L’opprimé brise lui-même ses propres chaînes

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« Netanyahou est bon pour les Juifs » est le slogan qui a accompagné l’ascension au pouvoir de Benyamin Netanyahou il y a 19 ans. Depuis 19 ans, les « Israéliens » ont fait le choix de mettre à leur tête celui qu’il est convenu de nommer le boucher de Gaza. Celui, qui sans trembler, a lancé ses chars, ses avions, ses missiles, ses soldats ivres de haine contre les femmes, les enfants et les hommes de Gaza. Sans retenue, sans faire de quartier, sans pitié, depuis trois ans, « Israël » déchaîne une violence rarement vue dans l’histoire pour exterminer les Palestiniens. Sous le commandement de celui qui a été élu et réélu. La démocratie « israélienne » est une démocratie coloniale. Les colons décident entre eux de ce qu’ils vont faire des colonisés. Ils délibèrent pour choisir la bonne méthode pour se débarrasser des Palestiniens. En reconduisant au pouvoir Benyamin Netanyahou depuis 19 ans, les « Israéliens » ont tranché : la colonisation doit avancer. Lorsqu’elle avance, elle broie la Palestine. C’est leur état d’esprit ! Imaginez. Imaginez un instant que des personnes décident entre-elles de rentrer dans votre maison, tuer vos enfants, voler tous vos biens en vous accusant de tous les maux. Vous avez imaginé la démocratie « israélienne ». Vous ne pouvez pas protester, pas vous plaindre. Pourtant des étrangers ont voté pour décider de votre destin. Sans vous bien évidemment. Avec la violence la plus extrême. Sans que vous puissiez dire un mot.

Le mot magique « démocratie » suffit à faire de vous un paria, un terroriste, un extrémiste, un antisémite. A vous disqualifier et à faire des spoliateurs des victimes, qui auront toujours raison, auréolés de la vertu démocratique. Ça peut paraitre absurde, grotesque, pourtant c’est ainsi qu’on vend la supposée démocratie « israélienne ». On ne peut pas dire que les « Israéliens » n’ont pas persévéré dans leur choix. Benyamin Netanyahou est l’homme qu’il leur faut. Leur homme de confiance. Il leur faut l’homme le plus brutal, le plus déterminé pour tenter d’écraser la résistance du peuple palestinien. Dans l’esprit colonial, « Netanyahou est bon pour les Juifs », cela signifie que Netanyahou est mauvais pour les Palestiniens. Il l’a amplement prouvé. Et c’est parce qu’il l’a amplement prouvé, que les « Israéliens » le maintiennent aussi longtemps au pouvoir. Il n’est pas un accident de l’Histoire. Il est le produit d’un choix collectif, un choix colonial pour maintenir l’ordre colonial. Le problème est donc bien la société coloniale. C’est cette société tout entière qui n’a que faire du compromis ou de la paix. Chaque colon ne rêve que de la destruction de la Palestine. C’est la garantie que son bien, le bien qu’il a volé au Palestinien, soit préservé pour l’éternité. Benyamin Netanyahou a fait ses preuves. Il a fait un génocide.

C’est le message transmis par la société « israélienne » : il faut en finir avec les Palestiniens, d’une manière ou d’une autre. La démocratie bourgeoise est dans les faits une dictature contre les prolétaires, disait K. Marx. La démocratie coloniale est une dictature contre les colonisés. Mais une dictature qui fonctionne à la violence la plus brutale et de manière quotidienne. Lorsque le 17 octobre 1961, la police française a tué des centaines d’Algériens en plein Paris, certains d’entre eux ligotés et jetés dans la Seine, les démocrates ne s’en sont pas beaucoup émus. Après tout, ce n’étaient que des Algériens, des colonisés à qui l’on dénie le statut d’êtres humains. Alors face à tant de barbarie coloniale, les colonisés ont-ils d’autres choix que celui de la résistance ? Faut-il attendre de celui qui vous oppresse autre chose que la violence ? Faut-il attendre un mea culpa des oppresseurs pour que l’opprimé brise enfin ses chaînes ? Non ! C’est illogique et absurde. En faisant le choix de Benyamin Netanyahou, les « Israéliens » ont fait le choix de la ligne dure, celle de l’extrémisme colonial. Ils se sont donné un chef jugé capable de réduire définitivement au silence les Palestiniens.

« Israël » est la seule démocratie au Moyen-Orient, dit la propagande. Non ! « Israël » est la seule colonie du Moyen-Orient ! Une colonie rejetée, qui propage la guerre pour assoir sa tyrannie. La société coloniale, aussi violente qu’elle soit, s’illusionne. La violence qu’elle produit se retourne contre elle. Elle ne met pas fin à la résistance, elle la renforce. Tout compte fait, le slogan « Netanyahou est bon pour les Juifs » est à courte vue. En Palestine, au Liban, la résistance est toujours là. Elle ne cèdera jamais. L’Iran a fait preuve d’une détermination victorieuse face aux Américains. Les Yéménites vont de victoire en victoire. Les Palestiniens ne sont pas seuls. Des frères d’armes portent le même combat anti-impérialiste partout. L’opprimé brise lui-même ses propres chaînes. Il n’attend rien des oppresseurs.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra

