Au nom de la Bible et du « Grand Israël »

Comité Action Palestine, le 25 avril 2026

Que fait « Israël » ? Il obéit à ses instincts. Il détruit et tue au nom de la Bible et du « Grand Israël ». Il ne sait rien faire d’autre. Au Sud-Liban, les « Israéliens » ont tracé une ligne jaune délimitant une « zone de sécurité » où les maisons sont rasées et les habitants tués ou obligés de fuir. Au nom de la sécurité des colons qui sont de furieux va-t-en-guerre, réclamant ouvertement que l’armée termine le boulot en éliminant toute résistance au Liban. Comme toujours le voleur crie au voleur ! L’assassin crie à l’assassin ! A la différence d’autres colonisateurs qui ont commis des crimes contre l’humanité au nom de la « civilisation », les « Israéliens » ne s’embarrassent même pas d’une telle idée. L’objectif est clair : conquérir les territoires et éliminer leurs habitants. Il n’y a rien à « civiliser », mais tout à voler. Au Sud-Liban, comme en Cisjordanie, à Gaza et en Syrie. Quand ce n’est pas par le vol quotidien des terres au profit des colons illuminés et ultra violents, c’est par les guerres et le génocide. « Israël » a berné le monde entier avec la solution des deux Etats. Tout le monde y a cru ou a fait semblant d’y croire pendant que les colons volaient des terres et que leur armée tuait, emprisonnait, torturait ou recourait au génocide. Au nom de la sécurité et du « Grand Israël ». Au nom de la Bible et autres balivernes comme couverture idéologique aux effets criminels rarement vus dans l’histoire. Au nom de la sécurité et de la Bible, n’importe qui et à tout instant peut être tué. Comme récemment la journaliste libanaise Amal Khalil ou l’enfant Aous Hamdi Al-Nassan, de Cisjordanie, tué dans son école par un soldat « israélien » depuis une colline.

Voler des terres et faire accepter le crime par le fait accompli, telle est la méthode « israélienne ». Œil pour œil, dent pour dent, telle est la réponse de la résistance. Les Libanais opposent une résistance armée acharnée. Le temps n’est plus au compromis et à la faiblesse. Il ne faut pas céder un pouce de terre aux envahisseurs et répondre à la force par la force. « Israël » n’a pour lui que la force au service du crime. La résistance a pour elle la force de ceux qui sont dans leur droit absolu de défendre le peuple libanais et sa souveraineté. Elle a pour elle une stratégie militaire adaptée, intelligente face au colosse aux pieds d’argile « israélien ». La résistance a pour elle des hommes et des femmes déterminés pour le sacrifice ultime.

C’est ce qui fait la différence dans une guerre asymétrique et donne toujours la victoire aux peuples qui résistent à la colonisation et à l’impérialisme. Le sud Liban sera le cimetière du projet sioniste. Le détroit d’Hormuz sera le cimetière de l’impérialisme américain. Au sud Liban, les petits drones de la résistance embourbent l’armée sioniste. Dans le détroit d’Hormuz, la « flottille moustique » paralyse les gros et coûteux porte-avions. Les Américains et les « Israéliens » n’avaient pas prévu un tel scénario. Un tel retournement de l’histoire.

Ils n’avaient pas prévu non plus les effets économiques et politiques de la bataille d’Hormuz. L’augmentation des prix des hydrocarbures a politisé tous les foyers que compte l’humanité. Chaque famille connait l’impact de cette guerre sur la cherté de la vie. En même temps, chaque foyer en apprend un peu plus sur le Liban, la Palestine et l’Iran. Dans les pays du Sud, on ne connait que trop bien l’impérialisme et les dégâts qu’il cause. Pour ces peuples, la résistance a toujours raison. L’impérialisme a toujours tort. Donald Trump fait involontairement de la propagande en faveur de ses ennemis. Il travaille contre son propre camp et les intérêts des grands groupes capitalistes qu’il défend. La puissance ne fait pas tout. Encore faut-il mesurer l’impact de sa puissance et ne pas sous-estimer son adversaire ! Donald Trump bombe le torse, gesticule, menace, mais il finit toujours par reculer tout en criant victoire. Dans les mots, il a gagné la guerre, dans la réalité il est piégé.

Après avoir maintes fois menacé l’Iran d’un cataclysme nucléaire ou de raser la civilisation perse, les Américains ont remis à plus tard tous leurs ultimatums. Les Etats-Unis sont un géant militaire sans boussole qui se trompe sans cesse de chemin et revient sans cesse au même endroit. Et à cet endroit, c’est la défaite qui l’attend. L’histoire l’atteste. Interrogez les Vietnamiens, les Somaliens, les Afghans, et d’autres peuples qui ont subi l’impérialisme américain au nom de la démocratie. Tous vous diront la même chose : « Le géant américain finit toujours par s’essouffler et rebrousser chemin ! ». Au Moyen Orient, les peuples ont retenu la leçon. Il faut tenir sur la durée et faire payer un coût très élevé aux Américains et aux « Israéliens ». La victoire sera du côté des opprimés, de ceux qui patientent. De ceux qui ont une seule exigence : la justice !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Liban vivra ! Liban vaincra !

Yémen vivra ! Yémen vaincra !

Iran vivra ! Iran vaincra !

Photo : destruction des villages au sud Liban