyamin Netanyahou ! Rien de plus normal. Ceux qui ont armé « Israël » sont ceux qui rêvent de détruire l’Iran. Ils rêvent de gouverner tout ce qui est vivant, toutes les ressources de cette planète et même l’histoire des peuples.

On vous le dit : « Israël » a forcément raison ! L’Iran a forcément tort ! Les musulmans qui résistent ont forcément tort ! Tous les peuples qui résistent ont forcément tort ! L’impérialisme et ses idiots utiles font cause commune. L’impérialisme mène ses croisades économiques et les idiots utiles croient qu’il va libérer les peuples en apportant la démocratie comme autrefois on apportait le christianisme en Afrique et en Asie. Éternel recommencement ? Non ! Éternelle obsession d’enrichissement par le pillage et le meurtre sous couvert de répandre la bonne parole chrétienne ou démocratique. Jules Ferry, le fondateur de l’école française moderne, avait cette franchise que les propagandistes de notre époque n’ont pas, en déclarant : « Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. ». Jules Ferry pensait tout haut ce que les idiots utiles et leurs dirigeants pensent aujourd’hui tout bas. L’Occident fabrique un large consentement raciste car la grande bourgeoisie comme la petite bourgeoisie ont conscience que leur confort de vie se joue dans les champs de bataille en Palestine, au Yémen, au Liban, en Amérique du Sud et certainement bientôt en Asie.

Le dirigeant vietnamien Võ Nguyên Giàp disait avec raison que l’impérialisme n’apprend jamais ses leçons. Pour apprendre des leçons faut-il encore être rationnel ! La voracité économique empêche l’impérialisme de prendre leçon de ses échecs face à la résistance des peuples. C’est plus fort que lui ! C’est sa nature de piller et tuer. Surtout dans la phase actuelle du monde où des géants économiques des pays du Sud entravent sa domination absolue et où les peuples, plus que jamais, défendent leur souveraineté pleine et entière. L’impérialisme est en phase terminale. Ça le rend encore plus dangereux que par le passé. Alors en Palestine, au Liban, au Yémen et partout dans le monde, les peuples ont raison de résister, même s’ils auront toujours tort aux yeux des dirigeants impérialistes et de leurs idiots utiles.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Dessin : Omar Sommad, artiste palestinien @omarsommad




De la Palestine au Venezuela, vaincre l’impérialisme

Comité Action Palestine, le 10 janvier 2026

Connaissez-vous cette petite fille de Gaza âgée de 12 ans prénommée Dana ? Elle est devenue sourde après un bombardement d’un immeuble situé en face de chez elle. 35 000 Palestiniens ont perdu leur capacité auditive pendant ces deux longues années d’attaques sauvages et destructrices. Les ravages causés par les sionistes sont innombrables. Ce ne sont pas seulement les milliers de morts et les dégâts matériels colossaux. La société palestinienne est touchée en profondeur, dans son âme. Le handicap est devenu un phénomène lourd qui va peser longtemps sur le devenir des Palestiniens. La violence sioniste est une volonté de saper les bases vitales de la société palestinienne. La réduire à néant sinon à l’affaiblir pour longtemps. L’acharnement à emprisonner des milliers de Palestiniens relève de la même logique sioniste. Détruire le prisonnier et sa famille. Soumettre les Palestiniens à une violence physique et psychologique extrême. « Israël » n’a pas inventé les camps de concentration, mais il en a renouvelé les formes. Gaza est soumise au blocus. Soumise aux bombardements. Soumise à des conditions de vie atroces, extrêmement violentes. Soumise à la famine. Le sionisme c’est ça. L’innovation dans le crime de masse.

Les Palestiniens paient le prix de leur insoumission à l’ordre sioniste et impérialiste. Ils sont parmi les rares peuples à dire non définitivement au monde imposé par les puissances qui dominent aujourd’hui. Et ils disent non par la résistance armée parce qu’ils n’ont pas d’autres choix alors que l’ennemi sioniste fait fi depuis 78 ans du fameux droit international. Cet ennemi qui n’a pas respecté des dizaines de résolutions de l’ONU ni les droits les plus élémentaires du peuple palestinien. Bien pire, la pratique historique montre parfaitement que les sionistes ont le projet d’anéantir la Palestine. Le génocide de plus de deux ans en est la preuve éclatante, s’il en fallait une. Pour le sionisme comme pour l’impérialisme, le droit international n’est qu’un ensemble de bonnes intentions. Rien de plus. Des phrases en l’air qui ne contraignent à rien. Le kidnapping du président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’a rien de surprenant. L’impérialisme, c’est le banditisme à l’échelle internationale. L’Irak, la Libye, la Syrie, le Liban, la Palestine, le Yémen, l’Afghanistan et leurs millions de morts témoignent de la dangerosité des impérialistes quand il s’agit de faire main basse sur les ressources pétrolières et gazières.