Comité Action Palestine

17 octobre 2026




Le drapeau de la liberté pour tous

Comité Action Palestine, le 10 Octobre 2026

Les colons sont traumatisés. Tous traumatisés par le 7 octobre. Il faudrait pleurer tous ces soldats et colons « israéliens » qui ont fait œuvre utile malgré eux, qui ont fait le sale boulot, celui d’avoir tué sans compter des Palestiniens. Voilà le résumé du tapage médiatique à l’occasion des commémorations du 7 octobre. Du matin au soir, il a été question des conséquences traumatiques vécues par les « Israéliens ». Les « Israéliens » ont des visages, des noms, des traumatismes. Ils ont une vie, des histoires à raconter, des douleurs à faire savoir. Ils peuvent dire les pires insanités, tenir des propos racistes les plus crus, les plus inqualifiables, se réjouir du génocide des Gazaouis, mais il faut les comprendre : ils sont traumatisés ! Le monde à l’envers. Celui de la propagande qui inverse les responsabilités. Le bourreau est à plaindre. Plaindre le colon qui cherche à détruire une nation. La grande nation palestinienne. Ce colon qui tue et vole depuis 1948. Ce colon qui alterne nettoyage ethnique et génocide ; qui alterne massacres de masse et assassinats ciblés ; qui alterne famines planifiées et destructions de productions agricoles. La violence sous toutes ses formes est l’expérience unique et propre à tous les Palestiniens depuis qu’ils vivent sous la tyrannie coloniale « israélienne ». Les Palestiniens n’ont pas de vie, pas de visages, pas d’histoires à raconter, pas de douleur à faire savoir. Tout juste des chiffres. Un nombre de Palestiniens assassinés, qu’on met en doute, qu’on tente de cacher ou qu’on prononce avec hésitation, en tremblant avec la crainte de froisser les « Israéliens ». De froisser le bourreau.

Rien de surprenant. Le Palestinien a forcément tort. Son bourreau a forcément raison. L’Occident et « Israël » ne font qu’un. Ils ont le même projet. La même culture, la même mentalité au service de l’impérialisme et de leurs intérêts. Le Palestinien est coupable d’exister, surtout coupable de résister. L’Occident lui reproche de se protéger de la violence par la violence. De combattre la violence par la violence. Il a le tort de ne pas se laisser tuer, exterminer. Un bon Palestinien est un Palestinien mort. L’examen en profondeur et dans tous ses aspects de la mentalité occidentale n’aboutit qu’à cette seule conclusion : le Palestinien ne mérite pas vie. Alors à quoi bon se soucier de son sort ! De ses traumatismes ! De ses douleurs ! Ce serait le faire exister. Ce serait faire exister la Palestine. C’est du racisme pur et dur. Ce racisme ne voit pas le Palestinien comme un être humain. Tout juste un être humain de seconde zone, de trop sur sa propre terre. Sans patrie, sans passé et sans avenir. C’est le substrat idéologique raciste occidental. C’est le noyau dur d’une vision du monde qui repose sur des siècles de crimes coloniaux et esclavagistes. On a pitié des animaux, mais pas des Palestiniens.

Rien de surprenant et en définitive peu importe quant à la compassion pour le bourreau. La Palestine vit, elle mérite de vivre. Des combattants glorieux se sont sacrifiés pour elle et continuent à le faire. C’est tout le peuple palestinien qui fait vivre la Palestine. Toutes les épreuves difficiles endurées ne font pas plier les Palestiniens et leur volonté de fer ancrée en eux de génération en génération pour mettre fin à l’infâme colonisation. Ce combat est un combat universel. Combattre la colonisation, c’est combattre le racisme qui justifie toutes les atrocités de l’exploitation de l’homme par l’homme et toutes les formes d’oppression qui en découlent. Le drapeau palestinien est le drapeau de la liberté pour tous. Ce drapeau qui fait peur au colon, à l’oppresseur, à l’impérialiste, au capitaliste. Ce drapeau qui ne devait pas exister et qui est pourtant là, partout, présent dans chaque lutte. Ce drapeau qu’on arrache à un lycéen français en colère ! Ce drapeau brandi partout comme un signe de ralliement de l’humanité en résistance contre l’oppression. Il est brandi parce qu’il porte en lui quelque chose de grand qui nous grandit : le courage de la lutte face à la colossale entreprise d’effacement de tout un peuple. Il est le drapeau de la dignité.

« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine », a dit le poète palestinien Mahmoud Darwish. Sur cette terre, la vérité ne renonce pas. Elle ne fait qu’un avec la lutte. Sur cette terre, le sionisme ne mérite pas vie. Le bourreau, ses mensonges et ses traumatismes en seront expulsés. La résistance s’en occupe. Ce sera le prix pour qu’enfin la justice mérite vie sur cette terre.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




