Lors du congrès de la coalition des associations civiles pour la défense d’al-Quds qui s’est tenu récemment à Beyrout, le Jihad islamique, à travers la voix de son représentant au Liban, a réaffirmé la nécessité, pour le peuple palestinien, de poursuivre la résistance armée.
Cet appel à continuer la lutte armée se fonde sur une double observation : 1° celle de Gaza, qui a démontré en janvier 2009 l’extraordinaire capacité d’un peuple à faire reculer l’ennemi en dépit de son très large désavantage en matière d’armement ; 2° celle de la diplomatie menée au Proche et au Moyen-Orient, qui depuis vingt ans démontre toujours la même chose : conduites sous l’égide des Etats-Unis et de leurs alliés, avec la complicité de leurs zélateurs sur le terrain, les négociations n'ont jamais eu d'autre but que de favoriser l’agresseur, en lui ouvrant de nouvelles possibilités de domination. C'est ainsi que le jeu diplomatique a légitimé par anticipation l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan par les Etats-Unis, c'est ainsi qu'il a renforcé l'ennemi sioniste en Palestine en amplifiant la colonisation.
Dès lors la conclusion de ces observations s'impose : seule la lutte armée rendra au peuple palestinien ses droits et sa liberté . La libération totale de la terre arabe et musulmane de Palestine de l’occupation juive, la libération des prisonniers palestiniens, le retour des réfugiés chez eux et l’instauration de l’Etat palestinien constituent les objectifs et les conquêtes à venir de la résistance. Mais pour triompher, la résistance doit avoir pour orientation permanente (qibla) la défense de la Mosquée al-Aqsa, lieu de culte hautement symbolique pour les musulmans et par là élément unificateur indispensable dans la lutte de libération.