Dans le fond rien n’a changé du côté de l’Occident collectif. C’est la politique de la canonnière depuis l’époque coloniale pour soumettre les peuples et leur imposer des changements de régime. Toujours au nom du bien. Civiliser, démocratiser. Civiliser et démocratiser en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. A coups de canons et de bombardements pour s’emparer en réalité des ressources et écouler les marchandises. Le capitalisme produit de la violence en permanence. « La violence est un agent économique » disait Karl Marx en analysant l’esclavage et le pillage des mines d’or et d’argent des pays du sud et surtout les massacres qui accompagnaient le pillage. Rien de nouveau. Le capitalisme n’a d’autre but que sa survie et les mirobolants profits pour les grands possédants et les multinationales. Du 16ème siècle à aujourd’hui et de la Palestine au Venezuela, c’est la même politique. Le droit international est une vaste supercherie qui vise à cacher le droit du plus fort. Le capitalisme occidental, et en particulier le capitalisme étasunien, est dans une course effrénée pour accaparer les richesses qui ne lui appartiennent pas. Il n’a pas de temps à perdre avec les conventions internationales. Tout prendre, tout voler. Tirer le tapis sous les pieds des nouveaux géants économiques comme la Chine, le Brésil ou l’Inde.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est plus que jamais à l’ordre du jour. Il n’appartient pas aux Occidentaux de juger les dirigeants des autres nations ou des leaders des mouvements de résistance. Il revient aux peuples de décider de leur avenir. Et leur avenir est une affaire interne. Le principe de l’indépendance des peuples est non négociable. Chaque intervention extérieure au nom du bien a fini en catastrophe pour les peuples. La guerre impérialiste crée forcément une situation bien pire que celle qui prévalait avant. Et c’est normal. L’impérialisme privilégie d’abord l’intérêt des grands groupes capitalistes. Chaque jour, l’impérialisme va plus loin dans le mépris des peuples, va plus loin dans la violence. Et chaque jour il dévoile sa vraie nature. Sa voracité l’empêche de voir loin. Voir le précipice qui l’attend. De la Palestine au Venezuela, un seul mot d’ordre : à bas l’impérialisme !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !




Le grand western mondial

Comité Action Palestine, le 5 janvier 2026

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, lors d’une opération militaire qui peut être caractérisée comme un acte de banditisme international, voir de terrorisme, l’armée des Etats Unis a attaqué le Vénézuela, un État souverain et fait prisonnier son Président. Dans le viseur de l’oncle Sam depuis plus d’une décennie, cet État d’Amérique latine, qui dispose, rappelons-le, des plus grandes réserves de pétrole au monde et qui se rangeait dans le camp des pays défiant l’impérialisme mondial, vient de faire les frais de la stratégie sans foi ni loi que mène D. Trump depuis sa réélection en 2024. Ce dernier, serviteur de l’impérialisme et du capitalisme à bout de souffle, conscient que la Chine est devenue le leader économique mondial, n’a plus qu’une seule voie : celle de faire main basse sur le maximum de ressources en faisant fi des conventions internationales devenues des entraves à l’enrichissement sans fin des ogres du capital.

C’est clair : la loi du plus fort est maintenant la seule loi qui vaille, comme au Far West ! Les impérialistes  veulent un Far West à l’échelle planétaire. Ni les peuples, ni les Etats sont à l’abri de l’appétit féroce des capitalistes. Comme ces deux dernières années nous ont révélé le vrai visage du sionisme, ce début 2026  nous montre le véritable visage du capitalisme.

Nous pouvons le déplorer, mais soyons sans illusion à son sujet. De ce monde-là, nous ne voulons pas ! Nous dénonçons haut et fort cette nouvelle attaque, cette fois-ci contre le Vénézuela. Mais au-delà des dénonciations qui ne suffiront pas, nous devons soutenir sans condition ceux qui se battent déjà contre l’ injustice de ce système, et nous organiser pour assurer notre part du combat.  




Le paradis des uns est fait de l’enfer des autres

Comité Action Palestine, le 3 janvier 2026

Un journaliste américain au dangereux déséquilibré Donald Trump : « Monsieur le Président, avez-vous une résolution pour la nouvelle année ? ». Le Président répond : « J’en ai une. La paix sur Terre ». Quand un Président américain annonce quelque chose, il faut s’attendre à ce qu’il fasse exactement le contraire. Il parle de paix, mais il ne pense qu’à la guerre. « Ce sera la guerre sur Terre », voilà ce qu’il veut vraiment ! L’histoire des États-Unis n’est rien d’autre que l’histoire de la guerre. Fonder un empire de cette envergure a nécessité de faire la guerre partout et en permanence. Guerre en Palestine, guerre en Irak, guerre en Syrie, guerre au Yémen, guerre en Iran, guerre en Ukraine, guerre en Yougoslavie, guerre au Vietnam, guerre à Cuba, guerre au Panama, guerre en Corée. Et aujourd’hui, la guerre au Venezuela.