La matraque contre l’école

Comité Action Palestine, le 6 Octobre 2026

Depuis deux semaines, des lycéens français ont lancé un mouvement de protestation pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils doivent étudier : manque d’enseignants, de matériel, bâtiments délabrés et insalubres, classes surchargées et emploi du temps épuisant, discriminations, failles de parcours-sup, etc. Inquiets pour leur avenir face à une situation économique, géopolitique et environnementale particulièrement anxiogène, ils ont souhaité faire entendre leur voix. Qu’ont-ils obtenu en retour ? Matraque et mépris ! Des bataillons de policiers, des gaz lacrymogènes, des tirs de LBD ! L’Etat n’a pas hésité à utiliser une violence inouïe  contre des enfants. Mâchoire fracassée, oeil crevé, main arrachée, voilà la réponse de l’Etat aux lycéens revendiquant juste le droit d’étudier dans des conditions dignes et décentes. Aujourd’hui en France, quand l’esprit critique se matérialise dans la rue par des manifestations, le gouvernement envoie les CRS pour ramener les jeunes gens dans leurs lycées  insalubres. Quand le budget alloué à la défense est supérieur à celui de l’éducation nationale, les choix faits par le gouvernement sont clairs. Le fait que le mouvement ait commencé dans les quartiers populaires gérés de manière coloniale et où les discriminations, les inégalités et le racisme font loi, même au sein des établissements scolaires, explique sans doute la violente répression dont il est l’objet dès les premiers jours. 

A travers ce mouvement, s’exprime une jeunesse déterminée et politisée bien  plus qu’on ne l’imaginait. Elle a compris que c’est le capitalisme qui  l’étrangle et obscurcit son avenir. Quand ces jeunes scandent « free Palestine » et arborent des drapeaux palestiniens dans leurs défilés, ils traduisent cette continuité dans les luttes contre toutes les formes d’oppression que ce système économique engendre. 

Nous, Comité Action Palestine, apportons notre soutien à cette jeunesse en révolte et nous condamnons la violence dont elle est victime.




La chute d' »Israël »

Comité Action Palestine, le 3 Octobre 2026

Ceux qui avaient cru un instant que la situation en Asie de l’Ouest allait s’apaiser, se sont fait des illusions. Des coups tordus ont été imaginés et d’autres sont certainement en préparation. Une attaque sur une base anglaise a été attribuée à l’Iran. Un avion civil aurait pu s’écraser en Palestine occupée sans la présence d’esprit d’un « plombier israélien » à bord de l’appareil. Un scénario digne d’un film de Bollywood. Décidément, le Mossad manque d’imagination. Drôle d’ambiance. Drôle de guerre psychologique. La grande déflagration est imminente. Quelque chose se prépare pour élever le niveau de la guerre en Iran, en Palestine, au Yémen ou ailleurs. Tout laisse à penser, qu’au lieu de s’apaiser, la situation va se dégrader à grande vitesse. Les américano-sionistes et leurs vassaux arabes élaborent des plans pour écraser la résistance et mettre fin à la révolution qui avance difficilement, mais ne recule pas. Cette révolution de presque un siècle qui oppose les pays du Sud aux pays du Nord, le Sud global à l’Occident. Une phase décisive de cette révolution engage aujourd’hui l’avenir du Moyen-Orient et du Monde. L’heure est aux préparatifs des combats ultimes. Or, la bataille est déjà perdue pour l’impérialisme qui s’entête à vouloir reprendre l’initiative par tous les moyens. Bab Al Mandab, Hormuz, des noms qui rappellent que l’impérialisme a été vaincu, au moins momentanément.

Mais vaincu définitivement en Irak. Les Américains ont fait leurs valises. Le dernier soldat yankee vient de prendre la route vers les Etats-Unis. Les navires de guerre américains ont fui du détroit d’Hormuz, loin d’atteinte des missiles et des drones iraniens. Une fuite, elle aussi, certainement momentanée. Les impérialistes et les sionistes reviendront-ils un jour à la raison ? Certainement pas ! Il y va de la domination américaine dans le monde et de l’existence de l’entité sioniste. Le diabolique Benyamin Netanyahou doit en ce moment même examiner toutes les possibilités pour attaquer une fois de plus l’Iran ou « terminer le boulot » à Gaza selon l’expression génocidaire des sionistes. Le statu quo ou le compromis ne sont plus possibles. La grande explosion du 7 octobre 2023 a montré que rien n’était tenable. La position des Palestiniens humiliés, colonisés, paupérisés à l’extrême était un enfer. Il fallait renverser la table. A défaut d’un compromis dont ils ne voulaient pas, les « Israéliens » avaient parié sur le statu quo qui aurait dévoré lentement, mais sûrement toute la Palestine.

Qui a pu croire un instant que les colons étaient prêts à faire des concessions ? Chaque colon en Palestine est un Netanyahou. Parfois plus féroce que Netanyahou lui-même. Sans pitié, sans humanité. Seuls comptent les intérêts. Des intérêts aussi puissants que des intérêts de classe. Sauf que le capitaliste n’extermine pas les prolétaires. Les « Israéliens » veulent coûte que coûte préserver leurs privilèges obtenus par le vol et la force la plus brutale. La mentalité coloniale est étrangère à tout compromis ou toute concession. L’essence de toute colonisation est de s’emparer des biens des autochtones, de tous leurs biens. Et effacer leur histoire avant de les effacer physiquement de la surface de la Terre. « Israël » n’est rien d’autre qu’une communauté de colons armés jusqu’aux dents, ne rêvant que d’expansion territoriale. Le coup de tonnerre du 7 octobre a clarifié des positions irréconciliables. L’Iran, l’ennemi juré des sionistes, devait être mis à genoux, sinon détruit. Une nation riche de son pétrole, de son savoir scientifique, de sa démographie jeune, de sa position propalestinienne jamais démentie, est une nation qui devait forcément être dans le viseur de l’impérialio-sionisme. Depuis 50 ans, on lui fait la guerre. Sous toutes ses formes, alternant guerres hybrides et guerres ouvertes.