La guerre sur tous les continents, contre tous les peuples. La guerre d’abord aux Indiens qui ont été exterminés. L’extermination et le vol des terres. Exactement comme en Palestine. La guerre c’est ce qui fait vivre les États-Unis. La guerre pour le contrôle des ressources. La guerre pour le contrôle du monde. « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », disait avec raison Jean Jaurès. La paix sur Terre ? Non, l’enfer impérialiste sur Terre ! Donald Trump est un dangereux déséquilibré !

A quoi bon souhaiter une bonne année ? Pour les opprimés, 2026 ressemblera à 2025 et à toutes les années précédentes : l’enfer. L’enfer à Gaza depuis plus de deux ans. L’enfer en Palestine depuis près d’un siècle. Chaque année ce sera toujours une bonne année pour les dominants. Toujours une bonne année pour le capitalisme. Mais toujours une mauvaise année pour les exploités et les déshérités de toutes les nations si rien ne change. Tant que la machine à fric tourne, c’est le paradis sur Terre pour les grands possédants. Le paradis des uns est fait de l’enfer des autres. Les bébés peuvent mourir de froid à Gaza. Peu importe ! Le despotisme de l’argent et de l’égoïsme a décidé que rien ne doit faire obstacle à son règne. La guerre est tout bénéfice. Elle oblige les déshérités à vendre leur force de travail à des bas salaires. Elle permet de piller les ressources. Et surtout, ce sont des profits colossaux assurés pour les actionnaires de l’industrie de l’armement. Alors qu’à Gaza, la vie ne tient qu’à un fil pour tous ses habitants, les marchands d’armes de guerre roulent sur l’or. Chaque char, chaque missile ou drone fabriqué et vendu, c’est une accumulation de richesses pour les Occidentaux. Le capital vit du sang des opprimés.

Si l’impérialisme exige partout la reddition des peuples, si partout il fait la guerre, cela signifie bien que les peuples résistent. Les marchands d’armes peuvent bien exulter. Mais pour combien de temps ? Derrière leur fausse assurance, les impérialistes savent que les peuples tirent des leçons de leur confrontation avec les armées occidentales. Deux ans de guerre en Palestine et au Liban ont fait des milliers de morts et des destructions gigantesques, mais il est certain que la résistance en tirera des leçons qui la fortifieront. « Israël » le craint. Avec raison. Les médias sionistes tirent tous les jours la sonnette d’alarme : si « Israël » n’attaque pas aujourd’hui, demain ce sera trop tard. Or, c’est déjà trop tard. La résistance ne lâchera rien. Sinon, les Libanais et les Palestiniens seront des peuples d’esclaves pour plusieurs décennies. De cela, il n’en est pas question. Plutôt mourir debout que vivre à genoux. Alors il faut souhaiter une bonne année de lutte en 2026 à tous les peuples qui se battent pour leur liberté. Il faut souhaiter la victoire à la résistance. La victoire des Palestiniens, des Yéménites, des Libanais et de tous les peuples qui ont compris que l’impérialisme est un ennemi mortel. La victoire pour retourner la situation : faire vivre l’enfer aux fauteurs de guerre d’Europe et des États-Unis.

La seule condition d’une paix durable au Moyen-Orient est la défaite de l’impérialisme et de son proxy « israélien ». Ceux qui comptent sur la guerre pour maintenir la domination des puissants et accumuler toujours plus de richesses ne peuvent pas être ceux qui pourront instaurer une quelconque paix. Au service du capitalisme, le déséquilibré Donald Trump est le produit de la dégénérescence du système politique américain et, à ce titre, il ne cessera pas de faire la guerre. L’impérialisme est dans sa dernière phase, la plus dangereuse avant son déclin définitif. Alors souhaitons une bonne année 2026 à tous les combattants de la liberté qui ont pris la résolution d’être du côté des opprimés et de mettre fin à l’enfer impérialiste et sioniste.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !




Ce qui est apparent n’est pas forcément la vérité

Après le 7 octobre 2023, « Israël » n’est plus le même. Pendant plus de deux ans, il a réagi avec la plus extrême violence. Dès le lendemain de ce jour fatidique, l’entité sioniste avait pris sa décision : tout détruire, tout raser. Faire disparaître le peuple palestinien avec une puissance de feu inouïe. Et afin de conjurer le sort qui l’attend, c’est-à-dire sa disparition, « Israël » fait encore usage de la violence, malgré les cessez-le-feu signés. L’objectif est d’entretenir la violence pour faire taire les contradictions qui l’affectent. Il ne sait plus où aller ni comment y aller. Il ne sait pas comment agir avec la résistance qui est toujours là et bien là. La tentative de la désarmer, avec l’aide des Américains et des pays arabes, a lamentablement échoué. Peu de pays s’empressent pour être membres de la coalition internationale d’interposition à Gaza. La résistance palestinienne a bien raison d’annoncer que si « Israël » n’a pas réussi à la désarmer par la guerre totale, cette coalition ne parviendra à rien non plus.

Après la guerre de génocide, la voie diplomatique n’est d’aucun secours. Si on considère les gigantesques moyens mobilisés pour éradiquer la résistance, le bilan est catastrophique pour l’entité sioniste. Tuer un grand nombre de Palestiniens ne donne pas forcément la victoire. La France a tué 1,5 millions d’Algériens et pourtant l’indépendance algérienne a eu lieu. Les Américains ont tué 1,7 millions de Vietnamiens et pourtant le Vietnam est aujourd’hui libre. Les pertes énormes en vies humaines à Gaza ne sont pas synonymes de défaite pour les colonisés. Ce qui est apparent n’est pas forcément la vérité. L’une des lois de l’histoire est que l’usage de la violence extrême annonce la fin de la colonisation. La violence sioniste à Gaza confirme cette loi. Elle est le dernier recours pour juguler le rejet massif des colonisateurs par les colonisés. Lorsqu’on bombarde très lourdement, sans discrimination et en violation affichée de toutes les règles humaines, cela signifie que la partie est presque perdue pour les colonisateurs. Cela signifie surtout que les colonisés ont pris leur destin en main. Qu’ils sont prêts à tous les sacrifices pour arracher leur liberté.

Cette violence du colonisateur est en réalité une faiblesse. Elle est le signe que le système colonial entre dans la dernière phase avant son effondrement. La nervosité politique est palpable et met à nu les contradictions entre les sionistes. Ils ne sont pas d’accord entre eux au sujet de la fameuse commission d’enquête sur le 7 octobre, ce jour noir, ce jour où l’entité sioniste a bien compris qu’elle a pris un coup mortel. Que pourrait bien révéler cette enquête ? Que le gouvernement a menti sur toute la ligne sur ce qui s’est réellement passé le 7 octobre ? Que la supposée sécurité éternelle d’« Israël » n’était qu’un effet de l’incorrigible arrogance sioniste et rien de plus ? Que Gaza la déshéritée, sous blocus depuis 15 ans, a fait trembler les fondements de l’entité sioniste et du monde ?

La seule conclusion que devrait tirer cette commission, si elle se met en place, c’est que le sionisme est un échec. Mais les « Israéliens » n’ont pas cette lucidité. Et en ce moment ils en manquent beaucoup, à l’instar du ministre de la guerre, Yisraël Katz, qui a déclaré que des colonies seront établies dans le nord de Gaza, propos aussitôt démentis par le gouvernement sioniste. D’autres rumeurs ont circulé et ont été démenties également. Les services de sécurité sionistes les plus importants subissent de fortes secousses internes. Le régime sioniste a les nerfs à vif. Ce qui était caché ou mis sous le boisseau en temps de guerre affleure à la surface par temps calme. Il est de bonne stratégie pour les Libanais, les Palestiniens et les Iraniens de ne pas répondre à la provocation permanente des « Israéliens ». Il faut maîtriser ses nerfs et laisser les contradictions entre sionistes ronger l’édifice colonial. C’est certainement l’un des moyens les plus sûrs et les moins coûteux d’affaiblir sérieusement « Israël ». 

Non « Israël » n’est plus le même. Il est sous perfusion américaine. Il est menacé par le désordre politique alimenté par l’absence d’une stratégie claire. Il y a un choix à faire. Il faut soit se débarrasser de tous les Palestiniens soit reconnaître un Etat palestinien. Mais « Israël » ne peut faire ni l’un ni l’autre, alors qu’il est de plus en plus isolé dans le monde. Après l’annonce de l’installation de dix-neuf nouvelles colonies en Cisjordanie, quatorze pays, dont des alliés historiques, ont ouvertement condamné ce projet. Le ministre des finances sioniste, Belazel Smotrich, a réagi à cette condamnation internationale en déclarant : « Sur le terrain, nous bloquons l’établissement d’un Etat palestinien terroriste ». Il faudra expliquer à ce sioniste et à tous les dirigeants sionistes qu’il est trop tard. Qu’ils ne peuvent pas bloquer ce que l’histoire a déjà décidé : une Palestine libre de la mer au Jourdain !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Comité Action Palestine