L’Iran fait partie du plan imaginé depuis des décennies à Tel-Aviv et à Washington. Celui de détruire un par un les pays arabo-musulmans et tenter de semer le chaos comme en Libye, en Syrie, au Yémen, en Irak, au Liban et aujourd’hui en Iran. C’est l’Iran ou « Israël ». C’est l’un ou l’autre. Ils ne peuvent pas coexister en tant que puissances rivales dans la région. Le développement de la puissance de l’Iran est un affaiblissement relatif de la puissance « israélienne ». Lorsque l’Iran prend son envol, l’horizon s’assombrit pour « Israël ». C’est une tendance irréversible. Ni Benyamin Netanyahou, ni le « plombier israélien » ne pourront éviter la chute du sionisme. A Tel-Aviv et à Washington les dirigeants ne doivent pas avoir le moral au beau fixe. A juste titre : Bab Al Mandab, détroit d’Hormuz, Irak, Afghanistan, Algérie et Vietnam, autant de noms pour rappeler que le camp impérialiste n’a pas connu le goût de la victoire depuis longtemps.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Les déshérités vaincront

Comité Action Palestine, le 26 Septembre 2026

« Au vainqueur reviennent les bénéfices », a déclaré Donald Trump lors de son allocution à l’ONU, en faisant allusion au braquage du pétrole vénézuélien. C’est clair et net. C’est la loi du plus fort qui doit primer dans les relations humaines. Dans les faits, rien ne change. C’est le capitalisme depuis sa naissance. Ce qui change aujourd’hui, c’est le discours. Le représentant de la plus grande puissance capitaliste parle sans filtre. Les mots et le réel concordent. Ce n’est pas un retour à la barbarie capitaliste. C’est le capitalisme qui avance désormais sans masque. Sans la cosmétique du droit international et du droit tout court. C’est le discours du brigand sûr de lui. Sûr de sa force. Après le pétrole vénézuélien, il faut s’emparer par la force de toutes les ressources au profit du grand capital américain. Et au passage, mettre en très grande difficulté les nouvelles grandes puissances émergentes. On est dans la banalité du mode de fonctionnement de la mafia. Celui qui ne se plie pas à ses règles voit sa tête mise à prix. La tête de la république islamique d’Iran est mise à prix. Et contre toute attente, la mafia capitaliste américaine a bu la tasse dans le détroit d’Hormuz. Elle a remis ça à Bab Al Mandab. Les Etats-Unis ne sont plus aussi flamboyants qu’autrefois.

La stratégie de la domination totale au Moyen-Orient a échoué. Les Iraniens ont donné une leçon magistrale aux américano-sionistes de Tel-Aviv et de Washington. Ils ont compris que tout repose sur la force. Ils s’y étaient sagement préparés. Le droit international, c’est pour les naïfs qui croient encore aux fables diffusées par les appareils idéologiques d’Etat du capitalisme. La défaite infligée par les Yéménites aux Saoudiens confirme que l’impérialisme et ses vassaux ont perdu le contrôle dans cette partie du monde. Le monde vit actuellement un basculement de plus en plus violent parce que la bataille pour la survie est acharnée. Les Américains s’agrippent violemment à leur domination sans partage. Alors ils sont forcés de parler sans détour, sans diplomatie aucune. C’est ainsi qu’on comprend mieux la formule crue de Donald Trump : « Au vainqueur reviennent les bénéfices ». A travers Donald Trump, le capitalisme américain s’exprime ouvertement, sans retenue de langage. Le langage direct et grossier de la mafia.

C’est lors de cette même allocution à l’ONU que le président américain a dit sans ambages : « La seule chose qui m’importe, c’est que l’Iran n’ait jamais la bombe nucléaire ». Comme les dirigeants « israéliens », il est obsédé par le nucléaire iranien. C’est leur cauchemar. Il est clair que la mise au point d’une éventuelle bombe nucléaire iranienne renverserait totalement les rapports de force. Ce serait la fin de la domination impérialiste. La fin de la domination violente et génocidaire des sionistes dans la région. Ce serait précipiter la fin des bénéfices et du pillage organisé. A armes de destruction massive égales, la situation change de nature pour les Américains et pour les sionistes. Les Etats-Unis et « Israël » sont deux entités géographiques et physiques différentes, mais avec une seule tête. Une seule idée. Celle de renforcer la tyrannie coloniale en Palestine, en Syrie et au Liban pour freiner la chute de l’impérialisme. Ce capitalisme occidental n’est plus sur une ligne ascendante. Il n’est plus en expansion, mais en déclin.