27 décembre 2025




Le dollar est leur Dieu

Comité Action Palestine, le 20 décembre 2025

Le boucher de Tel-Aviv Benyamin Netanyahou s’est récemment réjoui : « Aujourd’hui, j’ai approuvé le plus grand accord gazier de l’histoire d’Israël. Le montant de l’accord s’élève à 112 milliards de shekels… Cet accord renforce considérablement la position d’Israël en tant que puissance énergétique régionale et contribue à la stabilité de notre région ». Avec qui « Israël » vient de signer son plus gros accord d’exportation de gaz naturel ? Avec l’Egypte ! La presse sioniste a salué cet accord et la grande amitié avec l’Egypte. Quand « Israël » dit qu’il est ami avec vous, méfiez-vous ! C’est qu’il s’est assuré d’abord que vous êtes son vassal. L’Egypte est bien un vassal de l’impérialisme et du sionisme. Dans les relations internationales, il n’y a pas d’amis, il n’y a que des intérêts. L’intérêt pour « Israël » de vendre le gaz naturel volé aux Palestiniens et aux Libanais. L’intérêt pour le régime égyptien issu d’un coup d’Etat d’avoir le soutien américain et « israélien ». L’Egypte achète l’amitié des sionistes, il n’y a rien d’autre dans cette affaire commerciale. Peu importe le génocide à Gaza. Peu importe le sort et l’avenir des Palestiniens. Le régime illégitime en Egypte cherche à se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

Parce que tous les régimes arabes sont faibles, ils cherchent les faveurs de l’impérialisme. Parce qu’ils sont en place contre la volonté populaire, il sont en demande du soutien militaire et économique des pays occidentaux. Sans ce soutien extérieur aux dépens de leurs peuples, sans ce soutien impérialiste, les régimes arabes ne tiendraient pas longtemps. Les peuples n’accordent aucune légitimité à leurs régimes qui sont nés par un coup de force et se maintiennent par la dictature. Voyez comment le nouveau dirigeant syrien, issu des rangs des djihadistes, s’est rendu aux Etats-Unis pour obtenir la bénédiction de Donald Trump ! La grande bourgeoisie arabe se prostitue avec la protection des forces militaires nationales et occidentales. Les dirigeants et les grandes fortunes arabes n’ont aucun sentiment pour les bébés gazaouis morts de froid. Pour les milliers de Palestiniens assassinés et affamés. Ils sont les pires ennemis des Palestiniens.

Les dirigeants arabes et les dirigeants occidentaux font partie de la même communauté. Celle du pillage et de l’enrichissement sans fin. Piller les peuples du Sud, les exploiter et leur faire la guerre si besoin. Le dollar est leur Dieu.

Pour le capitalisme rien ne compte au regard de l’accumulation des richesses. Karl Marx avait raison au sujet de la bourgeoisie lorsqu’il a écrit : « elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité traditionnelle, dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange… La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un saint respect ». Oui, ni la vie humaine, ni la dignité personnelle ne comptent devant l’argent. La bourgeoisie arabe a troqué les valeurs ancestrales et la dignité de son peuple contre le dollar. Avant même la fondation de l’entité sioniste, la classe dirigeante arabe a opté pour la collaboration. Collaborer avec le plus fort, avec les sionistes et les Occidentaux. Son trône était fragile. Il fallait le renforcer au prix de la compromission absolue. Elle fait un calcul égoïste, froid, mais c’est un faux calcul. Son trône est toujours très fragile. Demain, elle peut tomber soit par une révolution populaire soit parce que l’impérialisme l’aura décidé.

La grande bourgeoisie arabe est faible, inconstante et inconsistante, vendue au plus offrant. L’important pour elle est de continuer à dévorer les richesses de la nation. Elle n’a aucun sentiment, encore moins le sentiment national. Elle a vendu l’avenir de la nation à la voracité capitaliste étrangère.

Les régimes arabes et les dirigeants occidentaux ont lié leur destin autour de l’intérêt. Cela veut dire clairement que le projet de libération de la Palestine constitue pour les dictatures arabes un danger. Une Palestine libre signifierait la chute de l’impérialisme et leur chute certaine. La religion de l’argent a fait de l’opprimé un ennemi. Mais l’opprimé n’a pas dit son dernier mot. Les Palestiniens et les peuples arabes n’ont pas dit leur dernier mot. Le dollar n’est pas leur Dieu.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !




Rien n’effacera la Palestine

Comité Action Palestine, le 13 décembre 2025

Les médias occidentaux titrent sur les fortes pluies tombées à Gaza. Des enfants frigorifiés. Des bébés morts de froid. Des tentes ou des abris de fortune emportés par les inondations. Des scènes insupportables. Au malheur du génocide colonial s’ajoute le malheur des aléas climatiques. Hypocritement, ces médias s’apitoient sur le sort des Palestiniens. Ils réduisent la situation des Gazaouis à une question humanitaire ! La seule et vraie catastrophe, c’est la guerre coloniale sioniste qui n’a que trop duré. Les conditions actuelles des Palestiniens sont le résultat de l’occupation coloniale. Ces fortes pluies seraient sans conséquences ou presque, si les « Israéliens » n’avaient pas dévasté Gaza jour et nuit pendant plus de deux ans. La nature n’y est pour rien. La politique y est pour tout. Les seuls responsables sont les « Israéliens » et leurs soutiens impérialistes. En tant qu’occupants, ils sont la catastrophe en soi qui a produit tant de catastrophes pour les Palestiniens. Médias occidentaux gardez vos larmes et votre hypocrisie pour vous ! Vous faites partie du problème. Vous êtes associés au grand crime contre l’humanité qui s’abat contre le peuple palestinien depuis près d’un siècle.

Des médias incapables d’apporter une réelle et authentique solidarité aux journalistes palestiniens éliminés, les uns après les autres par les forces militaires sionistes enragés. Tuer les journalistes palestiniens obéit à une décision politique. Supprimer un journaliste à Gaza, c’est supprimer le témoignage. C’est vouloir tuer à huis-clos. Et tuer en masse. Mais l’histoire a déjà inscrit « Israël » parmi les grands génocidaires de notre temps. Et elle a inscrit aussi que les médias occidentaux ont apporté directement ou indirectement leur soutien aux massacres de masse et aux crimes contre l’humanité. Les médias ont un rôle à jouer dans les grandes et décisives batailles. Ils l’ont bien joué. Conformément aux exigences des dirigeants politiques. Conformément à l’ordre capitaliste mondial. Ils sont complices du meurtre collectif des Palestiniens. Rien ne pourra effacer le crime. Tout est gardé en mémoire. Et en premier lieu dans la mémoire du peuple palestinien. Journaliste occidental, prends note : les Palestiniens vaincront !

Cacher et effacer, tel est le mot d’ordre sioniste. Cacher l’information. Effacer les Palestiniens et toute trace de leur vie sur la terre de Palestine. L’odieux ministre sioniste Itamar Ben-Gvir a affiché son intention de détruire la tombe du martyr Azzedine Al-Qassam enterré à Haïfa et figure emblématique de la révolution palestinienne de 1936 à 1939. Le sionisme c’est la négation de la Palestine. Il faut faire comme si la Palestine n’avait jamais existé. Il faut jeter dans l’oubli les dirigeants de la résistance palestinienne après les avoir assassinés. Le sionisme ce n’est pas seulement le génocide, c’est aussi une tentative d’effacement de la culture et de l’histoire de tout un peuple. Mais ce n’est qu’une tentative. Les Palestiniens sont résolus à défendre leur droit. A défendre leur patrie par tous les moyens. A défendre leur histoire et l’héritage transmis par des combattants comme Azzedine Al-Qassam.

L’un des grands enseignements légués par la révolution de 1936 est que le sionisme est l’ennemi mortel, soutenu par les dirigeants arabes. A l’époque le poète palestinien Abou Salma a écrit ces vers pour dépeindre la trahison arabe : « Vous qui chérissez la révolte de la patrie arabe contre l’oppression inique, libérez la patrie des rois, libérez-la des pantins…Je pensais que nous avions des rois capables de conduire des hommes derrière eux, honte à de tels rois si les rois sont si vils. Par Dieu, leurs couronnes ne sont pas dignes de semelles, nous sommes ceux qui protègerons la patrie et guérirons ses blessures ». Les Palestiniens ont appris qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils mènent un combat révolutionnaire authentique car leur existence en soi et leur attachement à la nation palestinienne mettent en péril la domination de l’impérialisme occidental en terre arabe. Et cette vérité ne peut pas être cachée. Encore moins effacée. Depuis plus de 2 ans de guerre coloniale sanguinaire, la résistance palestinienne ne lâche rien. Elle n’est pas vaincue. La révolution palestinienne franchira tous les obstacles. Déjouera toutes les trahisons et tous les complots. Au nom de tous les martyrs. Au nom de tous les combats passés et présents. Au nom de la Palestine libre de la mer au Jourdain.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !




La libération humaine est une œuvre commune

Comité Action Palestine, le 6 décembre 2025

« Israël » existe-t-il ? Oui ! Mais ce qui existe c’est sa formidable machine à tuer. Ce qui existe, c’est le perfectionnement des armes et une armée nombreuse et motivée pour éliminer tous les Palestiniens. Ce qui existe c’est le vol des terres et des biens des Palestiniens. La machine de guerre sert à protéger le vol en empêchant toute résistance au vol. Tuer et voler, c’est ainsi qu’existe « Israël ». C’est d’abord une entité coloniale créée et soutenue par les Occidentaux. A ce titre devrait-il exister ? Non ! Le colonialisme sioniste est par nature exterminateur. Par nature, il ne négociera pas de paix sinon par ruse pour atteindre son objectif stratégique, c’est-à-dire éliminer tous les Palestiniens de la Palestine. Les violations quotidiennes des cessez-le-feu au Liban et en Palestine prouvent que l’entité sioniste est en soi un état de guerre permanent. L’enjeu est crucial pour l’impérialisme. Par tous les moyens, il faut installer et légitimer définitivement une colonie occidentale au sein du monde arabe.

C’est pour cette raison que les propos du Pape Léon XIV, en visite au Liban, sonnent creux lorsqu’il déclare : « Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. Choisissons tous la paix comme chemin ». A chaque demande de « négociation » ou de « dialogue », les dirigeants « israéliens » répondent par des bombardements. Avant et après la visite du Pape au Liban, « Israël » a bombardé et exécuté des Libanais. Rien ne change. Les dirigeants « israéliens » n’ont que faire du Pape ni de toutes les résolutions de l’ONU. Ils n’ont que faire de toutes les remontrances hypocrites et des indignations feintes de tous les dirigeants de la planète. « Israël » est assuré du soutien inconditionnel du parrain américain. Ce qui compte, c’est le rapport de forces. Rien que la force ! Effacer toute trace de la Palestine. Effacer aussi toute trace du crime pour contrôler la région riche en ressources et dominer ainsi le monde. Seul « Israël » est capable de maintenir avec une main de fer cette domination au Moyen-Orient pour le compte des Etats occidentaux. Depuis la révolution iranienne en 1979, l’impérialisme ne peut plus faire confiance aux Etats arabo-musulmans pour jouer le rôle de gendarme efficace contre les peuples.

Karl Marx avait vu juste en disant : « Le capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéficie raisonnable, le Capital devient hardi. A 20 %, il devient enthousiaste. A 50 %, il est téméraire ; A 100 %, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300 %, il ne recule devant aucun crime. » Avec la création de l’entité sioniste, le capitalisme a créé un nouveau type de colonialisme et lui a donné le nom d’« Israël ». Et « Israël » ne recule devant aucun crime. Il n’a pas reculé pour commettre un génocide. Au bénéfice des colons et de l’impérialisme. Au bénéfice en dernière instance des grands groupes capitalistes occidentaux. Le silence des Etats, de presque tous les Etats, face au crime en Palestine, au Liban, au Yémen et ailleurs ne se comprend pas autrement. Le commerce ne doit pas avoir d’entraves. Le pétrole doit être vendu par les régimes arabes eux-mêmes vendus au plus offrant. Les Occidentaux doivent inonder le monde de leurs marchandises. Du profit rien que du profit ! Le Palestinien n’a même pas la valeur d’une marchandise…

Alors, le combat ne consiste pas seulement à soutenir dans la rue le peuple palestinien. Le meilleur soutien, le soutien le plus décisif qu’on peut lui apporter est de lutter ici en Occident contre le capitalisme. Le sionisme est né de l’avidité capitaliste sans pareille dans l’histoire. Agir sur les causes fondamentales, agir sur l’égoïsme naturel du capitaliste c’est forcément agir en faveur du peuple palestinien. Les Palestiniens n’ont pas besoin de nos larmes. Ils ont besoin que nous luttions ensemble, chacun à sa place, chacun à son niveau. Nous devons unir nos forces, organiser nos forces pour nous libérer de l’emprise totalitaire du capitalisme. La libération humaine est une œuvre commune. Le peuple palestinien en paie le prix lourd, très lourd. Pour nous et l’humanité tout entière. A nous de nous lancer dans la grande bataille du politique. Le vrai combat politique, celui qui ne se trompe pas de cible : neutraliser les forces du malheur des peuples qui logent dans la cupidité et l’avidité sans limites des grands possédants.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Photo : copyright Comité Action Palestine