L’humanité est entrée dans l’âge de la souveraineté des nations et des peuples. Ayant perdu toutes les guerres coloniales depuis la seconde guerre mondiale, le capitalisme occidental se bat aujourd’hui pour sa survie. Le génocide des Palestiniens est une tentative de mettre un terme à la revendication de la souveraineté et de l’indépendance. Si les génocides coloniaux et l’esclavage ont été par le passé à la source de l’expansion du capitalisme, le génocide actuel des Palestiniens est le produit de l’affaiblissement de ce capitalisme. Les occidentaux sont à contre-courant de l’histoire. Ils n’ont pas compris qu’il faut composer avec la volonté des peuples. Ils sont encore à l’âge du 18ème et du 19ème siècle. Avec le même racisme, la même cupidité, la même violence. Le colon « israélien » et le capitaliste américain agissent avec des armes modernes et une culture du passé. Vraiment les bénéfices aux vainqueurs ? Des milliards de dollars pour les capitalistes américains ? Non ! Les Américains et les sionistes sont déjà sur la liste des vaincus établie par la résistance des peuples en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, et récemment dans le détroit d’Hormuz et à Bab Al Mandab. C’est au tour des opprimés et des déshérités d’écrire l’Histoire. A ces vainqueurs reviennent l’honneur, la dignité et la justice !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Que valent les dirigeants arabes ?

Comité Action Palestine, le 19 septembre 2026

20 morts après l’effondrement d’un immeuble à Gaza, dont la structure a été fragilisée par les intenses bombardements des forces armées « israéliennes ». Tout le système de santé de ce territoire palestinien est en voie de paralysie complète, selon le ministère de la santé de Gaza. La Cisjordanie est continuellement colonisée, continuellement meurtrie. Génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie. Le Liban voit une partie de son territoire sud détruite, réduite au silence et à des tas de gravats, où la vie humaine n’est presque plus. « Israël » veut aller au bout de son projet. Avec le soutien des dictatures arabes. Ce n’est pas nouveau, mais les choses s’accélèrent. Le régime marocain ne pouvait afficher plus grand soutien au génocide des Palestiniens et au projet global sioniste après l’annonce d’un échange d’ambassades avec « « Israël ». Les dirigeants marocains comptent renforcer leur pouvoir sur le peuple marocain en développant la coopération sécuritaire et militaire avec les sionistes, faisant de la nation marocaine un pion dans la stratégie globale américano-« israélienne » en Afrique et en Europe.

La défaite historique de l’Arabie saoudite après la prise de la ville Moka, port stratégique donnant sur la mer Rouge, par les forces révolutionnaires yéménites, devrait donner à réfléchir aux dictatures sous protection militaire américaine et « israélienne » : rien ne garantit la victoire face à la résistance du peuple armé. Voyez l’état des bases américaines aux Emirats arabes unis, au Koweit, au Qatar ou en Jordanie ! Malgré ses énormes moyens militaires et tout le soutien impérialiste dont elle peut bénéficier, la dictature saoudienne est en échec existentiel. Son pétrole ne peut désormais transiter ni par le détroit de Bab El Mandab ni par le détroit d’Hormuz, alors que son oléoduc a été pulvérisé par les bombes yéménites. Sans l’or noir, l’Arabie saoudite n’est plus rien. Au Yémen, les Saoudiens n’ont pas hésité à semer la mort et la dévastation. A la manière « israélienne ». Pour la plus grande satisfaction des sionistes qui n’ont jamais caché qu’un bon Arabe est un Arabe mort. Contrairement à ce qui est affiché, les dictatures arabes et le sionisme sont liés comme les doigts de la main. Et ce n’est donc pas une surprise lorsque les Saoudiens, les « Israéliens », les Américains et d’autres dirigeants arabes se réunissent secrètement pour comploter contre les Yéménites et essayer de renverser la situation à Bab Al Mandab.

« Les dirigeants arabes ne valent pas la sandale que je porte aux pieds » a dit un Palestinien de Gaza. Il a fini son discours en s’excusant auprès de la sandale pour avoir osé une telle comparaison. Il est vrai qu’une sandale est utile à l’homme. Et moins sale qu’un dirigeant arabe. Lorsqu’une dictature arabe exploite, humilie son propre peuple, il faut imaginer le peu de cas qu’elle peut faire du sort du peuple palestinien. Les dirigeants arabes ont tiré un trait sur l’avenir des Palestiniens. Dans leur imaginaire borné, la Palestine n’existe plus. Il n’existe que le monde sale de leurs rêves : l’argent qui coule à flots, le luxe et l’obéissance. Un monde où les opprimés et les déshérités devraient accepter leurs conditions sociales misérables. Mais ce ne sont que des rêves de dictateurs gavés de richesses. La réalité est autre. C’est la lutte. Au Yémen, les Saoudiens veulent mettre fin à la révolution. Des Arabes riches répriment dans le sang le soulèvement des Arabes pauvres du Yémen, pour leur compte et celui des impérialistes. C’est la lutte des classes à l’échelle des nations. Est-ce un hasard si depuis octobre 2023, les révolutionnaires yéménites apportent leur soutien aux prolétaires de Gaza ? Oui, les riches saoudiens n’ont pas la valeur d’une sandale portée par un combattant palestinien ou yéménite !