Les yeux levés vers le ciel

Comité Action Palestine, le 29 Novembre 2025

Quel est le point commun entre la Syrie, le Liban, la Cisjordanie et Gaza ? « Israël » y a mené d’intenses activités criminelles. La guerre ne s’est arrêtée que d’un côté. Au Liban ou en Palestine, « Israël » bombarde toujours. C’est le comportement typique d’un Etat colon qui a peur. Il a peur que son ennemi reconstitue ses forces et son armement. Alors il tape en espérant l’affaiblir définitivement. Il est condamné à recommencer chaque jour la même chose. Ses frappes meurtrières deviennent absurdes, inutiles presque. Mais il continue comme pour conjurer sa peur. Depuis près d’un siècle les Palestiniens luttent. Ils n’ont pas peur. Ils ne désespèrent pas. Ils ne renoncent pas. A la différence de l’ennemi sioniste, ils sont animés, non pas par la peur, mais par un idéal. Leur combat est aussi spirituel. Ils ont un rapport sacré à leur terre. Ils sont comme leurs oliviers millénaires, profondément enracinés, les yeux levés vers le ciel. Ils ne craignent pas de perdre leur confort matériel. Ils n’en ont pas ou si peu. Leurs seuls biens, c’est leur dignité et leur attachement à leur terre. A leur Palestine ! Alors « Israël » peut bien bombarder, il ne parviendra jamais à tuer ce lien spirituel entre le déshérité de Gaza et la patrie palestinienne. Les Palestiniens sont riches de leur idéal.

Il est écrit sur le front du colon : voleur ! Car quel que soit son origine, le colon c’est d’abord le vol. Il s’empare par la force d’un bien qui ne lui appartient pas. Par définition, on ne peut pas bâtir un idéal ou un avenir radieux sur le vol. Le colon angoisse. Il craint qu’on ne lui reprenne le bien volé. Moralement et psychiquement, le colon est perdant et part perdant dans le combat. Il est à jamais miné par son forfait. Il ne peut pas avoir la sérénité et l’assurance de celui qui se bat pour récupérer son bien. De celui qui se bat pour la justice. C’est ce qui fait toute la différence dans la lutte acharnée actuelle entre les Palestiniens et les sionistes. L’engagement dans le combat n’est pas le même. Il ne suffit pas d’avoir un équipement de guerre dernier cri. Il ne suffit pas de se sentir bien à l’abri dans le dernier modèle de char. Il faut être convaincu de se battre pour un bien suprême. Le soldat « israélien » n’a pas la détermination d’un combattant habité par un idéal. Il sait qu’il tue ceux qui ont été volés. Il est difficile de faire pire dans la déchéance morale et spirituelle. Ils se vautrent dans la boue du crime contre l’humanité et du génocide.

Celui qui a peur cherche à faire peur avec une extrême violence. Lorsque les sionistes bombardent, ils le font avec intensité, avec sauvagerie. Ils font étalage de leur force. Ils envoient un message aux Palestiniens et aux Libanais : nous avons les moyens de vous écraser. La peur des sionistes est rationnelle, mais ses conséquences le sont moins. La stratégie militaire est perdante. On ne peut pas faire la guerre pour la guerre. Tuer pour tuer. Il faudrait encore renverser le rapport de force. Faire capituler l’ennemi. Voit-on les Palestiniens et les Libanais se rendre ? Non ! Le feront-ils un jour ? Non ! Verra-t-on un jour « Israël » renoncer à la violence ? Non ! Alors oui, les sionistes sont aveugles. Ils ne voient pas qu’ils sont dans l’erreur absolue. Qu’ils perdront cette bataille. Qu’ils perdront les prochaines batailles. Que leur rêve se transformera en cauchemar.

Cette situation ne pourra pas durer indéfiniment. « Israël » s’embourbe au Liban, à Gaza, en Cisjordanie et en Syrie. Son ennemi stratégique, l’Iran, est en pleine forme. La guerre des 12 jours contre ce pays s’est soldée par une défaite cinglante. A court terme, « Israël » ne s’aventurera pas dans une nouvelle guerre contre l’Iran, une guerre à hauts risques et aux conséquences très incertaines. Objectivement, « Israël » tourne en rond dans sa guerre globale contre les peuples de la région. Il n’a pas d’issue alors que sur le plan interne, les divisions entre les « Israéliens » sur les choix militaires et politiques s’accentuent. Toutes les options puent. Chaque décision que pourraient prendre les dirigeants « israéliens » aura potentiellement un effet politique néfaste. S’ils arrêtent la guerre, les plus extrémistes des colons demanderont des comptes. Si la guerre se poursuit, l’Etat sioniste renforcera la résistance et la réprobation internationale alors que son image s’est très fortement dégradée depuis le 7 octobre. Il a choisi une troisième voie : signer des accords de cessez-le-feu et conduire une guerre de basse intensité. Mais cette troisième voie ne résout rien. Le problème reste entier dans une situation historique qui réclame des solutions radicales : soit la victoire totale des sionistes soit la libération de la Palestine. « Israël » est pris au piège de sa propre violence. Il ne le sait pas, mais le sionisme est déjà mort.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !




TOUS LES SAMEDIS à 15h30, place de la Victoire à BORDEAUX . Venez nombreux !