Les Yéménites ont -ils d’autres choix que de paralyser l’économie mondiale à Bab Al Mandab ? Ils font exactement ce que font des ouvriers partout dans le monde en bloquant l’usine d’un patron exploiteur. Ils appuient là où ça fait très mal au capitalisme. Alors, on comprend mieux la place centrale donnée à l’islamophobie et au racisme en Occident et en particulier en France. Il faut faire détester le combattant yéménite, palestinien ou iranien, alors que les prolétaires, où qu’ils se trouvent dans le monde, quelle que soit leur culture ou leur religion, n’ont objectivement qu’un seul ennemi. Cet ennemi qui met le monde à feu et à sang, c’est le capitalisme. Donald Trump, Mohamed Ben Salam, Benyamin Netanyhou et Mohamed VI sont de la même caste. Ils sont riches, ils protègent les riches, ils se défendent mutuellement, mais à l’échelle de l’histoire et de la justice, ils ne valent pas la sandale d’un déshérité de Gaza ou du Yémen.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : https://www.atalayar.com/




Pas de justice ! Pas de paix

Comité Action Palestine, 16 septembre 2026

Des militants accusés d’apologie du terrorisme, des militants condamnés à de lourdes peines -jusqu’à 24 mois de prison avec sursis ou assignation à résidence- des artistes censurés ou privés de scène ou de contrats, pour avoir dénoncé le génocide et l’épuration ethnique en Palestine, avoir dénoncé la colonisation et les crimes sionistes en Palestine et au Liban, et avoir soutenu la résistance légitime des peuples face à ce projet raciste qui vise à les détruire. Le gouvernement français n’a de cesse de  vouloir faire taire et criminaliser la solidarité envers les damnés de la terre. Les procès se succèdent, la loi liberticide dite Yadan est en gestation. Tout est également fait pour décourager le soutien aux militants poursuivis en essayant de les  invisibiliser ou de repousser leurs procès. Mais nous nous battons pour la justice et la vérité. Comme pour les résistants, la patience et la détermination sont notre quotidien. Nous serons debout tant que nécessaire. 

Le Comité Action Palestine apporte tout son soutien aux militants réprimés, Shahin, Alex, Elies, Teba, Jose-Luis, Olivia et Nicolas et tous les autres. De nouveau, nous dénonçons le traitement particulièrement injuste et humiliant fait à notre camarade Abdourahmane Ridouane, assigné à résidence à Pessac depuis mai 2024.

Pas de justice ! Pas de paix !




Palestiniser le Liban

Analyse depuis Beyrouth, de la situation actuelle par un militant du Comité Action Palestine, 14/09/2026

La situation au Liban et en particulier dans le sud, où se mêlent la guerre, les destructions, les violations répétées du cessez-le-feu, la crise économique et l’abandon politique. 

Depuis le 2 mars 2026, date du lancement de la guerre des USA et de l’Etat sioniste contre l’Iran et le Liban, le nombre de martyrs libanais a atteint 4 383, soit environ 22 à 23 martyrs par jour, et celui des blessés 12 406. Les sionistes ont mené des attaques et fait des martyrs quotidiennement dans le sud, avec des violations constantes du soi-disant cessez-le-feu signé avec le gouvernement libanais en mai 2026. Ils ont systématiquement détruit tous les aspects de la vie sociale, économique et culturelle : écoles, hôpitaux, ponts, cimetières, mosquées, églises, etc. La plupart des villages situés à l’intérieur de la dite « ligne jaune » au Liban-Sud ont été complètement rayés de la carte, à l’exception de quelques villages chrétiens. De nombreux villages et villes sont systématiquement détruits sans aucune réaction du gouvernement libanais.

Au contraire, alors que le nombre des martyrs augmente et que les crimes de l’ennemi s’intensifient jour après jour, ce gouvernement déclare aux Libanais — et surtout à ses maîtres américains — que la responsabilité en incombe uniquement à la résistance. Les prix de l’électricité et des loyers n’ont cessé d’augmenter sans aucun contrôle du gouvernement. Des cartels mafieux se sont formés et profitent grandement de cette situation qui étouffe la plupart des Libanais dans le pays.

Un nouveau cycle de négociations devrait bientôt commencer entre l’entité sioniste et le gouvernemant libanais, « médié » par les États-Unis. Pour l’instant, ces pourparlers et prétendues négociations n’ont essentiellement abouti à rien, sinon à de grandes démonstrations à des fins de propagande. Récemment le président libanais Joseph Aoun a visité Nabatieh, une ville particulièrement meurtrie au Liban Sud, avec une escorte lourdement armée. Cette visite fut essentiellement un grand spectacle de propagande, et probablement a révélé la peur du gouvernement libanais face à la colère qui couve chez les habitants du sud en raison de l’injustice qu’ils subissent.

Après des mois de combats, les sionistes se sont vantés d’avoir pris possession de la colline stratégique d’Ali al-Taher sans avoir mené d’intenses combats, probablement parce que la résistance s’était déjà retirée. L’annonce fortement  médiatisée était probablement destinée à atteindre psychologiquement les habitants du Liban Sud. Les sionistes ont utilisé 1 100 tonnes de TNT, soit environ un quinzième de la bombe d’Hiroshima. La colline a été présentée par l’ennemi et les médias occidentaux comme la zone la plus importante contrôlée par la résistance, et sa prise devait donc être une victoire massive. Pourtant, la résistance est une force de guérilla menant une guerre de guérilla : elle perdra, se relèvera, perdra de nouveau, et se relèvera encore jusqu’à sa victoire et la libération finales.

Après l’annonce de la prise de la colline Ali al-Taher, les sionistes ont aussi annoncé qu’ils envisageaient de se retirer vers une nouvelle ligne grise située à 4–5 km de la frontière avec la Palestine occupée, au lieu de la ligne actuelle qui se trouve à environ 10 km. Cela pourrait s’expliquer entre autres, par l’état d’effondrement de l’armée ennemie dans le sud du Liban, avec d’énormes problèmes budgétaires qui l’empêchent de se réapprovisionner et de réparer une grande partie de son équipement perdu. Un autre aspect à prendre en compte est lié aux prochaines élections en « Israël »: il est possible que le gouvernement de Netanyahu cherche à éviter une défaite majeure avant cette date et se contente d’une « victoire » largement médiatisée à Ali al-Taher.

Pour l’instant, la résistance libanaise n’as pas répondu fortement aux attaques et aggressions sionistes. De nombreuses raisons peuvent expliquer ce fait. Mais il est évident que la situation actuelle n’est pas tenable, et qu’une intensification, non seulement au Liban, mais dans la région toute entière est à attendre. Le sort du Liban Sud est intimement attaché au sort de tout les peuples de la région, de tout ceux qui font faces à l’entité génocidaire et à l’empire américain.

C’est pourquoi, dans cette période d’attente, il ne s’agit pas de rester passifs : ayez de la patience et de l’espoir dans cette résistance qui lutte sans relâche depuis des décennies. Ayez confiance dans cette humanité qui n’acceptera jamais l’injustice et sa destruction sans la lutte. Ayez courage dans vos propres luttes, car la bataille a plusieurs fronts.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Photo : Comité Action Palestine




« Israël », un crime déguisé en pays

« Le retrait, le concassage et le déplacement des gravats à Gaza ne doivent pas détruire les éléments de preuve de crimes internationaux ni empêcher la récupération et l’identification des dépouilles humaines », a déclaré la rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese. Le criminel « israélien » chercherait-il à effacer les traces de son crime ? C’est possible. Mais son crime ce n’est pas seulement la dévastation et le massacre à Gaza. Le crime a commencé en 1948. Il s’est déroulé sur toute la Palestine. Le criminel « israélien » agit en ce moment même dans toute la Cisjordanie avec une violence inouïe. Il frappe et tue au Liban comme en Iran. Rien ne l’arrête. Toutes les preuves sont déjà là. « Israël » est un crime déguisé en pays. Que faut-il de plus à Madame Francesca Albanese et aux instances internationales ? Qui va juger et condamner les criminels sionistes ? Benyamin Netanyhaou a-t-il été inquiété par un quelconque pays depuis le mandat d’arrête lancé contre lui par la Cour pénale internationale ?

« Israël » se moque totalement de tels discours ou des enquêtes internationales dont les innombrables rapports prennent la poussière dans les bureaux de l’ONU. Il ne connait que le langage de la force. Il ne s’inquiète pas davantage de l’initiative de plusieurs pays européens qui menacent de le punir pour ses exactions criminelles en Cisjordanie. Les timides sanctions économiques prévues contre les colonies « illégales » en Cisjordanie seront sans lendemain. « Israël » tout entier est une colonie. Une colonie exterminatrice munie de la bombe nucléaire. Une colonie illégale menaçante, promettant le feu et le sang à tous ceux qui se mettraient en travers de son projet d’expansion territoriale permanente et de nettoyage ethnique. Les Européens ont décidé d’y aller à plusieurs pour défendre une telle initiative. Comme s’ils avançaient la trouille au ventre contre le seul « Israël ». Les Européens ne sont pas crédibles ni auprès des « Israéliens » ni auprès des Palestiniens. Que valent ces menaces de sanctions alors que les Occidentaux ont soutenu le génocide à Gaza ? Elles sont une vaste plaisanterie !

« Israël » ne connaît que le rapport de forces. Les peuples du Sud savent de quoi sont capables les colons et de quoi ils ont été capables. Ils savent de quoi sont capables les impérialistes. Capables de tout. De tout exterminer pour s’emparer des territoires et de leurs richesses. Seule la force a arrêté la force. Celui qui dit le contraire est un charlatan. Un plaisantin comme un dirigeant occidental ! Seule la résistance a permis de chasser l’occupant ou le colon. Les Européens veulent sauver la Cisjordanie pour sauver la solution des deux Etats. Mais « Israël » fait tout ce qui est possible pour rendre impossible l’Etat palestinien. Il fait tout ce qui en son pouvoir pour rendre la vie palestinienne impossible. Tout est fait pour détruire la Palestine et ses habitants. Et continuer à détruire chaque jour et partout comme dans le sud du Liban. « Israël » est une machine à tuer, froide, insensible au bon sentiment. La preuve par Gaza. La preuve par la Nakba. La preuve par le sud Liban. Les preuves contre le crime sioniste ne manquent pas.

Ce ne sont ni les instances internationales ni les discours vides qui arrêteront l’entité sioniste. L’avenir de cette dernière se joue au Yémen où la résistance s’est emparée de la ville de Moka, un port stratégique sur la mer Rouge. Cette prise est un clou supplémentaire dans le cercueil de l’impérialisme et du sionisme après le contrôle du détroit d’Hormuz par les Iraniens. Les impérialistes et leurs vassaux saoudiens ont subi une défaite stratégique. Une défaite stratégique qui comptera dans la guerre actuelle des Américains et des « Israéliens » contre l’Iran. Pour stopper « Israël » et ses méfaits sanguinaires, il faut neutraliser sinon vaincre les Etats-Unis. A la défaite stratégique américaine, en Iran et au Yémen, s’ajoute l’humiliation militaire. Leur drone naval, un bijou électronique, a été capturé par les Iraniens. Dans le ciel, leurs autres drones sont abattus. Sur mer, sur terre et dans le ciel, les Iraniens et leurs alliés opposent une farouche résistance, avec des résultats incroyables. Démoralisants pour l’entité sioniste et son parrain américain. Les incantations et les vœux pieux n’ont jamais fait plier les tyrans. Ils n’ont jamais fait avancer la cause des peuples. La résistance est la seule voie possible pour la libération humaine.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !




Le temps béni de la défaite américaine

Comité Action Palestine, le 5 Septembre 2026

« L’Iran va être rayé de la carte », a encore répété Donald Trump. Et une fois encore, il a donné l’ordre de bombarder ce pays après une période d’accalmie relative. Une drôle de guerre s’installe, une guerre où le belliqueux américain n’a visiblement pas de stratégie. Ne sachant que faire, sinon de bombarder des civils comme les 160 écolières tuées à Minab, et comme récemment une salle de mariage où au moins 5 Iraniens ont été tués. Une drôle de guerre parce que l’Américain est aujourd’hui dans l’impasse jusqu’au cou. Alors, en même temps que le tir de missiles meurtriers mais inefficaces sur le plan stratégique, Donald Trump profère des menaces folles de détruire entièrement l’Iran, des menaces si excessives qu’elles sont insignifiantes. Le président américain remet au goût du jour la théorie du fou qui consiste à effrayer l’adversaire en lui faisant croire qu’il est capable de l’anéantir totalement. L’Iran ne semble pas être intimidé. Au contraire, il répond au coup par coup aux attaques américaines. Œil pour œil, dent pour dent, telle est la réponse de la République islamique d’Iran. L’Américain ne craint que la force. Il n’y a que la force qui le fait plier. Qui l’a fait plier partout où il a semé violence et terreur.

Un pays, qui a perdu toutes les guerres, miné par la crise économique et bientôt une crise politique profonde, sans solution de rechange durable pour faire face au développement prodigieux de la Chine, rongé par la pauvreté et la violence, est un pays sans cap stratégique et sans avenir. Un tel pays en voie de déstabilisation certaine ne pouvait que donner un dirigeant instable, agité et dépassé par les évènements. Les Américains n’avaient pas mieux sous la main que Donald Trump pour lui confier la destinée misérable et violente des Etats-Unis. Vouloir annexer le Groenland, le Canada, enlever ou tuer des dirigeants qui déplaisent, menacer, intimider, pratiquer le terrorisme à l’échelle mondiale, insulter et humilier, sont les signaux évidents et incontestables d’une Amérique qui s’écroule, sans emprise sur les grands changements en cours. Un empire en voie de pourrissement ne peut donner que des dirigeants pourris et dangereux. La façade du « monde libre » craque. Derrière la façade, un autre monde, le vrai, fait d’exploitation, de guerres de rapine et de racket. Le capitalisme américain empeste la mort.

Ce système à l’agonie produit forcément des dirigeants dangereux, furieux, impitoyables. Dangereux comme Benyamin Netanyahou aux ordres d’une société coloniale qui prospère sur la destruction des colonisés. Gaza presque entièrement détruite. Gaza encore sous le feu meurtrier de la soldatesque enragée au service des colons. Une soldatesque employée à détruire le sud Liban. Chaque jour des maisons et des villages libanais sont soufflés par les bombes « israéliennes ». Les dirigeants sionistes ont pris leçon des expériences de décolonisation passées. La meilleure défense c’est l’attaque. L’attaque de destruction massive. Vieillards, enfants, femmes, hommes, animaux, maisons, arbres, abris, hôpitaux, écoles, mosquées, églises, rien ne doit tenir debout ni en Palestine ni au Liban. Rien ne doit tenir debout pour que tienne debout « Israël ». Tout doit disparaitre. Faire table rase. C’est toute la gloire que peut en tirer une société coloniale « israélienne » qui ne trouve pas sa place dans la région, qui n’en trouvera jamais, malgré et en raison de son ultra-violence.

Mais « Israël » ne tiendra pas debout. Il sombrera avec l’empire américain tout entier. La solution au colonialisme « israélien » ne viendra pas seulement de la résistance héroïque des peuples de la région. Elle viendra aussi de l’intérieur. Du ventre du loup américain. Du capitalisme américain. C’est là que l’avenir des Palestiniens se joue. Il n’y a pas pire ennemi du capitalisme que le capitalisme lui-même en voie d’affaiblissement. Cela le mène à faire des guerres, à voler le pétrole des peuples, à faire main basse sur les ressources rares, à vouloir tendre des pièges aux grandes puissances en développement rapide comme la Chine ou la Russie. Il veut survivre et vivre au-dessus de ses moyens en rackettant partout où il le peut. Le résultat est là, tangible. L’Américain est piégé dans le détroit d’Hormuz. L’Iran lui a infligé une défaite stratégique en très peu de jours. Une défaite historique. Unique. Sans le parapluie économique et militaire américain, « Israël » ne serait plus, sinon pour les futurs historiens qui classeront cette entité meurtrière parmi les nombreuses colonisations qui ont échoué. Au rythme de la course folle des Américains pour assujettir les peuples par la force, Donald Trump prend le risque de voir un jour, non pas l’Iran, mais « Israël » rayé de la carte.

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !